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mercredi 2 novembre 2016

Van Doude

Van Doude, nom de scène de Doude van Herwijnen, né le 28 mai 1926 à Haarlem (Pays-Bas), est un acteur néerlandais.1949 : Mission à Tanger d'André Hunebelle : un client du cabaret 1951 : Paris chante toujours de Pierre Montazel 1956 : Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy : non crédité 1957 : Ariane (Love in the Afternoon) de Billy Wilder : Michel 1957 : Pot-Bouille de Julien Duvivier : Hector Trublot 1958 : Maxime d'Henri Verneuil : Marcel 1959 : Le Signe du Lion d'Éric Rohmer : Jean-François Santeuil 1960 : À bout de souffle de Jean-Luc Godard : Van Doude (son propre personnage), le journaliste américain 1960 : Liberty Bar de Jean-Marie Coldefy TV 1960 : Drame dans un miroir (Crack in the Mirror) de Richard Fleischer : le stagiaire 1961 : Le Président d'Henri Verneuil : un journaliste anglais 1962 : Le Procès d'Orson Welles 1964 : Une ravissante idiote d'Édouard Molinaro : le policier au barrage 1964 : Mata Hari de Jean-Louis Richard : un policier à la sortie de la banque 1966 : La Curée de Roger Vadim : un invité (non crédité) 1966 : La Danse du héron de Fons Rademakers : Paul 1966 : La Fantastique histoire vraie d'Eddie Chapman (Triple Cross) de Terence Young : un officier du complot 1967 : Le Désordre à vingt ans, documentaire de Jacques Baratier : lui-même 1968 : La mariée était en noir de François Truffaut : l'inspecteur 1968 : Je t'aime, je t'aime d'Alain Resnais : Jan Rouffer, chef du centre 1969 : Z de Costa-Gavras : le directeur de l'hôpital .(Wiki)



                 

Le premier long métrage de Rohmer est déjà un chef-d’œuvre de maîtrise, de poésie, de réflexion philosophique et de cinéma tout court. Un homme, artiste bohème, perd peu à peu tout ce qui représente son insertion au monde des humains. Avec son pantalon tâché de graisse, il se met alors à errer, tel les premiers hommes, en quête de moyens de survivre, errance superbement filmée dans un Paris estival et impitoyable, où de longs travellings le voient côtoyer toute une humanité indifférente qui ne pense qu’à se distraire. Réduit à l’état de pauvre clochard ridicule, objet de dérision, il ne perdra pourtant jamais sa dignité ni sa confiance en sa (mauvaise) étoile, celle qui l’a fait naître sous le signe du Lion « le signe le plus noble », comme il le dit au début, alors qu’il se croit riche. Et puis arrive le 22 août, le soleil sort ce jour-là du signe du Lion pour entrer dans celui de la Vierge, et le film, qui suit la trame astrologique, va basculer à nouveau : il hérite finalement d’une immense fortune dans une pirouette ironique du destin qui fait de lui l’homme le plus recherché de Paris. C’est en jouant à la terrasse d’un café sa musique (incomprise car trop avant-gardiste par la foule stupide) qu’il sera reconnu et ramené dans le monde social, trônant dans une décapotable, proclamant sa bonne fortune… Et le tout dernier plan resitue le propos dans l’univers immense des constellations à travers ces quelques bouts de laine figurant l’un d’entre elles. C’est une magnifique parabole de la grandeur et de la petitesse tout à la fois de l’être humain, filmée de main de maître avec une finesse et une sensibilité prodigieuses, par un Rohmer déjà au sommet de son art .


   

Jess Hahn se montre monumental de bout en bout. C’est également un des tout principaux manifestes de la Nouvelle vague (on y trouve en clin d’œil Jean-Luc Godard qui repasse inlassablement un passage musical sur un électrophone) et un film clé à classer aux côtés de À bout de souffle et Bob le flambeur comme un phare d’un cinéma de liberté, indépendant jusqu’au bout de sa pensée créatrice.Le lion rugit sous une nuit sans étoile, les astres de l'indolence luisant au fond de ses yeux, dilapidant une fortune qu'il ne possède pas.. Costume taché, symbole de son errance sans fin dans cette ville agressive, ce Paris oppressant, les foules contre son corps, les femmes contre son coeur, le roi des animaux rumine, perdu dans son immense cage aux barreaux sculptés dans le bois Paresse. Milles occasions s'offrent à lui, mais il est trop pataud pour les saisir, borné dans son inexistence, à la fois timide et rayonnant, d'une sorte de rage enfouie sous ses traits d'ours triste, il boite, la patte nue, le froc taché. Rohmer signe une terrible ballade de l'homme en perdition , main dans la main avec l'impressionnant violon faussé, âpre symbole d'une soirée où tout à basculé.. Le vent tourne, guidé par la musique, et d'un bond, un seul, le lion réintègre sa flegme stupidité d'antan. Brillant personnage.(Allociné)


                  


Je t’aime Je t’aime raconte l’invraisemblable histoire vécue par Claude Ridder (Claude Rich). A la suite d’une tentative de suicide, celui-ci est invité à participer à une expérience scientifique tenue dans le secret. N’ayant plus rien à perdre, pas même la vie, Claude Ridder accepte de servir de cobaye, et devient le premier Homme à voyager dans le Temps. Il ne s’agit pas d’une expédition telle que la littérature et le cinéma fantastique l’ont traditionnellement imaginée, mais d’un voyage dans le propre passé du personnage, aux confins de ses souvenirs. Par l’entremise des textes brefs que lui fournit Sternberg, Resnais compose un patchwork visuel mettant en scène le même protagoniste à plusieurs périodes de sa vie. Je t’aime Je t’aime n’est pas à proprement parler un film de science-fiction, mais emprunte au genre les éléments (la machine à remonter dans le temps) capables de justifier les modalités d’écriture mises en œuvre. L’expérience scientifique à laquelle Claude Ridder participe aboutit en réalité à une déconcertante expérience filmique. Je t'aime Je t'aime, au premier abord, peut paraître déconcertant : chaque souvenir remémoré par le personnage principal donne lieu à une scène, voire à un plan différent. Au lieu de raconter une histoire telle qu’un personnage est amené à la vivre ou disposé à la raconter, Resnais choisit de filmer directement ce qui se passe à l’intérieur de la conscience du protagoniste. Le film, constamment, montre ce à quoi ce dernier pense. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’évincer intégralement les éléments narratifs du film – de montrer tout et n’importe quoi – mais de les disposer autrement. Décousus et désordonnés, les épisodes racontent malgré tout une histoire. Recouvrant les années précédant la tentative de suicide de Claude Ridder, le récit s’attèle à expliquer comment, à la suite d’une détresse amoureuse, le personnage en est arrivé à un tel renoncement. Dénué de toute fluidité, le montage de Je t’aime Je t’aime procède par des coupes sèches et brutales, qui visent à déstabiliser les repères habituels des spectateurs.


          

Dans un film de fiction classique, le montage détermine le sens logique des déplacements d’un corps dans une forme spatiale et temporelle réaliste. A contrario, l’opération menée dans Je t’aime Je t’aime – et dans la plupart des films de fiction de Resnais – consiste à inscrire le corps dans un espace et un temps imaginaires. N’accordant pas au personnage la possibilité de se déplacer de manière réaliste, le film de Resnais dynamite les coordonnées logiques du cadre spatio-temporel. Montés les uns aux autres comme des films à part entière, les épisodes ne raccordent jamais entre eux : impossible de savoir d’où vient le personnage au début du plan, et où il se dirige par la suite ; impossible également de localiser les différents espaces dans leur propre configuration. Idem pour les relations temporelles : les ellipses, les flash-back et les flash-forward ne sont jamais désignés comme tels. Impossible de savoir à quelle période précise renvoie chaque plan.


                


Le personnage semble partout à la fois, à toutes les époques de sa vie. Impossible enfin de faire la différence entre les souvenirs proprement dits des rêves ou des fantasmes. Est-on vraiment sûr en effet que Claude Ridder a réellement vécu toutes ces histoires ? Qu’il s’agisse de souvenirs réels ou imaginaires, les épisodes correspondent à des moments vécus par le personnage principal. C’est pourquoi, celui-ci est présent dans toutes les scènes du film. S’ils ne renvoient pas aux vues subjectives du protagoniste, les plans placent constamment Claude Ridder au centre du cadre. Aussi, rien n’existe en-dehors de la présence et de la perception du personnage : la plupart des plans ne reconnaissent aucun hors-champ possible. Miroir intérieur du protagoniste, les images s’assimilent au propre flux mental de Claude Ridder. Le film ne représente pas tant ce dernier en train de se souvenir mais, par l’intermédiaire de la caméra, de se regarder lui-même vivre ses souvenirs.(http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/2171/je-taime-je-taime-dalain-resnais)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?wb6pqaqsv7
    https://1fichier.com/?qzk89cxm5h

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