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lundi 16 janvier 2017

Hans Christian Blech

Fils d'un fonctionnaire, Hans Christian Blech entre à l'école du théâtre dans sa ville natale et fait ses débuts à Baden-Baden. Il joue dès 1937 à Kiel, Fribourg et Leipzig. En 1939, il se lance dans le cinéma dans Le Dernier Appel (Der letzte Appell) sous la direction d'Emil Jannings, film dans lequel il campe un matelot révolutionnaire. Mais ce film reste inachevé à cause de la guerre. En 1940, il est enrôlé dans la Wehrmacht et combat sur le front de l'Est, où il est victime d'un accident de voiture qui lui laissera une cicatrice au visage. Il finit la guerre en captivité en Grande-Bretagne. À partir de 1947, il joue au théâtre Kammerspiele à Munich, puis en 1955 il se produit dans d'autres grands théâtres : Hambourg, au Volksbühne Berlin, au Schauspielhaus de Zurich, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart et au Burgtheater de Vienne. Durant cette période, il collabore avec Erich Engel, Heinz Hilpert, Bertolt Brecht, Fritz Kortner ainsi que Hans Schweikart et joue entre autres dans Woyzeck et La Mort de Danton de Georg Büchner, Maître Puntila et son valet Matti de Brecht et Richard III de Shakespeare. Sa carrière cinématographique débute réellement en 1948 avec la DEFA dans L'Affaire Blum où il interprète un tueur perfide. Par la suite, il incarne souvent un soldat allemand (Le Jour le plus long, Le Pont de Remagen), parfois désabusé (La Bataille des Ardennes), mais également un détenu dans un camp de prisonniers (L'Enclos) ou un résistant (Morituri). Sa maîtrise du français et de l'anglais lui ouvre la voie à de grosses productions hollywoodiennes et françaises, il collabore avec Bernhard Wicki, Anatole Litvak, Ken Annakin et John Guillermin, mais aussi avec Claude Chabrol et Patrice Chéreau ainsi qu'avec des réalisateurs du Nouveau Cinéma allemand, tels Wim Wenders et Hans W. Geißendörfer. Au milieu des années 1970, il se fait plus présent à la télévision où il incarne souvent des personnages brisés.(Wiki)


                           


"L'enclos" fut un des premier film à mettre en scène les camps de concentration nazi, et nul doute que ce fait fit son grand succès critique. Aujourd'hui seul quelques cinéphiles avertis se souviennent encore de ce film unanimement acclamé à l'époque. Il n'y a pourtant pas de mystère à ce désinterêt, Armand Gatti est un litterraire et homme de théâtre, et cela se resent terriblement dans sa mise en scène faite de longues tirades et parfois d'élans littéraires en voix-off, alourdissant son film. Même si le réalisateur dit prétentieusement que le langue cinématographique lui est "naturel", le film montre bien qu'on ne s'improvise pas réalisateur du jour au lendemain et que si les mots lui sont faciles, il lui est difficile de s'en passer, alors même qu'il n'en a pas besoin. Gatti est un des rares rescapés des camps à les avoir mis en scène. Pourtant son camp nommé Tatenberg dans "L'enclos" ne ressemble à aucun des vrais camp nazi. Il se veut un mélange de tous les camps qui ont existés. L'ennui est qu'aujourd'hui, en comparaison avec tout ce qui a été produit sur ce sujet depuis, ce mélange s'en resent et on a l'impression de voir "La grande évasion" dans "La liste de Schindler"...Le film a la vérité documentaire des témoins (le réalisateur comme les figurants ont vécu ce qu’ils reconstituent). Plus remarquablement encore il a le dépouillement et la pudeur qu‘il fallait, ce qu‘on peut sûrement imputer aux mêmes raisons. C’est humainement très fort et c’est aussi passionnant d’un point de vue historique sur l’organisation de survie communiste à l‘intérieur des camps nazis.


   
                                                     (Cliquer sur Watch on Odno..)

La réalisation est datée, bien dans les convention de son époque (par exemple les monologues intérieurs écrits et dits d’une manière théâtrale…) sans pourtant que ça attente à la vérité et à l’intensité dramatiques. Je ne vois pas qu’on puisse faire une fiction plus juste sur le sujet (pour le documentaire c’est autre chose).Un film méconnu sur l’univers concentrationnaire, la réalisation est âpre et sans artifices émotionnels, ceci s’explique peut être par le fait que le réalisateur ai lui-même vécu l’enfer des camps, un endroit où les choix moraux son dicter par le sadisme des SS. Les prisonniers s’y révèlent soit bestiaux et cruel , soit solidaire dans la lutte pour la survie. La fin est forte est poignante.L'Enclos est avec Nuit et Brouillard le plus grand film sur l'univers concentrationnaire. Et le fait que son auteur soit lui même passé par un camp de concentration n'est pas étranger à ces accents de vérité qui rendent la fiction réelle. Sauvagerie et solidarité s'y opposent avec force. A voir absolument.(Allociné)


   

La Voleuse est un film franco-allemand réalisé par Jean Chapot, sorti en 1966.Julia avoue à son époux Werner avoir eu un enfant à dix-neuf ans et l'avoir abandonné aux soins des Kostrowicz, couple stérile. Six ans plus tard, elle se met en tête de nouer des liens avec le petit garçon, pour la plus grande douleur de son père nourricier.Deux ans après son mariage avec Werner, Julia avoue à son époux qu'à l'âge de 19 ans, alors qu'elle était encore célibataire, elle a abandonné son enfant, faute de pouvoir assurer sa subsistance. Elle a revu le petit Carlos aujourd'hui même, jouant dans le jardin de ses parents adoptifs, les modestes Kostrowitz. Julia, prise de remords, désire de plus en plus reprendre son fils. Elle se rend chez les Kostrowitz mais essuie un refus catégorique. Werner, de son côté, tente de trouver avec la famille adoptive une solution intermédiaire, car il voit l'obsession de sa femme grandir de jour en jour. A bout de nerfs, Julia finit par enlever Carlos...La grande réussite du film c'est d'avoir réuni un des grands couples du cinéma français, déjà excellent ici. La photo est bonne par contre on se lasse des réactions intimistes du couple qui tournent en boucle.Un excellent drame sur la parentalité et l'abandon. La mise en scène sonne très "Nouvelle Vague", on pense à la fois à L. Malle mais aussi à Godard, le montage a son importance. Je craignais le pire avec les dialogues signés M. Duras, alors qu'en fait ils sont vraiment bien écrits, il y a une réelle pertinence dans le propos. Les caractères des personnages sont étudiés en profondeur, ainsi que magnifiquement interprétés par des acteurs géniaux.(Telerama)

1 commentaire:

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