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dimanche 18 décembre 2016

Abraham Sofaer

Abraham Sofaer est un acteur américain né le 1er octobre 1896 à Rangoon (Inde britannique - aujourd'hui Birmanie).Il  commence sa carrière d'acteur sur la scène de Londres en 1921, et bientôt alterne entre Londres et Broadway . Dans les années 1930, il apparait donc dans des films britanniques et américains. Parmi ses performances les plus célèbres :   le double rôle du juge et chirurgien de Powell et Pressburger de "A Matter of Life and Death (1946)" et Saint - Paul  dans "Quo Vadis" (1951). Il  apparaît à la télévision dès ses débuts ainsi qu' à la radio. Bien que ses apparitions au cinéma diminuent dans les années 1950, il continue les seconds rôles   sur des douzaines de séries américaines  de télévision pendant les années 1960. Il   fait ainsi trois apparitions dans Perry Mason ,   et sa prête sa voix  dans deux épisodes de Star Trek . D'autres apparitions dans Gunsmoke , The Twilight Zone , Daniel Boone , Lost In Space et The Outer Limits . Mieux connu pour son rôle récurrent de Hadji, le maître de tous les genies , dans I Dream of Jeannie et dans le rôle du Swami qui conseille Peter Tork dans la scène du Sauna dans The Monkees ,film de 1968.Il décéde le 21 janvier 1988 à Woodland Hills (Los Angeles).(Wiki)



                

Beau film d'aventures que cet Elephant Walk qui constitue un des derniers films américain de Dieterle avant son retour en Europe. A l'origine le projet est destiné au couple Laurence Olivier/Vivien Leigh mais Olivier accaparé par d'autres projets s'efface rapidement (finalement remplacé par Peter Finch) tandis que son épouse assaillies par ses troubles bipolaires se voit contraintes d'abandonner le tournage déjà entamé. Elizabeth Taylor qui avait dû abandonner le rôle pour cause de grossesse peut finalement après son accouchement jouer dans le film. Plusieurs plans larges filmés avec Vivien Leigh ont néanmoins été conservés dans le montage final. Adapté d'un roman de Robert Standish, La Piste des éléphants apparaît finalement comme une étonnante variation exotique de Rebecca (ce qui peut expliquer le désistement de Laurence Olivier au vu des rôles très proches) avec une intrigue et des rebondissements très proches même si Dieterle confère une identité propre à son film. La jeune anglaise Ruth (Elizabeth Taylor) suite à un coup de foudre et un mariage éclair avec le producteur de thé John Wiley (Peter Finch) s'envole donc pour sa plantation à Ceylan. Seulement une fois sur place une ombre se place entre elle et son époux, celle du vénéré et tyrannique ancien chef du domaine, son père Tom Wiley. De manière symbolique sa tombe trône face à la maison comme s'il dirigeait encore les lieux depuis l'au-delà et chacune des règles de vie qu'il a instaurée sont rigoureusement respectée au détriment de la nouvelle maîtresse de maison. Le script se dote même d'un équivalent local à Mrs Danvers avec le domestique Appuhamy (Abraham Sofaer) qui chéri le souvenir du disparu en conservant intacte sa chambre tel un autel et qui s'adresse à sa tombe tous les matins. Parallèlement à cette présence invisible s'en trouve une plus concrète avec des éléphants harcelant le domaine bâti comme un défi à la nature sur le parcours où les bêtes allaient s'abreuver en eau. Tandis que les passions humaines se déchaînent, les cris des éléphants incessant dans la bande son et les nombreuses séquences voyant leur menace se rapprocher instaure donc une atmosphère pesante et trouble. Elizabeth Taylor est formidable de détermination et de fragilité et dégage une sensualité d'autant plus forte du fait d'être la seule présence féminine dans cet univers machiste.


   

Peter Finch est excellent également dans sa schizophrénie où le respect de la mémoire du défunt se dispute à l'amour pour son épouse et délivre une prestation habitée. Dana Andrews qui vient compléter le triangle amoureux en contremaître compréhensif est correct mais ne dégage pas la même intensité. Dieterle délivre une mise en scène impressionnante et immersive où on découvre de superbes vues des paysages de Ceylan, le travail sur la photo de Loyal Griggs et les cadrages prolongeant cette atmosphère trouble et évitant le piège de la carte postale.



                              

Le clou du film avec l'assaut destructeur des éléphants demeure un morceau de bravoure sacrément impressionnant. Le décor ploie sous les ruades des pachydermes dans un enfer de gravats et de flammes purificateur filmé de manière virtuose par Dieterle. Un grand moment de cinéma (là aussi répondant à la conclusion de Rebecca où la destruction est synonyme de retrouvaille et de renouveau) qui sous la violence ouvre au contraire un nouvel avenir à ses personnages. Source : http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2011/10/la-piste-des-elephants-elephant-walk.html



               


Ancien spécialiste de l’animation en stop-motion et réalisateur, George Pal a offert aux 50’s, en tant que producteur, ses plus belles pièces en matière de science-fiction. A l’origine du Choc des mondes et de La Guerre des mondes, Pal s’écarte quelque peu du genre pour Quand la Marabunta gronde, pur film de jungle réalisé par Byron Haskin déjà derrière la caméra pour La Guerre des mondes un an plus tôt.
Joanna, beauté hors pair, quitte la Nouvelle-Orléans pour la forêt amazonienne où elle doit rencontre lord Leningen, l’homme qu’elle vient d’épouser par procuration. Celui-ci possède une des plus importantes plantations de la région et règne en maître sur de vastes territoires sauvages. La confrontation entre les époux est glaciale, Leningen ne supportant pas que sa promise ait appartenu auparavant à un autre homme. Mais leurs préoccupations quotidiennes sont bientôt bouleversées par l’imminence d’un terrible danger : des milliers de fourmis se bousculent à la porte des plantations et risquent de tout détruire sur leur passage…
Au lendemain de l’adaptation du plus célèbre des romans de SF, Haskin et Pal délaissent le faste des effets spéciaux et chevauchent un projet financièrement plus humble. Libre transposition de la nouvelle Leningen vs the Ants de Carl Stephenson, le métrage n’en reprend les grandes lignes (la lutte entre Leningen et les fourmis) que lors de son dernier tiers et conte dans un premier temps les amourettes houleuses entre deux êtres issus de mondes différents. 



   

Véritable « choc des mondes », Quand la Marabunta gronde oppose continuellement deux modèles de vie en mettant en exergue les échanges tumultueux des deux époux. Lord Lenningen (Charlton Heston), endurci par un travail de longue haleine et les délicats principes d’une loi de la jungle très contraignante entre constamment en collision avec la douce et sublime Joanna (Eleanor Parker) aux préoccupations plus éthérées. Loin de s’enfoncer dans la peinture sociologique qui deviendra l’apanage principal des « jungle holocaust » des 80’s, le métrage s’appuie plutôt sur une esquisse acerbe des rapports homme-femme et des relations entre le monde occidental et celui des sauvages. Guère passionnante, la « guerre des sexes » laisse bientôt place à celle, plus attrayante, qui oppose l’homme à la bête. 


                               

En l’occurrence, ce sont des milliers de fourmis organisées qui se déversent sur les remparts humains et rappellent ainsi aux domestiqueurs que la nature est capable de reprendre ses droits. Peu utilisées durant la décennie, les invasions animalières (fussent-ils dotés de 6 ou 8 pattes) se voient généralement reléguées au gigantisme post-atomique dont les plus célèbres exemples sont Des monstres attaquent la ville et Tarantula. La menace conserve pour l’heure sa taille normale et effraie à l’inverse par l’ampleur kilométrique qu’elle représente et la virulence de ses invasions. Ce qui donne lieu à quelques séquences impressionnantes (malheureusement trop rares), plutôt bien réussies, que viennent gâter de temps en temps des stock-shots qui ne font pas illusion. Source : http://www.cinemafantastique.net/Quand-la-Marabunta-gronde.html

3 commentaires:

  1. http://dfiles.eu/files/x9nzwadvh
    https://pnmdawq32u.1fichier.com/

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  2. Programmation "exotique" bienvenue, voila qui va nous changer du gros bonhomme rouge et de ses satanées bestioles !
    En plus jamais vu ce 'la piste des éléphants"
    Merci Corto et belles fêtes de fin d'années.

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    1. Un casting de rêve sur la piste , on ne peut qu'aimer ces Eléphants , bonnes fêtes à toi aussi ,Radis !!

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