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mardi 13 septembre 2016

Pierre Gaspard-Huit

Pierre Gaspard-Huit, né Jean Michel Pierre Gaspard-Huit à Libourne (Gironde), le 29 novembre 1917 est un réalisateur et scénariste français (parfois sous le pseudonyme de Michel Clermontet). Il est marié à la comédienne Marie-Christine Desmarets.Pierre Gaspard-Huit n'a pas signé un nombre important de films, mais les siens ont la particularité de proposer d'excellentes distributions. En 1956, il signa "La Mariée est trop belle" avec Brigitte Bardot, Micheline Presle, Louis Jourdan, Marcel Amont et Roger Dumas. Deux ans plus tard sortit "Christine" avec Romy Schneider, Alain Delon, Micheline Presle, Fernand Ledoux, Jacques Duby et Jean-Claude Brialy. ll fut également le réalisateur de "Shéhérazade" (1962) avec Gérard Barray, "Gibraltar" (1963) avec Hildegarde Kneff, Geneviève Grad et Bernard Dhéran.  Progressivemment, Pierre Gaspard-Huit s'est d'avantage consacré au métier d'auteur qu'à celui de réalisateur : "L'Homme de Suez. Le Roman de Ferdinand Lesseps" est probablement son livre le plus connu. Dans les années 70, il réalisa principalement deux séries pour la télévision. "Les Galapiats ou Le Trésor du Château sans nom", par exemple, fut un feuilleton de huit épisodes de 30 minutes diffusé en décembre 1969 sur la RTB et en 1970 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. C'est cependant "Paul et Virginie" (1974) que les cinéphiles se rappellent le plus souvent aujourd'hui.(http://nimotozor99.free.fr/gaspard-huit-pierre.htm)


                 

Sophie et le Crime est un film français réalisé par Pierre Gaspard-Huit et sorti en 1955.À Paris, la jeune Sophie fait ses débuts de journaliste chez Tel Quel, un petit hebdomadaire échotier, lorsque sa voisine, Louise Richter, est assassinée. Le principal suspect est son mari Franck qui a disparu immédiatement après le drame. Un soir, celui-ci surprend Sophie dans son immeuble, clamant son innocence. Convaincue, Sophie fait alors son enquête afin de le disculper.Sophie est une toute jeune journaliste qui fait ses débuts dans un petit hebdomadaire à Paris. Lorsque sa voisine est assassinée. Le principal suspect, le mari, clame son innocence. Sophie enquête de son côté pour le disculper.Sophie Brulard, toute jeune journaliste, recueille un de ses voisins, Frank Richter, qui est accusé d'avoir poignardé son épouse. Convaincue de son innocence, elle cherche à la prouver jusqu'au jour où elle risque de devenir la seconde victime de celui qui est un obsédé sexuel. La police était sur ses gardes et la vigilance du photographe, amoureux de Sophie, empêche l'imprudente d'être etranglée. Marina Vlady : « Je joue dans un film, Sophie et le crime, écrit par Jacques Laurent, mis en scène par Pierre Gaspard-Huit — que j’ai surnommé Gontran-Neuf — et produit par Richebé — que la profession a baptisé « Pauvre C. » C’est un film policier à l’intrigue complexe, avec un rôle très quelconque, une ou deux scènes de terreur aussi mal jouées que mal filmées, bref, un ratage malgré la présence d’un magnifique acteur, Peter Van Eyck, un battage publicitaire autour de mes jolis dix-sept ans, et le sentiment euphorique d’être sollicitée de toutes parts… » Prix du Quai des Orfèvres 1953.


          

Installée depuis quelques mois à Paris, la jeune Sophie fait ses débuts dans le journalisme. Sa vie est soudain bouleversée par l'assassinat d'une de ses voisines. Les soupçons se portent sur Franck, le mari de la victime, disparu après le crime. Frank s'introduit un soir chez la jeune journaliste et clame son innocence. Sophie, qui n'est pas insensible à son charme, se laisse convaincre. La jeune journaliste entreprend donc d'innocenter son protégé, d'autant plus qu'elle pense savoir qui est le vrai coupable et se lance sur sa piste : ce serait Tony, le beau-frère de Franck, que celui-ci a décrit à Sophie comme un personnage dangereux. Prise par son enquête, elle n'écoute pas les conseils de Sapi, un ami journaliste, et gêne imprudemment l'action de la police. Bien malgré elle, elle réussit à faire la preuve que le suspect était bien le coupable, Franck ayant tenté de l’étrangler. Elle est sauvée de justesse par Sapi, dont elle reconnaît et partage finalement l'amour.(http://www.filmsdujeudi.com/fr/catalogue-film-sophie-et-le-crime-LSOPH01.html)





Shéhérazade est un film franco-italo-espagnol d'aventure, réalisé par Pierre Gaspard-Huit et sorti en 1963. Son scénario est inspiré du conte des Mille et une Nuits.Bagdad en 809 sous l'autorité du calife Haroun-al-Rashid. Shéhérazade, la belle et spirituelle, est promise au calife mais des ambassadeurs de Charlemagne arrivent à Bagdad pour demander au calife de laisser aux chrétiens libre accès aux lieux saints. Parmi ces envoyés d'Occident, le chevalier Renaud de Villecroix qui va sauver la jeune fille, s'en éprend et se fait aimer d'elle. Le grand vizir, combat cet amour, multiplie les guet-apens et mène Shéhérazade sous la hache du bourreau. Renaud la sauve une nouvelle fois et s'enfuit dans le désert. Le grand vizir ourdit de noirs complots contre le calife. Renaud les déjouera, gagnera le pardon d'Haroun-al-Rashid pour Shéhérazade et pour lui. Tout finira par la punition des fourbes et la bonne allégresse des gagnants.Cela fait maintenant un an que j'ai appris que ce film existait complètement par hasard, un extrait était diffusé à l'institut du monde arabe où était présenté une exposition sur les 1001 nuits. Imaginez ma surprise de voir Anna Karina au casting ! Difficile de ne pas avoir une demi-molle rien qu'à l'idée de ce film. Seulement voilà, il n'est pas facile à trouver car il semble avoir été totalement oublié. Et il y a des raisons… J'ai pas trop envie de jeter la pierre à ce film, parce que malgré tous ses défauts je l'aime bien, enfin disons que j'aime surtout l'idée de ce que j'aurai pu y trouver plus que le film en lui-même. Parce qu'en vrai c'est très banal… On a un film qui veut se la jouer grand film en costume avec une histoire d'amour tragique sur fond de 1001 nuits et d'Orient, mais en vrai ça dure 2h qui semblent en dure 4 (véridique). Parce que c'est un peu chiant, ouais, faut le dire, parce que tout est prévisible et trop plat, trop lisse, on sent l'envie de faire Cléopâtre sans y parvenir, mais l'intention était louable.


   

En fait ce qui tue le film c'est le héros chrétien : Renaud (on a aussi un Didier et un Thibaut) qui est d'une fadeur inégalable, on s'en fout de lui, on se demande ce que Shéhérazade peut bien lui trouver. Du coup forcément on ne croit pas au point de départ de l'histoire… alors bon… les péripéties qui s'en suivent… Cependant le meilleur personnage est celui du Calife qui n'est pas un homme mauvais, bien au contraire, il aime juste une princesse qui ne l'aime pas en retour et il tente juste de ne pas perdre la face. Le personnage de Shéhérazade est trop informe et unilatéral dans sa représentation du bien, du sacrifice (avec Anna Karina qui fait la gueule durant tout le film) que ça ne le fait pas trop non plus… Je ne parle pas des costumes qui font vraiment "vieux", les mecs chevauchent dans le désert et pas une goutte de sueur, pas de sable, nan ils sortent du pressing… c'est d'une autre époque. Je ne peux que saluer la tentative de représentation de l'orient sensuel avec Karina qui fait une sorte de danse du nombril, on voit quelques filles à moitié nues dans des bains, mais ça ne suffit pas, c'est trop superficiel. En fait Gaspard-Huit n'a pas su saisir l'essence des 1001 nuits, ce qui fait le charme de l'Orient et la fascination que je peux avoir à son égard.


                 

Le truc c'est que ça se passe dans un cadre réel et réaliste, il manque toute la dose fantastique des 1001 nuits, ce côté envoûtant, limite on aurait pu croire voir un péplum particulièrement plat. C'est dommage. Les deux versions du voleur de Bagdad avaient bien mieux saisi (sans pour autant adapter les 1001 nuits) le côté aventure fantastique (malheureusement sans érotisme). Là c'est fade et lisse, alors on a quelques moments de bravoure, j'aime bien lorsque le Calife est à l'écran ou lorsqu'on ne voit pas la frange ignoble de Karina et qu'elle se retrouve quelque peu essoufflée dans le désert, elle véhicule quelque chose (bon pas autant que chez Godard, mais quand même). C'est trop froid et mécanique pour moi. Et en parlant de mécanique je ne peux pas m'empêcher de citer ce magnifique Deus ex machina (au premier degré) à la fin du film… Il y a plusieurs moments comme ça où je me suis demandé si je devais rire tant c'était un brin ridicule. Cependant, malgré tout, je n'ai pas réussi à le détester, malgré que ça ne m'a même pas diverti, rien que le fait de se plonger dans l'Orient, même s'il n'est pas bien représenté, ça m'a fait du bien, ça m'a fait plaisir et ça m'a donné envie de continuer les 1001 nuits. Et puis il y a Karina… Même si la voir passer de vivre sa vie à ça, ça fait un peu mal.(Allociné)

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