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mardi 13 décembre 2016

Forrest Tucker

Un très grand acteur aux traits marqués, épaules larges, il semble qu'il soit né pour les western. C'est dans ce genre qu'il sera le plus prolifique et il fera ses débuts dans le genre dans le pas moindre The westerner aux côtés de Gary Cooper, pour un acteur débutant c'était pas mal quand l'on sais aussi que le réalisateur n'était autre que William Wyler. Après ce western, de très nombreux western vont suivre de la série "b" pour la pluspart, mais nous nous en félicitons pour notre plaisir des yeux. Dans sa filmographie, certains western seront connus du grand public et d'autres beaucoup moins à retenir Pony express 1953 ou il joue un "Wild Bill Hickock" sympathique puis dans Buggle in the afternoon sergent de l'us cavalery. Mais le plus intéressant est Fusillade à Tucson où, il est le frère ennemi de Mark Stevens. Sur la fin il fut un truculent "trappeur" dans le très mystèrieux Barquero de Gordon Douglas. Il terminera avec Chisum. Il tourna beaucoup pour Joe Kane dont le très intéressant The vanishing american servit par un scénario d'Alan Le May.(http://profil.westernmovies.fr/act/tucker.php)


                 

LE SENTIER DE L’ENFER Warpath 1951 USA de Byron Haskin Byron Haskin est-il un bon cinéaste et ses films sont -ils des œuvres inoubliables. Durant cette décennie la concurrence est rude pour ce genre et ses westerns se suivent et se ressemblent malheureusement. John Vickers (Edmond O'Brien) arrivé en ville croise le pistolet avec in inconnu à qui il reproche le meurtre de sa fiancée ourdi avec deux complices Morisson et Bligh qui, il l’apprendra de la bouche du mourant sont à la fameuse 7e Cavalerie. Vickers va se rendre dans le Nord Dakota pour s’enrôler. Sur son chemin il défendra de la muflerie d’un soldat le sergent O'Hara, (Forrest Tucker) la belle Molly Quade (Polly Bergen) fille du cantinier du fort sans savoir que cette double rencontre sera capitale pour sa recherche. Que peut -on reprocher à ce film qui n’a pas emporté notre adhésion ; primo les incohérences du scénario qui ne grandissent point le film : Vickers se demande pourquoi son supérieur lui tire dessus après une rencontre musclée avec les indiens, un soldat gradé et célèbre passer comme simple soldat auparavant sa promotion, deuxio sa lenteur, son côté brouillon et sa mise en scène hasardeuse. Entre la peinture d’un régiment illustre et le désir de vengeance les auteurs ne savent pas où donner de l’intérêt et le manque de souffle point. Même le contexte historique est peu fouillé avec pourtant cette image d’un Custer assez vindicatif envers les indiens présentés comme guerroyeurs et une bataille connue Little Big Horn non montrée Le scénariste Frank Gruber aux personnages peu touffus n’est pas taillé pour ce projet ambitieux. Il participera à quelques westerns pour Randolph Scott (Fighting Man of the Plains (1949) de Edwin L. Marin Rage at Dawn (1955) Les rôdeurs de l'aube de Tim Whelan) qui ne sont pas ses meilleurs et travaillera pour des réalisateurs de seconde zone (George Archainbaud-- Lesley Selander -- Edwin L. Marin -- )


           


L’homme est plutôt réputé pour ses romans policiers (Monnaie de singe, Genève, Ditis,Détective-club Suisse no 97, 1953 ;-- Charles Erb a disparu J'ai lu police no 100, 1969) et comme ses confrères Horace McCoy, Steve Fisher participera à ce genre Il reste quelques plans intéressants, une bataille impressionnante avec une multitude de figurants et une interprétation solide. Nous retrouvons quelques acteurs fordiens comme Harry Carey Jr.( 1948 : Le Fils du désert (3 Godfathers) :-- 1950 : Rio Grande -- 1950 : Le Convoi des braves (Wagon Master) : -) Paul Fix (1936 : Je n'ai pas tué Lincoln (The Prisoner of Shark Island)-- 1949 : La Charge héroïque (She Wore a Yellow Ribbon), deJohn Ford -- 1952 : What Price Glory) et (1935 :Toute la ville en parle (The Whole Town's Talking) -- 1958 : La Dernière Fanfare(The Last Hurrah) -)


                   

 Byron Haskin ex directeur de la photo et responsable d’effets spéciaux tournera d’autres westerns ( Silver City (1951) -- Denver and Rio Grande (1952)toujours signés Frank Gruber et joués par Edmond O'Brien- on peut craindre la même déception ---The First Texan (1956)--) mais il semble avoir eu la main plus heureuse avec les films d’aventures ou de science fiction (1953 : La Guerre des mondes (The War of the Worlds) 1955 : La Conquête de l'espace (Conquest of Space)-- 1958 : De la Terre à la Lune (From the Earth to the Moon) -- 1968 : La Guerre des cerveaux (The Power) Edmond O'Brien sera présent dans de nombreux westerns mais les aficionados le sacreront avec son rôle de vieux râleur et compagnon de route de bandits dans The Wild Bunch (1969) et dans de nombreux polars dont les superbes en 1947 : Les Démons de la liberté (Brute Force) :Inmate--1949 : L'enfer est à lui(White Heat) :Vic Pardo / Hank Fallon et le bon copié et imité plusieurs fois : Mort à l'arrivée(D.O.A.) 1950.(http://rogerchemouni.centerblog.net/6558979-659le-sentier-de-l-enfer-1951-byron-haskin)


                

On a tant médit de Andrew Mc.Laglen que le profane risque de penser que la vision d'un seul de ses films va le plonger dans un abîme d'ennui et de psychologie à bon marché. Chisum ne va certainement pas réconcilier les fins critiques qui traînent McLaglen dans la boue depuis un demi siècle. En revanche, il ravira ceux qui ont toujours admiré le travail solide de L'auteur de Bandolero ou des Prairies de l'honneur, son sens de l'humour, parfois pesant mais jamais vulgaire (Le Grand Mac Lintock) et son goût pour les belles scènes d'action, bref tous ceux qui aiment les bons westerns, simples (mais non simplistes), colorés voire truculents, et mouvementés. L'histoire n'a, en vérité, pas grande importance. Wayne y incarne, une fois de plus, un redresseur de torts, ici, un grand propriétaire terrien qui entre en lutte contre des fonctionnaires corrompus et des hommes d'affaires véreux, en particulier Forrest Tucker qui campe une remarquable silouhette de "méchant". On y croise également des personnages historiques, notamment Billy le Kid sur lequel d'ailleurs McLaglen ne s'attarde pas, se contentant de nous indiquer qu'il s'agit d'un garçon au sang chaud mais pas foncièrement mauvais. Le réalisateur s'intéresse d'avantage à l'histoire qui est particulièrement bien enlevée et qui se termine par une extraordinaire bagarre aux poings entre Wayne et Tucker, comme on n'en avait pas vu depuis Mac Lintock ou Le grand Sam. Tout cela fait quand même pas mal de qualités pour un réalisateur qui passe pour un médiocre !!!Western sympathique qui est presque devenu un classique des films de John Wayne et même des westerns en général.Ce John Wayne!On ne peut pas dire qu'il joue vraiment bien mais il a une telle présence, un tel charisme qu'il peut largement porter un film tout entier sur ses épaules, chose qu'il ne fait pas ici car dire que "Chisum" se repose uniquement sur John Wayne serait rabaisser ce film.


   

C'est du classique avec des grands noms tel que Billy the Kid.Les scènes d'action sont bien faites et la scène de fin reste un modèle du genre.Le problême c'est que ce n'est pas un western spaghettis et pour moi, ces westerns restent quand même un cran au-dessus de tous les autres.Pourquoi?Et bien tout simplement, les westerns spaghettis sont plus fort émotionnelement car j'ai trouvé que "Chisum" était, malgré ses belles batailles et son histoire plutôt intéressante, un peu trop fade, on ne ressent rien, on est là pour voir des mecs se faire tuer et rien d'autre alors que dans les films de Leone ou même le très bon "Impitoyable" d'Eastwood, on remarque une force émotionnel puissante dans les personnages totalement absente dans "Chisum".Mais c'est le seul point noir de ce très bon western qui nous permet tout simplement de revoir cette figure légendaire du cinéma qu'était Mr John Wayne.Ah ! Ça fait plaisir ! Un western américain de cette qualité là c’est suffisamment rare pour être apprécié ! Dirigé par des mains de maître les acteurs livrent tous une interprétation sans fausses notes, Wayne en tête, même si son personnage n'est pas moins intéressant que la multitude que nous offre le films.


               
                   


Car il y en a des personnages, et tous bien développés, ayant tous leur intérêt et leur utilité, notamment le Kid, source de l'action du film ( notamment d'une fusillade extrêmement réussie ). Niveau paysage également on est pas déçu, les classiques plaines désertiques étant toujours le théâtre d'affrontements. Mais c'est surtout grâce à sa narration que "Chisum" retiens l'attention, non pas que l'histoire n'y soit pour rien, mais soyons honnêtes, elle n'a rien d'original si ce n'est l'apparition de personnages historiques tels que Pat Garret ou Billy The Kid. Alternant donc action, humour, péripéties et amourette ( qui en revanche, soit dit en passant n'est pas spécialement biens construite ), "Chisum" se révèle être une très bon divertissement et l'un des grands westerns de la carrière de John Wayne. On sera également heureux de l'absence d'un manichéisme ( si tel était le cas un bandit n'aurait pas fait parti du camp des gentils) quasi inévitable dans ce genre de films. Bref, une réussite !(Allociné)

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