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dimanche 9 octobre 2016

Yvonne Furneaux

En 1946, Yvonne Furneaux s'installe au Royaume-Uni pour y faire des études. C'est en 1952 qu'elle débute au cinéma, dans un film britannique réalisé par Victor Saville, 24 Hours of a Woman's Life. Cette apparition, non créditée au générique, lui permet d'être remarquée par le metteur en scène Peter Brook qui lui offre un second rôle aux côtés de Laurence Olivier dans L'Opéra des gueux, l'année suivante. Sa popularité est confortée lorsqu'elle donne la réplique à Errol Flynn dans Le Vagabond des mers, la même année. Elle tient ensuite l'un des rôles principaux de The House of the Arrow de Michael Anderson, puis fait une brève apparition dans Le Maître de Don Juan, avec de nouveau Errol Flynn. En 1955, Michelangelo Antonioni lui confie un des rôles principaux de son film Femmes entre elles. La même année, elle a pour la troisième fois comme partenaire Errol Flynn dans L'Armure noire de Henry Levin. Toujours en 1955, l'acteur-réalisateur Ray Milland l'engage dans L'Homme de Lisbonne, avec Maureen O'Hara. Sa notoriété prend à l'époque son envol. En 1959, elle tourne pour la Hammer le film d'épouvante La Malédiction des pharaons, dans lequel elle interprète Isabelle Banning, épouse de John Banning (Peter Cushing) qu'une momie (Christopher Lee) prend pour sa bien aimée, la princesse Ananka (également jouée par Yvonne Furneaux). L'année suivante, elle joue dans La dolce vita de Federico Fellini, au côté de Marcello Mastroianni : le film remporte la Palme d'or au festival de Cannes 1960.


                


Marcello, journaliste autant que paparazzi (terme par ailleurs inventé depuis la sortie du film, du nom d’un des journaliste appelé Paparazzo), est à l’affût de ragots pour sa revue. Ses virées dans Rome vont l’amener à découvrir les recoins de la faune de la capitale Italienne.Comme l'a dit Michel Ciment, Federico Fellini est un cinéaste quasi-religieux. Les Nuits de Cabiria et surtout Il Bidone témoignaient à la fois de son goût pour la satire et sa fascination vis-à-vis de la religion. A ce propos, il est amusant de noter à quel point Fellini pose le décor et les enjeux du film dès l’ouverture de celui-ci : on y voit une statue représentant le Christ, rattachée à un hélicoptère, volant au dessus et s’éloignant progressivement de la capitale Italienne. La Dolce Vita est à l’image de cette statue : Fellini va d’emblée se distancer de tout ce qui fondait son cinéma jusqu’alors en remettant en cause et la société dans laquelle il vit et sa manière d’appréhender le cinéma.
Le cinéma de Fellini n’a jamais rien raconté, ou si peu. La Dolce Vita, un de ses films les plus célèbres avec 8 1/2, ne déroge pas à la règle. Fellini nous offre d’emblée de suivre les facéties et extravagances du personnage principal de son film. En effet, Marcello, incarné avec toujours autant d’intériorité et de minimalisme par Marcello Mastroianni, se déplace dans l’espace comme le spectateur qui découvre le film. Ceci est d’autant plus frappant que son métier de journalisme lui impose d’être constamment aux aguets, à l’affût du moindre détail croustillant. Le film, tout comme Roma par exemple, n’offre point de rattachement possible au spectateur, point de personnages sur lequel ce dernier pourrait s’identifier tant Fellini aime nous mener par le bout du nez dans son labyrinthe cinématographique. 



           
 
Le film peut donc logiquement être considéré comme une espèce de voyage dans le Rome actuel, voyage ponctué selon les moments du film par la musique (visible à l’écran par l’entremise de musiciens jouant de leurs instruments), qu’elle soit rock, Jazz ou bien de Chambre.C’est à n’en point douter le sentiment d’égarement que ressent le spectateur à la vision du film qui est à l’origine du scandale qu’il a provoqué. Si certains ont clamé à l’époque que La Dolce Vita était un film sur la débauche, nul doute que les détracteurs du film se sont sentis gênés par la maîtrise de Fellini, et ce peut-être de façon inconsciente. Mais cette forme très éclatée ne fait en fait que refléter un fond et un propos en totale adéquation avec la mise en scène. Comment ne pas voir en La Dolce Vita une dénonciation du fascisme, du figement de la société Italienne de l’époque?  


              




La Dolce Vita appartient à la catégorie de film qui tentent de nous prendre par la main pour nous emmener sur des terrains inconnus; au risque de laisser nombres de spectateurs sur le bord de la route. Film audacieux, cette qualité peut se révéler être par instants un défaut : car oui, La Dolce Vita, tantôt fascine, intrigue, ennuie.
Ces imperfections laissent supposer que le film est à considérer comme une œuvre transitoire, de celle où l’artiste se cherche afin de conquérir de nouvelles terres d’inspirations et de créations. De création, il en sera effectivement question dans son film suivant, considéré comme son plus grand, 8 ½.
Leopold Saroyan (source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-dolce-vita-fellini )


               

Le scandale - En 1966, Chabrol n’est pas encore devenu le réalisateur tout à là fois retors et chafouin qui n’avait pas son pareil pour railler férocement les mœurs de la bourgeoisie française qu’il connaissait si bien, n’hésitant pas à emprunter tous les genres pour les plier à son sens du dérisoire malicieux. Nous sommes malgré tout à la veille de chefs d’œuvre comme « La femme infidèle » (1969), « Que la bête meure » (1969) ou « le boucher » (1970). Chantre de la Nouvelle Vague, Chabrol est alors un peu en perte de vitesse, ne trouvant pas complètement sa voie dans ce mouvement qu’il a lui-même fécondé avec d’autres. Le succès le fuyant, il a donc enchaîné quelques films de commande dont deux épisodes tout-à-fait rafraîchissants de la saga des « Tigres » qui voyaient Roger Hanin prendre la suite de Lino Ventura, l’ex « Gorille ». « Scandale » au casting assez baroque est scénarisé par Claude Brulé mais surtout par Paul Gégauff, fidèle collaborateur de Chabrol depuis ses débuts. La machination à tiroir qui sert de toile de fond à l’intrigue du film est plutôt bien structurée, fournissant un excellent argument pour un thriller de très haute tenue mais le traitement qu’en propose Chabrol est pour le moins déroutant. Pas encore complètement libéré de la gangue dans laquelle la Nouvelle Vague avait enfermé le jeu des acteurs, il dilate à l’envi une entrée en matière où s’il commence à sérieusement pourfendre le conformisme de la haute bourgeoise de province (l’histoire se déroule en Champagne), le ton complètement éthéré des Perkins, Ronet, Audran et consorts a bien du mal à plonger le spectateur dans l’action. 



          


Chabrol a dû sans doute trop visionner « L’année dernière à Marienbad » d’Alain Resnais (1961) et sa garden party interminable qu’il semble vouloir pasticher au détriment du suspense. S’il n’a pas déjà décroché, le spectateur arrive un peu groggy dans une deuxième partie beaucoup plus intéressante où enfin les masques tombent et le jeu des acteurs retrouve un peu de naturel. C’est sûr, Claude Chabrol qui le disait lui-même n’a pas réalisé que des chefs d’œuvre.Le Scandale est un film pas mal qui tend vers le moyen et le mauvais cependant. Un thriller bancal et plutôt soporifique avec une fin qui sauve l’œuvre de la noyade totale. Paul Wagner assassine-t-il les jeunes femmes qui ont le malheur de croiser sa route ? Cette intrigue policière sert de prétexte à Claude Chabrol pour tisser un huis clos étouffant autour d'une galerie de personnages tout autant féminins que masculins, d’acteurs et d’actrices. 



                
 
Dans ce portrait à charge de la jeunesse dorée, le cinéaste français affûte ses armes contre ce qui restera sa cible favorite, la bourgeoisie de province. Bien que cela soit ma première découverte de son cinéma j’y vois déjà des qualités bien qu'il s'agisse d'un film mineur. C’est assez plat et loin d’être captivant mais sauvé par un beau casting qui joue bien et une plutôt bonne maîtrise de la tension. Pas grand-chose à retenir de la bande son puisqu’elle ne se fait que peu présente voire pas du tout. Le réalisateur Claude Chabrol signe malheureusement un passage à vide avec son 16ème long métrage, même si quelques bonnes choses restent à relever qui évite l’ennui total et côté réalisation cela reste assez bon. Le casting lui est excellent et les interprétations également avec, Maurice Ronet, Anthony Perkins, Yvonne Furneaux, Stéphane Audran, Suzanne Lloyd et son beau décolleté ^^, Henry Jones, Catherine Sola. Il est vrai qu’on n’est pas loin du scandale, mais un certain charme néanmoins s’en dégage.(Allociné)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?59zfvoefoz
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