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dimanche 13 novembre 2016

Robert Vaughn

Né le 22 novembre 1932 à New York, Robert Vaughn a grandi dans une famille de comédiens. Son père est une voix pour la radio et sa mère monte sur les planches. Après des études, notamment en sciences politiques, il bifurque vers le cinéma. Avant de devenir un acteur de séries à succès comme Hustle et Coronation Street, Robert Vaughn avait notamment été un des Sept Mercenaires du film de John Sturges en 1960. Sa carrière au cinéma avait été ininterrompue, avec de grands succès comme Bullitt, en 1968 avec Steve McQueen, La Tour infernale en 1974, ou Superman III en 1983. Dans ce rôle en particulier, son rôle de méchant avait marqué les esprits. Robert Vaughn a également écrit un livre, en 1972, intitulé Only victims, consacré aux purges et aux listes noires hollywoodiennes.Son visage ne vous est pas inconnu, si vous ne connaissiez pas son nom. L'acteur américain Robert Vaughn, alias Napoleon Solo dans la série des années 60 Des agents très spéciaux (The Man from UNCLE en version originale).(http://www.lexpress.fr/culture/cinema/l-acteur-robert-vaughn-meurt-a-l-age-de-83-ans_1849714.html)


          
   

« TEENAGE CAVEMAN » est une aimable allégorie anti-bombe, réalisée par Roger Corman le roi du ‘low cost’, dont le scénario aurait à peine rempli un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes. D'ailleurs, à bien y repenser, n’y a-t-il pas là-dedans les prémices de « LA PLANÈTE DES SINGES » justement écrit par Rod Serling ? Tout se recoupe ! Toujours est-il que lorsqu’il ne se passe rien, qu'il n’y a pas de décors, que chaque réplique prête à rire, même une heure peut sembler bien longue. Bien sûr, le spectateur un brin tordu se réjouira de voir le jeune Robert Vaughn jouer un ‘rebelle sans cause’ préhistorique portant une jupe à bretelle et fixant l’horizon tel un Hamlet qui se serait trompé de plateau de tournage. Alors que sa tribu de Cro-Magnon vit selon « La Loi », lui se demande ce qu'il y a au-delà et rêve d’explorer le vaste monde, tel un Rahan bien peigné et brillantiné. Au passage, histoire de s’occuper, il invente l’arc et les flèches et même la musique, grâce à une flûte de pan qu'il fabrique au petit bonheur. Ce qui ne l’empêche pas de draguer la seule blonde peroxydée du coin, qui est de plus naturiste ce qui ne gâte rien. Tout cela est d’une bêtise confondante, les « F/X » sont fabuleux : un bébé croco et un iguane auxquels on a collé des crêtes en plastique se battent sauvagement sous l’œil effaré de nos héros. Des chiens sauvages (mais très propres et bien nourris) attaquent tels des meutes de loups mais ne semblent pas très convaincus. Heureusement que les figurants prennent des airs effrayés !Si Vaughn traverse tout cela avec un sérieux imperturbable et un air vaguement gêné, Frank DeKova s’éclate en méchant ambitieux. On peut donc voir « TEENAGE CAVEMAN » (ah ! Ce titre !) comme une critique du repli communautaire, un avertissement contre l’ère atomique qui se profilait alors. On peut aussi y jeter un rapide coup d’œil curieux et passer directement à la « chute » finale qui a au moins le mérite d’être en avance de quelques années.


         

Teenage Caveman est l’exemple type de ces petites productions qui n’ont pour autre ambition que de faire passer un bon moment, sympathiquement enfoncé dans son siège de voiture en bonne compagnie. On y voit des hommes et des femmes des cavernes bien coiffés et parlant un anglais parfait (d’ailleurs le film est assez bavard) qui déambulent autour d’un décor désertique et montagneux. Les comédiens principaux sont assez limités dans leur expression et les figurants, quant à eux, ont l’air de se demander ce qu’ils peuvent bien faire là. Le personnage principal, censé être adolescent, est interprété par le jeune Robert Vaughn (25 ans à l’époque), futur justicier dans les célèbres Sept Mercenaires (1960) de John Sturges ou partenaire de Steve McQueen dans Bullit (1968) de Peter Yates, mais surtout connu pour son rôle d’espion Napoleon Solo dans la série Des agents très spéciaux (The Man from U.N.C.L.E). Les personnages se réduisent en fait à des archétypes plutôt primaires : le jeune homme, la jeune femme, le vieux chef, le sorcier, le méchant, le clan. Le jeune Vaughn, sur le point de devenir un adulte selon les rites de la tribu, préfère se rebeller et contester les règles du clan. Seul ou avec quelques compagnons de son âge, et au terme de ses pérégrinations hardies dans un territoire défendu, théâtre d’affrontements avec des bêtes préhistoriques (en fait des stock shots empruntés à un autre film) et avec un monstre mystérieux (au costume ridicule), il apparaît comme le nouveau messie annonciateur d’un futur débarrassé de tout archaïsme bigot.


                

Voilà donc un discours séduisant pour tout adolescent (le spectateur visé par le film) qui se construit en opposition avec les valeurs et les règles imposée par ses parents. Corman, grâce à un twist final (que l’on ne révélera pas), se permet également une critique (légère) de la nature humaine et de son expansion, se faisant bizarrement le précurseur d’un célèbre film d’anticipation de 1968 ! Malgré un ensemble plutôt faible, Teenage Caveman, dont le titre fut imposé par AIP (Roger Corman l’avait nommé Prehistoric World), se distingue par un prologue intéressant qui, grâce à des peintures et gravures murales et à des animations élémentaires soutenues par une voix off grave, parvient à palier joliment les carences budgétaires (dix jours de tournage pour un budget de 100.000 dollars) en créant un climat étrange. On remarquera aussi la qualité de l’éclairage en intérieurs nous faisant regretter que le film se déroule majoritairement dans des extérieurs plutôt mal exploités (surtout que les personnages parcourent sans cesse les mêmes endroits lors de déplacements décidément bien répétitifs).(http://www.dvdclassik.com/critique/teenage-cave-man-corman)


                


Trois ans après le second volet des aventures de l'homme d'acier où il affrontait ses pairs kryptoniens, Superman reprend du service, toujours sous la direction de Richard Lester. Exit Lex Luthor, voici Webster, incarné par un Robert Vaughn qui ne parvient pas à nous faire oublier le jeu délicieusement décalé de Gêne Hackman. Exit également Loïs Lane, voici Lana Lang, un amour de jeunesse de Clark Kent, incarnée par une Annette O'Toole plus séduisante que jamais. Ces modifications apportent leur lot d'avantages et s'inconvenients. En effet, si on souffle à l'idée de ne pas subir une nouvelle fois la niaiserie de la romance entre la journaliste et le super-héros - erreur qui sera répétée par exemple dans le second volet de la prélogie de Star wars -, on regrette que le méchant de service ne soit ni doté de supers-pouvoirs, ni pourvu d'intelligence machiavélique de la trempe du Luthor des deux premiers films. Ce troisième opus joue donc la carte de l'action qui bénéficie des avancées cinématographiques en matière d'effets spéciaux. L'humour n'est pas en berne avec l'introduction de Richard Pryor en vrai-faux méchant. C'était la mode à l'époque portée par un Eddie Murphy en pleine gloire. D'ailleurs on ne peut s'empêcher de penser à lui en regardant les solos de Gus Gorman. Et puis ce film joue aussi la carte de la modernité en adjoignant au vilain de service un super ordinateur, qui finit par prendre le dessus sur son createur, autre tendance de l'époque qui n'est pas sans rappeler "War games", "Short circuit" ou encore "Terminator" qui allait crever l'écran un an plus tard. Ce super ordinateur donne du coup le droit d'assister à un jeu vidéo qui, s'il n'a pas été commercialisé à l'époque, aurait pu être un bon prooduit dérivé :-) Bref, un troisième opus qui hume bon les 80's et qui, aujourd'hui, profite pleinement de la puissance nostalgique de la saga.


           

Un très bon divertissement familial qui ne prétend pas dépasser ses prédécesseurs, mais qui s'inscrit bien dans leurs sillons.Quand le defenseur de l'american way of life se retrouve sous l'emprise d'un magnat de la finance, veritable representant d'une amerique deviante, s'ensuit un face à face violent entre deux visions du monde qui s'opposent: la defense des opprimés ou leurs exploitation sauvage! Satirique, explorant pour la premiere fois la dimension politique du personnage (dans le bon sens du terme), superman 3 presente le reflet putride d'une amerique arrogante et injuste dans son rapprot à l'autre. Raison de plus pour apprecier se film qui a du faire gincer plus de dent à l'epoque que l'on ne le crois! (Allociné)

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