.

.

jeudi 8 décembre 2016

Stanley Turrentine

On reconnaît tout de suite le saxo ténor de Stanley; sa sonorité veloutée, sa façon de contourner une note et d'en tirer le maximum ont fait de lui un des instrumentistes de jazz les plus populaires sur le marché de la musique commerciale. Au milieu des années '50, Turrentine était considéré comme l'accompagnateur parfait, ses délicates ornementations mélodiques se retrouvent sur les enregistrements de gens aussi différents que Ray Charles, Lowell Fulson ou Earl Bostic. Au cours des années '60, Turrentine s'est promené à travers l'Amérique en compagnie de sa femme, l'organiste Shirley Scott, jouant son type très particulier de jazz bluesy, qui allait préfigurer le «cross-over music» entre pop et jazz qui allait faire le succès de gens comme Grover Washington ou George Benson.


                    


 Fils d'un saxophoniste des Savoy Sultans, frère cadet d'un trompettiste surdoué appelé à fréquenter Charles Mingus et Archie Shepp, Stanley William Turrentine, né à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 4 avril 1934, ne pouvait décemment pas échapper à son destin de musicien. Ainsi, à dix-sept ans, effectuait-il ses débuts professionnels dans le groupe du bluesman Lowell Fulson, dont le pianiste, un certain Ray Charles, allait bientôt devenir son prochain employeur.
Spécialiste de la ballade. Après avoir remplacé, au milieu des années 50, un autre souffleur rookie John Coltrane, dans l'orchestre dirigé par l'altiste Earl Bostic, Stanley Turrentine, fraîchement démobilisé, devait rejoindre, flanqué de son aîné Tommy, le quintette de Max Roach, avant d'enregistrer, pour Blue Note, sous la direction de Jimmy Smith (Midnight Special, Back To The Chicken Shack), puis d'entamer (sur le même label) une prolifique carrière sous son nom, ou (ailleurs) en compagnie de son épouse (jusqu'en 1971), l'organiste Shirley Scott.


                   


Passé chez CTI, au début des seventies, Turrentine sacrifie alors à une musique plus «commerciale», qui, servie par sa sonorité particulièrement sensuelle (c'est un spécialiste de la ballade), va lui valoir quelques succès notoires (il jouera notamment le solo de ténor sur la BO du Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman) et faire de lui, vingt ans plus tard, l'une des cibles privilégiées des futurs échantillonneurs du rap pillard.
«L'originel Mr T».Ce qui ne l'empêchera pas de revenir à un jazz plus conforme à ses aspirations naturelles à partir de 1982 et de contribuer même, en 1995, à mettre sur orbite une Diana Krall débutante, en participant à la confection de son album GRP: Only Trust Your Heart.



                   



«Il s'est vraiment investi dans cet enregistrement», confiera la Canadienne, ce qui m'a surpris de la part d'un instrumentiste de son expérience qu'on aurait pu croire un peu blasé.»
Il ne l'était pas. Victime d'un accident vasculaire cérébral, celui que l'on avait surnommé «l'originel Mr T», s'est éteint mercredi à New York. Il avait 66 ans.
LOUPIEN Serge

2 commentaires:

  1. http://www1.zippyshare.com/v/EWQ3jtFs/file.html
    http://www1.zippyshare.com/v/SKMSbNvj/file.html
    http://nitroflare.com/view/3B01BEC6B4DB32D/5T4NL3YTURR3NTlN3-C_lg72MPE.rar

    RépondreSupprimer
  2. http://www.mediafire.com/file/xmj6npbup6qnu59/Stanley+Turrentine+-+Jubilee+Shout%21%21%21.rar
    http://turbobit.net/gmv685y5b6nm.html

    RépondreSupprimer