.

.

mardi 29 novembre 2016

San Antonio

Sale temps pour les mouches (66) -Timide première adaptation cinématographique des célèbres romans à succès de Frédéric Dard, ce ‘Sale temps pour les mouches’ n’a pas laissé une trace indélébile dans le cinéma français. Il en va de même pour sa suite ‘Beru et ses dames’ (68) et de ses autres adaptations, ‘San Antonio ne pense qu’à ça’ (81) ou le récent mais néanmoins très discret ‘San Antonio’ (03) - avec pourtant, le tandem Lanvin-Depardieu -. Vous parlez d’une malédiction… Ici, notre équipe des sixties, avec le très convaincant Gérard Barray en commissaire, acteur qui aurait probablement mérité une meilleure carrière –, le flic bouffon Jean Richard et le toujours naïf Paul Préboist, avaient la chance de bénéficier des toujours excellents dialogues d’Audiard, dont on ne mesurera jamais assez l’impact qu’ils pouvaient avoir sur un film, aussi minable soit-il. A signaler la présence de Patricia Viterbo, la jeune actrice du film, qui décédera la même année, à 27 ans, noyée dans sa voiture accidentée. Quant à l’histoire, elle reste ici très conventionnelle pour l’époque, avec un gentil héros, de méchants malfrats, de charmantes courses-poursuites et de multiples bourre-pifs. Le tout, avec cette ambiance comico-policière relativement proche des films d’Hunebelle des mêmes années, à savoir les ‘Oss 117’ où les ‘Fantômas’. Les dialogues en plus donc, mais le rythme un cran nettement en -dessous. Ceci dit, l’honneur est sauf. Au final, une agréable distraction dominicale par exemple…Un adaptation de San-Antonio. La meilleure, ce qui ne signifie pas qu'elle soit exceptionnelle...


   

Je ne met la note maximale que pour le coté sentimental de l'affaire, j'ai de très bons souvenirs de ce film daté, très 'série B'. Et puis, pour moi, si Gérard Lanvin ,dans la dernière adaptation, faisait un San-Antonio plus vrai que nature, le seul, l'unique Bérurier, c'est Jean Richard, dans ce film. A chaque fois que je lis un roman de la série, je pense à Jean Richard pour Bérurier...même si le vrai Béru à plus le physique de Depardieu dans la film de Auburtin (moustache)...San Antonio, Béru et la Pinuche sur grand écran, c'est une première...surtout en 1966! Le film de Guy Lefranc est en fait l'adaptation à l'écran du livre "Messieurs les Hommes". Et comme l'adaptation est de la main d'un certain Frédéric Dard et que les dialogues sont signés par le maestro Michel Audiard, on retrouve ici l'esprit des célèbres romans! Le casting est à la hauteur: Gérard Barray incarne avec humour "le commissaire de ces dames", Jean Richard compose un truculent "gros" et Paul Préboist un "Pinaud" plus vrai que nature! C'est distrayant et sympathique à voir entre infiltration et bande d'espions...(Allociné)


                  

Béru et ses dames (68) - Malgré un très décevant premier épisode cinématographique, San Antonio et son remirent le couvert, deux ans plus tard, avec ce ‘Béru et ces dames’. Bien meilleur que ‘Sale temps pour les mouches’, le premier opus, on se rend compte que le réalisateur, Guy Lefranc, ne bénéficie pas des mêmes moyens que André Hunebelle, pour ses ‘Fantômas’. Ni d’un de Funès en tête d’affiche. Le célèbre commissaire crée par Frédéric Dard, est de nouveau interprêté par Gérard Barray, très crédible ici, mais dont on oublia vite le visage sur les grands écrans. C’est par contre moins le cas des seconds rôles, puisqu’on y retrouve le drôlatique Jean Richard – alors qu’il débutait au même moment en Commissaire… Maigret – en Bérurier, rôle que Depardieu reprit dans la dernière version de Frédéric Auburtin, l’irremplaçable Paul Préboist en inspecteur Pinaud, et les charismatiques Marcel Bozzuffi et Roger Carel. N’évoquons même pas la pléiade de petits rôles (Michel Creton, Marthe Mercadier, Jackie Sardou, Bernard Lecoq…). Couvert par un scénario rythmé, l’ensemble, sans être véritablement mémorable, reste cocasse et divertissant. Etonnant, quand on sait la malédiction qui plane sur San Antonio au cinéma – car les livres eux, se sont vendus à 200 millions d’exemplaires dans le monde -, et qui se poursuivra inexorablement, en 1981 d’abord, avec ‘San Antonio ne pense qu’à ça’, et en 2004 donc, avec ‘San Antonio’, pourtant incarné par Gérard Lanvin. Qui diable, osera remettre le couvert ?C'est une grande surprise car ce film m'a semblé mauvais quand il est sorti en salle. Généralement on dit qu'un film a " mal vieilli " et bien celui-là est le premier que je vois qui a "bien vieilli."


   

Certes, si les dialogues étaient d'Audiard.... comme le premier... et bien non, ils sont très bons. Je conseille à tous ceux qui connaissent cette époque de le regarder. Quant aux autres, s'ils ne sont pas blazés, s'ils sont curieux..... ils se régaleront !Disons de suite, les lecteurs assidus des aventures de San Antonio n'y trouveront pas leur compte, car il ne reste pas grand-chose de la joyeuse gauloiserie de Bérurier et quasiment rien du tout de la verve argotique des romans. Mais on peut aussi juger le film sans avoir lu les bouquins. : commençons par déplorer les deux grosses casseroles du film : un commissaire San Antonio pas bon du tout et une intrigue incompréhensible. De bonnes choses cependant : Jean Richard en Bérurier est bon (il faut le voir en travesti), l'apparition de Creton en maquereau est amusante et le casting féminin est superbe de l'étonnante Marthe Mercacier en maquerelle jusqu'à la si mignonne et si rare Anne Gaël (quand sera donc réédité Zeta One ?) en kleptomane convulsive en passant par Maria Mauban et ses yeux de biche. Les cascades ont pris un bon coup de vieux mais ça passe. On va dire que ce n'est ni un bon ni un mauvais film. Ça se laisse regarder, c'est moyen, quoi !(Allociné)

1 commentaire: