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mardi 25 octobre 2016

John Vernon

John Vernon est un acteur et producteur canadien né le 24 février 1932 à Zehner (Canada) et mort le 1er février 2005 à Los Angeles (Californie).Il incarnait Dean Wormer dans le film culte "Animal House". Il était le mauvais garçon mort après avoir été poussé à travers une fenêtre par un personnage encore plus inquiétant que le sien, joué par Lee Marvin, dans "Point Blank". Toutefois, les Canadiens se souviennent surtout de John Vernon comme du comédien qui incarnait le coroner de la série policière "Wojeck", diffusée par CBC, réseau anglais de Radio-Canada, durant les années 60. Le comédien au visage grêlé et aux yeux bleus aux paupières lourdes avait le physique idéal pour jouer les bandits, ce qu'il fit d'ailleurs dans une douzaine des 85 films dans lesquels il a tourné tout au long de sa carrière de quatre décennies. Il a cependant lancé cette dernière dans la peau du héros de "Wojeck", série qui servit de modèle à de nombreuses autres, de "Quincy" à "CSI" en passant par "Da Vinci's Inquest". "Tout le monde a vu mon visage, mais personne ne sait vraiment qui je suis, avait-il une fois déclaré à un journaliste, ajoutant avoir à maintes reprises été confondu avec Richard Burton ou Robert Shaw. Les gens me prennent pour d'autres, et j'aime ça." Plus récemment, il avait été vu dans un documentaire portant sur les personnages d'"Animal House", inclus dans l'édition DVD de ce film à l'origine paru en 1978. John Vernon a également joué dans "The Outlaw Josey Wales", "Dirty Harry", "Airplane 2", "Topaz", "Brannigan", "Charley Varrick", "Nobody Waved Goodbye" et "Tell Them Willie Boy Was Here". A la télévision, on a également pu le voir dans "The FBI", "Bonanza", "Mission Impossible", "The Name of the Game", "High Chapparall", "Judd for the Defence" et "Quincy".(http://cinememorial.com/acteur_John_Vernon_459.html)


                  


Il y a cent ans et des poussières, un Indien païute se trouve pris tel un grain de sable irréductible dans la machinerie de la nation américaine. En 1969, échappé des griffes du maccarthysme, le cinéaste Abraham Polonsky en tire un western, Willie Boy, qui réduit à néant le mythe de la conquête. Il aura fallu attendre 2009 pour l'édition DVD en France de ce chef-d'œuvre implacable. Pour une grande part, le nom du cinéaste Abraham Polonsky – tout comme celui de John Garfield qu'il dirigea dans son premier film en 1948, L'Enfer de la corruption (Force of Evil) – reste attaché aux années noires du maccarthysme. C'est pourtant dans ces années d'immédiat après-guerre, où allait sévir la commission du sénateur contempteur des activités dites «anti-américaines», que sortit des studios d'Hollywood toute une première vague de films «pro-Indiens». À quelques exceptions près (le réalisateur de Buffallo Bill, William A. Wellman, par exemple), à peu près plus rien n'avait subsisté sur les toiles en technicolor du grand rêve formé au XIXe siècle de cet «homme de la Frontière», qui devait naître de la rencontre supposée naturelle avec les Indiens. La réalité de la politique d'extermination puis de cantonnement des peuples indiens eut tôt fait de reléguer cette utopie humaine aux livres d'aventures de Fenimore Cooper et aux vestiges bienveillants du cinématographe expérimental. Dans les années 1950, quelques films allaient décocher des flèches décisives, en forme de lignes de fuite, dans cette représentation culturelle de l'Indien: parmi eux, exemplairement, La Porte du diable (Devil's Doorway) d'Anthony Mann (1950), Last Hunt (La Dernière Chasse) de Richard Brooks (1956) et Run of the Arrow (Le Jugement des flèches) de Samuel Fuller (1957). Tout en respectant le genre du western (dont il défend l'héritage culturel américain), Polonsky va pousser encore dans ces retranchements l'écriture largement cinématographique de cette mythologie de l'Ouest, en situant avec hardiesse l'action de son film au tout début du XXe siècle.


           

Dans cette période historique, la nation américaine issue de la guerre de Sécession est aussi censée avoir achevé la politique d'assimilation des «Indiens», prônée en dernier ressort par les plus libéraux d'entre les maîtres du Nouveau Monde. Basé sur un authentique fait divers, Tell them Willie Boy is here (titre original) narre l'histoire de Willie Boy, indien d'une tribu païute du Nevada, qui rentre, après s'être employé comme vacher, dans sa réserve de Morongo dans le désert californien. Willie n'a qu'une idée en tête, ravir à sa famille (indienne également), qui s'y oppose, la belle qu'il a élue. Il ne fait là qu'accomplir le rite indien du mariage par capture (consentie par l'aimée), que Polonsky oppose, par un subtil retournement de l'imagerie de l'Indien en «sauvage», au rapt sur-représenté de femme ou d'enfant blanc. Et c'est un autre Indien qu'il doit affronter (le père), dont le meurtre va déclencher toute la dramaturgie du film.


                   


Dans un premier temps, pour le fugitif Willie Boy, la chasse à l'Indien qui est organisée par le shérif adjoint Cooper ne peut être que formelle, pour le principe, les histoires d'Indiens n'intéressant plus personne. La belle et lui n'ont qu'à s'enfoncer dans le désert ou dans les montagnes inhospitalières où personne n'ira les chercher. Mais c'est sans compter avec la visite officielle dans l'État voisin du Nevada, au même moment, du président Taft. Car déjà des reporters de presse prompts à monter les événements guettent son arrivée à Morongo, où l'on s'affaire autour du fauteuil hors normes qui doit accueillir son imposante stature. Dès lors, les ingrédients sont réunis pour muer le drame en tragédie dans la tradition du western et il ne saurait y avoir d'issue hors de l'Histoire pour les fugitifs indiens. Film superbement écrit (le scénario est de Polonsky), Willie Boy est un ravissement au sens propre du mot «rapt». Baignant dans la lumière parfaitement découpée de Conrad Hall à la photographie, les différentes scènes qui le composent ont une vitalité spécifique qui semble continuellement détourner des attendus de la narration d'ensemble.  (https://blogs.mediapart.fr/patrice-beray/blog/240210/willie-boy-here)


                 


Varrick, sa femme et ses complices se lancent dans un petit casse dans la bourgade minuscule de Tres Cruces, Nouveau Mexique. Ils pensent y subtiliser une dizaine de milliers de dollars, peut être plus, peut être moins. Un coup tranquille. Hélas pour eux, tout se passe mal. Deux flics, qui passaient par là, interviennent et sont dézingués. La femme de Varrick, que le truand adorait, y reste également ainsi que l'un de ses complices.
Et avec tout ça nous n’en sommes qu’à cinq minutes de film. L’information principale, celle qui fera office de ressort pendant tout ce polar agité, n’est pas encore tombée. Les survivants, Varrick et son séide, Harman, un grand imbécile, ont en fait dérobé trois quarts de million de dollars. Une sacrée somme en 1973. Et une aberration dans une banque médiocre située au cœur d’une ville minable.

Ce trésor inattendu fait partie du butin de la Mafia. Il ne devait que transiter par Très Cruces quand Varrick et sa bande l'ont dérobé. Harman, l’idiot dangereux, le complice survivant de Varrick, est trop heureux d’avoir récupéré ce magot. Plus malin, son patron, Varrick, est inquiet : la Mafia ne laissera pas faire. Et en effet, l’organisation, par le biais d’un fondé de pouvoir local, envoie un tueur aux basques des voleurs. Et ce nettoyeur est un professionnel de l’élimination des gêneurs, un type atroce, qui mêle sadisme et efficacité.



   

Si vous reconnaissez dans ce résumé certains aspects d’un film récent, de 2007, des frères CoenNo Country For Old Men, vous ne vous trompez pas. Le thème est presque le même : que faire, quand on est seul et individualiste, d’une somme d’argent qui vous arrive dessus sans crier gare et appartient à une organisation puissante ? Un vieux thème américain, la lutte de l’individu contre les organisations. Il est possible d'ailleurs que Cormac McCarthy, qui a écrit le roman dont est tiré le No Country..., ait vu le film de Siegel, qui date lui de 1973. Quant au tueur, un psychopathe froid qui se nomme Molly, c’est bien un cousin du personnage incarné par Javier Bardem. Ici c’est Joe Don Baker qui incarne ce malade de la violence : il n’est pas inférieur à son successeur espagnol. Les autres acteurs sont aussi de premier ordre. Il y a par exemple John Vernon (le traître de Josey Wales hors-la-loi) en banquier de la mafia, inquiet de se voir reprocher ce vol par ses patrons.



                


Mais le grand atout du film c’est son héros, Charley Varrick lui-même, et l’acteur qui joue le rôle, Walter Matthau (celui conduit). Varrick est un as que ses ennemis prennent pour un nul. C’est de plus un sentimental. Matthau, qui l'incarne est un acteur au talent immense et de plus en 1973, il est au sommet de sa forme. A cette époque, il a déjà fait l’acteur à la télévision, puis pour Elia Kazan (un premier second rôle dans Un homme dans la foule, un des meilleurs films de son réalisateur) ; il a commencé à collaborer avec Billy Wilder (La grande combine) avec qui il va faire deux bons films. Dans le bonus, le réalisateur français Alain Corneau rappelle que quand Tuez Charley Varrick! est sorti, les fans de Siegel ont été surpris de voir cet acteur catalogué comme burlesque dans ce film noir. (http://cinoque.blogs.liberation.fr/waintrop/2013/08/charley-varrick-sommet-de-la-filmograophie-de-don-siegel.html)

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