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dimanche 25 décembre 2016

Sorcerer

Sorcerer est un album de jazz hard bop du Miles Davis Quintet sorti le 23 octobre 1967.Miles Davis grave deux disques importants en l'espace de deux mois "Sorcerer" dont la pochette est ornée du profil de Cicely Tyson, sa nouvelle compagne, qui remplace Frances Taylor sur les couvertures et dans son cœur. L'album est inventif, et le recours à l'ostinato met en exergue les mouvements improvisés, il trouvera son prolongement encore plus abouti dans Nefertiti". L'album présente curieusement un enregistrement de 1962 chanté par Bob Dorough.Cet album de Davis est celui du quintet. Comme pour son successeur, "Nefertiti", Davis ne signe rien, mais ici plus encore il se met de côté et laisse briller plus haut Hancock et Wayne Shorter. De "Pee wee", où il ne joue même pas, à "Vonetta", où malgré les soli, c'est bien Herbie Hancock et ses accords sublimes qui illumine le plus, "Sorcerer" est un album de groupe. "Masqualero" la merveilleuse, mélodique, harmonique, tour à tour aérienne, nocturne, lascive et percutante, est une alchimie exceptionnelle de sons, de notes, d'intentions et d'inflexions rythmiques par delà le discours ordinaire du modal : Hancock cherche le narratif et l'atmosphérique dans les armes de l'harmonie, de la joliesse, et les emportements qui les réunissent tous montrent bien que Davis, peu de temps après ça, plongera dans l'électrique. 

Dans ses neuf longues minutes les musiciens sont peintres, coloristes et conteurs, déjà les fresques futures aux timings symphoniques sont ici esquissées, Davis et ses amis cherchent à réinventer, à se surprendre, à user d'une rythmique aussi bien comme d'une danse, que comme d'une force tribale. Frénétique, le morceau "Sorcerer", pour qui s'y laisse tomber, est une véritable fusion entre les deux solistes, on voit l'un quand c'est l'autre et les deux s'évertuent à décrocher la Lune. Incarnation ultime du freebop, ce jazz rapide et typé, complexe et qui sut explorer jusqu'au bout les richesses mélodiques du modal, "Sorcerer", comme "Nefertiti", est à déconseiller à ceux à qui le jazz déplaît. On ne trouve pas ici l'évidence merveilleuse d'un "ascenseur pour l'échafaud", ni l'hypnotique mystique, universelle, de "Bitches brew". Juste du grand jazz.(http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=4547).



                 


Sorcerer, sorti en 1967, est une des réussites absolues de Miles Davis, avant qu'il ne passe au mode électrique en 1969 avec Filles De Kilimanjaro (avant ce disque, il sortira encore Nefertiti et Miles In The Sky, qui sera sa première incursion électrique, en fait). L'album, dont la photo de pochette représente, de profil, l'actrice Cicely Tyson (sa compagne de l'époque), possède une étrangeté en la présence de Nothing Like You, le dernier titre, qui est chanté par Bob Dorough. Oui, une chanson sur un album de Miles Davis ! Rarissime, si ce n'est unique ! L'album, sinon, pour 7 titres, dure 40 minutes. La fameuse chanson n'en dure que 2 (et est franchement pas terrible, surtout la voix de Bob Dorough) !Enregistré avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Tony Williams et Ron Carter, Sorcerer est un immense album, mis à part la présence de ce titre final dont je viens de parler (sur ce dernier titre jouent Frank Rehak, Wayne Shorter, Paul Chambers, Jimmy Cobb, Willie Bobo et Miles). L'album aligne les perles comme sur un collier : les neuf minutes (plus long titre de l'album) de The Sorcerer, Prince Of Darkness, Limbo, Vonetta, Masqualero...Mis à part Nothing Like You, le seul titre qui me plaît moins que les autres, ici, est Pee Wee, mais ce morceau reste quand même très bon. On considère souvent que cet album est un coup d'essai pour le futur Nefertiti, mais, pour ma part, je l'aime largement plus que Nefertiti (un bon album selon moi, mais pas un immense cru davisien).Bref, dans l'ensemble, ce "sorcier" mythique est une réussite totale (ou presque), un album jazzy imprégné d'ambiances, bien plus original que ce que sa pochette glamour et anodine ne peut le laisser présager. Pour amateurs de jazz, pour fans de Miles, cet album est rigoureusement indispensable ! Dommage juste qu'il ne dure pas deux minutes...de moins ! Et dommage que je n'ai pas trouvé de clip convenable de morceaux de l'album, aussi...(http://clashdohertyrock.canalblog.com/archives/2011/01/26/20205574.html)


               


Dans les albums Nefertiti, et Sorcerer, enregistrés en mai 1967, puis Water Babies, terminé en 1968, la notion de climax et d’espace est raffermie. Sur les morceaux Nefertiti et Pinocchio, le thème est répété inlassablement du début à la fin du morceau. Du coup la batterie, ou plutôt l’esprit de percussion dans le jeu de Tony WILLIAMS est mis en valeur. On retrouve ce shème de répétition dans les morceaux d’inspiration indienne que Miles enregistre dans les années 70. Dans les ballades, comme dans les morceaux Fall, Pee Wee, et Vonetta, le temps s’étire, et l’ambiance musicale est plus sereine qu’au début des années 60. Au milieu du morceau Pee Wee, à une minute cinquante de la fin, et sur le morceau Vonetta trois minutes cinquante cinq avant la fin, on entend un motif de piano, joué par Herbie HANCOCK, et un motif de trompette de Miles DAVIS qui vont souvent être repris par d’autres musiciens et samplés par les DJ’s pour s’en servir de motif ou de boucle.Certains thèmes, comme Madness sont très courts, ramassés dans le temps, allant à l’essentiel et servant plus de prétexte à une improvisation libre qu’à une forme mélodique et harmonique déclinée pendant les solos. Les morceaux Limbo, Water Babies et Two Faced ont un caractère intemporel du à une rythmique flottante, dans laquelle la pulsion est subdivisée alternativement de manière ternaire et binaire. Sur ces albums, le climax post free se renforce, le piano n’est plus positionné en accompagnement, le chromatisme règne, et les déclinaisons autour des thèmes sont plus fluides et rythmiques. Fin 1967, Miles rajoute un second saxophone ténor à son groupe, en la personne de Joe HENDERSON. Dans le même temps il commence à supprimer les pauses entre les morceaux en construisant une forme de Suite, il gardera cette idée d’enchaînement rapide jusqu’à la fin de sa carrière. Le quintet continue à tourner, et le vibraphoniste Lionel HAMPTON, remplace brillamment Herbie HANCOCK lors d’un concert à San Francisco.(http://www.brotski.fr/conferences-concerts/miles-davis/biographie-et-commentaires/de-1967-a-1971.html)

1 commentaire:

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