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dimanche 8 janvier 2017

David Hemmings

David Hemmings se fait un nom sur la scène d'avant-garde du Royal Court de Londres. Il travaille parallèlement avec les représentants du nouveau cinéma britannique : après Basil Dearden et Jack Lee Thompson, Clive Donner, Lance Comfort, Roy Ward Baker et surtout Michael Winner le dirigent. Si la participation de David à Play It Cool/Nus au soleil (film de propagande naturiste) n'est pas créditée, il tourne avec ce dernier deux autres films (mineurs) emblématiques du Swinging London. Le jeune acteur accède aux premiers rôles : d'abord à la télévision, dès 1961, dans l'éphémère série Home Tonight, puis dans le film musical Be My Guest. Cependant, il joue encore un rôle en retrait dans Le Mystère des treize (Eye of the Devil) aux côtés de David Niven et Deborah Kerr.Michelangelo Antonioni le repère sur scène et lui propose le rôle principal de son prochain film : celui de Thomas, un photographe de mode témoin malgré lui d'un meurtre. Blow-Up, Grand Prix du Festival de Cannes, sacre Hemmings star des cinéphiles et des Sixties. Premier film où l'on expose un sexe féminin sans but pornographique, il sera aussi le film le plus représentatif du Swinging London : y apparaissent ainsi les Yardbirds et Jane Birkin encore adolescente. Dans le sillage de ce triomphe, il expose, conjointement avec Dennis Hopper, son œuvre picturale à Los Angeles.(Wiki)


                 

Un jour parmi tant d'autres (1968) - Durant la seconde guerre mondiale, trois soldats britanniques sont coupés de leur unité et campent dans un champs. Ils installent des pièges mais un allemand se prend dans l'un d'eux mais les trois hommes décident de l' épargner. Tous quatre reprennent alors leur chemin pour retrouver leur unité.John a 25 ans, a reçu une bonne éducation et est un individualiste. Il n'approuve pas la guerre mais est néanmoins un commando surentraîné. Tom, 30 ans, est le soldat aguerri consciencieux. Il manque d'imagination mais est loin d'être un imbécile : sa seule limite est son manque de confiance en lui. Cliff est le plus jeune, 20 ans, et est un homme d'action dépourvu d'intellect. Il a le sens pratique, c'est un dur-à-cuire et s'attend à survivre. Ces trois soldats britanniques, tous simples soldats dans un régiment de parachutistes, ont été séparés de leur unité pendant une bataille dans un pays d'Europe. Ils pourraient être en Allemagne ou en France, l'endroit importe peu. Les trois hommes ont établi un campement dans une vieille maison partiellement détruite. Ils attendent leur sergent et leur impatience et leur inquiétude ne cessent de grandir. Ils décident de sortir et se retrouvent face à un jeune soldat allemand, Helmut qu'ils font prisonnier. Un jour parmi tant d'autres est l'histoire de quatre soldats... quatre soldats ordinaires, trois Britanniques et un Allemand, qui se retrouvent mêlés au tourbillon futile qu'est la guerre.


              

Par la suite, Hemmings travaille avec Tony Richardson pour La Charge de la brigade légère un film historique, sur un épisode désastreux de la guerre de Crimée, avec Joshua Logan pour la comédie musicale Camelot avec Richard Harris en vedette (qu'il retrouve sur le film catastrophe Terreur sur le Britannic de Richard Lester), Roger Vadim pour la science-fiction érotique Barbarella avec Jane Fonda. Hemmings fut pressenti en 1969 par Stanley Kubrick pour jouer le rôle titre de son film Napoléon, jamais réalisé. L'acteur remporte un grand succès dans le rôle titre de l'épopée historique Alfred le Grand, vainqueur des Vikings mais opte rapidement, avec Le Club des libertins et surtout Le Tunnel de la peur de Richard Sarafian, première collaboration professionnelle avec Gayle Hunnicutt, pour le cinéma bis.


               

Harlequin (1980) - Simon Wincer, réalisateur australien méconnu dans nos contrées, nous livre, avec Harlequin, un intense moment de magie noire. Le film est tellement réussi et complexe qu’il est presque impossible de lui donner un genre précis. Nous avons choisi de le ranger dans Sorcellerie uniquement parce que les miracles réalisés par Gregory tiennent parfois de la magie noire. Au vu des premières scènes, nous pensions assister à un film manquant cruellement de rythme et complètement mélodramatique : un enfant malade, la disparition d’un homme politique, la vie pas toujours simple d’un sénateur,... Tous les ingrédients étaient présents pour que ce film sombre dans la médiocrité et dans les travers de nombreux films familiaux. Mais voilà, c’était compter sans le scénario d’un Everett De Roche, auteur de quelques épisodes de.... Flipper, le Dauphin, au mieux de sa forme ! En effet, le film prend une direction et un rythme auquel on ne s’attendait guère et les émotions s’enchaînent à une vitesse honorable ! Nous pensons notamment aux scènes tournées sur la falaise où Gregory et Alex testent leurs pouvoirs magiques et leurs aptitudes à nous faire peur. Ces scènes, tournées avec un grand talent par Wincer font désormais partie des scènes cultes d’un cinéma australien qui peut être fier de compter un tel métrage dans sa filmographie ! Lors de ces séquences, nous pouvons aussi admirer le travail réalisé quant aux choix des décors et la superbe photographie des lieux ! Rarement, dans un film fantastique, nous n’avions vu pareil spectacle !


   
           

L’endroit où a été tourné ces scènes est d’une beauté incroyable. L’atmosphère même du film jouit des bienfaits du travail de Wincer et compagnie. Le cadrage de chaque scène a été étudié au millimètre près afin de nous faire ressentir un maximum d’émotions. Ainsi, la scène où l’on voit la servante dans la salle de bain et Gregory immobile en fond d’image a de quoi donner quelques frissons. Le seul petit reproche que l’on pourrait faire au métrage est que les effets spéciaux ne sont pas des plus précis. Bien sûr, il faut tenir compte de l’époque mais le réalisateur aurait pu s’abstenir de quelques tours qui pourraient paraître totalement ridicules aux spectateurs ! La musique n’est pas non plus un summum du genre même si elle est loin d’être mauvaise. Les costumes sont, quant à eux, impressionnants et les combinaisons de Gregory originales !


               

Les vêtements qu’il porte au banquet sont, ajoutés à son maquillage, une pure merveille ! Des costumes qui cadrent donc bien avec le talent de l’acteur principal, Robert Powell. Celui-ci donne toute la crédibilité nécessaire à son personnage et demeure envoûtant et virevoltant du début à la fin ! Il est d’ailleurs magnifiquement épaulé par Carmen Duncan et Mark Spain, ce dernier étant tout à fait diabolique dans son rôle de miraculé ! A l’inverse, David Hemmings nous livre une prestation un peu terne et nous fait réellement penser aux personnages de séries allemandes des 80’s. Au final, un très bon résultat pour un film surprenant ! Une très bonne oeuvre à déguster sans modération...(http://www.cinemafantastique.net/Harlequin.html)

4 commentaires:

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    http://uptobox.com/sggoc60v1zbt

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  2. Hello Corto
    Excellent acteur, ce D Hemmings, assez sous-exploité je trouve.
    Bien content de pouvoir voir ce "un jour parmis tant d'autres", qui me parait prometteur, par son histoire et son réalisateur ("the italian job", du même, était formidable).
    Merci pour celui ci, a+.

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  3. Intéressant comme angle pour présenter Hemmings et instructif !

    On aurait pu s'attendre aux Frissons ou à Blow-up mais non, on a vraiment l'essence de sa carrière. A noter qu'il avait choisi la réalisation dans les années 80 !

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  4. Merci messieurs pour vos précisions , a bientot !

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