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mardi 11 octobre 2016

Rory Calhoun

Que dire de cet acteur qui étant plus jeune fit de fréquents "stage" en prison, il eut en effet une adolescence très difficile.
Découvert par Alan Ladd alors qui chevauchait les collines d'Hollywood avant de parcourir celles des plateaux, ce grand gabarit 1M 91 tournera dans une vingtaine de westerns de séries "B" parmis lesquels L'Implacable Poursuite (The saga of the hemp brown) 1958, Four guns to the border 1954. Ces deux westerns furent réalisés par l'acteur Richard Carlson. Rory Calhoun tournera aussi pour Otto Preminger dans River of no return 1954. 1965 sera l'année où il tournera de moins en moins de western.En effet en 1977 et 1990, sortiront ses deux derniers longs métrages : 2 westerns.Rory Calhoun fut aussi la vedette d'une série western qui eut un succès mérité aux Etats-Unis : The texan 1958 (78 épisodes de 30 mn chacun). A rappeler aussi que Rory Calhoun fut le scénariste du très bon western Shotgun 1955 réalisé par Lesley Selander avec Yvonne De Carlo et Sterling Hayden. james

River of no return tient une place à part dans la filmographie d’Otto Preminger, et pas seulement parce qu’il s’agit de sa seule incursion dans le genre alors triomphant du western. Il s’agit d’une commande de Darryl Zanuck au réalisateur le plus prestigieux de son studio à cette date (1953) après le départ de Joseph L. Mankiewicz l’année précédente. Mankiewicz a définitivement dit non au système des studios après Five Fingers mais n’a pas encore livré son premier film indépendant (ce sera The Barefoot Contessa). Preminger quant à lui a profité des largesses du mogul, autrefois son adversaire déclaré et désormais son plus puissant supporter : il a pu mener à bien son premier projet indépendant, The moon is blue, distribué par United Artists. Et avec quel succès ! Néanmoins il doit encore quelques années de contrat et la livraison d’au moins un film à la Fox. Les années de contrat, il les rachètera. Mais il n’est pas en mesure de refuser cette commande un peu particulière : pour la première fois depuis Forever Amber en 1947, il ne sera pas son propre producteur délégué. Même dans le cadre de son prêt à Howard Hughes, un an plus tôt pour le tournage d’Angel Face dans les studios de la RKO, il avait conservé ces prérogatives.Pourquoi Zanuck exige-t-il la collaboration de son protégé pour ce western ? Parce que le film doit asseoir la popularité ascendante de Marilyn Monroe, dont les succès coup sur coup dans Niagara de Henry Hathaway, dans Gentlemen prefer blondes de Howard Hawks et, triomphale, dans le pourtant très médiocre How to marry a millionnaire de Jean Negulesco viennent de faire rentrer beaucoup d’argent dans les tiroirs-caisses de la 20th Century-Fox. 




         

Après tout, l’occasion de diriger la nouvelle merveille du studio ne se refuse pas et l’idée de profiter d’un tournage en extérieur sur les sites grandioses de la province canadienne de l’Alberta n’est pas pour déplaire au réalisateur. Et surtout, c’est l’occasion pour lui de retrouver Robert Mitchum, un comédien qu’il apprécie tout particulièrement depuis leur collaboration sur Angel face. Un Robert Mitchum qui, lui, semble moins enthousiaste. Il ne se lassera jamais de qualifier ce western de Picture of no return !Au premier abord, l’histoire de River of no return semble nettement plus marquée par les thèmes chers au scénariste Frank Fenton que par les obsessions premingeriennes. Nous relèverons la récurrence de l’itinéraire physique bien sûr, qui privilégie les dangers naturels aux menaces humaines (indiennes) et qui renvoie à The wild north d’Andrew Marton qu’interprétaient Wendell Corey, Stewart Granger et Cyd Charisse et surtout à cet autre sommet, Garden of evil de Henry Hathaway avec le trio Gary Cooper, Susan Hayward et Richard Widmark.



         


 Et de façon plus ostentatoire encore, nous retrouvons ce recours à la structure du trio dans lequel la femme est tiraillée entre une fidélité presque masochiste à son compagnon et une attirance physique irrépressible pour un homme que tout, à priori, semble séparer d’elle : Garden of evil encore, et surtout Ride, vaquero ! de John Farrow, western baroque doublé d’une allégorie religieuse dans lequel, pour le salut de son époux Howard Keel, Ava Gardner était tout proche, devant les yeux du ténébreux Robert Taylor dont elle était pourtant déjà éprise, de s’offrir au bandit Anthony Quinn. Marilyn n’agira pas si différemment ici lorsqu’elle entreprendra - sans trop avoir à se forcer au regard des sentiments qu’elle a déjà manifestement commencer à développer à son endroit - de séduire le placide Robert Mitchum, espérant ainsi le distraire de son obsession de vengeance. Il serait plus exact de dire : d’allumer le pauvre Mitchum, jusqu’à lui faire perdre la tête et de risquer un viol brutal, tout juste interrompu par les cris d’alarme de Mark.




                  

 Là réapparaît la "Preminger’s touch" : dans cette franchise sensuelle, dans cette transparence du style mettant à nus les corps comme les âmes. Matt Calder n’est pas que l’icône d’une sagesse exemplaire jetée en pâture au regard admiratif de son fils ; c’est avant tout un homme au passé troublé par un incident tragique, tentant de se reconstruire, psychologiquement et physiquement. Et comme tout héros participant du mythe de Robert Mitchum, c’est un homme qui ne se confie pas ; ni morphologiquement, ni bien sûr verbalement.  Mais lorsqu’il se jette sur Marilyn pour l’immobiliser et la prendre de force au cours d’une séquence très peu suggestive qui évoque à plus d’un titre l’interception et la maîtrise de Dorothy Dandridge par Harry Belafonte dans le futur Carmen Jones, c’est toute la dualité de son personnage, ses frustrations d’homme reclus par plusieurs années d’emprisonnement, qu’il exprime avec une évidence patente et indélébile.Et ce n’est que lorsque Mark aura appréhendé cette évidence et accepté son père avec ses forces et ses faiblesses, que son apprentissage filial sera achevé.(http://www.dvdclassik.com/critique/riviere-sans-retour-preminger)



                               


Le Trésor de Pancho Villa (titre original : The Treasure of Pancho Villa) est un western américain réalisé par George Sherman, sorti en 1955.Pendant la révolution mexicaine, le mercenaire Tom Bryan se lie avec Juan Castron, un idéaliste dévoué corps et âmes à Pancho Villa. Avec eux, il ya Pablo Morales, un aventurier en qui Castro n'a aucune confiance. Les 3 hommes et leur bande vont attaquer un train, aux mains du gouvernement pour s'emparer d'un fabuleux magot en or. Castro veut le ramener à Villa pour aider la révolution. En même temps, ils prennent sous leur protection: Ruth Harris, une institutrice américaine, qui croit à l'idéologie de Villa. Pendant le voyage, Pablo essaye de s'emparer du butin sans succès. Par déception, il propose au gouvernement de les aider à retrouver le trésor et les hommes qui l'ont volé.

 
          

Le sujet était plutôt original pour l'époque (deux amis qui se disputent un butin pendant la révolution mexicaine), bien avant Il était une fois la révolution.  Mais le film n'arrive jamais a capter l'attention. On suit les pérégrinations de ces aventuriers d'un oeil distrait. L'avantage c'est que l'on peut faire ses comptes ou son ménage pendant, on arrive toujours à rattraper le fil.
Les discutions " longuettes et sans interêt"  sont immédiatement suivies par un moment d'action, lui même suivi par une discution interminable... Et c'est ainsi tout le film.
Rory Calhoun, d'une fadeur exceptionnelle, se promène continuellement avec sa mitrailleuse sur l épaule, ce qui est vite ridicule. Quand  aux grandes convictions et l'accent mexicain (à couper au couteau)de Gilbert Roland; transforme vite le personnage en une sorte de carricature.
(http://le-western.blogspot.fr/2011/05/le-tresor-de-pancho-villa-1955.html)

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