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dimanche 16 octobre 2016

Arthur Hill

Arthur Hill est un acteur canadien, né le 1er août 1922 à Melfort (Saskatchewan) et mort le 22 octobre 2006 à Pacific Palissades en Californie.Il débute à Broadway et obtient son premier succès dans la pièce de théâtre Qui a peur de Virginia Woolf ?, pour laquelle il obtint un Tony Award. Solide acteur de second rôle, il joue au cinéma aux côtés de Paul Newman dans le film Détective privé en 1966, de Gregory Peck dans L'Homme le plus dangereux du monde en 1969 et dans le film de Sam Peckinpah, Tueur d'élite en 1975. Mais son rôle le plus connu est celui du Docteur Jeremy Stone dans le film de Robert Wise, Le Mystère Andromède. Il fait également plusieurs apparitions dans des séries télévisées comme Alfred Hitchcock présente, Mission impossible, Les Envahisseurs, La Petite Maison dans la prairie ou Arabesque. Il meurt en 2006 des suites de la maladie d'Alzheimer.



                 

Le Mystère Andromède est avant tout un roman de Michael Crichton, paru deux ans avant la sortie du film (soit en 1969) et qui connut un grand succès (roman qui a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation télévisuelle produite par Ridley Scott en 2008). Diplômé de l’Harvard Medical School, Crichton a donné dans la plupart de ses romans une place essentielle à la technologie, à la médecine et à la science en général. On retrouve d’ailleurs cet aspect dans plusieurs des longs-métrages qu’il réalisa, comme par exemple Morts Suspectes (Coma), un honnête thriller en milieu hospitalier avec Michael Douglas, et Looker, avec Albert Finney et James Coburn, un film de SF avec de bonnes idées mais souvent maladroit.e Mystère Andromède s’inscrit pleinement dans cette volonté de Crichton d’utiliser ses connaissances scientifiques pour élaborer des récits documentés, crédibles et extrêmement précis. Ce roman est considéré comme le plus important de sa carrière (même si Jurassic Park, paru en 1990, fera évidemment beaucoup parler de lui, notamment après son adaptation cinématographique par Steven Spielberg) ; c’est en tous cas celui qui lui apporta une véritable reconnaissance en tant qu’auteur. Il faut dire qu’il s’agit là d’un modèle de récit de science-fiction, construit de manière assez classique mais particulièrement pointu et détaillé sur le plan scientifique ; et qui comporte, comme beaucoup d’œuvres de fiction sorties à cette époque, des références explicites au contexte de la guerre froide, l’auteur pointant notamment les dangers de la célèbre course aux armements.C’est l’expérimenté Robert Wise qui, sur un scénario très fidèle au roman, porta celui-ci à l’écran. Comme le souligne justement le critique Jean-Baptiste Thoret dans son analyse proposée sur le DVD du film, Wise est l’archétype du « faiseur », de l’artisan qui réalise, souvent sur commande, des films dans des genres très différents, mais avec suffisamment de style et de rigueur pour avoir laissé dans le paysage cinématographique américain une aura et une empreinte qui lui sont propres.


            


Wise avait déjà signé un grand classique de la science-fiction dans les années 50 avec Le Jour où la terre s’arrêtera et il témoigne, dans Le Mystère Andromède, de ce savoir-faire qui, quand il est mis au service d’un scénario bien construit et intelligent, donne des films finalement assez parfaits, sans aucune fausse note pour en altérer la mécanique précise et efficace.Après quelques scènes qui permettent de poser la situation et de présenter les personnages principaux et leur rôle, Le Mystère Andromède se concentre ensuite pour ainsi dire exclusivement sur les recherches des quatre scientifiques qui tentent, au sein d’un laboratoire ultra-sophistiqué, d’isoler, d’identifier puis d’analyser un micro organisme extra-terrestre.La particularité du film réside donc dans son approche extrêmement technique, scientifique, qui laisse volontairement peu de place au spectaculaire et à la dramatisation.


                

Tout est minutieusement détaillé : les procédures au sein du laboratoire, la phase de décontamination et d’immunisation des scientifiques (objet de six minutes de film), et évidemment toutes les étapes de tests, de recherche et d’analyse de l’organisme. Le résultat fascine par sa crédibilité et sa précision. Cela fonctionne d’autant mieux que les personnages sont bien définis : chaque scientifique a ses compétences propres mais aussi une personnalité bien à lui.Wise met en scène ce fascinant huis clos scientifique avec un juste dosage de sobriété et de style, d’application et d’inspiration. On retrouve dans plusieurs scènes le procédé du split screen popularisé par Richard Fleischer en 1968 avec L’Étrangleur de Boston et – parce que Wise l’utilise avec parcimonie – cela fonctionne plutôt bien.Côté photographie, le metteur en scène bénéficie d’un collaborateur précieux en la personne de Richard H. Kline, connu entre autres pour L’Étrangleur de Boston (décidément), Furie (de Brian De Palma), Star Strek (du même Robert Wise) et La Fièvre au corps de Lawrence Kasdan.(http://www.citizenpoulpe.com/le-mystere-andromede-robert-wise/)


               

Coincé entre deux œuvres assez tétanisantes que sont Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia (1974) et Croix de fer (1977), Tueur d’élite est un film qui n’a pas une réputation d’excellence dans la filmographie de Sam Peckinpah, même s’il n’a pas eu à subir les critiques assassines reçues par Le Convoi (1978). Les raisons sont nombreuses comme celle de figurer en fin de cycle, après des productions d’une violence graphique implacable qui ont jeté un voile sombre et définitif sur des genres comme le western bien évidemment, mais aussi le drame social (Les Chiens de paille, 1971) ou encore le polar (Guet-apens, 1972). On comptera aussi la difficulté évidente et quasi insurmontable que les auteurs du film ont démontrée pour mêler des influences étrangères comme le film d’arts martiaux à un matériau qui s’y prêtait difficilement. Malgré son aspect composite (on osera même dire bâtard), Tueur d’élite, film de commande comme tant d’autres, permet pourtant à Sam Peckinpah de poursuivre son exploration cynique et nonchalante d’une Amérique faussement innocente et travaillée de l’intérieur par la corruption et la perte des valeurs, en offrant une nouvelle fois à des antihéros d’un autre temps un espace pour livrer une dernière représentation avant de tirer leur révérence.Le projet The Killer Elite est soutenu au sein de la United Artists par le duo Martin Baum et Helmut Dantine, producteurs d’Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia l’année précédente. Les relations avec Sam Peckinpah furent suffisamment bonnes et constructives pour qu’ils proposent au cinéaste d’assurer la réalisation de leur nouvelle production, d'autant que ce dernier avait besoin d'un succès commercial pour rebondir et continuer à travailler. La situation entre les trois hommes va pourtant vite se dégrader au fur et à mesure que Peckinpah va s’approprier le film.


            

Réflexe naturel de cette forte tête qui jamais ne s’en laissa compter, et qui devint aussi impitoyable que l’univers des studios dont il fut régulièrement la victime. Il exige en premier lieu la réécriture du script adapté originellement du roman Monkey in the Middle de Robert Rostand. Deux auteurs se succèdent : Marc Norman, venant de la télévision, scénariste de L’Evadé (1975) avec Charles Bronson et plus tard de Shakespeare in Love (1998), et surtout le vétéran hollywoodien Stirling Silliphant qui, parallèlement à une forte activité télévisuelle, est souvent engagé au cinéma pour "muscler" des scénarios. On le retrouve au générique de Nightfall (Jacques Tourneur, 1957), Le Village des damnés (Wolf Rilla, 1960), Trente minutes de sursis (Sydney Pollack, 1965), Dans la chaleur de la nuit (Norman Jewison, 1967), La Guerre de Murphy (Peter Yates, 1971), Les Flics ne dorment pas la nuit (Richard Fleischer, 1972), les productions catastrophe d’Irwin Allen L’Aventure du Poseidon (1972), La Tour infernale (1974) et The Swarm (1978), ou encore Un espion de trop (Don Siegel, 1977). Stirling Silliphant découvrit les arts martiaux au contact de Bruce Lee quand ce dernier donnait des cours à la Jet Set hollywoodienne dans les années 1960.


                 


Il est donc celui qui intégrera ces disciplines dans le scénario de Tueur d’élite. Mais ce dernier n’obtient les faveurs ni des producteurs ni celles de Peckinpah qui prit le script à bras-le-corps pour ne plus le lâcher malgré l’interdiction formelle de la United Artists.Le cinéaste modifie donc à sa guise le scénario du film au cours du tournage sur lequel il finit par ne tolérer la présence d’aucun responsable de studio ni même de ses producteurs. Sam Peckinpah, interdit de consommation d’alcool par son médecin, en reste pourtant un grand consommateur, auquel il ajoute la cocaïne que lui avait fait découvrir son ami comédien Warren Oates au Mexique un an plus tôt, ainsi qu’une combinaison explosive de médicaments. Son attitude devient hiératique et dictatoriale mais il parvient à boucler le tournage en trois mois. L’été 1975 est dévolu au montage. A cette occasion, il fait venir à ses côté le réalisateur Monte Hellman (The Shooting, L’Ouragan de la vengeance) à qui il demande de l’aide, particulièrement pour la séquence finale. Les deux compères avaient déjà eu l’occasion de se croiser à plusieurs reprises quelques années auparavant.(http://www.dvdclassik.com/critique/tueur-d-elite-peckinpah)

1 commentaire:

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