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mercredi 5 octobre 2016

Warren Oates

Avec sa calvitie naissante, sa dentition anarchique et ses tics nerveux dans les yeux, Warren Oates n’a rien du héros traditionnel et ses prestations ont toujours été empreintes de naturalisme et d’humanité. Sam Peckinpah lui offre ses meilleurs rôles : un des frères ravagés de « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », un déserteur exécuté dans « MAJOR DUNDEE », un des hors-la-loi de « LA HORDE SAUVAGE » (le plus bête !) et surtout Benny le gringo englué dans un Mexique de cauchemar dans « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA », où Oates s’était fait le look du réalisateur pour une magnifique performance. On aperçoit Warren Oates en frère ) boiteux dans « LE DOMPTEUR DE FEMMES », en corsaire dans « HERO’S ISLAND », en mercenaire taiseux (et son frère jumeau) dans « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM », en pistoléro amateur de chiquitas dans « LE RETOUR DES 7 », en shérif-adjoint voyeur dans « DANS LA CHALEUR DE LA NUIT », en forçat à moitié demeuré dans « LE REPTILE », en bandit drogué dans « BARQUERO », en flic des assurances dans « LE VOLEUR QUI VIENT DÎNER », en conducteur errant dans « MACADAM À DEUX VOIES », en chasseur de baleines dans « THE WHITE DAWN », en )pistoléro retiré dans « CHINA 9, LIBERTY 37 » et « L’HOMME SANS FRONTIÈRE ». Oates brille dans deux monologues « tours-de-force » dans « TÊTES VIDES CHERCHENT COFFRE PLEIN », joue des officiers dans « TONNERRE DE FEU », « POLICE FRONTIÈRE » et « 1941 » où il hurle de rire de façon inoubliable.(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-warren-oates-79234080.html)


                



Peter Fonda vient de produire et de co-signer avec Dennis Hopper Easy Rider, succès inattendu qui vient en 1969 bousculer les règles du cinéma classique hollywoodien. Les majors sont pris par surprise par ce petit film indépendant qui devient quasi phénomène de société. Easy Rider se fait l’écho de toute une génération contestataire et rompt avec les normes hollywoodiennes habituellement admises. Les exécutifs des studios sont mis devant le fait accompli : ils sont complètement déconnectés du public, sont incapables de répondre à leurs attentes et de parler de la société dans laquelle ils vivent. Certains patrons refusent d’affronter cette nouvelle donne, tandis que d’autres décident de donner leur chance à ces jeunes réalisateurs seuls capables de revitaliser une industrie moribonde. Peter Fonda va ainsi parvenir à convaincre les pontes de la Universal de produire son premier film, cet étonnant Homme sans frontière qui va prendre de cours aussi bien les producteurs que le public. Car pour celui qui est devenu une icône de la contre-culture via son personnage de Captain America, hors de question de surfer sur la vague d’Easy Rider, même si des liens unissent les deux films.Easy Rider est tout d’abord un road movie, soit une extension de la figure de la traversée, du voyage, qui sous-tend constamment le western. Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper) chevauchent leurs Harley, quittent la côte Est pour rejoindre la Californie. Ce faisant, ils traversent les villes et les paysages emblématiques de la mythologie américaine, notamment Monument Valley et toute l’imagerie westernienne que ce lieu véhicule. Au cours de leur traversée du pays, Wyatt est le seul des deux qui éprouve le désir de stopper, de freiner la course. Tandis que Billy ne souhaite qu’avancer, aller de l’avant, tracer sa route, Wyatt ressent le besoin d’investir le monde qui l’entoure, de s’imprégner des lieux, des gens. Un pont est ainsi jeté entre Easy Rider et L’Homme sans frontière. Bien sûr, le personnage que Peter Fonda s’apprête à mettre en scène est déjà dans le scénario d’Alan Sharp, mais si en découvrant ce script Fonda ressent le besoin de le mettre en scène, c’est qu’il y trouve des échos, des motifs, des thèmes qui sont l’évident prolongement de son travail sur Easy Rider.Mais, prenant le contre-pied des attentes d’un public qui a soif de renouveau, Peter Fonda ne réalise pas un film brossant dans le sens du poil la jeunesse qui vient de porter aux nues Easy Rider. L’Homme sans frontière n’est pas une œuvre contestataire mais un véritable western, un hommage de l’aveu même de Peter Fonda à My Darling Clementine de John Ford.


  

Cependant le film se fait bien le reflet des évènements qui bouleversent alors la société américaine, Peter Fonda radiographie le genre roi du cinéma, le western, à l’aune d’un public, d’une société, dont les rêves et les illusions s’envolent un à un. L’ Homme sans frontière est une passionnante réflexion sur un genre qui est arrivé à son point de rupture. Une œuvre qui fait de l’errance le symptôme d’un désenchantement généralisé. La question de la frontière est au cœur du western. La naissance de l’Amérique est une histoire de frontières à repousser, de paysages majestueux à arpenter, de terres vierges à explorer, de passages à découvrir. C’est un territoire vaste qui appelle au nomadisme, qui se parcourt d’est en ouest, de nord en sud. Un territoire à conquérir aux autochtones, à arracher à la nature. Un pays à imaginer, des terres à diviser ou à rassembler. A l’aune des années 70, le western a atteint son stade d’épuisement.Aux grandes chevauchées, aux caravanes d’aventuriers, se substituent des récits d’errance. Ces westerns, en phase avec les bouleversements sociopolitiques des années 60 et 70, évoquent ce moment de l’histoire de la naissance des Etats-Unis où il n’y a plus de frontières à repousser.


                 


Dès lors le genre devient la description d’un peuple qui n’a plus de but, mais qui pris dans un besoin de mouvement, ne cesse pas pour autant de voyager et de parcourir l’espace. C’est de cela dont parle L’Homme sans frontière. Le film de Peter Fonda ne s’engage pas dans la voie d’un cinéma qui questionne les figures du genre en les malmenant, en jouant sur ses codes ou ses figures, comme le fait alors le western spaghetti. Ce n’est pas non plus un western « hippie », un film parlant d’un retour à la nature (Jeremiah Johnson, 1972) ou encore un film contestataire pointant du doigt les mensonges véhiculés par le genre (Little Big Man, 1970). C’est un film à rapprocher des œuvres de Peckinpah, en premier lieu de Coup de feu dans la Sierra, des films de l’épuisement et non des films qui déplacent les enjeux du genre dans de nouvelles directions.Lorsque débute le récit, Harry a quitté son foyer il y a bien longtemps. Durant sept années, il a arpenté le pays, vécu des aventures dont nous ne saurons rien. En a-t-il d’ailleurs même vécues ? Toujours est-il que ses rêves nomades aboutissent à une déception, une fatigue qui écrase tout son être. Cette liberté, ce long périple libre de toute entrave, ne lui procure pas le réconfort qu’il imaginait. Harry décide alors d’essayer de se poser, de revenir au foyer qu’il a abandonné et de se sédentariser. Le western est à bout de souffle, le genre n’est plus porteur des enjeux de jadis, et il ne reste que des hommes errant sans but qui ne parviennent pas à trouver leur place au monde.(http://www.dvdclassik.com/critique/l-homme-sans-frontiere-fonda)


                 

Le Voleur qui vient dîner (The Thief Who Came to Dinner) est un film américain réalisé par Bud Yorkin, sorti en 1973.Ryan O'Neal interprète Webster McGee, un salarié de Control Data en burn-out qui décide de démissionner et de se consacrer au crime : il se fait voleur de bijoux à Houston, dans le Texas. Il cambriole un riche homme d'affaires, Henderling, mais outre une forte somme d'argent, il met la main sur des dossiers compromettants. McGee entreprend alors de faire chanter Henderling, non pour l'argent, mais pour acquérir un statut social qui lui permettra de trouver de nouvelles victimes (dans la haute société).Webster McGee, un jeune informaticien, s'ennuie ferme sur son lieu de travail. Pour mettre du piment dans son existence, il décide de devenir cambrioleur. Grâce au chantage qu'il exerce à l'encontre d'un riche industriel de Houston, il se fait présenter à toute la bonne société de la ville, ce qui lui permet de faire connaissance avec Laura, en qui il découvre une adepte de ses principes.(Wiki)


         


Spécialisé dans le vol de bijoux, Webster ne résiste pas au plaisir de donner des indications sur le coup suivant d'une partie d'échecs imaginaire, à chaque cambriolage. Un détective croit reconnaître son identité, mais pour le piéger, est obligé d'organiser un tournoi d'échecs avec un joueur professionnel... C'est alors qu'il fait la connaissance de Laura (Jacqueline Bisset), une employée de Henderling qui s'éprend de lui et l'aide à cambrioler des relations d'affaire de son patron. Mais le detective de Texas Mutual Insurance, Dave Reilly (Warren Oates), s'il éprouve de l'amitié pour Webster, démasque bientôt en lui le voleur de bijoux, et se trouve face à un dilemme cornélien.




                

L'histoire n'est pas sans rappeler le cultissime 'L'Affaire Thomas Crown', ce qui explique peut-être pourquoi ce film est un peu sorti de la mémoire collective. Pourtant l'intrigue est bien construite et le couple O'Neal-Bisset fonctionne à merveille. Personnellement, j'ai préféré 'Le Voleur qui vient dîner' au film de Norman Jewison. Ici, pas d'explosions à tour de bras, même si le rythme est enlevé: juste de l'action et un soupçon d'humour, cocktail typique des films américains des années 70. Bref, un film à redécouvrir qui vous permettra de passer une soirée agréable.Les comédies policières avec un sympathique voleur comme on en voit qu'au cinéma ça peut donner lieu à des films fort et c'es  le cas du Voleur qui vient diner. Un bon casting et une histoire pas déplaisante ...On est à la croisée de Bullitt (Excellente musique , superbe Bisset et magnifique Mustang ) et de L'affaire Thomas Crown .Avis aux amateurs de comédies policières super seventies : un régal !! (Allociné)

6 commentaires:

  1. https://3pjaeo.1fichier.com/
    https://1fichier.com/?d7y9ebh3bf

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  2. Zik : http://www.4shared.com/rar/HIBSfvHp/Henry_Mancini_-_Thief_Who_Came.htm

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  3. Merci Corto pour ce voleur qui vient dîner", je connais pas.

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    1. Je pense que tu ne regretteras pas ...A plus !

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