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vendredi 27 janvier 2017

James Glickenhaus

James Glickenhaus, né en 24 juillet 1950 à New York, est un financier américain qui a été réalisateur, scénariste et producteur dans les années 1980 et 90. Il est connu pour son film Le Droit de tuer (The Exterminator) sorti en 1980 et ses productions Maniac Cop de William Lustig (1988) et Frankenhooker de Frank Henenlotter (1990). C'est aussi un collectionneur de voiture de course, en particulier de Ferrari; il est ainsi célèbre pour être le propriétaire de la Ferrari P4/5 by Pininfarina.(Wiki)




                 

Surfant sur la vague des fameux "Death Wish", "Exterminator : le droit de tuer" est avant tout un ersatz bis de "Taxi Driver". Mais contrairement à Scorcese, James Glickenhaus n'attend pas le dernier tiers du film pour faire tomber les corps et faire parler la poudre ! Du pur cinoche d'exploitation donc, et bien violent bien comme il faut. Inutile de se fier aux affiches U.S. et françaises : eh non, vous ne verrez pas de guerrier de l'enfer musclé en train de nettoyer les rues de la Grande Pomme à coups de lance-flammes, le tout coiffé d'un casque de moto (renvoyant d'ailleurs très fortement au tueur du slasher "Les yeux de la terreur"). Cependant, le film compte bien une moto, et aussi un lance-flammes, à peine utilisé justement, mais il faudra attendre la nanardeuse séquelle "Exterminator 2", pour pouvoir assister à un festival de voyous cramés au Napalm. S'il n'a pas forcément le charisme d'un Bronson ou les muscles d'un Stallone, le grand vengeur de l'histoire, ici le bien sympathique Robert Ginty, cache sous une apparence des plus banales, les stigmates laissés par la guerre du Vietnam, se laissant contaminer par une inquiétante folie sourde, qui le poussera à aller bien au-delà d'une simple vengeance : tel un super héros, il liquide les vilains qui pourrissent NY, devenant ainsi "l'exterminateur". Cette spirale de violence sera une sorte de nouveau Vietnam pour John, réutilisant une grande partie de l'arsenal militaire qu'il tient en sa possession pour balayer la crasse de la jungle urbaine. Film d'exploitation 70's oblige, le NY filmé ici est glauque et sans concessions : junkies, prostituées, pédophiles, gangs, quartiers chauds fourmillant de sex-shops et de cinés pornos malfamés…



   


Les victimes de l'exterminateur ne sont pas cependant toutes issues des bas quartiers : un mafieux cupide et un sénateur amateurs de petits garçons passeront également à la casserole. L'exterminateur remet les pendules à l'heure, narguant une police aussi impuissante que les victimes, et incapable de stopper qui que ce soit. Sadique à souhait, le brave exterminateur ne manque pas d'idées pour éliminer ses cibles : balles trafiquées au mercure, mitrailleuse, hachoir à viande, essence…ça reste assez spectaculaire (belle poursuite nocturne), le tout baignant dans une ambiance nauséeuse où le malaise n'est jamais très loin ; en témoigne cette virée chez un proxénète pédophile où une prostituée se fait torturer au fer à souder (le spectateur ne verra rien certes, mais c'est loin d'être du propre) et la superbe séquence d'introduction au Vietnam, nous offrant l'une des plus hallucinantes décapitions de l'histoire du cinéma, rapide et cradingue.


                

On regrette cependant une amourette entre la doctoresse incarnée par Samantha Eggar (l'heureuse maman mutante de "chromosome 3") et le flic solitaire (Christopher Georges, qui accompagnait alors Catriona MacColl dans "Frayeurs" l'année précédente), qui fait hélas bien tâche (elle amènera cependant l'inspecteur à rencontrer l'exterminateur) et un montage carrément approximatif (on passe d'une scène émouvante à une torture au lance-flammes !!), sans doute corrigé dans la version director's cut disponible en DVD zone 1. Faut dire les films d'exploitations ne sont jamais à l'abri d'une maladresse… Que reste t-il alors au final ? De l'excellent vigilante movie comme on n'en fait plus, et c'est bien suffisant.(http://www.horreur.com/?q=nid-3000/exterminator-le-droit-de-tuer-exterminator-1980-james-glickenhaus)


               


Le Soldat, sous ce titre minimaliste, cache un film d’action peu connu de Glickenhaus, et qui s’avère plutôt décevant. D’abord les acteurs ne sont pas égaux. Ken Wahl est pas trop mauvais dans le rôle principal, même s’il ressemble quand même beaucoup à un sous héros d’action, si l’on considère qu’à la même époque émergée des Stallone et des Willis, autrement plus charismatiques dans le registre. Son personnage est par ailleurs trop hésitant, sorte de mix improbable entre James Bond, Rambo et le personnage de Tom Cruise dans Top Gun. A ses cotés il y a du mieux. Alberta Watson certes, mais je retiendrai surtout l’excellent William Prince, clairement l’acteur qui se démarque le plus du lot. A noter également quelques bons seconds rôles habituels, comme Steve James, qui fait toujours plaisir à voir, et nous gratifie de quelques scènes sympa. Dans l’ensemble néanmoins, un résultat assez faiblard. Je précise que la place de Klaus Kinski ici ne présente aucun intérêt, n’apparaissant finalement que fort peu. Le scénario est en délicatesse. En fait le film part sur une bonne idée, mais qu’il développe trop mal. Il faut dire qu’1 heure 20 pour une histoire de ce genre c’est faible. De l’action certes, mais un scénario qui peine à tenir la route en mêlant là aussi les genres sans maitrise (espionnage, action, aventure…), et en offrant des rebondissements prévisibles, et parfois incongrus. Les incohérences sont par ailleurs nombreuses (la solidité des Porsche est tellement remarquable qu’elles peuvent défoncer une rampe en ciment sans la moindre égratignure !), et il y a des passages à la limite du ridicule (le final avec les 6 péquenauds qui débarque en parachute au milieu du désert est risible).


   


La mise en scène est laborieuse. Glickenhaus appuie beaucoup trop sa réalisation. Les gros plans systématiques sur les blessures des personnages finissent par être trop redondants, les fusillades manquent d’allure, l’ensemble est par ailleurs trop figé. En dehors d’une course poursuite en voiture honorable, et à la limite une descente de ski passable, Le Soldat ne parvient guère à ressembler à autre chose qu’à une petite série B d’action filmée sans grande conviction. Reste heureusement pour lui une photographie élégante, et d’indéniables décors réussis. On voyage autour du monde, et à l’image du plan final sur la statue de la liberté, le film dégage une belle authenticité. Quelques loupés cependant pour les intérieurs, faiblards, mais surement du à un budget limité. Je précise que Le Soldat est un film d’action violent, avec des armes qui font de vrais dégâts. C’est vraiment très marqué années 80, et cela est plutôt un bon point car ça atténue la fadeur de l’ensemble. Enfin bonne bande son, quoiqu’utilisé un peu à outrance, et souvent répétitive. En conclusion Le Soldat est un film d’action qui déçoit tout de même. Certes il n’est plus tout jeune, certes il n’est pas une superproduction, mais il maitrise mal son histoire, ses acteurs ne sont pas suffisamment convaincants, et il y a de vrais ratés de mise en scène.


               

Je lui donne 2 du fait de son âge et parce qu’il ne démérite pas complètement face à nombre de DTV foireux actuels, mais il est dans le ventre mou du registre action des années 80.Si le héros de Ian Fleming apportait une certaine dose d’humour à ses aventures internationales, son ersatz se prend, quand à lui, très au sérieux. Le film opte en effet pour un ton résolument réaliste, pointant les contradictions des positions américaines notamment envers Israël, pour la survie de son économie, préférant laisser agir seuls ses agents secrets, sans se « mouiller ». L’approche peu paraitre simpliste, voire invraisemblable mais elle reflète malgré tout un contexte stratégique des plus compliqués. C’est donc avec un certain intérêt que l’on suit ce film, peu avare en scènes d’action spectaculaires et très réussies (notamment la superbe séquence à ski et le très bon final à Berlin.). Ken Wahl (le héros de la série « Un Flic dans le Mafia ») incarne cet agent secret avec efficacité, entouré d’une équipe de gros bras que les fans bisseux reconnaitront sans peine : Steve James vu dans la série des « American Warrior » ou Peter Hooten dans « Une Poignée de Salopards » de Enzo G Castellari.(Allociné et http://www.cinemadequartier.com/le-soldat-de-james-glickhenhaus-1982/)

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