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mercredi 26 octobre 2016

Julien Guiomar

Né à Morlaix (Finistère), au cœur d’une Bretagne qu’il aimait tant, Julien Guiomar a débuté sa carrière de comédien par la face nord de l’Everest, le Théatre national populaire créé par Jean Vilar au début des années 50, qui modernise les grandes pièces du répertoire. Avant d’être l’un des meilleurs laquais de la comédie française, l’acteur a joué le répertoire de William Shakespeare ou Bertold Brecht, et l’on comprend ainsi mieux la perfection de sa diction et son amour des mots. En 1966, un certain Philippe de Broca lui donne son premier rôle au cinéma, dans «Le Roi de cœur», avec Pierre Brasseur et Jean-Claude Brialy. Julien Guiomar commence alors une formidable carrière sur grand écran, figure incontournable du cinéma populaire mais aussi du cinéma d’auteur. Il a ainsi tourné pour les plus grands noms: Louis Malle («Le Voleur»), Costa-Gavras («Z», «Section spéciale»), Luis Bunuel («La Voie lactée»), Jean-Paul Rappeneau («Les Mariés de l’an II»), André Téchiné («Souvenirs d’en France», «Barocco»), Claude Sautet («Mado»), Dino Risi et Francesco Rossi…(http://www.parismatch.com/Culture/Cinema/C-etait-Julien-Guiomar-l-aile-ou-la-cuisse-incorrigible-145746)


               


Les films de Paul Vecchiali sont tout de même assez rares (seulement 16 sont sortis en salle) et ne sont pas diffusés à la télé. C’est pour cela que quand l’occasion se présente, il ne faut pas la louper. Bien entendu, il n’est pas nécessaire d’adhérer au style du pépère (les goûts et les couleurs ça se discute pas comme on dit). Bref passons au film. Que diriez d’une petite histoire? Celle d’un enfant qui a fait une fugue et qui un soir fait la rencontre d’un criminel et qui devant les yeux du mioche étrangle une bonne femme à l’aide d’une écharpe blanche. Et une vingtaine d’années après, le mioche (devenu trentenaire) reprend le flambeau. Ça vous branche? Eh bien c’est l’ami Paul qui vous balance ça en pleine tronche. «L’étrangleur», sur plusieurs aspects, fait immanquablement penser aux films noirs américains des années 40 et 50, grâce à une atmosphère déroutante et des personnages troubles. Les acteurs, Julien Guiomar et Jacques Weber pour ne citer qu’eux font le boulot proprement, surtout le premier nommé. L’ensemble est sans réel génie mais maîtrisé. Un objet singulier.Une écharpe d'enfant de couleur blanche avec des petites franges peut laisser parfois des souvenirs troublants et indélébiles! Encore que le mot « meurtre » , comme le mot « crime » et « criminel » , sonnent faux en face de ces actes irraisonnés que nous voyons dans ce film! N'éprouvant rien, Emile n'a pas de vrai mobile et ne supporte pas le malheur! Cet homme agit ni par intérêt ni par vice ni par mégalomanie ou quoi que ce soit d'approchant! Les femmes assassinées sont toutes seules, désespérées et sur le point de commettre des bêtises! Dans un contre-emploi inhabituel, Jacques Perrin est ambigu à souhait mais il lui manque l'essentiel : la puissance émotionnelle!


           

Julien Guiomar en policier renfermé / journaliste de la presse écrite est bon et Nicole Courcel, dans un petit rôle de prostituée, complète la distribution. « O nuit cache ma peine, elle est de n'être rien et de vivre » [...] Avec l'excuse du manque de moyens, "L'étrangleur" est un film proche des visions pessimistes des oeuvres de Paul Vecchiali! L'originalité, faut la chercher ailleurs! C'est à dire dans les curieux rapports entre Perrin, Guiomar et Eva Simonet qui parasite malheureusement l'ensemble pour son manque d'alchimie avec les deux autres acteurs! Le tout est imaginé, produit et raconté par un fin connaisseur de l'histoire du cinéma français et un grand admirateur de Jean Grémillon! A voir, si possible, la nuit...Drame. Un enfant a vu un crime (étranglement avec écharpe) dans une rue sombre. Devenu adulte, il n'aura de cesse de refaire ce geste sur des femmes rencontrées au hasard. Une femme tombe amoureuse de lui et elle s'alliera à un policier pour l'empêcher de continuer. Bon film de Vecchiali.(Allociné)


                 


Barocco (1975) -Je ne suis pas fan de l’individu, mais il faut passer outre ces a priori, surtout quand on a Adjani et Depardieu à la barre. Étonnant film et magistral dans un sens, mise en scène sans faille. Ambiance fin de siècle, et arriver à donner cette sensation de décadence, avec des plans construits à la Kubrik dans la recherche du visuel monumental. L’histoire où se mélange fiction politique et fresque cinématographique, est relégué au second plan, devant la métaphore, le double personnage de Depardieu, est en lui même, un tour de force filmique. Tous ces personnages semblent désaxés, désenchantés, la mise en scène par contre est puissante, baroque et grandiloquente, ça colle parfaitement au sujet, une société sans issue autre qu’un mur, une scène de théâtre, un ring de boxe. Superbe exercice de style. Souvent ça tombe à côté ce genre de trucs prétentieux,mais là ça fonctionne, dans un thriller à la française (exagération poussée dans le grotesque des situations, second degré permanent). Les deux qui veulent fuir toute cette merde et qui n’y arrivent peu ou pas, de nombreux seconds rôles, faire-valoir symbolisant le pouvoir, ou la perte d’illusions de l’âge adulte, et de nombreuses figures malsaines, bizarres, qui accentuent cet aspect baroque du film. Pas de doute, ce film est intéressant et important. Comment mettre une scène de théâtre dans un métro, et le métro dans un travelling, sans que ça fasse chiqué, sans se casser la gueule? Regardez ce film, vous saurez.Isabelle Adjani et Gérard Depardieu...Pouvait-on rêver, en France, en 1976, plus belle affiche ? Deux comédiens d'exception enfin réunis! Et qui plus est, parfaitement dissemblables: la belle et la bête, la star et le voyou...Ici, ils trouvent leur rôle le moins conventionnel, celui qui fera d'eux les symboles émouvants d'une génération à la recherche d'un ailleurs moins terre à terre! 


   


De "Barocco" et son atmosphère romanesque, presque fantasmagorique, il n'y eut qu'un pas pour André Téchiné dont le premier long-métrage (le très beau "Paulina s'en va") de cet ancien critique était passé inaperçu! Un exercice de style qui en rebutera plus d'un, où la couleur joue un grand rôle, et qui provoqua lors de sa sortie en salles un flot de louanges...Bon, c'est pas si mauvais tout de même ! Il est vrai que Barroco ne figure pas parmi les meilleurs films de Téchiné ( il faudrait redécouvrir Les Roseaux Sauvages ) et que son esthétique reste très datée... Pourtant, il se dégage de ce film une atmosphère très particulière, proche d'un rêve insaisissable. Isabelle Adjani n'est pas réellement extraordinaire... En revanche, Gérard Depardieu est magistral dans ce double rôle : silhouette imposante, voix fragile, regard enfantin plein de désinvolture... Le jeune acteur joue de ses nuances avec la conviction d'un poète. A l'instar de Bertrand Blier et de Francis Veber, André Téchiné sait diriger le monstre... Sur le plan de l'intrigue, Barroco demeure plutôt léger : ce qui commence comme un complot politique étouffant ( on pense à l'univers de Kafka ) bifurque lourdement vers une deuxième partie proprement fade et peu intéressante. Mais le film joue pleinement la carte du romanesque, au risque de paraître pompeux : l'onirisme y est tantôt envoûtant, tantôt ridicule. A voir pour Depardieu et pour Philippe Sarde.(Allociné)



                 

Les Ringards est un film français réalisé par Robert Pouret, sorti en 1978.Bidard, Aldo et Charlot sont trois malfrats minables que le commissaire Garmiche piste depuis des mois, les tenant pour de dangereux gangsters. Pris par erreur pour les auteurs d'un cambriolage, les trois « ringards » sont enfin placés sous mandat de dépôt. Mais Annie, femme de Garmiche et chargée de mission au ministère de la Condition pénitentiaire, les fait libérer pour illustrer sa politique libérale. En fait, elle devient l'égérie du groupe et son véritable chef : c'est sous sa direction que les trois voyous réussiront leur premier « gros coup » : le braquage d'un fourgon postal entre Toulon et le circuit du Castelet.
Dans la vie, il y a deux sortes d'individus : les bons et les méchants, les chefs et les subordonnés, les riches et les pauvres, les gendarmes et les voleurs...Et là on peut y ajouter une sous-catégorie : les voleurs et les volés! Aldo dit « la classe » , Charlot dit « l'éponge » et Jeannot dit « la presse » sont "Les ringards" du père Pouret! Une bande de malfrats minables, bref un chef d'oeuvre de malhonnêteté à eux tous seuls! Comédie décontracte bien de chez nous dans la grande tradition ringarde des 70's avec dans les seconds rôles le commissaire Georges Wilson et une sorte de « Blanche Neige » (Mireille Darc) qui rêve d'être libre et responsable! Un hold-up de trois cent briques se profile pour ces trois Pieds-Nickelés puis la bonne humeur (l'examinateur au permis de conduire complètement ouf) fait passer la relative banalité de cette situation!


          

C'est absurde et fort distrayant (Aldo reproduit évidemment son légendaire déhanché avec ses deux compères) où l'on suit sans ennui ces aventures rocambolesques! Sinon, le camembert dans les spaghettis (che vergogna!!!). Musique attachante de Francis Lai, style « Borsalino »...Toujours dans l'exploration archéologique du cinéma français, je suis tombé sur cet ovni. Un summum qui n'a pas d'égal............ ce n'est pas un nanard, il n'en a pas les subtilités. Ce n'est pas un film ni une série B ou Z. C'est le vide sidéral, le néant du cinéma des années 70........... tout est filmé sous le soleil dans de beaux endroits et avec la plus belle bande de seconds rôles qui ferait pâlir plus d'un réalisateur et le résultat est tout simplement catastrophique............. mais alors vraiment la cata. Que Guiomar et Wilson aient pu jouer dans ce machin me laisse sans voix............(Allociné)

1 commentaire:

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