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lundi 21 novembre 2016

Guy Madison

Guy Madison  débute au cinéma dans Depuis ton départ de John Cromwell, avec Claudette Colbert et Jennifer Jones, sorti en 1944. Jusqu'en 1959, il contribue à dix-sept autres films américains, dont Jusqu'à la fin des temps d'Edward Dmytryk (son deuxième film, 1946, avec Robert Mitchum et Dorothy McGuire) et La Charge des tuniques bleues d'Anthony Mann (1955, avec Victor Mature et Anne Bancroft), un de ses nombreux westerns. De 1961 à 1974, Guy Madison poursuit sa carrière au cinéma en Europe, tournant des films italiens et des coproductions, dont des westerns spaghetti. Citons le film de guerre franco-italien Tête de pont pour huit implacables d'Alfonso Brescia (1968, avec Peter Lee Lawrence et Erika Blanc). Puis il apparaît encore dans deux ultimes films américains sortis en 1976 (Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood de Michael Winner) et 1978. À la télévision, Guy Madison collabore à treize séries, la première étant The Adventures of Wild Bill Hickok (en), où il tient le rôle-titre durant cent-treize épisodes, diffusés de 1951 à 1958, aux côtés d'Andy Devine (les deux acteurs se produisant aussi dans l'adaptation radiophonique de cette série, de 1951 à 1956). Mentionnons également L'Île fantastique (1979, un épisode) et la dernière série à laquelle il participe, Guillaume Tell (1987-1988, trois épisodes).(Wiki)


                 


Fort Bravo avait été le premier film tourné au format 1.75 pour la MGM ; au tour de La Poursuite dura sept jours d’inaugurer un format encore plus large au sein du western, le fameux CinémaScope sorti des studios de la 20th Century Fox l’année précédente avec pour cobaye le péplum La Tunique (The Robe) de Henry Koster. The Command est d’ailleurs également le premier film en scope de la Warner. Probable coïncidence mais, dans le genre, les westerns militaires auront été placés en première ligne pour affronter de nouvelles dimensions du cadre. Mais la ressemblance entre les deux films s’arrête là, puisqu’autant le film de John Sturges était une remarquable réussite autant celui de David Butler s’avère un film de série sans grand intérêt. Si, du même réalisateur, San Antonio et Calamity Jane avaient été fort divertissants, il n’en est pas de même pour ce nouvel opus bavard, paresseux et assez vite ennuyeux. Où l’on se rend compte que le nouveau format rectangulaire n’est pas évident à manier et qu’un réalisateur sans génie peut s’y casser facilement les dents. D’ailleurs, la même année, David Butler réalisait également dans ce format, auquel il n'avait visiblement encore rien compris, le catastrophique et interminable Richard Cœur de lion (King Richard and the Crusaders). Mauvais cru que 1954 pour un cinéaste habituellement très sympathique et notamment dans la comédie musicale, celles avec Doris Day notamment.Il est curieux de savoir que Samuel Fuller a participé à ce scénario adapté d’un roman de James Warner Bellah (l’auteur des histoires adaptées par John Ford pour sa trilogie cavalerie) ; on se demande bien à quel niveau car on ne retrouve rien de ses préoccupations ni de son énergie dans ce western militaire qui semble nous faire opérer un retour arrière de quelques années concernant la description de la nation indienne.



           

Si l'on pouvait encore accepter dans les années 30 et 40 un tel discours, ce n’est plus guère possible après la vague des westerns pro-Indiens qui ont déferlé ces dernières années. Il faut donc non seulement supporter ici des Indiens idiots et braillards, mais aussi le discours paternaliste assez insupportable sortant de la bouche du personnage joué (très bien d’ailleurs) par Guy Madison. Alors que sa compagne lui demande la raison de ses sympathies pour les natifs, le médecin lui rétorque : “Perhaps because we destroyed the Indian's ability to make a distinction between the good and the bad. He has a child's logic : the white man hurt him, therefore all white men are bad.” Bref, pour résumer en nos termes : il faut avoir pitié de ces pauvres bougres, ils ne sont pas méchants, ils sont juste demeurés et infantiles (sic !) A la limite, ce discours rétrograde aurait pu passer si le film possédait d'autres qualités annihilant cette "tare" ; ce qui n’est pas le cas dans ce western de David Butler...


                    

Le film rentrait d’ailleurs immédiatement dans le vif du sujet et le postulat de départ était assez sympathique et même tout nouveau : un médecin se retrouvant sans le vouloir à la tête d’un régiment de cavalerie dont les membres, par fierté, ne supportent pas de se faire diriger par un homme peu au courant des protocoles du commandement. Malheureusement, excepté également la traditionnelle rivalité entre cavalerie et infanterie et l’intégration au sein de l’intrigue d’un suspense lié à la probable propagation d’un virus, le scénario a du mal à progresser et se met rapidement à tourner en rond puis à faire du sur-place. L’humour made in Warner est toujours aussi pénible (Harvey Lembeck chiquant, jurant et crachant à tout bout de champ ; les soldats se travestissant en femme) et Dimitri Tiomkin toujours aussi inégal à l’intérieur d’une même partition, cette dernière préfigurant en mineur sa plus grande réussite, celle à venir pour Alamo.(http://www.dvdclassik.com/critique/la-poursuite-dura-sept-jours-butler)


              


Duel a Rio Bravo (1964) - Alors, celui-là, comment le présenter ? Le place-t-on dans la catégorie « les français qui ont tourné dans les westerns spaghetti » ? En effet on retrouve deux de nos vedettes : Madeleine LeBeau dans le rôle de Jennie Lee et Olivier Hussenot dans celui du juge. Ou bien la catégorie « les coproductions françaises » car Pathé et le films Jacques Willemetz ont mis du fric dans ce film au côté des Italiens et des Espagnols ? Ou bien encore « ils ont plus de 100 films au compteur » ? Car y compris nos deux vedettes françaises, Guy Madisson ( Wyatt Earp / Laramie), Fernando Sancho ( Pancho Bogan ) et Gérard Tichy ( Zack ) atteindront ce score à la fin de leur carrière. Ou tout simplement « premier western » car c’est le premier de Tulio Demicheli… Ou pour finir, les bons "série B " !!! Le producteur délégué est Italo Zingarelli. Ses productions ont la réputation de tenir la route, et il n’est pas avare et sait donner les bons moyens à ses réalisateurs. Tulio Demichelli ayant une longue carrière de scénariste derrière lui, il va écrire l’histoire et le scénario. Il s’entoure d’une bonne équipe et sur une musique très classique western de Angelo Lavagnino, va nous réaliser d’une main ferme cette histoire sans surprise mais agréable à suivre. Une ville du sud bien chaude. Un arbre desséché au milieu de la grand-rue. Un potentat local qui tient la ville sous sa coupe. Une jeunette, Clémentine, qui exploite une mine d’argent, mais qui se fait régulièrement dévaliser. Sa copine, la patronne du saloon ,Jennie Lee, qui pour la défendre fait appel à Waytt Earp.


           

Waytt Earp, qui vient de sortir de son duel à O.K Corral, ou il vient de laisser un des ses frères paralysé et l’autre à six pieds sous terre, arrive en ville sous le pseudo. de Laramie. Le shérif, amoureux de Jennie, plutôt que de combattre la corruption, se réfugie dans l’alcool. Le juge tape le poker avec les truands locaux et n’hésite pas au cours d’un simulacre de procès a envoyer par contumace, Waytt-Laramie à la corde. Et les mexicains, avec leur chef Pancho, brute au grand cœur, sont de quel bord et pour combien de temps ? Tout est en place pour que notre héros dénoue cette sordide affaire, et jusqu’au duel final, ça va bastonner et flinguer fort dans Rio Bravo ! Les artificiers n’ont pas eu la tâche facile et le stock de cartouches y est passé ! Et voilà le travail, en 80 minutes tout est dit. C’est du classique, c’est du solide. Nous ne retrouverons pas la touche de folie qui fera la marque de fabrique des westerns italiens, mais ne boudons pas notre plaisir.


                

Les acteurs sont convaincants et la « grande » scène de Fernando Sancho est particulièrement bien filmée et assez émouvante. Ah, celui-là a marqué de sa présence un grand nombre de western et a rarement été décevant dans son exubérance ! Pour voir ce film, je vous recommande la VHS des années 80. On la trouve sans problème sur le net pour 4 ou 5 euros et le film (en VF) y est complet, au format et la copie est d’excellente qualité. La version française étant produite par le consortium Pathé, on se demande ce qu’ils attendent pour nous sortir un DVD. Allez, les petits gars de chez Pathé, si vous me lisez, voilà une édition qui ne vous coûtera que peu d’investissements et qui rapportera vite !!! Rio Bravo, Waytt Earp,…on a peur de rien en Italie !(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=6239)

6 commentaires:

  1. https://1fichier.com/?3tg3rv7jjc
    https://1fichier.com/?knqw5v00a7

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  2. Réponses
    1. Avec plaisir ! Je ne poste pas de commentaires à chaque fois, par exemple le dossier sur Roy Ward Baker (bien que je préfère sa contribution à Chapeau melon...) mais l'ensemble de ton site m'enchante, et cela depuis des années déjà.

      Donc, c'est moi qui te dis, humblement, merci ! Et j'insiste !

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    2. Très sympa de ta part , content que tu aimes (même si les mises à jour laissent vraiment à désirer ...) , passe une bonne journée !!

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    3. Tu tiens un site qui publie de manière très régulière. IL y a plein d'acteurs que je ne connais pas, ou alors pas très bien, et les programmations sont toujours intéressantes. Donc, oui, j'aime ton site et, non, les mises à jour ne m'occupent à aucun moment l'esprit !

      A bientôt !

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