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dimanche 11 septembre 2016

René Clément

René Clément est un cinéaste français, réalisateur et parfois co-scénariste, né le à Bordeaux et mort le à Monaco. René Clément se destinait à une carrière d'architecte. En 1934, il rencontre Jacques Tati sur le tournage de On demande une brute, où il est embauché comme assistant. Deux ans plus tard, alors que Tati n'est pas encore cinéaste, les deux hommes élaborent Soigne ton gauche en étroite collaboration. C'est le premier court métrage signé par Clément. La collaboration des deux hommes aurait dû se poursuivre pour L'École des facteurs, mais Clément étant alors occupé par son premier long-métrage, Tati passe alors à la réalisation. Dans l'intervalle, Clément est devenu opérateur au service cinématographique des armées.
L'adaptation du roman de Louis Hémon (l'auteur de Maria Chapdelaine) était prévue pour une version en langue anglaise. Elle fut remaniée après le choix de Gérard Philipe pour le rôle-titre. Mais René Clément refusa le doublage des interprètes anglais, qui s'exprimèrent donc dans leur langue ou dans un français teinté d'accent. Monsieur Ripois, exilé au Royaume-Uni, s'insère avec une grande vérité de comportement dans un monde où il est étranger et où il va se faire une place en séduisant des femmes de diverses conditions. Certaines scènes où Gérard Philipe, à bout de ressources, erre dans Londres, ont été tournées avec une caméra cachée. Ce film est l'un des meilleurs de René Clément. Le ton du récit, avec ses retours en arrière, est subtilement ambigu. On ne sait jamais si Ripois ment ou s'il est sincère ; on n'a que sa version des faits et l'interprétation admirable de Gérard Philipe est à la mesure de cette ambiguïté. René Clément a fait passer son propre univers d'auteur : le secret caché sous la vérité ou le mensonge des apparences, l'homme prisonnier de lui-même et déterminé par les forces obscures de son propre destin.


   

La guerre interrompt définitivement ses études d'architecte, mais il en conserve outre des compétences techniques variées, un esprit d'organisateur complet qui lui permet d'intervenir dans tous les aspects du film. 
Il choisit la Résistance comme thème de son premier long métrage en 1945, alors que la guerre n'est pas encore terminée. La même année, il est conseiller technique de Jean Cocteau sur le tournage de La Belle et la Bête.
Avec un souci constant de se renouveler, René Clément a enchaîné les grands succès et les récompenses internationales. Il obtient l'oscar du meilleur film étranger en 1951 pour Au-delà des grilles. Malgré cela c'est avec de grandes difficultés qu'il réalise Jeux interdits initialement comme un moyen métrage. 


                                 


La production lui impose un prologue et une fin qu'il accepte de tourner, mais dont il ne veut pas. Au fil des vicissitudes de la production (faillite et arrêt du projet pendant plusieurs mois) il parvient à donner sa forme finale au film, qui sort à la sauvette, passe inaperçu au festival de Cannes, mais récolte un Lion d'Or à Venise et finalement lui rapporte un nouvel oscar.
Il réalise plusieurs adaptations d'œuvres littéraires : Le Château de verre (d'après Vicki Baum), Jeux interdits (d'après François Boyer), Monsieur Ripois (d'après Monsieur Ripois et la Némésis de Louis Hémon), Gervaise (d'après L'Assommoir de Zola), Barrage contre le Pacifique (d'après Marguerite Duras); et Plein soleil (d'après Patricia Highsmith). Malgré la grande diversité des genres abordés au cours de sa carrière, il maintient une unité dans son œuvre : à partir de Les Maudits et à l'exception de la super-production Paris brûle-t-il ?, chacune de ses œuvres raconte les difficultés d'un personnage principal embarqué dans une histoire dont il n'a aucune maîtrise, et dont le sens même lui échappe. Il décline ainsi ce thème sous dans des films sentimentaux, un film d'enfants, films sociaux, thrillers psychologiques, intrigues policières.
Cette adaptation très réaliste de l’Assommoir de Zola est centrée avant tout sur le personnage de la pauvre Gervaise qui doit subir les frasques de son mari Coupeau et amant Lantier. René Clément met en avant la noirceur des conditions de vie des classes populaires. Le manque d’éducation et de nourriture, les dures conditions de travail, l’alcoolisme, le chômage conditionnent ces gens qui ne parviennent pas à sortir de leurs souffrances. Un malheur en entraîne un autre. Cette fatalité donne une vision très noire d’une vie sans issue. Malgré certains passages un peu confus, on s’attache au personnage lumineux de Gervaise qui se débat pour rien.


 
            

Adaptation assez fidèle du roman de Zola, ce film nous plonge dans un réalisme assez poussé, retraçant la destinée assez tragique de cette femme. Le film est un peu brouillon dans son montage, ce qui entraîne parfois une certaine confusion mais il se dégage néanmoins une force des personnages qui donnent toute sa dimension au film.
René Clément a fait partie des cibles de la nouvelle vague, malgré ses constantes innovations de tournage notamment les prises de vues en extérieurs urbains (à Londres, à Gênes) où les comédiens jouent devant des caméras dissimulées, innovations qui donnent une vérité et une dimension documentaire à plusieurs de ses films. Il endure des critiques très agressives de la part de François Truffaut, en contradiction pour une fois avec René Bazin. Clément en restera blessé et amer, considérant que sa carrière en a été limitée, à l'instar de nombre d'autres réalisateurs (Jean Delannoy, Claude Autant-Lara) eux aussi ciblés par les critiques des Cahiers du cinéma.


                              
                                         
Le passager de la pluie - (1970) .Pour apprécier ce film, mieux vaut ne pas s'arrêter sur le scénario, confus et bourré d'invraisemblances. On comprend mal, par exemple, le parallèle fait entre l'enfance de Mellie et l'intrigue principale, où sa mère ne fait que quelques rares apparitions. Engagé dans une atmosphère onirique, le film bascule vite dans l'horreur (culminant avec la scène quasi muette du viol) pour rebondir sur une chronique de moeurs dénonçant la violence — aussi bien psychologique que physique — dont les femmes sont victimes. Et ce faux polar se ferme sur un clin d'oeil, qui laisse entrevoir une nouvelle piste : celle de la romance avortée entre le colonel cynique et la jeune femme maltraitée par un mari jaloux. Le thriller attendu s'est mué en un bel exercice de style.
En 1986, il est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil du sculpteur Georges Hilbert, fauteuil transféré à la section cinéma et audiovisuel à la création de cette dernière en 1985. R. Clément est président de l'Académie et de l'Institut en 1990. Gérard Oury lui succède en 1998 et prononce son éloge sous la Coupole en 2000.
Il meurt à Monaco la veille de son quatre-vingt-troisième anniversaire.



         
       
En 2013, la Cinémathèque française lui rend hommage pendant toute la durée du mois de juin, avec une projection complète de son œuvre y compris les courts-métrages, restauration de plusieurs films en copie neuve, table ronde, projection du documentaire d'Alain Ferrari.(Wiki)

1 commentaire:

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