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mardi 4 octobre 2016

June Duprez


June Duprez (née le 14 mai 1918 - 30 Octobre 1984) était une actrice anglaise. Était la fille de l'acteur du vaudeville Fred Duprez et de l'australienne, Florence Isabelle Matthews, elle est née à Teddington, Middlesex, en Angleterre, au cours d'un raid aérien des allemands dans les derniers mois de la Première Guerre mondiale. Elle commence pendant son adolescence avec une compagnie de théâtre et a fait son premier film, The crimson circle, en 1936. Son film suivant, The cardinal (1936), a également été un succès, et elle a eu un petit rôle dans L'Espion noir (1939), mais c'était son quatrième film, Les Quatre plumes blanches (1939), qui fait d'elle une star de cinéma, elle tient tête face à John Clements, Ralph Richardson, et C. Aubrey Smith.Le succès de June Duprez est venu avec le film historique fantastique Le Voleur de Bagdad (1940), ou le producteur n'était d'autre qu'Alexandre Korda. Alexandre Korda pris sa carrière en charge et l'a emmenée à Hollywood où il avait son prix de vente de 50.000 dollars par film. Cependant, comme Duprez n'avait pas encore atteint le niveau de popularité en Amérique qu'elle avait en Grande-Bretagne, cette tactique n'a servi qu'à la placer hors de la controverse pour la plupart des rôles. Quand elle a finalement été libéré de son contrat de Korda elle est apparue dans ce bas prix de budget : They raid by night (1942), Little Tokyo, USA (1942), et Tiger Fangs (1943).(http://www.cinememorial.com/acteur_June_Duprez_1538.html)


                             

Quatrième et réputée meilleure des sept adaptations du roman d’A.E.W. Mason, Four Feathers est une des plus célèbres et spectaculaires productions Korda. C'est aussi l'un des plus fameux odes à l'armée et l'impérialisme britannique dont l’exploitation arrive à un moment clé pour le pays. Les tensions sont alors déjà grandes en Europe avec une Allemagne qui avance ses pions, indifférente à la molle désapprobation de ses voisins. Le 12 mars 1938, c’est l’Anschluss avec l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie bientôt suivie par les invasions de la Bohême, de la Moravie et de la Pologne le 3 septembre 1939, provoquant le début de la Deuxième Guerre mondiale. Les Quatre plumes blanches sort le 20 avril 1939, soit au croisement de ces divers évènements majeurs. Lancer une adaptation du roman de Mason permet ainsi de redorer le blason d’une Angleterre incapable de freiner les ambitions allemandes, et de célébrer le courage d’une armée britannique qui saura répondre présent au moment d’une guerre qui se profile inexorablement. Si la production cinématographique n’a pas encore été reprise en main par le département d’Etat, Korda anticipe la démarche qui aura cours durant les années 40 avec les films de propagandes anglais qui fleuriront à ce moment-là, dont son propre Lady Hamilton usant du cadre des guerres napoléoniennes pour inciter les Etats-Unis à s’impliquer dans le conflit. 
Il faut pourtant se souvenir que ce cinéma anglais des années 40 représente à ce jour le seul exemple de production de propagande qui réussit à délivrer des œuvres artistiquement brillantes, car exprimant leur message avec intelligence (notamment en passant par le mélodrame, plus susceptible d’éveiller l’empathie qu’un simple message belliqueux), et surtout par une subtilité n’hésitant pas à égratigner cette identité anglaise pour mieux l’encenser.
    
 
          

On pense bien sûr au Colonel Blimp où la commande à la gloire d’un officier anglais est habilement détournée par Powell et Pressburger, ou encore le Went the Day Well de Calvacanti où l’invasion allemande d’un village anglais est causée par une indolence toute britannique...Les Quatre plumes blanches annonce donc cette démarche. Sous l'exaltation, la fierté du drapeau s'avère plus subtile qu'il n'y parait par l'entremise de son héros. Harry Faversham (John Clements) est le dernier descendant d'une famille à la longue lignée militaire et héroïque. Baigné depuis sa plus tendre enfance dans les récits des haut faits guerriers de ses ancêtres, il n’en aura pas été positivement marqué, comme va le souligner la remarquable scène d'ouverture. Notre héros assiste adolescent à une réunion d’anciens camarades de régiment, entre son père et ses amis ; et celui-ci pour fortifier son fils qu'il juge trop mou (le malheureux aime lire de la poésie, sacrilège) exhorte ses amis à le terroriser avec de tragiques histoires sur le sort dramatique des lâches au combat. Faversham en restera traumatisé et plus effrayé par l'idée de sa possible lâcheté (et de ne pas être à la hauteur) que de la réalité du front.(Dvdclassik)


                                 
                

Célèbre superproduction britannique des années 40, Le Voleur de Bagdad reste célèbre pour constituer l'une des meilleures et rares adaptations des fameux contes des Mille et une nuits, qui ambitionnait alors d'être un spectacle excitant et chatoyant avec la volonté de régaler tous les publics par sa poésie naïve et ses effets spéciaux novateurs (pour l'époque). A la tête de ce film d'aventures exotiques, on trouve le producteur anglais d'origine hongroise Alexandre Korda, sorte de Selznick londonien dont l'importance au sein de l'industrie du cinéma anglais fut considérable des années 30 jusqu'au début des années 50. Sur Le Voleur de Bagdad, Korda fit travailler pas moins de six réalisateurs (dont lui-même), mais son frère Zoltan et le grand directeur artistique William Cameron Menzies ne furent crédités que comme producteurs associés. Officiellement le film est donc signé de l'Allemand Ludwig Berger, de l'Américain Tim Whelan et de... Michael Powell. Ce dernier fut engagé suite à la forte déception du producteur démiurge devant les scènes tournées par Ludwig Berger, qui fut si maltraité par Korda qu'il claqua la porte du studio. Les frères Korda retournèrent pour partie les scènes de Berger et Powell fut chargé de nombreuses scènes d'action (comme l'apparition du génie joué par Rex Ingram)Le merveilleux suggéré par le sens esthétique vieillit le mieux, et compense la désuétude inévitable des trucages et des effets spéciaux. « Le voleur de Bagdad » est une production britannique qui à l’évidence a grandement bénéficié de l’apport de talents germaniques (L. Berger, K. Veidt) et d’Europe centrale (les frères Korda). Le scénario évite la mièvrerie et recèle quelques idées savoureuses : ainsi du roi vieillissant et tombant en enfance, se laissant manipuler par sa fascination pour les automates. « Le voleur de Bagdad » reste un enchantement..


          


Le tournage en lui-même fut bouleversé par l'irruption de la guerre et le film dût s'achever en Californie. Tout cela bien considéré, le résultat ne manque finalement pas d'harmonie, et il serait bien présomptueux pour le spectateur de s'amuser à déterminer les styles des uns et des autres. D'ailleurs, ce n'est pas sur le terrain de la mise en scène pure qu'il faudra aller chercher une quelconque originalité dans ce spectacle. Le Voleur de Bagdad demeure avant tout un film de producteur, dont le vrai talent fut de s'entourer d'hommes compétents à leur poste et de faire la part belle aux départements artistiques (avec trois Oscars à la clé en 1941) comme les décors somptueux, la photographie en Technicolor, les innombrables costumes et les effets spéciaux.


                                 


Il en ressort une fantaisie délicieuse - même si passablement surannée - avec tout ce qu'il faut comme péripéties fantastiques pour nourrir un imaginaire typique de ces contes orientaux : un royaume dirigé par des despotes, une jolie romance contrariée, de la magie, des créatures légendaires, un danger permanent, le poids du destin, de l'action et de l'humour bon enfant. Le casting du film compte en tête l'élégant et inquiétant Conrad Veidt (Le Juif Süss de 1934, L'Espion noir et Espionne à bord de Powell & Pressburger, Echec à la Gestapo avec Humphrey Bogart, Casablanca de Michael Curtiz) et le virevoltant acteur indien Sabu, alors âgé de 15 ans, le héros de Elephant Boy, d'Alerte aux Indes et du Livre de la jungle, tous trois réalisés par Zoltan Korda. Sabu sera également de l'aventure du somptueux Narcisse noir de Michael Powell et Emeric Pressburger.


                                 


Aujourd'hui, si Le Voleur de Bagdad accuse bien son âge par ses effets spéciaux d'un autre temps - et qui peinent surtout à conserver leur capacité de séduction sur la totalité du film -, par le statisme de sa réalisation malgré quelques rares séquences dynamiques et par un jeu d'acteur assez inégal selon les interprètes, il faut reconnaître que son charme naïf, sa pincée d'exotisme, son innocence assumée, son onirisme enfantin et sa volonté constante de flatter les rétines en font toujours une œuvre éminemment sympathique, ainsi qu'une curiosité du fait de sa rareté au sein d'un cinéma anglais habituellement peu versé dans la fantaisie débridée.(http://www.dvdclassik.com/critique/le-voleur-de-bagdad-powell-berger-whelan)

3 commentaires:

  1. https://1fichier.com/?me0frzmwj8
    https://1fichier.com/?kl9ahq215i

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  2. Jamais vu (ou alors oublié) ces "quatre plumes blanches" de Korda.
    Merci Corto.

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