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dimanche 20 novembre 2016

Stephen McNally


Stephen MacNally est un acteur américain, né Horace Vincent McNally à New York le 29 juillet 1913, mort à Beverly Hills (Californie) le 4 juin 1994.D'abord avocat, il débute comme acteur au théâtre à la fin des années 1930, sous son véritable nom de Horace McNally ; de 1940 à 1942, il joue à Broadway dans trois pièces (dont Johnny Belinda en 1940-1941, pièce qu'il retrouvera lors de son adaptation au cinéma en 1948). Au cinéma, il apparaît de 1942 à 1978, notamment dans plusieurs westerns (dont Winchester '73 en 1950, aux côtés de James Stewart) ; d'abord crédité de son vrai nom jusqu'en 1946, il adopte alors le pseudonyme de Stephen McNally, sous lequel il reste connu. À la télévision, entre 1953 et 1980, il participe à quelques téléfilms et à de nombreuses séries.(Wiki)




                               



"La force d’un personnage n’est pas dans sa manière de distribuer les uppercuts ou de faire saillir ses muscles : elle est dans sa personnalité, c’est la force de sa détermination…" disait Anthony Mann. Quel personnage mieux que Lin McAdam peut se définir ainsi ? C’est avant tout son opiniâtreté très affirmée à assouvir sa vengeance qui est le moteur principal de Winchester 73, celui qui pousse l’intrigue du film en avant. Lin McAdam est d’ailleurs tellement résolu et obstiné que son caractère, comme ceux des autres protagonistes, en est quasiment réduit à ces simples stéréotypes. Ce qui n’est pas en soi une critique puisque par là même, ce western constitue une épure du genre avec son lot de personnages bien trempés, son action remarquablement bien construite et restreinte à l’essentiel. Il ne faudrait cependant pas non plus le réduire à cette simple description sous peine de n’y voir qu’une très bonne série B, ce qui en soit serait déjà très positif ; mais Winchester 73 est assurément encore bien plus que cela. Il n’en est certainement pas de même pour le remake qui en a été fait pour la télévision en 1970.Si vous prenez un panel de journalistes et critiques passionnés de westerns et leur demandez de vous citer leur Mann / Stewart préféré, il vous sera alors impossible d’établir une hiérarchie car les 5 [Winchester 73 / Les affameurs (Bend of the River) / L’appât (The Naked Spur) / Je suis un aventurier (The Far Country) / L’homme de la plaine (The Man from Laramie) dont 3 d’entre eux sont remarquablement analysés sur le site par Otis B. Driftwood] seront tour à tour évoqués par l’une ou l’autre des personnes interrogées : ceci n’est pas une vaine supposition mais une constatation car de telles listes de westerns ont été faites dans lesquelles on a retrouvé chacun de ces titres. Il serait donc totalement subjectif de vouloir les classer mais une chose est certaine : dans Winchester 73, les principaux protagonistes ne possèdent pas encore la profondeur psychologique et morale qu’ils acquérront par la suite. Ceci est valable pour le personnage interprété par James Stewart mais aussi et surtout pour les "méchants". Si une faible préférence me fait favoriser Les affameurs ou L’homme de la plaine, c’est avant tout pour la présence de Arthur Kennedy qui trouve ici et là l’occasion d’interpréter peut-être les "Bad Guys" les plus riches, intéressants et attachants de l’histoire du western, pas moins que ça !


           


Dans Winchester 73, Stephen McNally et Dan Duryea sont au contraire des personnages tout d’une pièce, de véritables salauds vicieux et méprisants qui n’attirent à aucun moment une quelconque sympathie - d’ailleurs à ce propos, Anthony Mann prouvait qu’il était déjà un formidable directeur d’acteurs par le fait d’avoir su canaliser le jeu de Dan Duryea ; en effet nous avons pu constater depuis comment il pouvait être insupportable quand on le laissait trop libre de ses mouvements (Night passage de James Neilson) - mais comme nous l’avons déjà fait entendre, ces apparents poncifs sont loin de desservir le film même s’ils empêchent de faire percer une certaine émotion qui sera présente dans les oeuvres suivantes du duo (duo aussi important pour le genre que celui formé par John Wayne et John Ford).Anthony Mann avait fait la connaissance de James Stewart au moment où il avait fondé sa propre compagnie théâtrale en 1934, la "Stock Company". Ils s’étaient perdus de vue depuis quasiment 10 ans, quand James Stewart lui proposa de faire un premier film ensemble.


                 

Universal engage Anthony Mann pour tourner un western ; c’est l’occasion rêvée pour qu’ils se réunissent à nouveau. Bien leur en a pris puisque Jimmy Stewart devient alors l’acteur d’élection du réalisateur tournant encore 7 autres films avec lui dont, outre les westerns déjà cités, le superbe Glenn Miller Story. En 1950, le réalisateur pousse dès lors Stewart à acquérir une authenticité qu’il a du mal à trouver dans les personnages qu’il voit dans les western de l’époque. Avant donc Glyn McLintock, Howard Kemp, Jeff Webster et Will Lockhart, James Stewart eu à endosser le rôle de Lin McAdam, un homme déterminé et acharné ("Il y a des choses qu’un homme doit faire, il les fait" ; "C’est mon fusil et je le veux"), à la recherche de son demi-frère, l’assassin de leur père adoptif (On ne peut pas parler de spoiler ici car dès la séquence initiale du concours de tir, on peut deviner le drame qui s’est joué par un échange dialogué entre Wyatt Earp et Lin qui ne fait aucun doute quand au fait que Dutch soit un assassin).(http://www.dvdclassik.com/critique/winchester-73-mann)


                   


Après avoir pris le contrepied des critiques français de l’époque (et de celles d'il y a encore peu de temps) qui pour la plupart traitaient George Sherman avec mépris, le considérant comme un simple tâcheron, et après avoir à plusieurs reprises porté avec insistance toute votre attention sur ce réalisateur américain, voici qu’à mon tour je me mets à douter de ses réelles capacités. Car il faut bien l’avouer, depuis 1952 et le très bon The Battle at Apache Pass (Au mépris des lois), le cinéaste n’a plus cessé de me décevoir. Le Diable dans la peau n’échappe pas à la règle : même si le postulat de départ pouvait sembler captivant, la désillusion est de nouveau au rendez-vous. Force est donc de constater qu’après 1952, la plupart de ses westerns furent bien moins enthousiasmants que les précédents. Après Les Rebelles (Border River) et Le Trésor de Pancho Villa, on aurait pu se dire que le Mexique ne semblait pas avoir grandement inspiré le réalisateur ; mais ses derniers westerns pro-Indiens - Le Grand chef (Chief Crazy Horse) et Comanche - n’étaient guère meilleurs, voire même pires. Au vu de Duel dans la Sierra, et même si ce dernier est cette fois loin d’être mauvais contrairement à tous les autres titres cités ci-dessus, et à moins d’un dernier sursaut à venir (Big Jake avec John Wayne en 1970), je continue de penser que sa période faste se situe bel et bien derrière lui. Ses meilleurs westerns furent ceux tournés entre 1948 et 1952 pour la compagnie Universal, un studio pour lequel ce fut également une période glorieuse concernant le genre. Mais avant de critiquer de nouveau négativement ce nouvel opus, il faut quand même se rappeler que George Sherman a réalisé une dizaine de très bons westerns, et parmi ceux-ci son chef-d’œuvre Tomahawk, un western pro-Indien d’une rare puissance d’évocation à propos des massacres perpétrés envers les Natives.


   

Une confusion d’identité amenant à faire prendre un innocent pour un meurtrier que l’on poursuit dans le but de le lyncher. Une jeune femme prise en otage par cet homme pour garantir sa survie, d’abord effrayée puis devenant sa "complice" au fur et à mesure de leur périple. Un homme de loi sachant pertinemment que l’homme traqué n’est pas le coupable mais qui le pourchasse cependant sans relâche pour s'approprier plus rapidement la gloire et la prime promises pour sa capture... Voilà des personnages et un postulat de départ a priori très séduisants sur le papier, même si pas spécialement originaux. Quoi qu’il en soit, que les divers éléments de l’intrigue soient conventionnels ou non, on sait très bien que ce n’est jamais un gage de réussite ou de l’échec d’un film ; tout dépend de ce qu’en font leurs auteurs. En l’occurrence, avec ces bases, des cinéastes comme Budd Boetticher ou Anthony Mann, des scénaristes tels Borden Chase ou Burt Kennedy auraient facilement pu accoucher d’un chef-d’œuvre.


               

Malheureusement, que ce soit George Sherman ou son scénariste Christopher Knopf (un homme ayant presque exclusivement travaillé pour la petite lucarne), tous les deux ratent le coche. Et pourtant le début de leur western promettait d’être captivant ; la rencontre initiale de Clay et de l’homme avec qui il va être confondu faisait entrer d'emblée le spectateur au cœur de l’action ; l’arrivée de Clay à pied dans un village semblant mort et perché sur le flanc d’une colline se révélait elle aussi assez intrigante, ces décors naturels étant assez insolites. La tension montait ; on comprenait alors que le personnage joué par Audie Murphy n'allait pas tarder à se mettre dans une situation inextricable, lui qui ne venait ici que dans l'intention d'acheter des chevaux.(http://www.dvdclassik.com/critique/le-diable-dans-la-peau-sherman)

1 commentaire:

  1. https://mtpy6x.1fichier.com/
    http://uptobox.com/8jssm226lw63
    Merci Four-tous !!

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