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mardi 11 octobre 2016

Henry Koster

Henry Koster (de son vrai nom Herman Kosterlitz) est un réalisateur, scénariste et producteur américain, né le 1er mai 1905 à Berlin (Allemagne), mort le 21 septembre 1988 à Camarillo (États-Unis). Henry Koster était encore jeune quand son père, un vendeur, quitta la maison. Il s'arrangea pour terminer ses études secondaires à Berlin en écrivant des nouvelles et en réalisant des bandes dessinées. Koster découvrit très tôt le monde du cinéma quand son oncle, vers 1910, ouvrit une salle de cinéma à Berlin. Sa mère jouait au piano pour accompagner les films, laissant son enfant regarder le spectacle. Après avoir travaillé au départ comme écrivain de nouvelles, Koster fut engagé comme scénariste par une compagnie de cinéma berlinoise et devint l'assistant du réalisateur Curtis Bernhardt. Un jour, ce dernier tomba malade et demanda à Koster de se charger de la réalisation d'un film. C'est ainsi que dans les années 1931/1932, il réalisa deux ou trois films pour la compagnie UFA.Au milieu de la réalisation d'un film, Koster se rendit compte qu'il subissait déjà une forme d'antisémitisme, et comprit qu'il devrait partir. Il perdit son sang froid lors d'un accrochage avec un officier SA et l'assomma. Ensuite, il fila directement à la gare et quitta l'Allemagne pour la France, où il fut engagé à nouveau par Curtis Bernhardt qui s'était exilé un peu plus tôt. Puis Koster partit pour Budapest où il rencontra et épousa l'actrice et chanteuse Kato Kiraly en 1934 (ils ont divorcé en 1941). À Budapest, il rencontra Joe Pasternak qui représentait la compagnie Universal en Europe, et il réalisa trois films pour lui.(Wiki)



                

En voilà un film qui ne ressemble à aucun autre. Que dire de cette oeuvre qui peut être apparenter sans problème à une fable ou à un conte philosophique ??? Ben d'abord tout simplement que Josephine Hull après nous avoir donné une interprétation délicieuse dans "Arsenic et vieilles dentelles" récidive avec autant de talent ici, que James Stewart est vraiment un des comédiens les plus extraordinaires qui ait existé et qui joue ce rôle de gentil garçon faussement naïf avec une conviction impressionnante, et que le reste de la distribution n'est pas non plus en reste. Ensuite, loin d'être contrairement aux apparences un film qui délivre un discours lénifiant ou naïf, c'est une oeuvre qui est une critique, sous couvert de légèreté et de poésie, assez noire d'une Société noyée et quasiment lobotomisée sous les conventions. Alors au lieu de se laisser totalement noyer et lobotomiser, il ne devrait pas être interdit d'avoir son grain de folie, d'autant plus inoffensif, même si ce dernier a la forme imaginaire (ou pas ?) d'un lapin géant qui s'appelle Harvey. Tout le monde devrait avoir son "Harvey"... Harvey aborde le surnaturel d'une manière plutôt ambigüe. En effet, un des enjeux du métrage va consister à déterminer si Harvey est le fruit de l'imagination d'Elwood ou s'il existe bien. Lorsque des proches de cet exentrique commencent à croire en l'existence de son compagnon invisible, on peut se demander s'ils ont été influencés par des coincidences et par les certitudes du fou, ou bien si cet esprit farceur est une réalité. Afin, de maintenir le suspens, le scénario s'amuse à semer des indices troublants, comme le chapeau percé au niveau des oreilles, par exemple.


 
          

Le "Donnie Darko" des annèes 50! Fort du succès à Broadway, la transposition de la pièce de Mary Chase au cinèma est une franche rèussite! James Stewart, accompagnè en permanence de ce lapin gèant de 1m90 est gènial de bout en bout! Un film combinant astucieusement l'humour et l'émotion avec un Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Josephine Hull en vieille soeur bourgeoise et d'une ravissante Peggy Dow qui ne fera malheureusement pas une grande carrière au cinèma! Un très joli classique qui se regarde avec un plaisir nostalgique et enfantin...Sans être digne des meilleurs Capra, HARVEY reste une bonne comédie fantastique dans le style chaleureux et touchant qui a fait la célébrité de sa vedette. Il connut un beau succès à sa sortie aux USA, où il reste un des Jimmy Stewart les plus aimés du public. Il sera refait plusieurs fois à la télévision, et connaîtra même un dérivé étrange avec DONNIE DARKO et son lapin maléfique, ou des variations très éloignées comme K-PAX. En France, toutefois, HARVEY est loin d'avoir la même réputation.



                                 

Happiness Therapy Ah, mon vieux, les mirages existent. Un verre, deux verres et puis hop, tout n’est qu’illusion. Échappatoire à une réalité compromise par le manque de vie. Vivre, c’est être confronté à l’ivresse de vie,…ah l’ivresse, source d’un bonheur momentané. Ce n’est pas la Gueule d’Amour à côté de moi qui dira le contraire. Lui, il rêve de voyages, d’un retour en arrière, sursaut nostalgique dans la monotonie de son existence. Trinquer pour s’égarer dans l’emphase des souvenirs, seule consolation et fulgurance au laisser-aller de l’homme, voilà notre finalité : nous divaguons tous sur les bords du fleuve Yang-tsé-Kiang et de sa luxuriante nature, nous avons besoin de décrocher de cette terne réalité pour dépasser notre condition. L’alcool, c’est la promesse d’une grande évasion sous couvert d’une grande illusion mais à vrai dire c’est l’état d’esprit de l’ivrogne qui transcende sa perception du nécessaire. Son détachement frivole lui permet de vivre le présent sans considération pour l’avenir, juste accompagné de sa joyeuse rêverie.(Allociné)


                  

The Bishop's Wife (1947)- Ce film, délicieusement suranné et rétro est une vrai perle. Il se déroule juste avant Noël, période magique propice aux comédies romantiques d'aujourd'hui et même d'hier comme on le voit ici, avec la neige, et l'atmosphère particulière qui s'en dégage. C'est évidemment une comédie romantique mais aussi fantastique avec cet ange appelé Dudley, terriblement séduisant qui en accomplissant sa mission auprès de l'évêque tombera amoureux de sa femme Julia, (Loretta Young, si belle qu'elle aussi on dirait un ange). Ils passeront beaucoup de temps ensemble et Julia ne restera pas non plus insensible au charme de Dudley mais tout cela restera chaste et la morale sera sauve (film des années 40 oblige). Ce film, certes moralisateur, reflète très bien l'après guerre mais il fourmille de scènes drôles et romantiques notamment le passage ou Dudley et Julia vont à la patinoire. Les dialogues sont drôles, subtils et intelligents. Les personnages épatants, l'évêque (un David Niven sérieux, sobre et « classe » comme dans ses films "La panthère rose" des années 60) est tout de même un peu sévère. Il y a aussi quelques effets spéciaux tout à fait corrects pour l'époque.
      Alors bien sûr, c'est un vieux film, un très vieux film même, l'image n'est pas très bonne, le son moyen et la musique typique des années 40 mais c'est vraiment un film formidable. Les trois acteurs principaux sont des monstres sacrés, de nombreuses fois récompensés. Une mention particulière pour le couple Cary Grant et Loretta Young qui crève l'écran comme on dit mais curieusement, ce film n'est pas si connu que cela. Un remake a cependant été réalisé en 1996 sous le nom de "La femme du pasteur" avec tout de même Denzel Washington et Whitney Houston, mais il n'arrive pas à la cheville de l'original. 


   

Classique de la comédie américaine, "The Bishop's Wife" est un film romantique souvent divin qui fleure bon le cinéma de Capra! On n'est jamais asphyxié par les rebondissements prévisibles et par une histoire que l'on a déjà vu plusieurs fois, un savoureux mélange de "The Bells of St. Mary's" et de "It's a Wonderful Life". il faut dire que la distribution (même dans les petits rôles) est convaincante et que Cary Grant trouve un rôle à la mesure de son talent! Son personnage d'ange est une vraie bénédiction et David Niven le comprendra bien assez tôt! A leurs côtés, Loretta Young est d'une beauté exquise, une pure enchanteresse! On aime la regarder sourire, se brosser les cheveux ou faire du patin à glace dans un endroit idyllique! Ici, le Sherry vous stimule, vous réchauffe, vous inspire mais vous avez beau en boire, il ne vous enivre pas! Que chacun donne donc sa part! Des âmes généreuses, des coeurs affectueux et une main tolérante tendue vers les autres! Tous les cadeaux étincelants qui apportent la paix sur Terre! Témoin la scène où Niven fait son discours et lâche des mots digne d'un film de Capra! Un outsider pour les fêtes de Noël qui garde plus que jamais un charme nostalgique...(Allociné)

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