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mercredi 9 novembre 2016

Paulette Dubost

Dès l'âge de sept ans,Paulette Dubost intègre l'Opéra de Paris comme petit rat. Alors qu'elle a 14 ans, elle est remarquée par le financier Alexandre Stavisky qui tombe amoureux d'elle. À 17 ans, elle passe à l'opérette et va jouer pendant deux ans Les Aventures du roi Pausole aux Bouffes-Parisiens avec Simone Simon, Edwige Feuillère, Viviane Romance… Avant de passer au cinéma, elle sera encore sur les planches dans Bonsoir aux Folies-Wagram et Mon amant à la Potinière. Son regard malicieux et sa voix acidulée sont vite remarqués, et dès 1930 elle commence à jouer pour le cinéma avec Marc Allégret. Au total, elle a joué dans environ 160 films, notamment de Jacques Tourneur, Jean Renoir (La Règle du jeu), André Cayatte, Gilles Grangier, Max Ophüls, François Truffaut… Après la guerre, elle a aussi participé à des téléfilms et à des séries télévisées. Paulette Dubost a été mariée avec André Ostertag. Elle l'a rencontré en 1935 lors de la première de La Petite Sauvage et ils furent mariés du 24 décembre 1936 à 1944, année de leur divorce. Ils ont eu une fille en 1942. Elle a joué avec beaucoup de grands comédiens tels que Gérard Depardieu, Romy Schneider, Viviane Romance, Fernandel, Bourvil, Jean Gabin, Albert Préjean, Danielle Darrieux, Louis de Funès, Jean Marais, Annie Girardot, Jeanne Moreau, Jacques Villeret, Brigitte Bardot, Pierre Mondy, Arletty, Michel Simon, Francis Perrin, Philippe Noiret, Michel Piccoli, Michel Serrault, Catherine Deneuve, Martine Carol, Maggie Cheung, Darry Cowl, Nathalie Boutefeu, Marc Citti, Michel Galabru, Gert Fröbe, etc...(Wiki)



                


L'Herbier doit être un des cinéastes français avec lequel il est le plus facile d'établir une relation haineuse. Dépassé, d'avant-garde il y a un siècle, aux sujets faussement non-conventionnels, académique, il a même été le premier directeur le l'IDHEC sous Vichy. J'ai étouffé bien des baîllements devant ses plus grands films (L'argent, L'inhumaine et al) en dépit de la force indéniable de certains plans. Du coup me voilà bluffée par ce "Bonheur" tiré par les cheveux de la pièce de Bernstein. Encore un scénar invraisemblable, incompréhensible, mais dont l'entrisme émotionnel haut de gamme ne peut pas nous laisser de marbre. Morlay et Boyer ont rarement été aussi convaincants. La réalisation elle-même paraît hors pair. Bien sûr on a un peu de mal à s'identifier aux personnages (mais est-ce nécessaire?) et le cadre dans lequel s'exercent toutes ces exactions a changé. N'empêche: il est aimable et même franchement jouissif de relire cette histoire sur le star-system 80 ans plus tard. Un très grand film.Au centre de ce mélodrame brillant qui met en scène les mœurs cinématographiques de l’époque, Marcel L’Herbier a choisi Charles Boyer, la (vraie) star « internationale » des années 1930, qui prend son envol à Hollywood alors qu’il tourne ce film. Un Charles Boyer à contre-emploi : face aux frou-frous d’une star de cinéma (Clara Stuart, interprétée par Gaby Morlay) qui est fêtée à son retour à Paris après ses (faux) succès américains, Chakal (Charles Boyer), caricaturiste « antisocial », est un anarchiste sans véritable conviction, nonchalant, désabusé, mais dont le regard est de braise et la parole aussi rare que définitive. La gloire ni le bruit « médiatique » ne l’intéressent, mais pourtant ils l’inspirent : il tire sur Clara Stuart pour donner une publicité à la cause anarchiste qu’il défend. Charles Boyer/Chakal, « écœuré » par le tohu-bohu qui entoure la vedette, nous fait dès lors pénétrer dans les coulisses de ce monde où rien n’est vrai, surtout pas les sentiments qui prennent le nom d’amour le temps d’un caprice de star.


           


Ténébreux, profond, terriblement sérieux, Charles Boyer est le guide improbable de cette traversée des apparences.Le Bonheur, dont le titre reste une énigme, est une réalisation sophistiquée, qui donne à voir les liens ambigus entre la représentation et la vraie vie. Si Marcel L’Herbier, cachottier, joue dans Le Bonheur avec la (vraie) carrière franco-américaine de son acteur, il utilise au-delà le motif du « film dans le film » (qui est l’occasion de belles scènes de tournage, avec toute la machinerie de l’époque) pour montrer en quelque sorte le manque d’imagination du cinéma : celui-ci ne fait que voler le réel, le singer, en recyclant les faits divers pour inspirer des (faux) cinéastes défaillants. Celui de cette mise en abyme est américain : incapable d’imaginer une autre histoire que celle qui a déjà eu lieu dans la réalité, il sait en revanche payer ce qu’il faut à l’imprésario véreux (Michel Simon, qui excelle dans la veulerie efféminée) pour obtenir l’engagement de la vedette dans son propre film.(http://www.critikat.com/dvd-livres/dvd/le-bonheur.html)


                 


Marcel L’Herbier règle-t-il des comptes avec un certain cinéma de son époque, qui dans les années 1930, recrute fort à Paris… ? Éloigné de toute intention documentaire, Le Bonheur dévoile pourtant ce qui se passe derrière le décor. La vision ne manque pas de causticité ; pourtant ce Bonheur ne renonce ni au lustre de la grosse production (distribution éblouissante, décors et costumes à l’avenant) ni à une stylisation de l’image et de la mise en scène très abouties, pour « montrer » le cinéma. Celui-ci, à l’image du geste équivoque de Chakal tirant sur la star mais prenant soin de ne pas la tuer, est tout autant le monde qui exclut ceux qui refusent ses règles (le mensonge, l’artifice) et l’univers léger où s’épanouissent les belles fées modernes. Le Bonheur, œuvre de cinéma, c’est peut-être ce monde où tout est plus beau mais où tout est faux. L’inverse de la vraie vie.


                  

Qu'est-ce qui m'a fait venir à Paris - C'est l'piston...André Berthomieu, c'est un peu le faire-valoir de Bourvil! Ce dernier ne se fait pas prier pour incarner une nouvelle fois Léon Ménard, personnage attachant qui l'a rendu cèlèbre depuis "Pas si bête" du même Berthomieu! Faisant fi des prèjugés et du qu'en dira-t-on, refusant de s'endormir sur ses lauriers, Bourvil joue cette fois un veilleur de nuit amoureux de la charmante Paulette Dubost! il aura fort à faire car des bijoux de grande valeur vont être dérobés dans son hôtel! Certaines situations sont amusantes (l'ascenseur de l'hôtel) mais "Blanc comme neige" c'est aussi une chanson rigolote interprétée par Bourvil "C'est l'piston" qu'il faut sauver d'un oubli relatif...Une petite comédie sympathique de la fin des années 1940. Bien que je ne trouve rien d"d'extraordinaire "à ce film ,je dois avouer que je n'ai en aucun cas trouvé l'humour de bourvil lourd,car c'est ce à quoi je m'attendais en découvrant son personnage bébête . Ce film reste bon enfant et vous fait oublier vos soucis en vous transportant dans cette époque d'après guerre oú tout semblait plus simple.Un petit film où Bourvil garde une certaine liberté et nous montre plusieurs facettes de son talent avec à la clé quelques bonnes scènes.Réalisé en 1948 en noir et blanc par André Berthomieu, ce film présente André Bourvil dans son registre habituel de naïf bon enfant entrainant la gaieté. Léon Ménard (Bourvil) joue du piston dans une harmonie municipale mais a du mal à joindre les deux bouts. Sa fiancée Charlotte (Paulette Dubost) travaille comme vendeuse dans un commerce de fruits et légumes.(Allociné)


           


Un jour Léon rencontre dans un bar Monsieur Bob (Robert Berri) un voyou qui lui conseille d'aller se présenter au Central Hôtel où une place de veilleur de nuit vient de se libérer. Léon est embauché. Il passe quelques nuits émaillées d'amusantes aventures nocturnes, notamment avec un ascenseur, puis Bob réapparait et vient lui rendre visite un soir. Il fait boire Léon pendant que ses complices percent le coffre de l'hôtel et embarquent une valise pleine de bijoux d'un client fortuné Van Golden (Frédéric O' Brady). Bob cherche à faire accuser Léon en cachant la valise vidée chez celui-ci endormi. Léon est arrêté par un inspecteur incompétent Robillard (Charles Bouillaud) puis défendu aux assises par un avocat fantasque Maitre Floridor (Jacques Louvigny) mais il ne perd rien de sa gaieté ni de son bon sens. Et Charlotte va savoir le sauver d'une erreur judiciaire que Léon ne craignait pas puisqu'il déclare à maintes reprises : il est "blanc comme neige". C'est donc une comédie avec un Bourvil très amusant surtout quand il nous chante "c'est le piston".(Eric Hallienne)

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