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samedi 21 janvier 2017

Holly Hunter

Holly Hunter, née le 20 mars 1958 à Conyers (Géorgie), est une actrice américaine. Elle jouit d'une carrière cinématographique assez riche, tenant par exemple les rôles principaux dans La Leçon de piano de Jane Campion, qui lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice, et Crash de David Cronenberg et par moments des rôles secondaires dans des films comme Thirteen de Catherine Hardwicke.Elle a étudié le théâtre une année au Carnegie Mellon University à Pittsburgh. Elle a ensuite déménagé à New York puis à Los Angeles où elle a partagé une maison avec l'actrice Frances McDormand et le réalisateur Sam Raimi ainsi qu'avec ses futurs collaborateurs Joel et Ethan Coen. Elle est sortie pendant plusieurs années avec l'acteur Arliss Howard et a été mariée au chef opérateur Janusz Kaminski de 1995 à 2001. Elle vit maintenant avec l'acteur Gordon Mac Donald avec qui elle a eu des jumeaux en 2006. Son rôle muet dans La Leçon de piano l'a fait connaître du grand public et lui a notamment valu le Prix d'interprétation féminine à Cannes en 1993 et l'Oscar de la meilleure actrice en 1994.(Wiki)


                   

Carnage - (1981) -Maylam livre là un slasher assez décent, même si dans chacun de ces produits du genre on sent systématiquement le poids des modèles, et c’est dommage de trop peu se distinguer, alors qu’il y avait une matière assez intéressante. Coté acteurs je dois dire que dans l’ensemble c’est sans surprise. Les interprètes sont pour l’essentiel des jeunes écervelés, qui ne présentent dans leur jeu pas grand intérêt, même s’ils se montrent globalement solides. Ils n’en rajoutent pas à outrance, et au final ils font le boulot avec professionnalisme, essayant de faire ce qu’ils peuvent avec des personnages tout de même très limités. Le tueur pour sa part apparait en fait fort peu à l’écran, dans un style quasi giallesque où seul les cisailles sont montrées. Dommage car le maquillage que l’on voit à la fin est plutôt réussi. Le scénario est très simple : une histoire de vengeance avec pleins de meurtres. C’est sobre, mais finalement plutôt bien embarqué. Le rythme est soutenu malgré quelques petites baisses de régime de ci de là mais pas vraiment pénibles, il y a du meurtre, et une certaine cruauté qui fait du bien. Je relève une conclusion un peu faible, j’aurai apprécié quelque chose de plus épique compte tenu du déroulement du film, mais bon, ce n’est pas non plus une sortie pleinement ratée. Visuellement je salue le travail de mise en scène. Maylam se débrouille vraiment très bien, et livre un slasher maitrisé de ce point de vue. Les meurtres sont toujours bien amenés avec parfois de réels moments de tension, et il y a un coté esthétisé très proche de certains giallo (le sang qui glisse sur le bras de la jeune fille rejoignant l’eau du lac démontre un réel sens artistique).


   

Je dois dire que c’est là le meilleur élément de ce The Burning, avec un résultat qui fait plaisir à voir. La photographie en revanche est un peu plus simplette, et ne renforce pas le travail esthétique. Les décors pour leur part sont convaincants, et bien qu’ils soient typiques dans le domaine du slasher (forêt, nature sauvage) ils sont bien exploités. Bien entendu il convient aussi de parler des effets horrifiques. The Burning en propose beaucoup, et des originaux. Les meurtres à la cisailles sont très graphiques et rendent bien à l’écran, aidés il faut le dire par des effets spéciaux tout à fait réussis. Les amateurs de sang en auront pour leur argent, car The Burning se place bien en la matière, surtout qu’il n’hésite pas à se montrer sadique.


                  


Enfin je conclurai comme d’habitude par la bande son, aux sonorités ils me semblent assez clairement proche de celles d’Halloween. Reste qu’en dehors des génériques de début et de fin c’est assez vide en la matière. Au bout du compte The Burning est un slasher décent qui remplit tout à fait le cahier des charges. Il reste sur des chemins balisés, et c’est un peu dommage quand même car il me semble qu’il avait le potentiel pour proposer quelque chose de très enthousiasmant, compte tenu de ses réelles qualités. Il restera dans l’imaginaire comme un suiveur (honorable certes, mais suiveur quand même) de Vendredi 13, et c’est regrettable car il aurait vraiment pu être son égal.(Yannick)


                

S’il est un autre premier film américain des années 80 auquel on peut comparer Sang pour sang c’est bien Evil Dead, réalisé l’année précédente par un ami et complice des frères Coen, Sam Raimi. Les deux films ont d’ailleurs un plan en commun en forme de clin d’œil fraternel. Il s’agit pour les Coen comme pour Raimi de revisiter de la façon la plus flamboyante possible un genre de prédilection (le film d’horreur pour l’un, le film noir pour les autres) en mêlant la déclaration d’amour respectueuse à la parodie destructrice, reliées entre elles dans le même film par un goût prononcé pour l’exagération, tant thématique que stylistique. Le film des frères Coen est en tout les cas à distinguer de la mode peu convaincante du « néo polar » des années 80 et 90 que Sang pour sang anticipe et annihile à la fois. Dès leur premier long métrage les frères Coen vont en effet se livrer à une sorte de travail « à rebours » sur le genre et ses règles établies au lieu d’en souligner l’arbitraire et la fixité. Au milieu de nulle part, un restaurateur, son épouse, son associé qui est aussi l’amant de sa femme, un détective privé répugnant et sans scrupules – inspiré par le personnage de Quinlan dans La Soif du mal… Le décor et les personnages sont connus – ils sortent tour droit du facteur sonne toujours deux fois. Les frères peuvent ainsi nous épargner les préliminaires et plonger immédiatement les spectateurs et les protagonistes dans une spirale macabre de confusions, trahisons et malentendus meurtriers.


   

La grande originalité des deux frères est de ne pas tomber dans le piège de l’imitation des classiques du film noir. Ainsi, tandis que la misogynie gouvernait le roman et le film noir des années 40 et 50 grâce aux personnages de garces immortalisées par Ava Gardner dans Les Tueurs ou Barbara Stanwick dans Assurance sur la mort, Abby, déjà interprétée par l’actrice fétiche des Coen Frances McDormand est de loin le personnage le plus équilibré et le plus intelligent du film – une caractéristique que les frangins reprendront dans Fargo.Ce ne sont plus les amants diaboliques qui décident de se débarrasser du mari gênant, mais l’inverse. L’inversion, une des clés de l’œuvre des frères Coen, est ici présente à la puissance carrée, puisque l’amant innocent se verra tout de même contraint d’enterrer et d’achever son rival. Avec une délectation souvent très efficace les frères Coen grossissent certaines composantes du polar qui deviendront d’ailleurs les caractéristiques élémentaires de leur personnages à venir : la bêtise, la maladresse et la malchance.


                 

Le mari cocu, inquiétant débile, confond dans un dialogue rapporté par sa femme son cerveau et son anus ; victime de vomissements à répétition, il se révèlera incapable de mourir, comme une nouvelle preuve de sa nullité et de son incompétence. La mise en scène et notamment la bande son, extrêmement brillantes et maîtrisées, sont absolument remarquables pour une production indépendante à petit budget, et soulignent de façon ludique le confusionnisme du film. Sang pour sang est en effet une histoire de trous d’où s’écoulent la lumière, dans une scène devenue célèbre, le sang…. mais aussi le sens, comme si des tréfonds de la cinéphilie lacunaire des deux frères ne jaillissaient que des bribes de cinéma, des moments anthologiques séparés de leurs contexte et de leur signification.(http://www.arte.tv/sites/olivierpere/2013/11/11/sang-pour-sang-de-joel-et-ethan-coen/)

1 commentaire:

  1. http://turbobit.net/rm5lci83ujmr.html
    http://uptobox.com/23lzq7bgcx3y

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