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jeudi 15 septembre 2016

Wallace Ford

Wallace Ford est un acteur américain, né le 12 février 1898 à Bolton (Royaume-Uni), et mort le 11 juin 1966 à Woodland Hills, en Californie (États-Unis).Wallace Ford fit ses débuts à Broadway en 1921. Il apparut dans des pieces comme "Abraham Lincoln," "Abie's Irish Rose" et "Bad Girl." Plus important, en 1922, il épousa Martha Harworth. Leur mariage devait durer toute la vie. Le couple eut une fille, Patricia. Puis, en 1932, Wallace Ford signa un contrat avec la MGM et fit ses débuts sur le grand écran dans "Possessed" avec Joan Crawford. Egalement en 1932, il apparut dans le film pour lequel de nombreux fans se souviennent de lui, spécialement les adeptes des films d’horreur, rappelez-vous de lui dans --- "Freaks." Wallace Ford devait d’ailleurs joué dans d’autres films d’épouvante, plusieurs avec Bela Lugosi, mais la plupart du temps il joua les premiers rôles dans nombre de films de série B des années 1930, nombre d’entre eux étant des films légèrement mystérieux et d’autres étant plus sombres. Il n’était jamais le beau et aimable premier rôle mais plutôt un mec vif d’esprit, blagueur et au physique moyen. Comme i lest dit plus tôt, Wallace Ford apparut dans plus de 200 films. 13 d’entre eux furent dirigés par John Ford. Quand John Ford aimait un acteur, il le castait et le castait encore dans ses films. Par exemple, en 1934, Wallace Ford apparut dans "La patrouille perdue" avec Victor McLaglen, Boris Karloff et l’acteur irlandais J.M. Kerrigan, qui devait devenir l’un de ses meilleurs amis. Curieusement, alors qu’il tournait "La patrouille perdue" dans le desert de l’Arizona, Wallace Ford rossa un cuisinier qui avait refusé de servir un ouvrier noir. Puis en 1935, John Ford le casta (de nouveau avec McLaglen et Kerrigan) dans le très estimé "Le mouchard."(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=16574)


                


L’ère pré-Code à la MGM répondait à des critères tout aussi spécifiques que ceux de la Warner ou de la Paramount, et bien entendus dévolus à des codes qui lui étaient propres. Possessed en est un bel exemple, avec son couple glamour et ses strasses constamment visibles. A la MGM on pouvait parler de tout, du moment que cela se faisait dans de beaux costumes et de somptueux décors. Or ici, la misère sociale découlant de la crise de 1929 reste présente, mais sans jamais se départir d’un costume à queue de pie et d’une bonne bouteille de champagne, afin de rendre les larmes pétillantes et les rires enivrés. Les quelques minutes composant l’ouverture du film étonnent quelque peu, avec cette sortie d’usine après une journée de dur labeur et ses petites gens dont les rêves de réussite sont aux antipodes les uns des autres, mais le glorieux style de la MGM reprend ensuite ses droits très rapidement. L’orientation psychologique des personnages dans cette ouverture aurait de toute évidence dû nous mettre la puce à l’oreille : il n’était ici, à l’inverse de la Warner, pas question de survie et d’acceptation de son sort, mais bien, comme c’est habituellement le cas chez la firme au lion rugissant, de rêve d’un ailleurs et de volutes chimériques consumées par l’ardeur perverse d’un douloureux besoin d’accession au luxe. Et de toute évidence, avec Joan Crawford, l’une des grandes stars féminines estampillées MGM, comment pouvait-il en être autrement ? L’actrice incarne à la perfection la féminité luttant contre la chape phallocrate qui règne pourtant en maître sur le rêve américain à cette époque, entre belles robes de soirées soulignant une silhouette longiligne sortie d’un magazine de mode du meilleur goût et visage apprêté comme si la vie devait dépendre toute entière de cet atout essentiel.


           

A l’inverse des femmes Warner, si j’ose dire, en règle générale plus simples, épuisées par une vie de travail et habitées par le verbe cinglant, les femmes MGM sont de magnifiques spécimen de la beauté absurde... De celle que l’on imagine encore dès l’instant où l’on pense à l’usine à rêve hollywoodienne. C’est un fait, dans le style visuel comme fondamental, et bien sûr dans le choix des acteurs comme dans celui des actrices, ces deux sociétés de production (parmi les plus célèbres de tous les temps) rivalisent sur des registres différents, offrant ainsi une vision d’ensemble du monde américain qui fait presque figure de témoignage direct de leur époque, à la fois réaliste et fantasmé, disons presque naturaliste.Magnifique et lourdement fardée d’une lassitude visible des choses de la vie, Crawford incarne donc le plus essentiellement du monde la femme faite MGM, assoiffée de conquête, décidée à réussir quoi qu’il en coûte, gardant dans un coin de sa tête les rêves qui l’ont façonnée toutes ces années durant. Le personnage féminin de Possessed, relativement avant-gardiste d’un certain point de vue, préfigure à n’en pas douter des films importants de l’ère pré-Code, tels que le très beau Red-Headed Woman de Jack Conway en 1932 (avec la très incandescente Jean Harlow) et surtout le superbe Baby Face d’Alfred E. Green en 1933 (avec l’immense Barbara Stanwyck), un film Warner cette fois-ci, et donc bien plus sec et audacieux encore sur le plan thématique.


               
             

Ceci étant, Possessed demeure malgré tout encore un film assez sage, surtout comparé à la horde de films teigneux du moment et qui débarquent sur des écrans littéralement bafoués par tant de débauche. La critique est écœurée, le public ravi, et le cinéphile d’aujourd’hui abasourdi par une telle liberté de ton qui fut longtemps oubliée par les livres d’histoire du cinéma. Plus proche donc de The Divorcee de Robert Z. Leonard ou de A Free Soul de Clarence Brown, tous deux avec la star Norma Shearer également de l’écurie MGM (véritable ennemie jurée de Joan Crawford), Possessed en avance les mêmes topoï et similitudes psychologiques. Ces films ont pour point commun le besoin de liberté expressément ressentie par l’héroïne, agitant sa liberté comme étendard du féminisme. Liberté d’extase, et donc liberté sexuelle, puisque chacun de ces multiples visages de la femme écrasée par le poids des convenances devra combattre la norme sociale de son époque, à savoir la morale bienpensante qui, forcément, demeure empesée de son indélicate grossièreté paradoxale et en définitive malhonnête.(http://www.dvdclassik.com/critique/fascination-brown)


               


Osons émettre l’hypothèse que les deux premiers films de l’association Randolph Scott / Harry Joe Brown auront été les jalons du western de série B des années 50, celui qu’une grande majorité des aficionados du genre adule par-dessus tout et d’où sortiront les films de Budd Boetticher, André De Toth, Gordon Douglas ou encore Joseph H. Lewis, les westerns avec Randolph Scott pour la Columbia, avec Audie Murphy pour la Universal, ceux avec Alan Ladd ou Jeff Chandler en têtes d’affiche... Car effectivement, si Gunfighters de George Waggner et Coroner Creek de Ray Enright pourront sembler de nos jours très conventionnels, ils possèdent néanmoins d’innombrables points communs qui font penser que leurs réalisateurs respectifs n’en sont pas à l’origine ; ces éléments nouveaux seront repris à foison par la suite, que ce soit par des tâcherons ou des génies. A commencer par des typologies de personnages qui n’étaient pas encore franchement en germe avant 1947 : le tireur d’élite qui n’a de cesse de fuir devant les têtes brûlées qui veulent se mesurer à lui (Gunfighters) ou l’homme étouffé par sa haine et qui ne retrouvera l’apaisement qu’une fois les représailles accomplies, comme dans ce Coroner Creek. Randolph Scott interprètera par la suite des dizaines de personnages dont l’épouse a été tuée ou kidnappée et que la vengeance conduira dans des traques impitoyables ; le film de Ray Enright entame cette série d'une façon tout à fait honnête.Ray Enright peut d’ailleurs remercier Harry Joe Brown grâce à qui il réalise son meilleur film depuis Les Ecumeurs (The Spoilers). Car ce n’est probablement pas de son fait, sa mise en scène étant le point faible de cet honorable western.


   


Mais revenons deux minutes sur ce qu’ont mis en place les deux hommes lorsqu’ils ont décidé de s’associer et de ne produire que des westerns de série B. On a l’impression à la vision des deux premiers films qu’ils s’en sont servis comme des champs d’expérimentations, souhaitant faire apparaître de nouveaux personnages, de nouvelles thématiques et techniquement également de nouvelles idées de mise en scène, de cadrages... Des films mineurs certes mais qui ont fait éclore un style autre : l’apparition de la couleur dans la série B, des titres (originaux) qui claquent, des méchants plus vicieux et menaçants entourés d’hommes de main à la mine patibulaire et pas moins inquiétants (et qui préfigurent les Lee Marvin, Jack Elam ou Richard Boone), l’abandon des transparences dans les séquences mouvementées en extérieurs (la série B fera plus pour cela que le western de prestige), une violence bien plus sèche, des types de personnages neufs, des romances plus adultes et dénuées de sentimentalisme trop sucré, l’utilisation très parcimonieuse d’une voix off censée représenter les pensées du "héros" (un héros d’ailleurs pas forcément toujours sympathique), un sadisme assez poussé...


                 

Coroner Creek est donc un des premiers westerns dont le thème principal est la vengeance jusqu’au-boutiste. Pour arriver à ses fins, Chris Denning sera capable de trahir des secrets en public au risque de faire du mal à la personne concernée (en l’occurrence la pauvre épouse de son ennemi, devenue alcoolique car ne pouvant plus supporter que son mari l’ait prise pour femme dans le seul but de trouver une certaine respectabilité, l’amour étant totalement absent de leur couple), d’effrayer un homme afin qu’il parle, lui faisant croire qu’il va lui écraser la tête sur le poêle bouillant, de faire sienne la théorie "œil pour œil" écrasant à coups de bottes la main de son adversaire après que ce dernier lui a fait la même chose, de vouloir bien aider ceux qui en ont besoin à condition que cette aide n’entrave pas son plan mais qu’au contraire elle y contribue... Nous qui avions l’habitude d’un Randolph Scott qui forçait le respect par sa droiture et sa moralité sommes encore plus surpris quand il se met, une fois contremaître, à traiter ses hommes avec une rudesse inaccoutumée. Bref, l'acteur se plait à prendre le contre-pied de ses rôles habituels au risque de déplaire à ses fans.(http://www.dvdclassik.com/critique/ton-heure-a-sonne-enright)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?a9v8tw2ak2
    http://dfiles.eu/files/igt802ymm
    http://dfiles.eu/files/4g2to6zlr
    http://dfiles.eu/files/re472cfj6
    https://dailysubs.net/imdb/40245/6590214

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