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jeudi 1 décembre 2016

Peter Fonda

Fils du célèbre acteur Henry Fonda et frère de Jane Fonda, Peter Fonda est initié dès son plus jeune âge aux métiers du spectacle. Il fait ses études à l'Université d'Omaha, avant de rejoindre la troupe de théâtre de la faculté, avec laquelle il monte pour la première fois sur les planches dans Harvey. Il part ensuite à New York où il devient assistant au Cecilwood Theatre, avant de faire ses débuts à Broadway dans Blood, Sweat and Stanley Poole, en 1961. Il débute sa carrière au cinéma en tenant un petit rôle dans Les Vainqueurs de Carl Foreman. En 1966, il partage l'affiche des Anges sauvages avec Nancy Sinatra. Les années soixante, c'est aussi le règne des paradis artificiels, du non conformisme et des contestations. En 1969, il produit, co-scénarise et joue, sous la direction de son ami Dennis Hopper, dans le mythique Easy Rider, dans lequel il fume -pour de vrai- de la marijuana. Road movie emblématique de la génération Hippie, le film vaut à Peter Fonda une nomination à l'Oscar du Meilleur scénario original. En 1971, il exploite à nouveau le thème de l'errence dans sa première réalisation, L'homme sans frontière, un western où il se donne le premier rôle.Après ces succès, la carrière de l'acteur suit un parcours assez chaotique; ses apparitions sur les écrans se font plus rares. Il enchaîne les rôles secondaires, comme dans Open season (1974), Fighting Mad (1976) et Colère froide (1976). En 1996, Peter Fonda participe aux nouvelles aventures du personnage Snake Plissken dans Los Angeles 2013, avant d'incarner un homme tourmenté par la disparition de ses filles dans le remarqué Ulee's Gold. En 1998, il donne la réplique à Terence Stamp dans L' Anglais, derrière la caméra de Steven Soderbergh, qu'il retrouve en 2004 pour les besoins d'Ocean's 12.



                                 

La tête de Peter Fonda carbure au LSD dans "The Trip", un objet culte de Roger Corman qui reste historiquement intèressant en 2014! La chose essentielle pour le spectateur est de faire ici le vide, de se dètendre et de se laisser emporter par le courant! Ne rèsistez surtout pas! Si les mêmes phènomènes se reproduisent, ne craquez pas! Laissez vous aller jusqu'à la mort quoi qu'il arrive! Ça fait parti du « voyage » où les effets psychèdèliques sont garantis! Pendant le premier quart d'heure, on craint ingurgiter un cocktail d'extases qui se serait mal bonifiè avec le temps! Puis l'intrigue avance, et on ne dècroche pas! Ni action vèritable, ni gros rebondissement, ni psychologie: rien qu'un long trip! Peter Fonda travaille ici sans filet! il se joue du vide! Et ce vide fascine! Surtout lorsqu'il est prit d'hallucinations profondèment ancrèes dans son èpoque! Prèsence de Dennis Hopper ("Easy Rider" n'est plus très loin) et rôle très secondaire de la sublime Susan Strasberg! Cette bien nommèe Sally Froves n'est finalement qu'une dèesse mineure dans le panthèon cormanien...Même s'il n'est jamais aussi "tripant" que l'on espérait, ce film reste une expérience intéressante dans laquelle on est plongé dans le trip de Peter Fonda. Le film souffre d'un mauvais coup de vieux et d'une mise en scène franchement pas originale. De bons moments cependant mais Jack Nicholson reste meilleur acteur que scénariste.C’est parfaitement daté, avec son imagerie héritée en partie du folklore hippie (peace and love, communautés bizarres et gourou) et surtout dans la croyance aux vertus initiatiques de la drogue, mais ça se regarde tout de même avec beaucoup de plaisir.


   

Les séquences hallucinatoires restent étonnantes, et finalement envoûtantes, faites avec beaucoup d’invention. Un des films dont Corman est le plus fier et c’est réellement ce qu’il a fait de plus singulier. Il réutilise par moment des séquences de ses films d’épouvante dans un sens psychédélique. Les rois du cinéma bis, les Franco, les Rollin, ont continué dans la même voie.Le titre ne ment pas; ce film est effectivement un sacré trip ! L'expérience se veut plus visuelle que narrative, le spectateur se retrouve dans un univers fait de jeux de lumières, d'effets kaléidoscopiques, de paysages et de corps qui dansent et s'entrelacent. De nos jours, les effets visuels d'un tel film seraient réalisés à grands coups d'images de synthèse et le rendu paraîtrait radicalement différent.


                             


L'aspect "artisanal" de la réalisation colle justement bien avec la mentalité des années hippies et confère à ce film une réelle identité, tout comme son ambiance musicale ( vraiment excellente ! ). La manière dont le trip au LSD nous est présenté et la façon dont les protagonistes en parlent durant les scènes lucides ( donc hors-trip ) prouvent bien que les personnes ayant participé à ce film connaissaient leur sujet... Ça fait plaisir de voir une équipe aussi engagée ! :) Il manque pourtant ce petit quelque chose en plus qui aurait pu faire la différence; peut-être qu'il aurait fallu travailler les effets psychédéliques en osant partir plus dans l'abstrait... On se croirait souvent dans un rêve plutôt que dans un délire hallucinogène, et ce sont alors les dialogues qui servent à décrire au mieux le panel de sensations... Le film parvient à nous faire décoller, mais il aurait pu nous emmener plus haut... À voir, au moins pour essayer !


                                


L'intrusion de l'inexplicable dans le quotidien est l'une des bases du cinéma fantastique et d'horreur des années 70, que cette intrusion soit surnaturelle ("Rosemary's Baby", "L'Exorciste", "The Car"...) ou non ("Jaws", "Duel", "La Colline a des yeux"...). Jack Starrett, en vieux routier de la série B ("Cleopatra Jones" et surtout le cultisme "Nam's Angels" / "Les machines du Diable"), utilise ici cette intrusion comme postulat de départ de son film qu'il divise en deux parties complémentaires. La première, la plus longue, est plus axée sur le suspense, et joue constamment avec les nerfs des malheureux protagonistes (et des spectateurs consentants), en instaurant une véritable ambiance de paranoïa. Le script fort habile n'est pas avare en séquences chocs, qu'il répartit de manière métronome : la mort du chien, les serpents cachés dans la caravane, le comportement de certains autochtones... Le tout appuyé par la superbe et inquiétante partition musicale de Leonard Rosenman (le générique me donne à chaque fois des frissons). Mais le film est avant tout une honnête série B d'action, et la deuxième partie laisse enfin éclater une violence plus graphique. En effet, les agresseurs se matérialisent enfin pour se lancer aux trousses des héros dans une meute de véhicules ; le petit groupe se défendra vaillamment à coups de calibre 12. C'est dans cette partie qu'intervient la fameuse course poursuite ponctuée de nombreuses et spectaculaires cascades (pour l'époque !), dont une scène qui fait toujours son petit effet même à notre époque, c'est-à-dire une voiture qui effectue plusieurs tonneaux à pleine vitesse.


   


Si certains aspects du film ont pris un coup de vieux, notamment la manière très seventies de représenter les adorateurs de Satan (quoique la légende prétend que les figurants de la secte étaient de vrais pratiquants), le film demeure un fleuron de la série B des années 70. Une œuvre qui fait l'unanimité parmi tous ceux qui ont eu la chance de la voir, grâce à un scénario linéaire mais efficace et une réalisation impeccable. Si le film est distribué par un grand studio (Fox) il n'en demeure pas moins un véritable film d'exploitation, comme le prouve son générique qui regroupe quelques noms célèbres à l'époque dans le milieu de la série B. Le producteur Paul Maslansky, qui fut le réalisateur du méconnu "Sugar Hill", un film de zombies version blaxploitation dans les années 70, produisit plusieurs films d'exploitation comme "Damnation Alley", "Ruckus", "Circle of Iron", avant de faire fortune avec la série des "Police Academy".


                 

Les scénaristes ne sont autres que le duo infernal constitué du producteur Wes Bishop (qui fait une apparition dans le film) et du réalisateur Lee Frost, deux énergumènes responsables de quelques joyeusetés comme "Black Gestapo", "The Thing with two heads", "The Scavengers" ou encore "Love Camp 7". Soulignons aussi qu'une grande partie de l'efficacité du film vient de la qualité de son casting. En effet, le duo Peter Fonda ("Easy Rider" ça vous dit quelque chose ?) et Warren Oates (un habitué de Peckinpah) fonctionne à merveille. Tandis que Loretta Swit (les fameuses "Lèvres en Feu" de "Mash") et Lara Parker (actrice de télévision apparue dans une cinquantaine de séries) interprètent avec conviction les deux épouses des héros.(http://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/878-course-contre-lenfer)

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