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mercredi 5 octobre 2016

Jennifer Jason Leigh

Après avoir incarné une jeune sourde et muette dans le slasher Appel au meurtre, abandonnant pour le coup ses études, Jennifer Jason Leigh se fait connaître du grand public avec la comédie Ça chauffe au lycée Ridgemont, où elle joue notamment aux côtés de Sean Penn et Forest Whitaker, et avec le téléfilm The Best Little Girl in the World. Connue pour incarner des personnages fragiles, névrotiques et sinistres, elle enchaîne les tournages, étant une jeune princesse dans le film d'aventure La Chair et le Sang de Paul Verhoeven, une jeune serveuse dans le thriller Hitcher et une dépressive dans Heart of Midnight. En 1990, elle remporte le New York Film Critics Circle Award et le Boston Society of Film Critics Award de la meilleure actrice dans un second rôle pour Dernière sortie pour Brooklyn et Le Flic de Miami, lui apportant la consécration professionnelle. L'année suivante, elle est consacrée définitivement avec le succès du film Backdraft, de Ron Howard. Devenant une actrice incontournable durant les années 1990, elle tourne avec les plus grands réalisateurs du moments comme Robert Altman dans Short Cuts, les frères Coen dans Le Grand Saut et David Cronenberg dans eXistenZ. Elle adopte des rôles de femmes manipulatrices ou glaciales, comme le prouve J.F. partagerait appartement, de Barbet Schroeder, où elle incarne une sociopathe. Durant cette même décennie, elle tourne des films dramatiques comme Dolores Claiborne, adapté d'un roman de Stephen King, et Mrs Parker et le cercle vicieux, recevant un bon accueil du milieu indépendant pour son rôle. Elle obtient également le rôle de Marion dans Eyes Wide Shut, le dernier film de Stanley Kubrick. Mais le tournage s'éternise, et elle doit quitter l'équipe pour tourner eXistenZ.(Wiki)


                 


Anomalisa - Ce n'est pas la première fois qu'on croise des marionnettes dans l'univers de Charlie Kaufman. Le personnage principal de Dans la peau de John Malkovich, que Kaufman a scénarisé, était marionnettiste. La marionnette n'était encore qu'une métaphore dans ce récit désenchanté où quelques humains préféraient être spectateurs d'une vie dans le corps d'un autre que vivre dans le leur. Les héros d'Anomalisa, cette fois, sont de vraies marionnettes. Mais l'artifice chez Kaufman, comme chez d'autres grands réalisateurs, sert avant tout à atteindre encore plus profondément le réel. Les coutures des pantins sont visibles et assumées, et il n'est pas question, en premier lieu, d'une performance technique (même si celle-ci est remarquable). Cet effet de distanciation rend encore plus universel ce récit de solitude. Une solitude qui débute dans le tumulte : celui du brouhaha de pensées de divers passagers d'un avion. Le héros, Michael, un auteur venu à Cincinnati pour une conférence, s'en échappe et se glisse dans un taxi où débute une conversation obligée, remplie de lieux communs, avec son chauffeur. Kaufman saisit ce malaise qui fait rire jaune, cette convenance absurde qui fait qu'on se sent obligé de parler, tout le temps, même pour ne rien dire. Le verbiage parasite est anxiogène, comme celui du taxi, comme celui de la télévision débiloïde et débilisante, voire même comme celui, guindé, de l'accueil de l'hôtel. A quoi bon, d'ailleurs, les écouter puisque tout le monde dit la même chose ? Ce n'est évidemment pas un hasard si, hormis les deux personnages principaux (incarnés par David Thewlis et Jennifer Jason Leigh), le même acteur double tous les autres personnages. Ils ont la même voix car ils sont identiques, du moins aux yeux de Michael. Ils sont tous différents, mais parlent tous de la même façon, de la même chose, de la même sortie à faire dans la ville (à l'image de notre monde à nous où tout le monde ira voir... le même film).



           

Kaufman ne délivre pourtant pas un message de vieux grigou arrogant et misanthrope, tout simplement parce que son regard est plus riche et complexe que cela. C'est d'ailleurs l'un des paradoxes d'Anomalisa. Dans un cinéma américain souvent pudibond et infantile, il faut ressortir les marionnettes pour avoir l'impression de voir un film d'adulte. Pour filmer une scène de sexe, la nudité de son héros, ou l'amour, fusionnel ou malade. Il est largement question d'apprentissage de la différence et de son acceptation dans Anomalisa. Mais pas de façon didactique, pas comme dans un bouquin de développement personnel écrit par Oprah – contrairement à ce que peut indiquer ce personnage d'auteur venu donner ses conseils. Kaufman et son co-réalisateur Duke Johnson n'ont évidemment pas de solution toute faite à la question kitsch : c'est quoi, être vivant ? La réponse dans ce splendide Anomalisa se situe quelque part entre le rêve amoureux et le cauchemar existentiel. Nicolas Bardot


                

Si en surface les prémices d’Anomalisa sont hyperréalistes – la soirée banale dans un hôtel d’un expert en relation clientèle venu donné une conférence à Cincinnati –, c’est avant tout une réflexion sur l’altérité et la solitude, examinés à travers le prisme de la relation amoureuse. Cette altérité est évidemment rendue plus explicite par les figurines à la fois stylisées et ressemblantes, à la fois synthétiques (en silicone) et humaines, qui peuplent le film. Le parti pris principal étant qu’en dehors de Michael Stone, tous les hommes, femmes et enfants ont le même visage et la même voix masculine (interprétée par Tom Noonan). Cela illustre un authentique trouble psychiatrique nommé “syndrome de Fregoli”, selon lequel on imagine être persécuté par une même personne prenant diverses apparences. D’où le nom du lieu principal de l’histoire : le Fregoli Hotel. Mais dans ce monde infernal de clones, le visage différent et surtout la voix douce et féminine de Lisa vont déchirer le brouillard du spleen de Michael. Cette jeune femme timide et complexée est une oasis dans son désert existentiel.(http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/anomalisa/)


                  


Les Huit salopards - On l'a tellement encensé, tellement glorifié, on a tellement glosé sur son ça, son moi et son surmoi, tellement vanté la manière dont ses « jeux de langage organisent l'irruption des images » que même ses fans de la première heure semblent perplexes, voire pétrifiés, devant le huitième film de Tarantino — « Kwin-tine », comme ils appellent familièrement le cinéaste. Alors qu'avec ces Huit Salopards, il revient, précisément, après une farce historique, Inglourious Basterds, et un western hyper vitaminé, Django unchained, à l'essence de ce qu'il est, la quintessence de ce qu'il fait : du cinéma bis à la puissance 10. Et pas plus... Sur quoi reposait Reservoir Dogs, son premier long métrage ? Deux huis clos, l'un autour d'une table, l'autre dans un garage. On les retrouve dans Les Huit Salopards : le premier dans une diligence, le second dans une « auberge rouge » — de sang, bien sûr. Quelle était la surprise de Reservoir Dogs ? Les dialogues brillants entre quelques braqueurs affublés de noms de couleur. Ils sont plutôt bien, ici, lorsque le Black (Samuel L. Jackson) décrit, en termes crus, à un général sudiste cacochyme, comment il s'est vengé du fils du militaire en l'humiliant sexuellement, avant de le liquider. Quelle était la base de Reservoir Dogs ? La violence : fameuse séquence où Michael Madsen dansotait, autour de son prisonnier, aux sons de Stuck in the middle with you. Eh bien, la violence est omniprésente dans Les Huit Salopards, elle explose, jaillit, gicle en geysers. On est dans du Grand-Guignol organisé et assumé. Donc, on retrouve, avec un plaisir enfantin, une intrigue sommaire : après la guerre de Sécession, en pleines bourrasques neigeuses, un chasseur de primes conduit une femme à la ville pour la faire pendre. Des personnages aux noms bizarres — Daisy Domergue, Major Marquis Warren, Oswaldo Mobray... Et ce qui fait la griffe du cinéaste : un scénario fait de chausse-trapes, en trompe-l'oeil, tout en double jeu.


           

Avec des surprises (l'apparition de Channing Tatum au bout d'une heure trois quarts). Et des retournements : les victimes n'en sont pas, les bourreaux le deviennent. Tout le monde joue un rôle.Beaucoup ont fait de Quentin Tarantino un penseur, un philosophe, un moraliste. Un défenseur de la cause féminine après Boulevard de la mort. Et un militant de la cause noire après Django unchained. Mouais ! En revanche, « Kwin-tine », enfant gâté et capricieux, est un prestidigitateur superbe, un manipulateur hors pair, un technicien habile. Un funambule, un acrobate, un risque-tout. Un coucou qui se faufile dans le nid des autres, en empruntant au western spaghetti et au cinéma bis : il le sait, le proclame et s'en vante. Un merle blanc, aussi, et déjà, un phénix.  Pierre Murat


               

Le film va diviser... Encore plus que d'habitude pour du Tarantino, mais sur le plan moral essentiellement, là où les précédents Tarantino décevaient également sur la forme, avec des films bordéliques pas toujours très maîtrisés, et peut-être un peu en roues libres. Tarantino, cinéaste démiurge s'amusant à faire tout et n'importe quoi avec ses dialogues interminables, ses personnages et situations cartoonesques over the top, ses hectolitres de sang, ça pouvait gonfler les fans de la première heure, moi compris, qui leur préféraient le réalisme, la rigueur et le sérieux des chefs d'oeuvres que constituent ses 3 premiers films.(Senscritique : KingRabbit)

2 commentaires:

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