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mardi 22 novembre 2016

Roy Ward Baker

Ses premiers pas au cinéma,Roy Ward Baker les passa, de 1934 à 1939, à travailler pour la Gainsborough Pictures, une société de production britannique basée à Islington, dans le nord de Londres, et qui était réputée pour ses productions de prestige. Là, il commença par des petits boulots — il préparait du thé pour les membres de l'équipe, par exemple — mais en 1938, il parvint à se hisser au rang d'assistant-réalisateur d'Alfred Hitchcock sur le film Une femme disparaît. Durant la Seconde Guerre mondiale, d'abord soldat, il fut ensuite, en 1943, transféré dans l'Unité cinématographique de l'armée (Army Kinematograph Unit) et les talents qu'il avait commencé à développer pendant sa carrière d'avant-guerre furent employés à la réalisation de documentaires et de films destinés à la formation des troupes. Il compta parmi ses supérieurs de l'époque le romancier Eric Ambler. C'est ce dernier qui, une fois le conflit terminé, en 1947, donna à Baker sa première grande chance en lui confiant la direction de The October Man. C'est également Ambler qui signa l'adaptation du livre de Walter Lord, A Night to Remember, pour la version cinématographique de Baker, sortie en 1958, connue dans les pays francophones sous le titre Atlantique, latitude 41°. Au début des années 1950, et pendant trois ans, Baker travailla à Hollywood où il dirigea Marilyn Monroe dans Troublez-moi ce soir (Don't Bother to Knock, 1952) et Robert Ryan dans le film réalisé en 3D La Piste fatale (1953).(Wiki)


                 


Des ossements antédiluviens puis un étrange objet métallique de grande taille sont découverts durant des travaux à l’intérieur d’une station de métro à Londres. Des archéologues sont appelés sur les lieux avant que l’armée ne soit alertée au cas où il s’agirait d’une bombe restée là après les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale…Juste après LA MARQUE, Val Guest et Nigel Kneale se retrouve pour une nouvelle collaboration en vue d’adapter pour le cinéma une autre histoire déjà diffusée par la BBC ce qui va donner LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES avec Peter Cushing. Ensuite, il aurait été logique que la Hammer Film produise assez rapidement une version cinématographique de QUATERMASS AND THE PIT après avoir fait de même en adaptant pour le cinéma les feuilletons télévisés THE QUATERMASS EXPERIMENT et QUATERMASS II. Pourtant, même si les droits sont achetés peu après la diffusion du feuilleton en 1958, la suite se voit repoussé à bien plus tard essentiellement parce que les énormes succès de FRANKENSTEIN S’EST ECHAPPE ! puis du CAUCHEMAR DE DRACULA embarquent la maison de production britannique vers l’horreur gothique ! Au début des années 60, l’idée d’adapter le troisième feuilleton consacré à Quatermass ressort du tiroir où on l’avait laissé. D’autres considérations feront pourtant traîner ce projet pendant encore quelques temps…Une dizaine d’années, environ, après LA MARQUE, Nigel Kneale se remet au travail sur l’écriture d’un scénario qui va, une nouvelle fois, condenser le feuilleton original en un film d’un peu moins d’une heure et demi.


           

Sur le conseil d’Anthony Hinds, le site de construction est remplacé par des travaux à l'intérieur d'une station de métro de Londres. On pense évidemment à Val Guest pour diriger le film mais ses relations avec Nigel Kneale n’ont jamais été au beau fixe et, officiellement, il n’est pas possible au réalisateur d’assumer le poste en raison d’engagements sur d’autres tournages. Il en va de même de Peter Cushing pressenti par les dirigeants de la Hammer comme un remplaçant à Brian Donlevy que Nigel Kneale, créateur du personnage, a toujours dénigré. Ce sera donc à Andrew Keir de prendre la relève alors qu’il a déjà joué dans quelques films de la Hammer dont DRACULA PRINCE DES TENEBRES.Plutôt que chercher dans le vivier de réalisateur de la Hammer Film, la production fait appel à Roy Baker reconverti dans la mise à scène à destination du petit écran et dont le film le plus marquant, ATLANTIQUE LATITUDE 41, remonte à quelques années déjà.


                

C’est à cette période que le cinéaste est aussi obligé de changer de nom en devenant Roy Ward Baker pour éviter une confusion avec un homonyme oeuvrant lui aussi dans le cinéma et qui n’hésite pas à laisser planer le doute en sa faveur. Cette première collaboration avec la Hammer Film mènera le cinéaste à mettre en scène d’autres oeuvres pour la maison de production britannique (ALERTE SATELLITE 02, THE VAMPIRE LOVERS, LES CICATRICES DE DRACULA, DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE, LES SEPT VAMPIRES D'OR…) mais aussi pour la Amicus (ASYLUM, LE CAVEAU DE LA TERREUR…).(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1161&NamePage=monstres-de-l--espace--les--quatermass-and-the-pit-)


               


La Hammer avait révolutionné le cinéma d'épouvante en son temps avec FRANKENSTEIN S'EST ECHAPPE de Terence Fisher déjà avec Christopher Lee dans le rôle du monstre. Après avoir remis au goût du jour le personnage de Dracula, le studio continua de produire un grand nombre de films d'épouvante dépoussiérant vampires, loup-garous et momies tout en continuant à créer de véritables séries marquantes avec les personnages de Frankenstein et Dracula. Les années passaient et la formule ne se renouvelait pas. Avec LES CICATRICES DE DRACULA, les producteurs décidèrent de mettre encore plus de violences graphiques et d'érotisme. A vrai dire, pour l'érotisme, il faudra se contenter de Delta Lindsay intégralement nue mais de dos et de plans suggestifs sur les décolletés généreux des actrices. Il faut dire que nous sommes à la charnière des années 60 et 70. Par contre, pour la violence, même aujourd'hui, LES CICATRICES DE DRACULA est plutôt corsé. On peut ainsi assister à quelques effets particulièrement gore dont le résultat de la vengeance de Dracula dans une petite église. Après 30 ans, il est probable que le film se verrait toujours interdit aux moins de 12 ans, c'est dire !Parmi les bonnes idées des CICATRICES DE DRACULA, par rapport aux épisodes précédents, on notera la présence d'un coureur de jupons séduisant toutes les femmes qu'il rencontre. Une sorte d'alter-ego de Dracula en ce qui concerne l'aspect purement sexuel.


           

Le scénario peut paraître par moments simplet (la chute dans un fiacre qui mène un personnage vers la suite du film !) mais au contraire, c'est cet aspect débridé qui fonctionne à merveille. Surtout lorsqu'un simple objet "anodin" devient un rouage important de l'histoire.Christopher Lee a été marqué par le rôle de Dracula. Le prince des ténèbres étant un rôle qui lui colle à la peau. Que ce soit dans la série de films produits par la Hammer ou d'autres productions telles qu'un DRACULA PERE ET FILS où il partage la vedette avec Bernard Menez (aïe !). L'acteur n'a d'ailleurs jamais caché le fait qu'il trouvait toutes les adaptations réalisées par la Hammer en deça des possibilités offertes par un tel personnage. Passé le premier épisode, on ne lui demandait finalement que de faire acte de présence, souvent de manière quasi muette pour perpétuer une série à succès.


                 


Pour qu'il accepte de reprendre le rôle, la maison de production britannique n'hésitait pas à l'époque à exercer un chantage émotionnel auprès de l'acteur ce dont il parle dans le commentaire audio. Etrangement, on apprend aussi que Christopher Lee n'a semble t'il jamais vu LES CICATRICES DE DRACULA avant de réaliser le commentaire audio. Pourtant, tout comme Roy Ward Baker, il semble content d'avoir apporté des éléments en provenance du livre original, de Bram Stoker, dans LES CICATRICES DE DRACULA. Bien, qu'en fait, ce soit dans un film de Jesus Franco, LES NUITS DE DRACULA, que l'acteur approche le plus la version écrite par Bram Stoker. Oui, Jesus Franco avec lequel Christopher Lee travailla plusieurs fois, ne serait-ce que sur les deux derniers épisodes des FU MANCHU.(http://www.devildead.com/scarsofdracula/scarsofdracula.htm)

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