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mercredi 30 novembre 2016

Denver Pyle


A lui seul, une anthologie des séries westerns, Denver Dell Pyle naquit le 11 mai 1920 à Bethune dans le comté de Kit Carson, Colorado, de Ben H. Pyle (1895–1988), un fermier et de sa femme, Maude (1899–1985). Aprés être sortie diplômée du lycée, Denver Pyle fréquenta brièvement la Colorado State University mais la quitta pour intégrer le show business.Il fut une des vedettes de plusieurs films au cinéma et à la télévision durant les années 1950 et 1960. Il eut un rôle en 1955 dans le western d’Audie Murphy, L’Enfer des Hommes et apparut en guest star entre 1951 et 1953 quatorze fois dans la série, The Range Rider, avec Jock Mahoney et Dick Jones. Il apparut en 1955-1956, à deux reprises dans la série anthologique Frontier, dans "Mother of the Brave" et "The Voyage of Captain Castle".Denver Pyle apparut aussi dans un certain nombre de westerns de John Ford, dont Les Cavaliers avec William Holden et L’Homme qui tua Liberty Valance. Il interpréta un soldat du Tennessee (appelé "Thimblerig") dans l’Alamo de John Wayne (1960).Mais son rôle le plus long et le plus connu reste sans conteste celui d’Uncle Jesse Duke dans la série Sherif, fais-moi peur (1979–1985) (146 épisodes). Il eut un rôle en invité en1973 dans Les Rues de San Francisco. En 1975, Walt Disney Productions sortit un film basé sur le roman, Escape to Witch Mountain. Dans ce film, Tony et Tia étaient interprétés par Ike Eisenmann et Kim Richards, Lucas Deranian par Donald Pleasence, l’oncle des enfants, Bené par Denver Pyle.(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=15183)


               
                              

Si les années 50 furent les plus prolifiques pour Audie Murphy, les suivantes ne lui laissèrent cependant pas reprendre son souffle ; et contrairement à ce que l'on aurait pu craindre, ce "corpus sixties" demeura qualitativement presque tout aussi honorable que le précédent malgré évidemment quelques petits ratés dont Gunpoint ne fait néanmoins pas partie. Dernier film tourné par Audie Murphy pour Universal - son studio de prédilection auquel il n’aura fait quasiment aucune infidélité - La Parole est au colt ne sera plus suivi que de quatre autres titres dont trois westerns, le comédien le plus décoré de la Seconde Guerre mondiale allant décéder peu de temps après. Il me serait très malhonnête de vous faire croire que vous allez tomber sur une pépite en regardant ce western de série B au budget très restreint ; mais si jamais comme moi vous estimez que la filmographie westernienne du comédien au visage poupin aura été de qualité presque égale quinze années durant, vous ne devriez pas être déçus par celui-ci qui à mon humble avis se situe dans une honnête moyenne. Alors certes, ce western assez banal vous paraitra très probablement "déjà-vu" et surtout assez anachronique au vu de sa date de tournage, cependant on peut dire qu’il s’agit là d’un très classique et respectable divertissement.Comme dans de nombreux de ses westerns de cette décennie dont les constructions se révèlent finalement assez semblables, Audie Murphy, homme de loi peu bavard mais qui ne s’en laisse néanmoins pas compter, va se trouver dans l’obligation de lever un posse ; ce fut parfois pour mettre fin aux agissements d’une bande de redoutables hors-la-loi, secourir une femme kidnappée ou bien récupérer de l’argent volé. Ici le couple de scénaristes se montre amplement généreux puisqu’il enverra le probe homme de loi à la poursuite du gang pour les trois choses à la fois. Chad devra non seulement récupérer un imposant butin volé lors de l’attaque d’un train et qui était destiné à empêcher que la banque de la petite ville où il officie ne fasse faillite, mais aussi ramener également une Saloon Gal qui n’était autre que sa fiancée plusieurs années auparavant, et enfin mettre un terme aux agissements du bandit sans scrupules et de ses hommes qui, après chacun de leurs méfaits, viennent se mettre à l’abri de l’autre côté du poste frontière afin de ne pas être appréhendés. Bien évidemment, pour maintenir le suspense et l’action, la milice improvisée éclatera ou se fera décimer au fur et à mesure de son avancée.


   

Néanmoins, le principal intérêt du film ne réside pas dans cette intrigue sans grandes nouveautés ni surprises mais, comme ceci prévaut d’ailleurs pour beaucoup des meilleurs westerns avec Audie Murphy, dans les relations qui s’instaurent au sein du groupe constitué par des hommes aux motivations diverses et aux caractères totalement différents. C’est d’ailleurs également le cas pour le fabuleux ensemble de westerns que Randolph Scott tournera sous la direction de Budd Boetticher.Dans La Parole est au colt, ce sont le triangle amoureux et les membres qui le composent qui se révèlent être les éléments les plus intéressants d’un scénario manquant certes un peu de rigueur mais néanmoins plutôt rondement mené. Plus que le personnage interprété par Audie Murphy, qui reste toujours à peu près semblable d’un film à l’autre (ce qui ne me semble pas nécessairement problématique tellement l’acteur est parfaitement rodé pour ce genre de rôle d’homme de loi intègre et tenace, sachant se battre avec hargne et toujours aussi charismatique malgré son petit gabarit), c’est Warren Stevens qui tire la couverture à lui sans que jamais son partenaire en haut de l’affiche cherche à lui faire de l’ombre, leur complicité / rivalité s’avérant aussi crédible que touchante (c’était déjà le cas pour le duo Audie Murphy / Dan Duryea).(http://www.dvdclassik.com/critique/la-parole-est-au-colt-bellamy)


                 

" Maverick " très bon film de Richard donner . L'histoire se déroule au far west . Maverick ( Mel Gibson ) un joueur de poker veut participer au tournoi de poker du siècle . Mais pour cela il lui manque une certaine somme d'argent pour pouvoir participer au tournoi . Il va alors tenter de trouver la somme par tout les moyens et va être confronté à un mauvais perdant nommer angel ( Alfred Molina ) qu'il avait battu auparavant et qui prépare sa vengeance ce qui va l'embarquer dans une série de mésaventures hilarantes ... " Maverick " est un très bon film de Richard donner réalisateur de la saga culte de l'arme fatale . En 1994 Richard donner décide de mettre temporairement sa saga de l'arme fatale de côté pour se lancer dans la réalisation d'un western comique avec l'un de ses acteur fétiche de l'arme fatale a savoir Mel Gibson . Et le résultat est très réussit . L'histoire est très sympa celui d'un joueur de poker nommer Maverick qui veut participer à un concours de poker mais qui n'a pas la Somme necessaire pour participer et qui va devoir se démener pour trouver la somme et qui va être confronter à un mauvais perdant qu'il a avail battu bien decider à se venger et qui va vouloir l'empecher de participer au tournoi ce qui va l' embarquer bien malgré lui dans une série de mésaventures toute plus hilarantes les unes que les autres . Le film est un bon mélange de western , de comédie , d'action et d'aventure avec une touche de suspense et de rebondissements . Tout les ingrédients pour passer un bon moment . L'humour est souvent présent grâce à son lot de gag et de repliques hilarantes . Sans oublier quelques touches d'action bien mener . Avec en prime quelques clins d'oeils très sympa à l'arme fatale .


   

Le casting est excellent avec à sa tête Mel Gibson excellent dans le rôle de Maverick ce joueur de poker charmant avec une certaine classe et une belle repartit bien décider à participer coute que coute au tournoi de poker du siècle . Il va faire la rencontre d'une jolie joueuse incarnée à merveille par la charmante jodie Foster et va être confronter à un mauvais perdant nommer angel incarner par Alfred Molina très bon dans le rôle du méchant . Le duo Mel Gibson / jodie Foster fonctionne à merveille . Les décors du far west sont réussit et les paysages ou se deroule l'action sont très beau et très dépaysant . On s'évade avec plaisir dans ses très beau paysages . Un très bon divertissement .L'une des meilleures comédies américaines des années 90.


                 

Sur fond de western et de poker, Richard Donner met le duo Gibson/Foster dans de l'ouate, ce qui nous offre plusieurs échanges somptueux. La maladresse et le charme de l'une couplée à la repartie et la prestance du second fonctionnent à merveille, l'alchimie est parfaite. Il est vrai qu'à l'époque les 2 acteurs sont déjà au sommet de leur art. Le film carbure à une scène bien fendarde toutes les 5 minutes en moyenne et la fin s'offre même le luxe de surprendre son public.Première partie de poker très drôle. Le recouvrement des dettes est bien marrant également. J'ai beaucoup aimé la petite référence à "L'arme fatale". L'humour est omniprésent et l'histoire ne souffre d'aucun temps mort et offre une succession de bonnes scènes avec l'excellente Jodie Foster dans le rôle d'une cleptomane mythomane. Les parties de poker, surtout la finale, sont excellentes. Une très bonne comédie western poker avec quelques indiens au passage.(Allociné)

mardi 29 novembre 2016

San Antonio

Sale temps pour les mouches (66) -Timide première adaptation cinématographique des célèbres romans à succès de Frédéric Dard, ce ‘Sale temps pour les mouches’ n’a pas laissé une trace indélébile dans le cinéma français. Il en va de même pour sa suite ‘Beru et ses dames’ (68) et de ses autres adaptations, ‘San Antonio ne pense qu’à ça’ (81) ou le récent mais néanmoins très discret ‘San Antonio’ (03) - avec pourtant, le tandem Lanvin-Depardieu -. Vous parlez d’une malédiction… Ici, notre équipe des sixties, avec le très convaincant Gérard Barray en commissaire, acteur qui aurait probablement mérité une meilleure carrière –, le flic bouffon Jean Richard et le toujours naïf Paul Préboist, avaient la chance de bénéficier des toujours excellents dialogues d’Audiard, dont on ne mesurera jamais assez l’impact qu’ils pouvaient avoir sur un film, aussi minable soit-il. A signaler la présence de Patricia Viterbo, la jeune actrice du film, qui décédera la même année, à 27 ans, noyée dans sa voiture accidentée. Quant à l’histoire, elle reste ici très conventionnelle pour l’époque, avec un gentil héros, de méchants malfrats, de charmantes courses-poursuites et de multiples bourre-pifs. Le tout, avec cette ambiance comico-policière relativement proche des films d’Hunebelle des mêmes années, à savoir les ‘Oss 117’ où les ‘Fantômas’. Les dialogues en plus donc, mais le rythme un cran nettement en -dessous. Ceci dit, l’honneur est sauf. Au final, une agréable distraction dominicale par exemple…Un adaptation de San-Antonio. La meilleure, ce qui ne signifie pas qu'elle soit exceptionnelle...


   

Je ne met la note maximale que pour le coté sentimental de l'affaire, j'ai de très bons souvenirs de ce film daté, très 'série B'. Et puis, pour moi, si Gérard Lanvin ,dans la dernière adaptation, faisait un San-Antonio plus vrai que nature, le seul, l'unique Bérurier, c'est Jean Richard, dans ce film. A chaque fois que je lis un roman de la série, je pense à Jean Richard pour Bérurier...même si le vrai Béru à plus le physique de Depardieu dans la film de Auburtin (moustache)...San Antonio, Béru et la Pinuche sur grand écran, c'est une première...surtout en 1966! Le film de Guy Lefranc est en fait l'adaptation à l'écran du livre "Messieurs les Hommes". Et comme l'adaptation est de la main d'un certain Frédéric Dard et que les dialogues sont signés par le maestro Michel Audiard, on retrouve ici l'esprit des célèbres romans! Le casting est à la hauteur: Gérard Barray incarne avec humour "le commissaire de ces dames", Jean Richard compose un truculent "gros" et Paul Préboist un "Pinaud" plus vrai que nature! C'est distrayant et sympathique à voir entre infiltration et bande d'espions...(Allociné)


                  

Béru et ses dames (68) - Malgré un très décevant premier épisode cinématographique, San Antonio et son remirent le couvert, deux ans plus tard, avec ce ‘Béru et ces dames’. Bien meilleur que ‘Sale temps pour les mouches’, le premier opus, on se rend compte que le réalisateur, Guy Lefranc, ne bénéficie pas des mêmes moyens que André Hunebelle, pour ses ‘Fantômas’. Ni d’un de Funès en tête d’affiche. Le célèbre commissaire crée par Frédéric Dard, est de nouveau interprêté par Gérard Barray, très crédible ici, mais dont on oublia vite le visage sur les grands écrans. C’est par contre moins le cas des seconds rôles, puisqu’on y retrouve le drôlatique Jean Richard – alors qu’il débutait au même moment en Commissaire… Maigret – en Bérurier, rôle que Depardieu reprit dans la dernière version de Frédéric Auburtin, l’irremplaçable Paul Préboist en inspecteur Pinaud, et les charismatiques Marcel Bozzuffi et Roger Carel. N’évoquons même pas la pléiade de petits rôles (Michel Creton, Marthe Mercadier, Jackie Sardou, Bernard Lecoq…). Couvert par un scénario rythmé, l’ensemble, sans être véritablement mémorable, reste cocasse et divertissant. Etonnant, quand on sait la malédiction qui plane sur San Antonio au cinéma – car les livres eux, se sont vendus à 200 millions d’exemplaires dans le monde -, et qui se poursuivra inexorablement, en 1981 d’abord, avec ‘San Antonio ne pense qu’à ça’, et en 2004 donc, avec ‘San Antonio’, pourtant incarné par Gérard Lanvin. Qui diable, osera remettre le couvert ?C'est une grande surprise car ce film m'a semblé mauvais quand il est sorti en salle. Généralement on dit qu'un film a " mal vieilli " et bien celui-là est le premier que je vois qui a "bien vieilli."


   

Certes, si les dialogues étaient d'Audiard.... comme le premier... et bien non, ils sont très bons. Je conseille à tous ceux qui connaissent cette époque de le regarder. Quant aux autres, s'ils ne sont pas blazés, s'ils sont curieux..... ils se régaleront !Disons de suite, les lecteurs assidus des aventures de San Antonio n'y trouveront pas leur compte, car il ne reste pas grand-chose de la joyeuse gauloiserie de Bérurier et quasiment rien du tout de la verve argotique des romans. Mais on peut aussi juger le film sans avoir lu les bouquins. : commençons par déplorer les deux grosses casseroles du film : un commissaire San Antonio pas bon du tout et une intrigue incompréhensible. De bonnes choses cependant : Jean Richard en Bérurier est bon (il faut le voir en travesti), l'apparition de Creton en maquereau est amusante et le casting féminin est superbe de l'étonnante Marthe Mercacier en maquerelle jusqu'à la si mignonne et si rare Anne Gaël (quand sera donc réédité Zeta One ?) en kleptomane convulsive en passant par Maria Mauban et ses yeux de biche. Les cascades ont pris un bon coup de vieux mais ça passe. On va dire que ce n'est ni un bon ni un mauvais film. Ça se laisse regarder, c'est moyen, quoi !(Allociné)

lundi 28 novembre 2016

Pierre Blanchar

Tout d'abord comédien de théâtre dès 1919, Pierre Blanchar apparait au cinéma en 1922 dans un film muet de Léon Poirier Jocelyn. Choisissant souvent des rôles de personnages torturés et complexes comme Raskolnikov dans Crime et Châtiment de Pierre Chenal en (1935), archétype du héros romantique et ténébreux, il ne négligeait pas pour autant la veine comique comme dans Le Coupable de Raymond Bernard. Il sera souvent sollicité par le cinéma franco-germanique (de l'Union France-Allemagne) et réalisera deux films : Secrets en 1942 et Un seul amour en 1943. Il fut un grand résistant aux dires d'Arletty. Membre du Comité de Salut Public du Cinéma Français formé en 1943, devenu ensuite le Comité de libération du cinéma, il en devint le président à partir du 19 septembre 1944). Il commenta les images de la libération de Paris en août 1944 (tournées par le CLC), de manière vibrante, dans les actualités qui passaient alors dans les cinémas. Dans le film Bataillon du ciel (1947), d'après le livre de Joseph Kessel, Pierre Blanchar joue le capitaine Ferane. Ce rôle est inspiré de la vie et de la mort de Pierre Marienne (1908-1944), compagnon de la Libération, capitaine parachutiste au 4e bataillon du Spécial Air Service (S.A.S.) des Forces Françaises Libres qui fut parachuté en Bretagne, à Plumelec dans le Morbihan, le soir du 5 juin 1944, dans le cadre du Débarquement en Normandie. Pierre Blanchar avait connu Pierre Marienne qui avait travaillé dans le cinéma avant guerre. De plus, les deux Pierre se ressemblaient physiquement. Le Monocle noir, son dernier film, sorti en 1961, fut tourné au château de Josselin dans le Morbihan.(Wiki)


               


Salonique, nid d'espions (également connu sous le titre de Mademoiselle docteur) est un film français réalisé par Georg Wilhelm Pabst, sorti en 1937. Pendant la Première Guerre mondiale, Mademoiselle docteur est la fameuse Anne-Marie Lesser, espionne allemande toujours insaisissable. Envoyée en mission à Salonique, elle se tire des situations les plus désespérées avec une tranquillité hautaine que vient cependant diminuer l'attachement qu'elle a conçu pour un jeune officier français du Deuxième Bureau.Une espionne allemande se fait passer pour une journaliste americaine afin de voler des renseignements secrets à Salonique.Pendant la Grande Guerre, une espionne allemande, Anne-Marie Lesser, surnommée «Mademoiselle Docteur», est presque devenue un mythe aux yeux des services secrets français, à force de déjouer tous les plans mis en place pour sa capture. Elle vient d'être chargée de collecter des informations sur les relations que les Alliés entretiennent avec la Bulgarie. Juste après avoir tenté d'enlever un diplomate, elle fait la connaissance, à Salonique, d'un officier français, le capitaine Carrière, qui travaille précisément pour le Deuxième Bureau. Elle sait évidemment tout le parti qu'elle peut tirer de l'admiration, un tantinet naïve, qu'elle lit dans les yeux de son soupirant. Mais elle ne se garde pas assez du trouble qu'elle lui inspire et tombe amoureuse de celui qui pourrait, d'un instant à l'autre, redevenir son pire ennemi...(http://www.telerama.fr/cinema/films/salonique-nid-d-espions,9704.php)


   


Le Bataillon du ciel est un film français réalisé par Alexandre Esway, sorti en 1947, basé sur le livre de Joseph Kessel qui avait séjourné dans le camp des parachutistes de la France libre, en Angleterre. Il battit à l'époque le record d'entrées.La veille du débarquement du 6 juin 1944, un bataillon français de parachutistes du Special Air Service est largué sur la Bretagne pour aider la Résistance à contenir les forces ennemies en route vers la Normandie. Ce film est en 2 époques : 1re époque : Ce ne sont pas des anges Cette partie raconte la chronique d'un camp d'entrainement en Angleterre, d'un bataillon parachutistes SAS de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale. 2e époque : Terre de France. Une fois formé, le bataillon de parachutistes SAS est parachuté en Bretagne et sabote les installations allemandes avec l'aide des maquisards bretons. C'est l'histoire romancée du colonel Pierre-Louis Bourgoin, du capitaine Pierre Marienne et du 2e régiment de chasseurs parachutistes SAS.Ce film relate des faits ayant réellement existé. 77 parachutistes SAS ont été tués et 195 furent blessés lors de la libération de la Bretagne du 6 juin à août 1944.Une production franco-anglaise intéressante et segmentée en deux, racontant l'histoire d'un régiment de paras français depuis leur entraînement à côté de Londres jusqu'au débarquement de Normandie où ils sont lâchés en première ligne. Le film n'est pas sans défaut, spécifiquement en ce qui concerne les clichés que l'on peut avoir sur les militaires en général : une finesse (quelque fois très) limitée, une vocation de tête brûlée, l'idéalisme d'un pays que certains n'ont jamais vu etc.



   



La première partie est à ce titre assez lassante et longuette. Mais la seconde (et la plus longue) partie, elle centrée sur l'action, rééquilibre l'ensemble, et le suspense se révèle omniprésent si bien que l'on néglige au final les facilités et les lenteurs de la première époque "Ce ne sont pas des anges", et on ne retient que les éléments positifs (des scènes de combats bien menées et une photographie efficiente). Si l'on considère que l'objectif de départ était de faire un film mémoire pour donner une idée aux générations futures de ce qu'ont vécu certains des sauveurs de la France et honorer leur sacrifice, alors on peut dire qu'il est atteint. A voir.La première partie est longue, riche en entraînement du soldat parachutiste de l'époque et en parlotte de soldat peu intéressante. De l'attente avant l'action. La seconde partie est nettement plus intéressante malgré beaucoup de longueurs, également. Le film mériterait une coupe de 50% pour maintenir l'attention de spectateur. J'ai bien aimé le matériel utilisé et les mini motos. Mais il y a beaucoup trop de parlottes au détriment de l'action et des combats.Si on laisse de coté les détails qui tuent et le rythme alternatif voilà un film intéressant, on voit du vrai matériel d'époque et le scénario est plus intelligent que les films américains du même genre.(Allociné)

dimanche 27 novembre 2016

Ken Clark est Dick ..

L'organisation du ''Lotus Bleu'' est parvenue a s'emparer de la bombe nucleaire. L'agent Dick Malloy des services secrets americains est charge de les intercepter. Il entre en contact avec la doctoresse Elsa Freeman qui travaille au siege de l'organisation. Malloy se retrouve sur les traces de Niarkos et parvient a recuperer la bombe...Avec le recul, force est de constater que "Opération Lotus Bleu" et consorts ne sont pas formidables. OK, j'aime le bis européen et tout ça, mais contraitrement aux westerns italiens, les sous-007 n'innovaient pas et se contentaient de faire pareil que leur modèle mais avec 100 fois moins de moyens... A noter quand même, dans "Opération Lotus Bleu", l'apparition de Nino Ferrer, qui vient chanter une chanson !!Concernant cette Opération lotus bleu, première aventure de l'agent 077 Dick Malloy, et bien c'est bon représentant du genre, ultra kitsch comme il se doit, avec un espion bien macho très soucieux de son apparence, une collègue féminine qui lui est entièrement dévouée (elle lui répète toutes les 5 minutes qu'elle est à ses ordres et le materne comme un gosse), des rebondissements que l'on voit arriver de très loin, des gadgets toujours un peu nazes, un racisme latent estampillé d'époque, avec des chinois bien fourbes allant jusqu'à recourir à la chirurgie esthétique pour se fondre dans la masse occidentale, et un doublage français qui se fait plaisir, avec pas mal d'amusantes répliques donnant une certaine légèreté à l'ensemble (lequel ne semble de toute façon pas vouloir se prendre très au sérieux). En prime, on voit du pays - Paris (avec une belle poursuite sur les toits de la capitale), l'Espagne, Athènes, Nice - Helga Line a la classe, Nino Ferrer vient pousser la chansonnette le temps de l'inévitable séquence cabaret et ça ne dure même pas 1h 25  , donc on n'a pas trop le temps de s'ennuyer.


           


Ce Agent 077 : Missione Bloody Mary est vachement sympa, quand même. Dans la catégorie "euro-spy", c'est parmi ce que j'ai vu de mieux. Tourné en Techniscope 2.35: 1 , avec moult décors européens (tournage à Athenes, Barcelone, Paris, Rome...), cette histoire de bombe atomique dérobée traficotée par Umberto Raho pour la revendre (visiblement!) aux chinois est certes très classique. Maintenant, Ken Clark fait un excellent espion - très proto-Sean Connery, mais avec une assurance mâle qui lui va très bien... et qui sied parfaitement au film! Athlétique, vif, plutôt bon acteur même (un comble!)il porte le film sur ses épaules et s'en sort vraiment très bien. Le reste du casting très hétéroclite reste fonctionnel, Helga Liné en tête, quon retrouvera d'ailleurs dans un autre rôle pour le 3e opus de cette série.


                

Pas mal de français dans la générique aussi, et en effet Nino Ferrer dans son propre rôle qui gratouille la guitare dans un cabaret nommé "Le Capricorne". Grieco/Hathaway s'en sort aussi avec tous les honneurs. Une camera agile, assez peu de transparences et donc pas mal de cascades réalisées in situ, dont une très belle poursuite sur les toits de Paris. Un cinéma au final assez "musclé" surtout si on compare aux autres transalpineries du même style. On n'a pas l'emballage léché des OSS 117, par exemple, mais l'ensemble sait rester élégant. Beaucoup de retournements de situations (trop, même) au profit d'une histoire somme toute assez banale. mais la mulitplications des endroits où se déroule ;'action, le rythme syncopé, la musique swingante et les clins d'oeils font passer un bon moment nostalgique.(http://www.interviewcine.devildead.com/forum/viewtopic.php?f=3&t=30400&view=previous)


           


Coup de force à Berlin - Le journaliste Dick Hallam assiste à l'assassinat de Francisco Aguirez, candidat à la présidence de San Salvador. Espérant ramener un article à son journal, il décide de mener sa propre enquête. Les hasards de l'aventure lui font rencontrer Sylvie, dont il ignore qu'elle est aussi journaliste et qu'elle poursuit le même objectif...Alors qu'il sort d'une salle de jeu parisienne au petit matin, Dick Hallam, un journaliste américain, assiste par hasard au meurtre de Francisco Aguirez, un opposant salvadorien. Intrigué par le comportement du chauffeur de la victime, qui quitte immédiatement Paris pour Berlin sous un nom d'emprunt, le reporter le soupçonne d'être impliqué dans cet assassinat et décide de le suivre afin de mener sa propre enquête. Il espère ainsi mettre la main sur le vrai coupable et, par là même, sur les commanditaires du meurtre. Mais les hasards de l'aventure lui font rencontrer une charmante personne, dont il ignore qu'elle est aussi journaliste...Un journaliste américain, Dick HALLAM (Ken CLARK), flairant un article sensationnel, décide de suivre le chauffeur d’un important homme politique qui vient d’être assassiné. Durant le voyage il s’empare d’une étrange montre à carillon qu’il s’approprie. Il ne se doute pas qu’il s’est engagé dans une histoire d’espionnage et de meurtre qui tourne mal…Un film d'espionnage agréable à suivre, malgré une intrigue un peu compliquée: Berlin, ses agents secrets de toutes nationalités, la Guerre froide, agents doubles, personnages troubles...Certes au niveau du contenu, ce ne sont pas des films très innovants (du moins ceux que j'ai vu). Ils suivent généralement servilement leurs modèles hollywoodiens au lieu d'essayer de nouvelles approches.(http://www.productionsroitfeld.fr/coup-de-force-a-berlin/)


           

Mais il y en a des frachement fun à voir (l'Opération Lady Chaplin de De Martino, Troppo per vivere... poco per morire et Colpo maestro al servizio di Sua Maestà britannica de Michele Lupo, le premier tirant vers le caper, le second vers le film noir). Et pour ce qui est des moyens, évidemment on en trouve des miteux, mais, sans jouer dans la même cour que les Bond, la plupart de ceux que j'ai vu ne font pas pitié et coûteraient par ailleurs bonbon s'il fallait les refaire aujourd'hui.
Trahison à Stockholm (titre italien : Rapporto Fuller, base Stoccolma) est un film franco-italien réalisé par Sergio Grieco, sorti en 1968En Suède. Svetlana Goldjadkin, danseuse au Bolchoï, profite d'une tournée pour quitter la troupe et demander l'asile politique à l'ambassade des Etats-Unis à Stockholm. Peu après, deux jeunes femmes, Greta Fuller et Ester, trouvent la mort après avoir échangé leurs manteaux au vestiaire du théâtre. C'est le coureur automobile Dick Worth, à qui Ester venait de subtiliser son briquet, qui est accusé du meurtre. Il est sauvagement agressé par de faux policiers qui prétendent lui faire avouer où est caché le fameux «rapport Fuller». Une fois son innocence établie, ils lui révèlent qu'ils sont en fait des agents de la CIA. Greta, agent américain, avait découvert la mission secrète de Svetlana et son rapport a été dérobé pendant la substitution des manteaux. Il faut dès lors retrouver ce document...
Bon film d'espionnage avec un Ken Clark très décontracté et une très jolie Beba Loncar. Avec aussi Lincoln Tate et Gianni Brezza en agents des services secrets...(http://western-maniac.forum-pro.fr/t7150-trahison-a-stockholm-rapporto-fuller-base-stoccolma-1968-sergio-grieco)

vendredi 25 novembre 2016

Ginette Leclerc

C'est dans Ciboulette en 1933 que Claude Autant-Lara confie à Ginette Leclerc un petit rôle, qui sera le véritable début de sa carrière, suivi bientôt, en 1934, par L'Hôtel du libre échange de Georges Feydeau, transposé au cinéma par Marc Allégret, elle y donne notamment la réplique à Fernandel, puis en 1937, L'homme de nulle part de Pierre Chenal, ainsi que Prison sans barreaux où elle joue un personnage d'une grande perversité. Elle devient célèbre en 1938 grâce au film La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, aux côtés de Raimu et de la chatte Pomponette. Son meilleur rôle sera Denise, la femme sensuelle et boiteuse, amoureuse d’un médecin, dans Le Corbeau de Clouzot, sans oublier sa composition dans Le Val d'enfer de Maurice Tourneur. Sous l’Occupation, Ginette Leclerc, partenaire de Tino Rossi, Jean Tissier, Georges Marchal et de bien d’autres grands acteurs de l'époque, tient aussi un cabaret avec son compagnon, Lucien Gallas, et accueille le milieu parisien de la collaboration et des occupants. À la Libération, elle est détenue, sans jugement, presque une année, pour avoir travaillé, comme d'ailleurs une partie des comédiens français de l'époque, avec la firme allemande Continental, qui monopolisait les productions françaises. À sa sortie de prison elle ne retrouve plus de grands rôles, elle joue néanmoins, en 1948, dans La Maudite, coproduction franco-belge réalisée par Norbert Benoit avec un scénario de Norbert Benoit et Marcel Roy, en 1949, dans Un homme marche dans la ville de Marcello Pagliero, en 1951, dans le Plaisir, de Max Ophüls et en 1955 dans le film Gas-oil de Gilles Grangier, où elle interprète Mme Scoppo, ou encore dans Le Cave se rebiffe, partenaire de Bernard Blier et Jean Gabin, en 1961.(Wiki)


                                  


Il y a de très belles choses dans ce film, notamment le couple de ‘’vieux’’ puisque c’est comme cela qu’ils sont affectueusement nommés: Belmont et Gabrielle Fontan sont exceptionnels. L’histoire tient bien la route et l’ambiance générale cohérente. Ce que je n’ai pas supporté, c’est la façon dont Ginette Leclerc joue son rôle et en corollaire la façon insistante qu'a Tourneur de faire durer les gros plans sur son visage. Le comportement de Marthe (ancienne prostituée) envers les hommes, son mari compris, me parait à des années lumières de la réalité. Le coté misogyne de Tourneur est poussé à ses limites ainsi que le coté larmoyant avec le retour de la famille ( jeune et vieux). Les dialogues sont, comme presque toujours à cette époque, remarquables; l’intelligence et les réparties sont nombreuses avec en plus une bienveillance constante et un goût du bonheur marqué. La séquence précédent la fin est une réussite tant par sa beauté que par son coté ‘’osé’’, c’est le crime parfait. Le ‘’val d’enfer’’ ne se reçoit pas de la même façon selon nos façons de voir ce genre de film qui est un témoignage de vie...Pour moi ,cela doit être joué avec la plus grande sobriété possible et la plus grande cohérence possible...Il y a des scènes insupportables.ndéniablement, certains aspects ont vieilli, notamment dans la réalisation ou même l'aspect légèrement pesant du paysage rural, si bien qu'on a parfois du mal à être captivé par le récit. Reste que cette dimension très sombre, agrémentée de scènes saisissantes et d'une construction plutôt habile, permettent de rendre « Le Val d'enfer » appréciable, voire très intéressant par moments. Car si la sensuelle Ginette Leclerc reste une belle garce, on ne peut s'empêcher de compatir à plusieurs reprises tant sa vie est d'un ennui indescriptible, tandis que les « gentils » ne s'y prennent pas toujours très habilement pour la rendre heureuse (euphémisme).

       
          


Cela permet à l'œuvre de proposer une dramaturgie assez forte, peuplée de seconds rôles un peu stéréotypés mais plutôt attachants. Dommage du coup que l'entreprise se termine sur un bon vieux « travail, famille, patrie » (nous sommes alors en 1943 : un hasard, sans doute) tout sauf subtil et finalement assez peu dans le ton du récit. Tant pis : les enjeux et le contexte restent suffisamment intéressants pour rendre le film appréciable, voire intense par moments, l'exemple-type du drame « à la française » durant la Guerre.Le cinéaste Maurice Tourneur a une très longue carrière derrière lui lorsqu’il entame le tournage de ce Val d’enfer en 1943. Non seulement il a débuté au temps du muet et réalisé une centaine de longs métrages, mais il a également connu la consécration en tournant à Hollywood avec les plus grands noms de l’époque. Tourneur vient même d’achever un futur classique du film fantastique intitulé La main du diable (1942) et s’apprête à tourner une adaptation réussie d’un roman de Simenon : Cécile est morte ! (1944). En pleine possession de ses moyens, le metteur en scène s’attaque à un scénario de Carlo Rim, complice de longue date, et signe une oeuvre qui fleure bon le naturalisme. Sa description des classes laborieuses est marquée par une justesse de ton encore renforcée par la qualité extrême des dialogues, ainsi que par le jeu très inspiré des acteurs. Ginette Leclerc recycle son habituel rôle de garce avec un talent toujours intact, même si elle le galvauda souvent dans des productions indignes d’elle.


                               

Mais c’est sans nul doute Gabriel Gabrio qui sort vraiment grandi de cette entreprise : il est tout simplement bouleversant en mari bafoué, cocu et trop bienveillant. Son chant du cygne cinématographique - il est mort en 1946 à l’âge de cinquante-neuf ans - est assurément une de ses plus belles prestations. Ce très beau drame pourrait faire figure de chef d’oeuvre s’il ne portait pas la marque infamante de la firme Continental. Cette compagnie à capitaux allemands a effectivement officié de 1941 à 1944 en France afin de favoriser la propagation des nouvelles "idées" vichystes. Dès lors, une relecture du Val d’enfer s’impose, gâchant sérieusement le plaisir que l’on éprouve à sa vision. Les classes laborieuses sont belles et bien glorifiées tandis que les "inutiles" et les êtres immoraux comme la putain de service sont rejetés. Cette dernière n’essaie-t’elle pas de séparer une famille traditionnelle ? Ne se joue-t’elle pas de son mari et ne porte-t’elle pas en elle le vice ?(http://www.avoir-alire.com/le-val-d-enfer-la-critique)


   


La série noire à la sauce nouvelle vague, comme "A bout de souffle" mais en plus radicale et élaborée. Un mélange de Scarface et de Caligula, criminel pathologique, mégalomane, subversif et éperdument amoureux de sa soeur. A la fois une tragédie libertaire (façon Max Stirner) et un film qui sait très bien jouer de la dérision (la tête de Degaulle en bouchon de bouteille !), qui ose s'aventurer du cotée de l'érotisme et qui démontre un sens de l'image, de la mise en scène assez époustouflant. Bref c'est un petit bijou. Pour les amateurs la bande son rock de la fin des années soixante vaut aussi le détour.Un très bon film de Bénazéraf, l'un des meilleurs pour moi (beaucoup d'autres étant assez mauvais d'ailleurs). Le film est tourné avec originalité, le rythme est haletant, on est captivé. L'image en noir et blanc est très belle. Et Gérard Blain est excellent comme d'habitude. A recommander.Bénazéraf qui se fera surtout connaitre plus tard pour ses films érotique au style particuliers réalise ici un film de gangsters sauce nouvelle vague ; un voyou du Sud de la France monte à Paris pour une carrière à la Scarface. Joë Caligula est plutôt bien réalisé mais le style a vraiment du mal à nous passionner de nos jours, le film a un côté amateur et la violence et l'érotisme de ce film ne font plus d'effet aujourd'hui.Avec Joë Caligula - Du suif chez les dabes, José Bénazéraf signe un film de gangsters, bien ancré dans les années 60. De nombreuses références sont faites à la culture de l’époque, par la bande originale (on y entend Vince Taylor, Eddy Mitchell), les affiches (montrant des interprètes à succès comme Antoine, Françoise Hardy), les objets (une bouteille dont le bouchon a la tête du général de Gaulle). Joë, le personnage central, est vaguement inspiré de l’empereur romain Caligula, illustre pour sa folie sanguinaire, et dont Albert Camus fit le sujet d’une pièce en 1939.


           

Ce n’est donc pas un hasard si Léa (Maria Vincent), dame patronnesse ressemblant à une Marilyn Monroe bien nourrie, sort à un moment cette citation de Camus dans le métrage de Bénazéraf : « seule la haine peut rendre les gens intelligents. » Après avoir commencé son film en faisant une allusion à la « Nouvelle vague », puis en confrontant de jeunes truands aux méthodes très brutales à des anciens plus rangés, on se demande si José Bénazéraf ne cherche pas dans son film à faire une transposition imagée de l’hostilité très marquée de ladite « Nouvelle vague » d’alors à l’égard des cinéastes traditionnels. En rapport avec ce cinéma du passé, on ne peut que remarquer la présence de deux actrices d’avant-guerre, à savoir Ginette Leclerc (Ariane, la maîtresse défraîchie et indicatrice de Joë), et Junie Astor (la femme du caïd Alexandre qu’elle accuse de se transformer en « cave » face aux agressions de Joë et sa bande). Tourné en 1966 mais censuré, le film ne sortit en France que le 8 janvier 1969 délesté de certaines scènes. Voici l’avis de la Commission de contrôle des films cinématographiques en date du 22 juin 1966 : « La Commission recommande l’interdiction totale pour la raison suivante : l’auteur a soigneusement accumulé, sans aucune justification de caractère artistique ou intellectuel, les scènes de violence, de torture et d’érotisme.


                           

Il en résulte un film totalement immoral, qui ne ait qu’illustrer le crime et les sentiments pervers et qui ne peut se prévaloir, en contrepartie d’aucun aspect positif, sur quelque plan que ce soit. » Effectivement, Joë Caligula - Du suif chez les dabes contient quelques passages qui ont dû faire grincer les dents des censeurs. Tout d’abord les séquences manifestant sa violence assumée, avec notamment assassinat gratuit d’une pompiste, tabassage au coup de poing américain d’un truand, torture à la cigarette puis immolation d’un autre. Ensuite celles de nudité dévoilée, avec deux strip-teaseuses blondes faisant leur numéro au rythme de la chanson « Trouble » interprétée par Vince Taylor. Détail amusant, Léa lit un exemplaire de l’hebdomadaire Le Nouveau Candide, avec en couverture une photo du film La Religieuse (Jacques Rivette, 1966) qui eut des démêlés avec la censure quelques mois avant Joë Caligula - Du suif chez les dabes !(Allociné)

jeudi 24 novembre 2016

David Torn

David Torn est un guitariste et compositeur né le 25 mai 1953 à Amityville. Il est connu en particulier en tant que membre de l'Everyman Band, pour sa participation au groupe de Jan Garbarek, ainsi que pour ses compositions de musique de film.Pour mieux saisir la démarche de ce singulier guitariste, on lira sa profession de foi sur davidtorn.net, rubrique “approach to guitar”. Depuis 1985 et ses débuts sur ECM avec “Best Laid Plans”, en duo avec le percussionniste Geoffrey Gordon, David Torn a enregistré une poignée de disques essentiels (“Door X” en 1990, “Polytown” avec Mick Karn et Terry Bozzio en 1994, “What Means Solid, Traveler” en 1996…), posé sa griffe sur ceux de David Sylvian, David Bowie et Meshell Ndegeocello (entre autres), puis effectué un retour mémorable sur le label de Manfred Eicher en 2007 avec “Prezens”, en compagnie de Tim Berne, Craig Taborn et Tom Rainey (excusez du peu).



                

Ce ne sont pourtant pas ses solos qui nous fascinent depuis des lustres. On serait d’ailleurs bien en peine d’en trouver un “vrai”, en singles notes, “à l’ancienne”, dans sa discographie. Car Torn est avant tout un virtuose des effets, un coloriste dont la palette sonique est sans égal. Dans “Only Sky”, il voyage en solitaire et traverse des paysages d’une saisissante beauté. Parce qu’il a aussi contribué à de nombreuses musiques de films, il peut faire surgir des images fortes. Dans des décors qu’on imagine sans fin, entre les grandes plaines de son pays natal et quelque désert nord-africain, il s’invente un folklore imaginaire aux vertus oniriques, baigné par des nappes de sons aux reflets moirés, marqué par le souvenir de Jimi Hendrix et des guitar heroes de sa jeunesse. Qu’il s’exprime à la guitare à à l’oud, chaque note, chaque son, chaque texture est savamment pensée, placée, jouée. “Only Sky”, juste ciel, quel trip !(http://www.muziq.fr/david-torn-la-guitare-eclectique/)


               

Tous les vingt ans, David Torn prend sa guitare, ses idées et vient avec ses copains remuer le parfois trop lisse univers ECM… En 1987 Clouds about Mercury - avec une moitié de King Crimson (Tony Levin et Bill Bruford) et Mark Isham -donnait déjà dans le registre de la surprise glacée. Puis le guitariste s’était éclipsé, laissant le label allemand à ses déambulations raffinées. Insaisissable, filant tel l’anguille, on l’entrevoyait avec Mick Karn et Terry Bozzio, John Legend ou Tori Amos avant qu’il ne disparaisse à nouveau pour triturer sans relâche les textures sonores. Si bien que lorsque l’heure du retour sonne, la surprise se révèle à nouveau totale. Fondu dans une sombre esthétique germanique, le coup est assené efficacement sans préavis. On retrouve Craig Taborn (claviers), Tim Berne (saxophones) et Tom Rainey (batterie), une escouade de choc qui empoigne ceux qui naviguent à sa portée et les colle contre le mur.


                 


Les musiciens s’engouffrent dans la moindre lézarde des compositions signées Torn. Motifs électroniques et teintures synthétiques tissent des limites légères que les quatre hommes transgressent avec plaisir. Un détail, une mélodie minimale blues qui gonfle avant d’exploser (« Ak »), des ambiances mates et épaisses qui vacillent sous des coups de boutoirs… la moindre idée passe instantanément entre des doigts avides qui en extraient le meilleur. Berne et Taborn vont chercher, comme aux grandes heures de Spring Heel Jack, dans les improvisations les plus telluriques une puissance organique peu commune, et Rainey donne à l’ensemble une impulsion irrésistible qui souvent l’emporte lui-même (« Structural Functions of Prezens »).


                                     


Evoluant fréquemment dans un univers glacé, Torn joue aussi avec des ambiances rappelant les premiers disques de Niels Peter Molvaer, où la guitare d’Eivind Aarset s’imposait en toute agressivité nordique. On retrouve avec Prezens - successivement calme et épileptique, électronique ou exotique (« Miss Place, The Mist »), mais aussi progressif en diable - toute l’assurance de ceux qui, sachant où ils vont et persuadés de leur force, peuvent tout se permettre. À la fois cohérent et étonnant varié de par les multiples influences assimilées, Prezens confirme le statut d’artiste inclassable de David Torn, bidouilleur électronicien génial doublé d’un guitariste rugueux. Reste à espérer qu’il ne s’écoulera pas vingt ans avant qu’il se manifeste à nouveau. Ou alors, c’est nous qui n’arriverons pas à le suivre…(http://www.citizenjazz.com/David-Torn.html)

mercredi 23 novembre 2016

James Millican

Peu de choses écrites sur ce second couteau. Sa voix magnifique, alliée à un physique à l'avenant, en feront un des plus actifs "character actors" des années 40 et 50. James Millican a vu le jour le 17 février 1910 à Palisades (New-Jersey). Il suit les cours de l'université de Californie du sud, et apprend les rudiments du métier de comédien à l'école d'art dramatique de la MGM. Première apparition à l'écran en 1932 dans " The sign of the cross"( le signe de la croix) de Cecil B.De Mille, début d'une fructueuse carrière , où le western est privilégié. Parmi ses rôles: Wyatt dans "Gun belt", Quantrill dans "Stranger wore a gun", G.A.Custer dans " Warpath", le général Crook dans " chief Crazy-horse", l'homme à tout faire de Raymond Massey dans " Carson city", le shérif de " man from Laramie", citons encore le citoyen de Hadleyville qui propose son aide à Gary Cooper,avant de se rétracter, dans " High noon" et le blessé auquel Rory Calhoun vient en aide au début de "Red Sundown". James Millican ne fut qu'une seule fois, tête d'affiche, pour "Rimfire", petit western à énigme, non dénué d'intérêt, évidemment inédit dans l'hexagone. Le film est sorti en dvd all zone chez VCI , couplé avec la première réalisation (et la meilleure) de Charles Marquis Warren "Little big horn", sans s/t hélas. Quand il ne tournait pas Millican, associé à Wild Bill Elliott, organisait et participait à des rodéos. Il décède le 24 novembre 1955 à Los Angeles à l'âge de 45 ans, sa mort priva le western d'un de ses plus séduisants" bad guy".(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=10390)


                  


Le sentier de l'enfer  (1951) - Excellent western militaire, au dessus de la moyenne habituelle. Pas mal de qualités. Tout d'abord l'originalité avec une histoire de vengeance qui force un ancien soldat à se réengager dans l'armée pour y démasquer les assassins de celle qui devait devenir son épouse. Un contexte historique servant de toile de fond, en l'occurence ici le 7eme de cavalerie se préparant pour la campagne contre les sioux à Little Big Horn. Une enquête progressive au sein même de l'armée pour retrouver les coupables. De bonnes scènes d'action que d'autres westerns de moins bonnes qualités ont empruntés par la suite comme " Fort Utah " ou " Fort Bastion ne répond plus " avec les mitrailleuses Gatling en plus rajoutées. Tout cela se traduit par de solides empoignades avec les indiens qui heureusement ici attaquent la cavalerie avec la manière habituelle qu'on leur connait. De bons acteurs, à commencer par Forrest Tucker en sergent alcoolique et tortionaire. Edmond O'Brien tire également son épingle du jeu en soldat amer et vengeur. Harry Carrey jr dans un rôle de gradé qui nous rappelle celui tenu dans " La Charge Héroïque ". Sans oublier le rôle féminin très séduisant de Polly Bergen. Encore un beau technicolor remasterisé avec de belles prises extérieures fleurant bons les grands espaces. Une ombre malgré tout à ce western trépidant et sans temps mort: la déplorable bande son VF, parfois inaudible, qui gache quelque peu le film. Je pense qu'un redoublage aurait été nécessaire pour être proche de la perfection, mais ne faisons pas la fine bouche et savourons à sa juste valeur cette rareté Paramount.


            


Alors première impression a chaud le western venant de se terminé,des stigmates empreintées au maitre john ford sont apparente,le thème sur la cavalerie est très bien maitrisé par byron haskins et puis dans la distribution des acteurs que nous connaissons bien puisque;harry carey jr,paul fix,forrest tucker,edmond o'brien et dean jagger.....ce western est dédié au 7th de cavalery tel est l'intro de ce western,2 scène de bataille filmées remarquablement(notement la premiere dans l'ilot qui nous ai sans rappelez celle d'un autre western"une aventure de buffalo bill")et du reste 15 ans plus tard rg springsteen vas réutilisée des stock-shot pour son "fort bastion ne répond plus".une histoire de vengeance oblige john vickers a s'engagé dans le 7th de cavalery pour retrouvez les meurtrier de celle qui allez etre son épouse et qui devenu paralysé decèdera laissant vickers amer jusqu'au point de consacré sa vie a retrouvé les assassins...en ce qui me concerne 95 mn de bonheur(j'ai pas vu le temps passez) et de bien entendu je le recommande.(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=2294)



               


Courrier diplomatique (1952) - Passionnant, ce thriller qui nous plonge dans l’Europe de l’après-guerre, celle des débuts de la guerre froide. Et belle idée d’avoir fait du héros non pas un agent surentraîné, mais un « facteur » qui se retrouve quelque peu démuni face au danger et à la violence de cette réalité dans laquelle il est plongé bien malgré lui. Ce « facteur », employé de la future CIA chargé de transporter des documents diplomatiques, c’est Tyrone Power, excellent en séducteur fatigué qui réussit la prouesse de constamment mal juger ses interlocuteurs… et surtout ses interlocutrices. C’est dire la confiance en soi qu’il a, lui qui ne ressent pas le moindre début de suspicion devant Patrica Neal qui se jette littéralement sur lui dès la première rencontre. Il est bien le seul. Le film porte d’ailleurs en germe toutes les caractéristiques du film d’espionnage, qui deviendra un genre majeur quelques années plus tard. A commencer par la duplicité des personnages et par l’opacité de certaines situations. Cela donne l’une des meilleures scènes du film : la rencontre ratée entre Power et son contact dans un train rempli d’espions (parmi lesquels un débutant, Charles Bronson), sommet de suspense où notre « héros » se balade sans rien comprendre à ce qui se passe devant ses yeux. Si les rapports hommes et femmes sont pour le moins complexes, Hathaway fait de l’amitié masculine la grande valeur de son film. D’avantage encore que le patriotisme de rigueur. Entre Tyrone Power et son ami assassiné, entre Tyrone et le soldat Karl Malden, ou son supérieur Stephen McNally. Ou encore entre ces deux derniers, qui passent leur temps à s’admirer et à s’engueuler…


           


Et puisqu’on est à citer les comédiens présents, n’oublions pas un autre jeune débutant, Lee Marvin, qui apparaît le temps de deux courtes scènes. Mais ce qui fait la particularité du film, c’est surtout son décor, mélange d’extérieurs (alors que Hathaway et Power n’ont semble-t-il pas mis les pieds en Europe) et de décors. Et alors que les premières minutes (les seules qui se déroulent aux Etats-Unis) laissent penser que Hathaway s’inscrit dans la mouvance quasi-documentaire qu’il aime tant, la direction prise est très différente dès que l’action arrive en Europe, à Paris, Salzbourg et Trieste. Là, c’est une ambiance de film noir que l’on retrouve, et des décors romantiques de studio. Un vrai film d’atmosphère, plein d’action et de suspense. Un vrai et bon film de genre.(http://playitagain.unblog.fr/2016/10/12/courrier-diplomatique-diplomatic-courier-de-henry-hathaway-1952/)

mardi 22 novembre 2016

Roy Ward Baker

Ses premiers pas au cinéma,Roy Ward Baker les passa, de 1934 à 1939, à travailler pour la Gainsborough Pictures, une société de production britannique basée à Islington, dans le nord de Londres, et qui était réputée pour ses productions de prestige. Là, il commença par des petits boulots — il préparait du thé pour les membres de l'équipe, par exemple — mais en 1938, il parvint à se hisser au rang d'assistant-réalisateur d'Alfred Hitchcock sur le film Une femme disparaît. Durant la Seconde Guerre mondiale, d'abord soldat, il fut ensuite, en 1943, transféré dans l'Unité cinématographique de l'armée (Army Kinematograph Unit) et les talents qu'il avait commencé à développer pendant sa carrière d'avant-guerre furent employés à la réalisation de documentaires et de films destinés à la formation des troupes. Il compta parmi ses supérieurs de l'époque le romancier Eric Ambler. C'est ce dernier qui, une fois le conflit terminé, en 1947, donna à Baker sa première grande chance en lui confiant la direction de The October Man. C'est également Ambler qui signa l'adaptation du livre de Walter Lord, A Night to Remember, pour la version cinématographique de Baker, sortie en 1958, connue dans les pays francophones sous le titre Atlantique, latitude 41°. Au début des années 1950, et pendant trois ans, Baker travailla à Hollywood où il dirigea Marilyn Monroe dans Troublez-moi ce soir (Don't Bother to Knock, 1952) et Robert Ryan dans le film réalisé en 3D La Piste fatale (1953).(Wiki)


                 


Des ossements antédiluviens puis un étrange objet métallique de grande taille sont découverts durant des travaux à l’intérieur d’une station de métro à Londres. Des archéologues sont appelés sur les lieux avant que l’armée ne soit alertée au cas où il s’agirait d’une bombe restée là après les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale…Juste après LA MARQUE, Val Guest et Nigel Kneale se retrouve pour une nouvelle collaboration en vue d’adapter pour le cinéma une autre histoire déjà diffusée par la BBC ce qui va donner LE REDOUTABLE HOMME DES NEIGES avec Peter Cushing. Ensuite, il aurait été logique que la Hammer Film produise assez rapidement une version cinématographique de QUATERMASS AND THE PIT après avoir fait de même en adaptant pour le cinéma les feuilletons télévisés THE QUATERMASS EXPERIMENT et QUATERMASS II. Pourtant, même si les droits sont achetés peu après la diffusion du feuilleton en 1958, la suite se voit repoussé à bien plus tard essentiellement parce que les énormes succès de FRANKENSTEIN S’EST ECHAPPE ! puis du CAUCHEMAR DE DRACULA embarquent la maison de production britannique vers l’horreur gothique ! Au début des années 60, l’idée d’adapter le troisième feuilleton consacré à Quatermass ressort du tiroir où on l’avait laissé. D’autres considérations feront pourtant traîner ce projet pendant encore quelques temps…Une dizaine d’années, environ, après LA MARQUE, Nigel Kneale se remet au travail sur l’écriture d’un scénario qui va, une nouvelle fois, condenser le feuilleton original en un film d’un peu moins d’une heure et demi.


           

Sur le conseil d’Anthony Hinds, le site de construction est remplacé par des travaux à l'intérieur d'une station de métro de Londres. On pense évidemment à Val Guest pour diriger le film mais ses relations avec Nigel Kneale n’ont jamais été au beau fixe et, officiellement, il n’est pas possible au réalisateur d’assumer le poste en raison d’engagements sur d’autres tournages. Il en va de même de Peter Cushing pressenti par les dirigeants de la Hammer comme un remplaçant à Brian Donlevy que Nigel Kneale, créateur du personnage, a toujours dénigré. Ce sera donc à Andrew Keir de prendre la relève alors qu’il a déjà joué dans quelques films de la Hammer dont DRACULA PRINCE DES TENEBRES.Plutôt que chercher dans le vivier de réalisateur de la Hammer Film, la production fait appel à Roy Baker reconverti dans la mise à scène à destination du petit écran et dont le film le plus marquant, ATLANTIQUE LATITUDE 41, remonte à quelques années déjà.


                

C’est à cette période que le cinéaste est aussi obligé de changer de nom en devenant Roy Ward Baker pour éviter une confusion avec un homonyme oeuvrant lui aussi dans le cinéma et qui n’hésite pas à laisser planer le doute en sa faveur. Cette première collaboration avec la Hammer Film mènera le cinéaste à mettre en scène d’autres oeuvres pour la maison de production britannique (ALERTE SATELLITE 02, THE VAMPIRE LOVERS, LES CICATRICES DE DRACULA, DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE, LES SEPT VAMPIRES D'OR…) mais aussi pour la Amicus (ASYLUM, LE CAVEAU DE LA TERREUR…).(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=1161&NamePage=monstres-de-l--espace--les--quatermass-and-the-pit-)


               


La Hammer avait révolutionné le cinéma d'épouvante en son temps avec FRANKENSTEIN S'EST ECHAPPE de Terence Fisher déjà avec Christopher Lee dans le rôle du monstre. Après avoir remis au goût du jour le personnage de Dracula, le studio continua de produire un grand nombre de films d'épouvante dépoussiérant vampires, loup-garous et momies tout en continuant à créer de véritables séries marquantes avec les personnages de Frankenstein et Dracula. Les années passaient et la formule ne se renouvelait pas. Avec LES CICATRICES DE DRACULA, les producteurs décidèrent de mettre encore plus de violences graphiques et d'érotisme. A vrai dire, pour l'érotisme, il faudra se contenter de Delta Lindsay intégralement nue mais de dos et de plans suggestifs sur les décolletés généreux des actrices. Il faut dire que nous sommes à la charnière des années 60 et 70. Par contre, pour la violence, même aujourd'hui, LES CICATRICES DE DRACULA est plutôt corsé. On peut ainsi assister à quelques effets particulièrement gore dont le résultat de la vengeance de Dracula dans une petite église. Après 30 ans, il est probable que le film se verrait toujours interdit aux moins de 12 ans, c'est dire !Parmi les bonnes idées des CICATRICES DE DRACULA, par rapport aux épisodes précédents, on notera la présence d'un coureur de jupons séduisant toutes les femmes qu'il rencontre. Une sorte d'alter-ego de Dracula en ce qui concerne l'aspect purement sexuel.


           

Le scénario peut paraître par moments simplet (la chute dans un fiacre qui mène un personnage vers la suite du film !) mais au contraire, c'est cet aspect débridé qui fonctionne à merveille. Surtout lorsqu'un simple objet "anodin" devient un rouage important de l'histoire.Christopher Lee a été marqué par le rôle de Dracula. Le prince des ténèbres étant un rôle qui lui colle à la peau. Que ce soit dans la série de films produits par la Hammer ou d'autres productions telles qu'un DRACULA PERE ET FILS où il partage la vedette avec Bernard Menez (aïe !). L'acteur n'a d'ailleurs jamais caché le fait qu'il trouvait toutes les adaptations réalisées par la Hammer en deça des possibilités offertes par un tel personnage. Passé le premier épisode, on ne lui demandait finalement que de faire acte de présence, souvent de manière quasi muette pour perpétuer une série à succès.


                 


Pour qu'il accepte de reprendre le rôle, la maison de production britannique n'hésitait pas à l'époque à exercer un chantage émotionnel auprès de l'acteur ce dont il parle dans le commentaire audio. Etrangement, on apprend aussi que Christopher Lee n'a semble t'il jamais vu LES CICATRICES DE DRACULA avant de réaliser le commentaire audio. Pourtant, tout comme Roy Ward Baker, il semble content d'avoir apporté des éléments en provenance du livre original, de Bram Stoker, dans LES CICATRICES DE DRACULA. Bien, qu'en fait, ce soit dans un film de Jesus Franco, LES NUITS DE DRACULA, que l'acteur approche le plus la version écrite par Bram Stoker. Oui, Jesus Franco avec lequel Christopher Lee travailla plusieurs fois, ne serait-ce que sur les deux derniers épisodes des FU MANCHU.(http://www.devildead.com/scarsofdracula/scarsofdracula.htm)