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lundi 30 janvier 2017

Fabio Testi

Fabio Testi débute au cinéma en tant que doublure, dans Le Bon, la Brute et le Truand, de Sergio Leone. Après avoir interprété ses premiers vrais rôles dans des western-spaghettis à petit budget, il apparaît en 1970 dans un film plus prestigieux, Le Jardin des Finzi-Contini, de Vittorio De Sica. Il donne ensuite la réplique à Charlotte Rampling dans Dommage qu'elle soit une putain et à Claudia Cardinale dans Les Gouapes. Devenu une vedette du cinéma italien des années 1970, il alterne films de genre et films d'auteur, apparaissant également, grâce au jeu des coproductions européennes, dans divers films français, comme Le Tueur, de Denys de La Patellière ou Nada, de Claude Chabrol. Il tient le rôle masculin principal de L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski, aux côtés de Romy Schneider et Jacques Dutronc.De belle prestance, Testi se retrouve très vite l'un des acteurs les plus demandés. En 1970 il est au générique d'un film de Vittorio De Sica (Le jardin des Finzicontini), ce qui lui permet d'obtenir une reconnaissance internationale et de participer à d'autres films d'auteur. A son aise surtout dans les films d'action, il donne le meilleur de lui-même dans des oeuvres signées Pasquale Squitieri, Enzo G. Castellari, Tonino Valerii, Stelvio Massi et Sergio Sollima. Il a travaillé souvent avec des réalisateurs étrangers (Lelouch, Zulawski, Chabrol, Vasquez Figueroa et Monte Hellmann).(http://www.cinefil.com/star/fabio-testi)


                


En 1972, la mode du Giallo bat son plein. Les film sortent à un rythme pratiquement hebdomadaire, avec ce que cela implique comme risques de dégénérescence du genre, de redite et de lassitude du public. Pourtant, cette année-là sort MAIS QU'AVEZ-VOUS FAIT A SOLANGE ?, un des classiques du genre. Comme d'autres Giallos, il s'agira d'une co-production entre un producteur italien et un partenaire allemand. Ce pays aimait en effet exploiter ces films comme des successeurs de leurs Krimi alors en plein déclin. Le scénario sera ainsi vaguement basé sur un roman d'Edgar Wallace et produit par la firme germanique Rialto, deux noms incontournables pour ce style de film policier qui connut une très grande fortune public dans la RFA des années 60. MAIS QU'AVEZ-VOUS FAIT A SOLANGE ? n'en reste pas moins tourné par une équipe artistique italienne menée par le réalisateur Massimo Dallamano, ex-chef-opérateur de Sergio Leone qui venait de tourner LE DEPRAVE, une adaptation de "Le portrait de Dorian Gray" mettant en vedette Helmut Berger. Aux côtés de Dallamano, le poste de directeur de la photographie est occupé par Aristide Massaccesi, alias Joe D'Amato ! En vedette, nous trouvons Fabio Testi, jeune premier alors en train d'émerger et dont la carrière oscillait entre Bis (surtout de westerns) et films plus sérieux (LE JARDIN DES FINZI-CONTINI de De Sica, DOMMAGE QU'ELLE SOIT UNE PUTAIN de Giuseppe Patroni Griffi).Comme nous l'avons vu, MAIS QU'AVEZ-VOUS FAIT A SOLANGE ? entretient de nombreux liens avec le genre du Krimi, les spécialistes n'hésitant d'ailleurs pas à le classer comme un des derniers "Edgar Wallace" officiels produits par l'Allemagne.


   

Il est exact que nous en retrouvons certains éléments typiques. L'action se déroule à Londres, Scotland Yard mène l'enquête, le Tower Bridge fait régulièrement son apparition à l'écran, il est vaguement question de sociétés secrètes... Quant à cette histoire de crimes terribles commis dans le cadre d'un pensionnat de jeunes filles, il nous rappelle des intrigues de ces films, en particulier celle de DER UNHEIMLICHE MONCH dans lequel un assassin sévissait au sein d'un tel établissement. Des acteurs allemands habitués à la saga des Edgar Wallace sont aussi de la partie, tels la blonde Karin Baal (LES MYSTERES DE LONDRES) ou surtout Joachim Fuchsberger, grand spécialiste de cette série, qui mène ici l'enquête pour le compte de la police britannique.Malgré tout cela, MAIS QU'AVEZ-VOUS FAIT A SOLANGE ? reste avant tout un marqué par le pays de son réalisateur. Il s'agit définitivement d'un Giallo dans une tradition assez pure et dure. Nous y retrouvons les incontournables protagonistes aux origines cosmopolites.


               

L'atmosphère de luxe passablement décadente et érotique est bien présente. Le thème des perversions sexuelles répond bien à l'appel, tout comme celui du voyeurisme. Le tueur (en soutane !) porte des gants de cuir noir et tue à l'arme blanche ou à mains nues, parfois au cours de plans subjectifs relevant dans la plus pure tradition d'un Dario Argento. Les victimes sont jolies, les meurtres peu ragoûtants et empreint d'une brutalité parfois spectaculaire. Pour la musique, Ennio Morricone, encore lui, revient aux stridences expérimentales qu'il avait commencé à expérimenter dans L'OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL. Enfin, bien qu'elle se déroule en Grande-Bretagne, pays protestant, l'action s'inscrit dans une école tout ce qu'il y a de plus catholique, la mécanique de la confession étant même un élément incontournable de l'intrigue. Bref, même à Londres, nous sommes un peu en Italie !(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1446&NamePage=mais-qu--avez-vous-fait-a-solange----cosa-avete-fatto-a-solange---)


                 



Dino Risi occupe une place particulière dans la cinématographie italienne. Certaines de ses œuvres, comme Une Vie difficile (1961), La Marche sur Rome (1962), Le Fanfaron ou encore Les Monstres (1963) sont des réussites éclatantes, tandis que d’autres, par exemple Le Bon roi Dagobert (1984), sont des navets monumentaux. Risi réalise en 1985 Le Fou de guerre, un film inattendu produit par Claude Berry. La narration débute en 1940. Le sous-lieutenant Marcello Lupi (Beppe Grillo) est un médecin qui désire se spécialiser en psychiatrie. Il est incorporé dans la 31e section du Service de santé de l'armée italienne, stationnée en Libye. Il y rencontre le capitaine Pilli (Coluche), dont les troubles psychologiques le passionnent rapidement. Dino Risi, réputé pour être le spécialiste de la comédie italienne, réalise un vaudeville dont l'intérêt principal est de présenter une féroce satire de l’armée. Les militaires sont allégrement caricaturés à travers une galerie de personnes pittoresques. Le soldat sarde est un berger analphabète, le commandant Belucci (Bernard Blier) est obsédé par l’idée de retourner à Rome pour retrouver sa jeune épouse, tandis que Pilli, cleptomane et fétichiste, est le personnage le plus farfelu de la troupe. Il collectionne les bouchons de limonade, aime danser le tango avec des hommes, fait l’amour avec les mouches, se déguise en fatma pour amuser ses compères et exerce accessoirement la profession de chirurgien. L’institution militaire est constamment tournée en dérision. Les officiers sont présentés comme des cocus et des paresseux. Certains dialogues restent d’anthologie. Marcello regarde la photographie de l’actrice italienne Alida Valli. Pilli exprime alors son admiration : « C’est ma femme préférée, après ma mère bien évidemment, et après le Duce ! ».


   

On retrouve également les gags scatologiques que Risi emploie régulièrement dans ses films. Les officiers ont été conviés à la table du seigneur de l’oasis. Pilli a cependant été consigné par ses camarades et ne peut participer au repas. Pour se venger de cet affront, il fait livrer au seigneur un flan, qu’il a confectionné à partir de ses déjections. On se souvient, dans Le bon roi Dagobert, que le monarque (également interprété par Coluche) demandait à ses favorites de renifler l’odeur répugnante de ses selles du matin. Parfois, quelques nouvelles de l’offensive italienne sur le front libyen parviennent aux soldats, qui ne semblent pas pressés de prendre part au combat. Un événement notable se produit néanmoins lorsque Pilli remplace le commandant Belucci, ravi d’être enfin muté à Rome. Le scénario donne alors au personnage certains traits tyranniques qui rappellent la figure de Caligula.


               

Un matin, le nouveau commandant se rend compte que le chacal, qui hurlait toutes les nuits autour du camp, a été abattu. Sa colère est terrible, et il ordonne que la bête soit enterrée avec les honneurs militaires. Cet épisode est une référence fameuse au cheval que Caligula voulut faire consul. Pilli, à l’instar de l’empereur romain, désacralise un privilège normalement réservé aux hommes de valeur. Il révèle ainsi la vacuité des artifices militaires, n’hésitant pas non plus à malmener ou à humilier les plus gradés. L’absurdité de la guerre est directement évoquée lorsque Marcello réintègre le front. Un travelling horizontal suit le protagoniste qui sort d’une tranchée, puis la caméra descend et montre en plongée un alignement de corps anonymes qui sont recouverts. Seules les bottes des soldats sont apparentes. Les Italiens meurent ainsi inutilement loin de leur patrie d’origine. Pour la gloire d’un régime agonisant…(http://www.iletaitunefoislecinema.com/critique/970/le-fou-de-guerre)

1 commentaire:

  1. http://fboom.me/file/1636cb4ae64b8/wh7v2yu.rar
    https://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/6634375/what-have-you-done-to-solange-fr ( ou https://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/3173450/what-have-you-done-to-solange-fr )
    http://uptobox.com/5579awucl84f

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