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mercredi 9 novembre 2016

Richard Romanus


Richard Romanus est un acteur américain né le 8 février 1943 à Barre, dans le Vermont.Depuis 1985, il est marié à la costumière et productrice Anthea Sylbert (née en 1939).Il a été marié à Anthea Sylbert depuis le 11 Août 1985. Il a déjà été marié à Tina Romanus . Il est un acteur et écrivain, connu pour Mean Streets (1973), Métal Hurlant (1981) et Nom de code: Nina (1993).Connu pour son rôle dans Mean Streets et a fourni des voix pour des films d'animation de Ralph Bakshi Assistants et Hey Good Lookin '.




                     

A l’instar de nombreux films de Scorsese, Mean Streets se présente comme une étude sociologique d’un milieu clairement défini. Charlie, Johnny et leurs amis sont des petites frappes qui évoluent dans les rues de "Little Italy". Après Who’s That Knocking at My Door, Scorsese signe ici sa deuxième déclaration d’amour à sa ville natale, New York. Il continuera à clamer cet attachement à la mégalopole durant le reste de sa carrière avec des films inoubliables comme Taxi Driver, New York New York, After Hours, The Age of Innocence, Raging Bull, Bringing Out the Dead ou Gangs of New York. D’autres cinéastes ont développé un travail similaire sur la ville, on pense notamment à Spike Lee, Woody Allen ou plus récemment Michael Mann. Chacun d’entre eux a su apporter un regard particulier sur la cité. Chez Martin Scorsese, la ville est vue sous l’angle du trottoir. En tournant avec une "caméra épaule" les plans de New York en l’espace de 6 jours, il capte des détails que seul un enfant du quartier pouvait repérer : de la vieille qui hurle à la fenêtre aux commerçants plus vrais que nature, jusqu’au regard des badauds, tout concourt au réalisme du film. Dans les années 70, New York n'était pas encore passée entre les mains décapantes de Giulani. La ville est alors une jungle où cohabitent prostituées, drogués, macs et paumés de toutes sortes, les rues sont dépeintes sans concession. Pendant le tournage, on pouvait lire sur le clap "Mean Streets" (les rues misérables). L’anecdote raconte que les habitants du quartier étaient énervés par ce titre et insultaient l'équipe de tournage accusée de donner une mauvaise image de "Little Italy" ! Mais si Scorsese filme les rues avec un tel réalisme, il en extrait aussi une certaine forme de beauté à travers quelques éclairs de mise en scène : lors de la dernière virée nocturne de Charlie, la caméra saisit des images ahurissantes, captant les lumières de la ville pour les mixer à la bande-son et donner naissance un éblouissant tableau de bruits, de lumières et de couleurs. En regardant cette scène, on peut déjà parler de "fulgurances scorsesiennes". Les rues sont inhospitalières mais exercent un pouvoir d’attraction. C'est peut-être ici que réside l'originalité la plus flagrante du cinéma de Martin Scorsese : être capable de filmer une ville répugnante peuplée de personnages immondes tout en les rendant séduisants.

   


Cette faune immonde qui peuple la ville est composée de "Wise Guys" : Charlie, Johnny Boy et leurs acolytes sont de petites frappes sans scrupules. Ils volent, arnaquent, extorquent et tabassent des innocents pour quelques billets verts. Ils renvoient l’image d’une meute de chiens errants déambulant dans la jungle new-yorkaise. On retrouvera leur alter ego dans Goodfellas et Casino. Avec ces trois films, Scorsese décrit le cycle de vie des mafieux. Dans Mean streets il les montre jeunes et ambitieux, luttant pour extorquer 40 malheureux dollars à deux jeunes drogués. Avec Goodfellas, le gang devient plus organisé, le mot parrain n'est pas prononcé mais Scorsese y fait allusion. Enfin, Casino est le film de la démesure, celui qui montre les "Wise Guys" dans tous leurs excès, avec toujours plus d'argent, de violence et ... de pouvoir de séduction. On en revient toujours à ce point : la séduction du mal.


                                  



Si Martin Scorsese décrit ses héros avec un réalisme cru (les bagarres, les scènes d'extorsion), il les met parfois en scène dans des tableaux ensorcelants. Sur ce point, l'arrivée de Johnny "Boy" dans le bar est remarquable : costume neuf, chapeau vissé sur le crâne et sourire aux lèvres, Johnny est entouré de deux filles subjuguées par son charisme. Scorsese filme son entrée avec une virtuosité technique époustouflante : la caméra semble flotter autour de Johnny tandis qu'il s'approche de ses amis. Les lumières rouges du bar dans lequel les filles dansent nues confèrent à l'ambiance un aspect diabolique tandis que la bande-son distille le démoniaque Jumpin'Jack Flash des Rolling Stones. L’œil et l'oreille du spectateur ne peuvent être que séduits par cette démonstration de beauté.


                         


 Johnny revêt alors le visage de la séduction, et il en va de même pour chacun des autres membres du gang. Scorsese utilisera le même procédé dans Goodfellas lorsque Henry Hill pénètre dans la boîte de nuit tenue par les affranchis. Le long plan séquence y est inoubliable tant par son aspect technique que par sa capacité à rendre les "goodfellas" attirants ! Mean Streets présente donc un regard documentaire sur la ville de New York et sur les groupes de voyous italiens qui la peuplent. Au fond Martin Scorsese ne fait que reproduire un environnement qu’il connaît sur le bout des doigts. Il donne ainsi un cachet d’authenticité à son film et l’on comprend mieux pourquoi il refusa la proposition suggérée par Corman de tourner dans un ghetto noir...


                   



Parmi les voyous de Mean Streets, l'un d'entre eux est assailli par le doute. Scorsese a décidé de centrer son récit sur ce personnage ambivalent. A la fois attiré par l'amour de la belle Teresa et par la violence du gang, Charlie est un héros en perpétuel conflit. Dès la première scène du film, il est filmé à son réveil, réveil brutal qui le montre se précipiter vers un miroir. En affrontant son image, Charlie se rassure quant à sa propre existence. Martin Scorsese déclinera cette figure du miroir dans chacun de ses films. Le plus célèbre d'entre eux étant certainement Taxi Driver et cette fameuse séquence où Travis Bickle s'adresse au miroir : « You're talking to me ? » Etre ou ne pas être, le héros scorsesien est envahi par le doute. On retrouve ici un des traits de caractère de Martin Scorsese.


   


Enfant, il rêve d'être prêtre. Partagé entre ce désir et son attirance pour le cinéma, il ne cesse de se remettre en cause et finira par embrasser le Dieu cinéma ! Depuis Martin Scorsese est un éternel insatisfait. On peut lui remettre toutes les plus grandes distinctions, il continuera à se sous-évaluer, estimant que les Hitchcock, Tourneur, Ford ou autre Fuller avaient déjà tout apporté au septième art... Si l'on regarde à nouveau la première scène de Mean Streets, on remarque qu'elle est tournée caméra à l'épaule. Le procédé, repris régulièrement pendant le long métrage, permet d'exacerber le sentiment d'angoisse, d'urgence et de tension du héros. Sous son air calme, Charlie est un homme pressé. Il veut posséder Teresa, devenir un affranchi et régler tous ses problèmes au plus vite. 


                   


Le héros scorsesien est un éternel angoissé qui ne reste jamais en place. Il a besoin de mouvement, d’action. Le parallèle avec Martin Scorsese est facile : connaissez-vous un réalisateur qui a l’air plus occupé, plus pressé ? L’homme au débit de mitraillette est un éternel angoissé qui comble un manque affectif (ses rapports avec les femmes ont toujours été difficiles) par une surdose de travail. A l’image de quasiment tous les films de Martin Scorsese, Mean Streets est habité par des symboles religieux. Charlie est un personnage profondément influencé par l’église : partagé entre sa peur de la punition divine et son désir pour Teresa, il ne cesse de flirter avec le pêché charnel. Contrairement à JR (Who’s That Knocking at My Door) il ne cèdera pas à la tentation d’aller se défouler ailleurs (les danseuses l’attirent mais il les rejette sous de faux prétextes : elles sont noires !). De même Charlie semble vouloir éviter la violence : dans la fameuse scène du billard (« What is a mook ?? »), il vient récupérer de l’argent avec sa bande et tente de régler le problème à l’amiable.



                                   


Mais Johnny Boy, qui ne comprend pas ce qu'est un Mook (!), provoque une bagarre générale. Tous les hommes se cognent dans un chaos brillamment mis en scène par la caméra épaule tandis que Charlie, allongé sur une table de billard, reçoit les coups sans les rendre et adopte un comportement christique de refus de la violence. Dans le final de Mean Streets, Charlie, Johnny et Teresa sont pris pour cible par les tueurs à la solde de Michael. Les coups de feu claquent et le sang jaillit des visages de nos trois héros. Cette image du sang qui gicle est une figure récurrente dans le cinéma de Scorsese et renvoie au sang qui jaillit du corps du Christ quand le centurion le transperce sur la croix. (http://www.dvdclassik.com/critique/mean-streets-scorsese)


                                   




Ce bon film policier de J. Lee Thompson aurait tout aussi bien pu s'intituler « La loi de Bronson » . Monolithique et regard pènètrant, Charles Bronson est Jack Murphy, un vètèran de la police à Los Angeles qui va appliquer sa propre loi pour la plus grande joie de ses fans! Une personnalitè unique au service de la justice...et de l'auto-justice! Le scènario n'a rien d'innovant mais on marche une fois de plus avec une intrigue sordide à souhait et une mise en scène solide et sans bavure! Après maintes pèripèties, Bronson, menottè entre temps avec une voleuse de voitures attachante, nous entraînera dans une rencontre finale qui tient toutes ses promesses! A travers les prises de becs continuelles entre Murphy et Arabella, J. Lee Thompson perce même une èmotion entre les deux protagonistes! A noter le vocabulaire ordurier du plus bel effet dans le personnage de Kathleen Wilhoite qui fait de "Murphy's Law" un festival de dialogues souvent hilarants...Au début des années 80, Charles Bronson n'est plus que la caricature de lui-même. Il s'en va se fourvoyer dans de pâles séries B produites par la Cannon en reprenant son éternel rôle de justicier solitaire en marge de la loi où il s'en va dicter cette dernière, la sienne, à des fripouilles ayant l'âge de ses enfants. Dans La loi de Murphy, il est contraint de faire équipe avec une jeune toxico jurant comme un charretier. Certains moments sont assez drôles et font penser au célèbre sketch des Inconnus à la cérémonie des escarres. Je ne sais pas comment Bronson a pu prendre la chose à l'époque. Moi, je sais que même si le cinéma c'est du semblant, je ne m'y serai pas risqué. En tout cas, son tandem avec cette jeune fille permet non pas de moderniser son personnage (ce qui semble impossible vu l'âge de Bronson contre lequel on ne peut rien) mais de le rendre un poil moins rude. Bien que tout soit relatif. Ça ne l'empêchera pas de régler son compte à une tueuse glaçante.


            

Une sorte de Bronson au féminin version méchante. Correctement emballée par le faiseur J. Lee Thompson, qui en était à sa sixième collaboration avec Charles Bronson, La Loi de Murphy vaut essentiellement pour son duo détonnant Bronson/Kathleen Wilhoite.Vétéran de la police de Los Angeles, devenu alcoolique depuis son divorce, le coriace inspecteur jack murphy plonge dans un véritable cauchemar le jour ou il reçoit un appel anonyme signant son arret de mort. Lorsque son ex-femme, jan,est assassinée, murphy devient le suspect numero 1. Arret par ses propres collègues, il n 'a pas d'autre choix que de s'évader et de pourchasser lui-meme le tueur qui l'a piégé. Mais bientot, le traqueur devient traqué et jack se retrouve poursuivi par le meurtrier...et le police de Los Angeles. Charles Bronson nous livre ici un étonnant thriller musclé et impitoyable. Ponctué de scènes d'action intenses doublées d'un suspense à faire froid dans le dos.(Allociné)

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