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dimanche 4 décembre 2016

Byron Haskin

Depuis la fin des années 1920 Haskin a commencé comme un directeur de Warner Brothers pour travailler et était, après un voyage en Angleterre, chef du département des effets spéciaux à Warner Brothers . Haskins développé pour 50 films à effets spéciaux, ainsi que, en 1944 pour la comédie noire « Arsenic et vieilles dentelles " ( Arsenic and Old Lace ) avec Cary Grant, Raymond Massey et Peter Lorre. Pour Walt Disney, il a été directeur de la première adaptation de son studio live-action, le film L'île au trésor ( trésor Islande , 1950) avec Bobby Driscoll comme Jim Hawkins, et Robert Newton que Long John Silver . Un an plus tard, était pour lui Lex Barker comme Tarzan à la caméra en péril de Tarzan (1951 ) . 1954 a été une fois de plus Robert Newton que Long John Silver devant sa caméra dans la poursuite d'un film Treasure Island Long John Silver . Le portrait de Newton d'un pirate avec un accent irlandais est dit avoir été le modèle de conversation pour d'innombrables acteurs dans des rôles de pirates. Milieu des années 1950 Haskin a commencé une collaboration fructueuse avec le producteur George Pal . Pour lui, il a créé le classique de science-fiction La guerre des mondes ( La Guerre des Mondes , 1953) à la suite de la présentation de HG Le livre de Wells La guerre des mondes.


                  

Byron Haskin qui démarra sa carrière assez peu prolifique au temps du muet est surtout connu pour ses films d'aventures et de pirates avec notamment une version de "L'île au trésor" produite par les studios Disney restée fameuse pour l'interprétation de Robert Newton. Un an avant d'entamer cette version il commet un film noir assez complexe qui se veut le portrait d'une veuve noire comme jamais on en avait vu au cinéma. Dans la perversité Lizbeth Scott parvient à dépasser la référence en la matière incarnée par Barbara Stanwick dans "Assurance sur la mort". Présentée en première approche comme une femme soumise tout aux petits soins pour son mari, la tigresse se révèle aussitôt que par erreur une mallette pleine de dollars est jeté dans la voiture du couple au retour d'un repas chez des amis. La méche allumée, plus rien ne va retenir Jane Palmer qui parvient à duper tout son monde grâce à son charme vénéneux. Elle en usera jusqu'au bout préférant mourir que d'abandonner son magot chèrement gagné. Le scénario est parsemé d'invraisemblances hardies à tel point qu'on le croirait écrit par 4 ou 5 auteurs qui ne se sont jamais rencontrées pour assurer la cohérence de l'ensemble comme le dit si bien Yves Boisset dans les bonus du DVD. C'est donc Lizbeth Scott complètement investie qui occupe totalement l'écran pour nous faire accepter les transitions bancales et les rebondissements hasardeux. Elle est fort bien secondée par Don Duryea et Arthur Kennedy. S'il ne peut bien sûr prétendre au statut de chef d'œuvre, "la tigresse" ne dépare pas un genre qui en 1949 entame tout jute sa période de déclin aux Etats-Unis.J'ai décidément la main heureuse dernièrement dans les petits noirs que j'exhume. Certes, je suis un grand fan de Lizabeth Scott et la donzelle a beau se faire boudeuse dès la scène d'ouverture - elle n'a point envie d'aller à une soirée avec son mari, c'est quelque chose que je peux easily comprendre -, la chtite garde toute son aura de jeune femme adorable.


   


C'est ce qu'on appelle se mettre le doigt dans l’œil jusqu'à l'épaule tant la Lizabeth va se révéler au fur et à mesure la pire des pires des garces vénales. Dévastatrice et éminemment fatale... Tout ce que j'aime... La Lizabeth et son mari entrent par hasard en possession d'un sac contenant 60.000 dollars. Bien sûr il faudrait les rendre à la police. Bon et puis d'un autre côté po vu po pris... Ouais mais bon cela n'est pas très sain quand même. Écoute, mettons cet argent à l'abri et donnons-nous le temps de réfléchir. Cool. Quand, dès le lendemain, on voit la Lizabeth revenir du shopping avec une fourrure, on se dit que, sur cette action, son mari a été un peu léger. Ouais, plus qu'une plume, surtout quand on voit la Belle embrassait le premier gars qui se pointe chez elle pour récupérer l'argent. Un baiser pour garder la face, un baiser de Judas ? On est encore loin du compte... On pense après ces séquences d'ouverture trépidantes que les choses vont se tasser pour un temps. Tu parles, à partir de là, ce sera le véritable défilé dans l'appart : un grand escogriffe qui aime à se la jouer menaçante (l'excellent Dan Duryea : il surnomme d'entrée de jeu la Lizabeth "Tiger", il n'a pas encore vu la taille de ses griffes),  la sœur du mari de Lizabeth qui s'inquiète de la disparition de son frère (la plante Kristine Miller qui envoie du bois), un soi-disant ami du mari (Don DeFore, terriblement ambigu derrière son petit sourire et son calme apparent), un flic alerté pour mener l'enquête...


                  

Tout ce petit monde se croise à l'envi dans l'appart de la Lizabeth dans une sorte de ballet où l'on ne sait finalement plus très bien qui surveille qui et qui va parvenir le mieux à tirer son épingle du jeu. On est tout de même prêt à parier sur notre héroïne qui avec ses allures d'ange se révèle rapidement aussi machiavélique qu'un tueur en série. On a notre lot de coups de théâtre dramatiques (l'évanouissement de la Lizabeth...), de romance (mais bizarrement pas au niveau des personnages principaux : ça aussi c'est bien vu), de menaces (avec un gun pointé ou lors de cette scène terrible où Dan Duryea s'avance vers la Lizabeth pour la prendre de force - quitte à mourir à cause d'elle, le gars se dit qu'il serait bête de ne pas prendre une ptite avance... La tension est affreuse et la Lizabeth de finir par céder gentiment : c'est là qu'on se dit qu'elle est vraiment prête à tout pour la thune...) et bien sûr de crimes (assassinat, empoisonnement...). Jusqu'à la dernière séquence Byron Haskin parvient à faire rebondir sa trame qui n'a décidément pas un poil de gras et on applaudit à deux mains lorsque le couperet final tombe. De la bien belle ouvrage qui mériterait amplement un petit lifting au niveau de l'image. Maintenant je lance des idées en l'air... Si jamais Criterion veut m'employer pour effacer image par image chaque rayure... Cela le mérite, foi de noirophile.(http://shangols.canalblog.com/archives/2011/12/28/23060348.html)


                  

La première mission d’exploration de la planète Mars tourne en catastrophe quand le module d’atterrissage du Mars Gravity Probe 1 s’écrase sur le sol martien. Seul rescapé, le commandant Draper se retrouve échoué sur le sol martien avec pour seule compagnie Mona, un petit singe espiègle. Le naufragé de l’espace va alors engager un véritable combat pour sa survie sur une planète où l’air, l’eau et sa nourriture sont rares et lutter contre les affres de la solitude. Quand, un jour, des astronefs aliens apparaissent dans le ciel martien... Tourné en 1964 dans les zones désertiques de La vallée de la mort, Robinson Crusoé sur Mars est une transposition SF du grand classique de la littérature britannique écrit par Daniel Defoe (paru en 1719). Le film, produit par la Aubrey Schenck Productions (Voodoo Woman), est réalisé par Byron Haskin, un talentueux artisan auquel on doit des oeuvres qui ont fait le bonheur des spectateurs adeptes de La dernière séance comme, par exemple, L’île au trésor, La Guerre des mondes et Quand la Marabunta gronde. Il est également intéressant de savoir que cette adaptation de Robinson Crusoé est le troisième film traitant de la conquête spatiale réalisé par Byron Haskin. On lui doit en effet La Conquête de l'Espace (1955) et une autre adaptation romanesque, de Jules Verne cette fois, avec De la terre à la lune (1958).Pour ce qui est de l’immersion, Byron Haskin surfe sur la mode de l’époque et nous propose la vision très fantaisiste d’une planète Mars à l’atmosphère respirable, une version inhospitalière et rougeâtre de notre bonne vieille Terre.


   


Pour ce faire, le cinéaste met en application toute sa maîtrise en matière de matte painting (avant d’être un réalisateur, Byron Haskin est un spécialistes des effets spéciaux visuels) et parvient à nous offrir la vue d’un paysage dégageant un agréable charme vintage. Graphiquement, Robinson Crusoé sur Mars est donc un spectacle pictural plutôt agréable qui, par son aspect statique, génère de plus une ambiance de tristesse et de solitude. On peut toutefois regretter que cette atmosphère générale, fruit d’une photographie bien calibrée, soit régulièrement mise à mal par quelques plans d’effets spéciaux particulièrement cheap, comme ces répétitifs et cartoonesques inserts de vaisseaux aliens (dont le design est récupéré sur ceux de La guerre des mondes). En fait, plus que par son perfectible aspect technique (un niveau d’imperfection excusable et finalement assez séduisant pour tous les amateurs de b-movies), le film de Byron Haskin souffre du peu de ressort de son scénario et du manque d’efficacité de son interprète principal.


                  

Dans le fond, cette adaptation n’apporte strictement rien de plus que le texte originel et, pis encore, voit disparaître une grande partie de sa thématique humaniste lors de du développement des rapports entre Draper et l’esclave extra-terrestre (comme dans le texte original, le naufragé va rencontrer un «indigène» en fuite). Il en ressort une relation à l’évolution vraiment peu captivante, car trop classique et manquant de force dramatique. Dans le même registre, Wolfgang Petersen, dans son Enemy, avait fait beaucoup mieux.A cela s’ajoute la pauvreté de jeu de Paul Mantee. Quand l’on se remet en mémoire l’exceptionnelle performance de Tom Hanks dans Seul au monde, l’on souffre de constater que les deux comédiens ne sont pas seulement éloignés l’un de l’autre par leurs époques respectives, mais aussi par leurs capacités dramatiques. De plus, force est de signaler que Victor Lundin, complètement inexpressif dans le rôle de Vendredi, n’est guère plus convaincant, ce qui, avouons-le, amène au final un traitement dramatique des plus ternes.(http://www.scifi-universe.com/critiques/6865/robinson-crusoe-sur-mars)

5 commentaires:

  1. https://archive.org/download/TooLateForTears/Too_Late_for_Tears_1949.mp4
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    (Liens Passion Repack)

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  2. Excellent autant qu'instructif, comme toujours, d'autant que je ne savais pas que Robinson était allé sur Mars ! Bravo à toi, ainsi qu'à Passion repack pour les liens !

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    1. Merci , dommage : pas de sous titres pour la tigresse ...

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  3. Hello Corto
    Oui, dommage pour la tigresse, j'y ai presque cru un moment a ces ST !

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    1. Désolé , pas moyen de bricoler un truc avec la version Youtube ?

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