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samedi 10 décembre 2016

Richard Kiley


Richard Kiley est un acteur américain né le 31 mars 1922 à Chicago, en Illinois (États-Unis), mort le 5 mars 1999 à Warwick (État de New York).Richard Kiley était surtout un acteur de théâtre connu pour sa « belle voix ». Ce qui ne l’a pas empêché de tourner plus de 130 films, à partir des années 50. Il est un infiltré dans « DANS LA GUEULE DU LOUP », un prof traumatisé dans « GRAINE DE VIOLENCE », il tourne énormément de téléfilms ‘live’ et se consacre presque exclusivement aux ‘guests’ dans les séries TV. Il prête sa voix au faux documentaire de présentation dans « JURASSIC PARK ».
(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-richard-kiley-happy-birthday-102601531.html)



   

Avec "The Phenix City Story", le metteur en scène Phil Karlson a tourné en 1955 un film très intéressant sur le thème de la corruption! Karlson, dont c'est probablement l'un de ses meilleurs long-métrage, pouvait exercer davantage de contrôle sur un film à petit budget que sur un film de prestige...L'oeuvre s'inspire d'une authentique affaire de corruption municipale, qui commence par une série d'interviews de citoyens de Phoenix ou le cinéaste est allé tourné les extérieurs dans une très belle photographie en noir et blanc! Le trop méconnu troisième couteau John McIntire y trouve peut-être son plus beau rôle dans ce film inédit en France pour cause de violence! A réhabiliter de toute urgence...La lutte rude et brutale d’honnêtes citoyens démocrates contre la pègre qui fait régner la terreur à Phenix City depuis sa création. Tiré d’une histoire authentique, le film est d’une grande violence, on y voyait notamment des truands assassiner de sang froid une petite fille, fait rare dans l’histoire du cinéma américain. « Phenix city story » oppose également le pouvoir des urnes à celui de la force brute, c’est le combat de la civilisation face à la barbarie. La mise en scène de Karlson ne manque pas de punch, les bagarres sont sanglantes. Un des films préférés de Scorsese.Le film s’inspire de faits réels, l’assassinat de l’homme de loi Albert Patterson. Ce rapport au réel est revendiqué, et à priori il faut se méfier de ce genre d’effet d’annonce. The Phenix City Story s’inscrit dans la double veine du film noir documentaire et du film noir où la ville est un personnage à part entière. Le thème est celui de la corruption : comment une ville peut-elle se débarrasser de la domination d’un gang qui dans la foulée promeut le vice à tous les niveaux.



   


On connait cela depuis au moins La moisson rouge de Dashiell Hammett. Phenix est à cette époque une petite ville de garnison et cette affluence de soldats entraîne le développement de la prostitution, du jeu et des débits de boisson, ce qui est suffisant pour qu’un gang veuille s’emparer de la ville. Les Patterson après bien des hésitations vont se lancer dans la bagarre, à moitié parce qu’ils sont honnêtes, et à moitié parce que le gang s’en est pris à leurs amis. Les héros sont un père et un fils, tous les deux procureurs, qui vont s’organiser pour lutter contre la terreur qu’inspire le gang. C’est un thème qui a servi un grand nombre de fois aussi bien au western qu’au film noir. Mais ce qui est intéressant ici, ce n’est pas tant qu’on ait voulu donner un côté réaliste à l’affaire en introduisant dès le début des interviews de journalistes ou de témoins de cette affaire, c’est plutôt dans la manière dont la violence est mis en scène.Car en effet, c’est un des films noirs les plus violents qui aient été tournés à cette époque.


                  

Meurtres d’enfants, trucages des élections, tabassage des récalcitrants, tout y passe, mais c’est stylisé d’une telle manière que cela ressemble à La nuit des morts vivants. La campagne électorale est une succession de scènes de foules et de scènes de violence. Les bagarres sont filmées d’une manière réaliste et pas du tout comme dans certains westerns comme une joute sportive. On frappe pour tuer, le sang coule. Au passage on y apprend qu’à Phenix la dernière élection non truquée date de 1943 !L’autre aspect remarquable est que les méchants ne sont pas particulièrement antipathiques et différents des autres membres de la communauté, le chef du gang est d’ailleurs un bon gros commerçant nonchalant et débonnaire. Bien sûr il a des accès de colère, mais surtout il fait du business. De temps en temps il utilise des brutes épaisses pour faire avancer ses idées, mais le plus souvent il se tient à l’écart de la violence. Pourtant c’est bien lui qui met la ville en coupe réglée. La ville dans son ensemble est passive, il faut qu’on la secoue qu’on lui mette le nez dans sa débauche pour qu’elle consente à réagir, et encore, le père Patterson ne sera élu procureur que grâce à l’apport des voix de l’extérieur de la ville.(http://alexandreclement.eklablog.com/the-phenix-city-story-1955-phil-karlson-a114844904)


                 


Richard Dadier (Glenn Ford) débute sa carrière de professeur dans un établissement scolaire d’un quartier très défavorisé. Il ne parvient pas à contrôler les élèves de sa classe qui expriment leur mal être par un comportement constamment agressif et cynique. Toute sa vie en vient à ne plus tourner qu’autour de la confrontation avec les élèves : l'une de ses collègues subit une tentative de viol, et lui-même est roué de coups lorsqu’il intervient ; accablée par des lettres anonymes qu'elle reçoit chez elle, sa femme est hospitalisée alors qu'elle attend un enfant… Dadier parvient à se lier à un élève, Miller (Sidney Poitier) et peu à peu réussit à contenir la classe. Mais West, un voyou qui entraîne les autres à sa suite, ne l'entend pas de cette oreille et provoque le professeur en duel. Avec « Graine de violence », Richard Brooks signe moins un film sur le milieu scolaire qu'un portrait d'une violence profondément ancrée dans la société américaine. La sortant de ses carcans cinématographiques habituels (le film criminel ou de guerre, le western…) et l’ancrant dans une réalité sociologique, Brooks montre comment cette violence croît sur le racisme et la misère. Si le scénario épouse les caractéristiques classiques du drame social à la sauce Hollywood, Brooks parvient néanmoins à atteindre une certaine vérité sociale et humaine et à donner une véritable épaisseur à ses personnages, aidé en cela il est vrai par une interprétation exemplaire. Il signe une œuvre lucide sur le racisme intrinsèque de l’Amérique, bien moins manichéenne qu'on ne pourrait le supposer de prime abord. 



   
 

C’est ainsi que Dadier – héros droit et juste - ne parvient pas lui-même à complètement se départir de clichés sur la population noire tellement ceux-ci sont profondément ancrés dans la société américaine. Le monde des jeunes, comme celui des adultes, est complexe, tiraillé par des mouvements et des aspirations contradictoires. Richard Brooks mène son film sur un rythme soutenu, mélangeant brillamment mélodrame, action et suspense. Il écrit le scénario en écoutant en boucle « Rock Around the Clock », morceau qui pour lui saisit quelque chose de la jeunesse des 50's, et fait jouer les acteurs au rythme de la chanson de Bill Haley diffusée régulièrement sur le plateau. A sa sortie, le film est très mal reçu (et même interdit dans l'État de Géorgie) et Brooks est personnellement attaqué pour son prétendu antiaméricanisme.


                                


 Si l'on mesure à quel point le film avait un rôle important à jouer dans le paysage de l'Amérique des années 50, il conserve encore aujourd’hui beaucoup de sa force. « Blackboard Jungle » est un beau film qui porte la marque de son auteur, cinéaste idéaliste et sensible, une œuvre dont la sincérité et le courage en font un classique du cinéma social américain.Olivier Bitoun


Devenu un classique des films traitant de la délinquance juvénile, Graine de violence — dont le titre original, La Jungle du tableau noir, est nettement plus évocateur — s'ouvre sur le rock « fondateur » de Bill Haley. 


                                


« J'ai écouté chaque jourRock around the clock durant la préparation, raconta Richard Brooks, et quand on a commencé à tourner, je l'ai fait passer régulièrement sur le plateau, si bien que les gosses étaient imprégnés de ce rythme. »
Certains éléments (quelques dialogues et le rôle du drapeau américain dans la scène finale) paraîtront aujourd'hui un peu pompiers. Mais le propos est plus subtil qu'il n'y paraît — notamment quand Richard Brooks aborde les problèmes raciaux et les préjugés, que même un enseignant progressiste pouvait encore avoir dans les années 1950. Graine de violence souleva d'ailleurs un tollé à sa sortie : le réalisateur fut suspecté d'antiaméricanisme, tandis que son film fut carrément interdit dans l'Etat de Géorgie, où la mixité raciale n'était pas de mise à l'école. L'efficacité de la mise en scène et l'interprétation de Glenn Ford sont pour beaucoup dans le charme de ce film sincère, à la fois naïf et courageux.  Aurélien Ferenczi

3 commentaires:

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  2. "The Phenix City Story", encore un inédit qui a l'air sacrément interessant.Dommage !

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