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dimanche 8 janvier 2017

Emile Meyer

Emile Meyer est un acteur américain né le 18 août 1910 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane, et décédé à Covington, Kentucky, États-Unis de la maladie d'Alzheimer, le 19 mars 1987. Il est inhumé à La Nouvelle-Orléans, au cimetière de Greenwood.
Dans ses films, Emile Meyer a beaucoup interprété des rôles de durs à cuire et de bandits. Dans L'Homme des vallées perdues de George Stevens, il campait un éleveur de bétail véreux (Rufus Ryker) du Wyoming voulant s'emparer de la terre des cultivateurs de la vallée.(Wiki)



              

Silver Lode marque le début de l’association Dwan/Bogeaus ainsi que la première rencontre entre le cinéaste et l’un de ses interprètes de prédilection, l’excellent et trop méconnu John Payne. C’est également le plus réputé des dix films de la collaboration prolifique entre le réalisateur et le producteur, auxquels il faut ajouter le compositeur Louis Forbes, le monteur James Leicester et le chef opérateur John Alton qui les accompagneront tout du long. Et non seulement il s’agit d’un magnifique et âpre western de série B mais aussi dans le même temps d’une charge féroce contre le maccarthysme qui venait de gangréner l’industrie du cinéma de l’époque. Dwan n’avait pas eu personnellement à souffrir de la "chasse aux sorcières", et disait toujours ne pas s’intéresser à la politique, mais il semblait pourtant en avoir gardé un sacré ressentiment qu’il exprime vigoureusement dans ce virulent pamphlet. De ce point de vue, Silver Lode se rapproche du fameux Train sifflera trois fois (High Noon) tout en allant bien plus loin et surtout plus frontalement. Il faut néanmoins savoir que cette hypothèse est venue de France, Dwan lui-même n’en ayant jamais fait cas dans ses interviews, ne semblant jamais avoir eu en tête une telle idée. Il faut pourtant se rendre à l’évidence ; cette théorie tient toujours remarquablement bien le coup ! Jugez plutôt en sachant que, comme son illustre prédécesseur, sa structure dramatique respecte également l’unité de lieu et de temps ! Son intrigue se déroule pendant la journée du 4 juillet, le jour de la fête nationale. A Silver Lode, on s’apprête à célébrer le mariage de Dan Ballard (John Payne) avec Rose Evans (Lizabeth Scott), la fille du plus riche notable de la localité. La cérémonie se voit interrompue par l’arrivé inopinée de "quatre étranges cavaliers" dont le chef se dit être un Marshall (Dan Duryea) venu arrêter Ballard. Il l’accuse d’avoir, deux ans plus tôt, tué son frère d’une balle dans le dos et d’avoir dérobé 20 000 dollars. Il souhaite le ramener dans l’Etat où la tragédie s’est déroulée afin qu’il y soit jugé. Grâce à l’appui de ses concitoyens, Ballard obtient un sursis de deux heures afin de prouver son innocence. Le mystérieux Marshall, grâce à quelques malheureux concours de circonstances, va arriver à faire se retourner l’opinion publique en sa faveur, Ballard devenant ainsi la brebis galeuse et allant désormais devoir se défendre (presque) seul et contre tous. La tension est à son comble ; la violence ne va pas tarder à éclater et faire de nombreuses innocentes victimes...


   
   


L’élément primordial qui n’a pas encore été indiqué lors du résumé de l’histoire est que le nom de famille du Marshall (qui n’est autre que le "bad guy" de l’histoire, personne n’en doute, et ce dès sa première apparition) n’est rien d'autre que McCarty. Comme le sénateur du même nom (au moins phonétiquement), sans véritables preuves à l’appui, ce manipulateur va réussir à lui seul à gagner la confiance des habitants de la ville alors qu’ils étaient jusque-là entièrement dévoués à l’accusé (le « We are behind you ! » des concitoyens de Ballard ne fera pas long feu). La réputation d’un homme connu pour son intégrité morale va être entachée en quelques heures par une simple accusation venue d’on ne sait trop où. Après un temps de lucidité et de compréhension (« Admettons que Dan ait pu se tromper dans le passé. Qui d’entre nous est immaculé ? »), le venin de McCarty va vite se propager et le doute va s’installer bien ancré dans les esprits. Au final, les résidents de Silver Lode vont, sans trop de problèmes de conscience, retourner leurs vestes. On ne pouvait guère faire plus transparent de la part de la scénariste Karen DeWolf. Devant la tristement célèbre Commission des Activités Anti-américaines, les personnalités invitées à témoigner réussissaient à détruire la réputation de leurs collègues en guère plus de temps.


                                


Mais ce n’est pas tout et, dans la lignée d’autres films délibérément libéraux tels que Fury de Fritz Lang ou, pour rester dans le domaine westernien, L’Etrange incident (The Ox-Bow Incident) de William Wellman, Silver Lode fustige la lâcheté collective tout en mettant le doigt sur la bêtise de la foule prise dans un engrenage de violence, et qui n’hésite pas à vouloir rendre la justice elle-même sans en passer par un procès équitable. Le film, d’une formidable dignité, se révèle aussi éprouvant que les deux titres cités ci-dessus ; la tension est souvent à son comble au milieu de ce brassage très efficace de thèmes sociaux et politiques pour le moins assez inhabituels dans le western. Mais Silver Lode n’est pas célèbre que pour son aspect extra-cinématographique (un manifeste libéral anti-maccarthiste), ni remarquable uniquement pour son sujet, mais se trouve être dans le même temps splendide sur le plan formel et de plus magnifiquement interprété et photographié. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/quatre-etranges-cavaliers-dwan


                 
                             
« There goes the man I ever respected. He's what every boy thinks he's going to be when he grows up, and wishes he had been when he's an old man. » Telle est la phrase pleine de considération et de respect que prononce en toute fin de The Tall Men Nathan, le personnage interprété par Robert Ryan, pour faire l’éloge de Ben joué par Clark Gable alors qu’ils ont durant tout le film été rivaux et antagonistes, se disputant notamment les faveurs de la pulpeuse Jane Russell. Cette touchante "déclaration" pourrait tout aussi bien convenir au comédien qu’à son personnage, comme si le réalisateur borgne lui rendait ici un vibrant hommage. Après Errol Flynn, Clark Gable était en effet devenu à cette occasion son deuxième acteur de prédilection en même que temps que son compagnon de virée. Il le fera tourner à deux autres reprises, dans Le Roi et quatre reines (A King and Four Queens) ainsi que dans L'Esclave libre (Band of Angels). Après les fougueuses années 40 de Raoul Walsh dont Flynn était le logique représentant, les années 50, plus nonchalantes et mélancoliques, ne pouvaient guère trouver chantre plus approprié qu’un Clark Gable mûr et vieillissant mais toujours aussi séduisant, charismatique et plein de vitalité. Ben Allison pouvait d’ailleurs représenter tout aussi bien Gable que Walsh : un baroudeur aux rêves simples, charmeur et séducteur, pas forcément toujours très honnête mais ayant néanmoins des principes moraux tout à fait respectables, dont sa fidélité en amitié par exemple. Un personnage qui allait comme un gant à Clark Gable que nous sommes heureux de retrouver dans un western, genre dans lequel on ne l’avait plus revu depuis presque trois ans, depuis Au-delà du Missouri (Across the Wide Missouri) puis L'Etoile du destin (The Lone Star) de Vincent Sherman dans lequel il tenait la tête d’affiche aux cotés d’Ava Gardner. Montana Territory 1866. They came from the South, headed for the goldfields... Ben and Clint Allison, lonely and desperate men. Riding away from a heartbreak memory of Gettysburg. Looking for a new life. A story of tall men - and long shadows.” Ben et Clint ont donc participé à la Guerre de Sécession aux côtés de Quantrell et sa bande d’assassins. Autant dire qu’il est difficile de prime abord de les considérer comme des héros ! Pourtant ils semblent dès lors avoir mûri, avoir retiré de cette expérience un sacré pessimisme à l’encontre de la nature humaine. 



   

En tombant nez un nez avec un pendu lors de la séquence d’ouverture, l’ex-colonel (Clark Gable) prononce cette phrase qui parait dévoiler un certain écœurement de ce qu’ils ont pu vivre auparavant et d’une aversion pour les hommes avec qui ils ont frayé durant cette période difficile : « Looks like we're close to civilization. » Tant qu’à faire, puisque la civilisation est aussi inhumaine, pourquoi s’encombrer de problèmes de conscience lorsqu’il s’agit de commettre des larcins à son encontre ? Et alors qu’ils arrivent en ville, la première chose que nos deux aventuriers pensent à faire, c’est de voler un homme qu’ils ont surpris à transporter une importante somme d’argent. Sans plus attendre, dès que celui-ci sort en pleine nuit chercher sa monture, ils le kidnappent pour l’emmener loin de la foule afin de le dépouiller sans crainte ! Sacré culot de la part de Raoul Walsh et de ses scénaristes - non moins que Frank Nugent, l’auteur de la plupart des films de John Ford à partir de Fort Apache, et Sidney Boehm, signataire de très grands films noirs dont The Big Heat de Fritz Lang - de nous présenter leurs "héros" de la sorte. On ne peut pas dire que ce prologue soit déjà vu et revu pour l’époque.


                

Tout comme le final d’ailleurs : alors qu’on aurait pu s’attendre à un règlement de comptes entre les deux rivaux, celui-ci ne viendra jamais, les relations entre Ben et Nathan se trouvant même apaisées car les épreuves ont fait naitre chez chacun d’entre eux un fort respect mutuel si ce n’est une compréhension de leurs natures respectives. L’intelligence et la richesse des deux personnages principaux sont d’ailleurs à louer : le Cattle Baron joué par Robert Ryan a beau être ambitieux, ce n’en est pas pour autant un "mauvais bougre" comme dans de nombreux westerns, un homme sans scrupules et capable des pires vilenies - comme par exemple le personnage que Robert Ryan joua dans le passionnant Traître du Texas (Horizons West) de Budd Boetticher. Il n’y aura même à vrai dire aucun "bad guy" au cours de cette histoire, si ce ne sont des ennemis assez anonymes tels les "Jayhawkers" ou les Indiens. Quant à Ben, il a beau se montrer au départ sous un jour peu reluisant, il se rattrapera en cours de route ; le spectateur apprendra que ses larcins, il les destinait à pouvoir s’acheter un ranch et vivre ensuite dans la paix et l’honnêteté, ne pensant pas continuer sa vie de hors-la-loi après s'être reconstitué un bas de laine. Plus que de viles actions, Ben semble considérer celles-ci comme légitimes, prétextant prendre une revanche sur le sort et se vengeant des vainqueurs de la guerre civile qu’il estime l’avoir lésé et rendu aussi démuni. Il est intéressant de constater à la fin du film que les personnages principaux auront tous évolué ou plutôt que notre regard sur eux aura changé ; preuve d’une belle richesse de la part d'un scénario à priori on ne peut plus classique. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/les-implacables-walsh

1 commentaire:

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