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jeudi 8 septembre 2016

Oeil pour oeil

Une nuit, au Liban, le docteur Walter est réveillé dans sa résidence de Tripoli pour qu’il examine une femme souffrante, madame Bortak. Sans l’ausculter, il la dirige vers l’hôpital et apprend le lendemain qu’elle est décédée faute de soins appropriés de la part de l'interne de garde. Dès lors, Walter va être l’objet d’attentions étranges du veuf, monsieur Bortak, qui semble le suivre à la trace, allant jusqu'à régler à sa place ses consommations personnelles dans les boîtes de nuit. Walter, se sentant redevable de la sollicitude témoignée par Bortak, le retrouve au moment où celui-ci a décidé de se retirer du monde pour s’en aller vivre chez une parente dans un coin perdu du pays. Walter lui propose de l’y conduire en voiture…"Oeil pour oeil"(1957) est une histoire de vengeance très prenante. J'aime beaucoup ce film. Les magnifiques paysages désertiques offrent un arrière plan déroutant et qui met immédiatement mal à l'aise. Folco Lulli va accomplir une terrible vengeance et conduire lentement Curd Jürgens toujours un cran plus loin. On dit que la revanche est un plat qui se mange froid... mmm... pas ici. La 2ème partie du film ne fait que confirmer nos doutes: ce long périple dans le désert débouchera-t-il sur un acte irréparable? Je n'en dirai pas plus. Mais après une 1ère partie plutôt lente, cette 2ème vient couronner notre attente avec brio. Je vous recommande "Oeil pour oeil". C'est un vrai beau huis clos qui fait réfléchir en bonus.Superbe film d'ANDRE CAYATTE , je l'ai vu , j'avais dix ans a la télé ,il n'y avait qu'une chaine à l'époque , je l'ai vu en noir et blanc et je ne savait pas qu'il était en couleur. j'a été marqué par ce film alors quand j'ai lu la revue les années laser et qu'ils annonçaient la sortie de ce film en dvd je me suis empressé de l'acheter.


           

Je le recommande car c'est un excellent film pour ceux qui aiment comme moi les vieux films d'époque.Je suis bien content d'avoir revu ce film, qui m'avait traumatisé étant enfant, à cause de certains dialogues très crus. Et, comme un autre commentateur, j'ai eu moi aussi la surprise de découvrir que le film est en couleurs ! L'un dans l'autre, le film a plutôt bien vieilli. André Cayatte n'a pas la réputation d'être un cinéaste très intéressant, et il est vrai qu'il a tourné quelques horreurs. Ce film-ci, grâce à un élégant technicolor et à des décors magnifiques (notamment le désert dans toute la dernière partie), tient vraiment bien la route. Curd Jürgens est, comme toujours, un peu trop monolithique, mais Folco Lulli, jeu minimaliste, présence inquiétante, est vraiment étonnant, et les rapports entre les deux acteurs/personnages fonctionnent à plein. Le suspense est intense, jusqu'à la toute fin. Le scénario est suffisamment adroit pour permettre plusieurs niveaux de lecture. Bref, un bon film à réhabiliter.Chanson du film: C’est le destin qui commande, paroles d’André Tabet/Georges Tabet et musique de Louiguy, interprétée par Juliette Gréco.Nomination : Italie Mostra de Venise 1957 : André Cayatte nommé pour le Lion d'or.


                             


Bon, alors cela peut paraitre étonnant mais cet Œil pour Œil est un divertissement d’action franchement bien emballé, classique mais qui fonctionne fort bien. Steve Carver continue de m’étonner, en parvenant à « transcender » pour ainsi dire de la matière pas forcément alléchante sur le papier. Dans les bons points du film on peut très clairement prendre en considération l’ambiance, et les références au western du métrage. Ça fonctionne fort bien, l’introduction est d’ailleurs excellente, et tout est au rendez-vous pour rendre cet aspect fort plaisant et fort réussi. La musique bien sûr, très agréable et très bien adapté au film, mais encore les décors et la photographie. On est dans le désert, ses étendues vides, ses patelins, on évolue réellement dans une ambiance de western moderne et c’est à la hauteur, d’autant que Steve Carver joue à fond cette carte là. Duel au soleil, gros plans sur les regards, mise en scène tour à tour nerveuse et posée, le résultat est tout à fait convaincant. Mais Œil pour Œil ce n’est pas que cela. L’histoire est nettement plus basique. Rien de bien original dans Œil pour Œil avec une intrigue qui ne retient pas franchement l’attention et qui se dénoue sur une histoire de vengeance relativement banale. Néanmoins parfois les films de Norris sont nuls à cause d’un rythme moisi ou de scènes sans queue ni tête (notamment l’horrible The Octagon). Ici ce n’est pas le cas. Le rythme est solide, il y a de bonnes scènes d’action, notamment un bon combat final, et on suit les mésaventures viriles de Norris avec plaisir malgré tout. Il faut aussi dire que les acteurs ne sont pas mal.


            

Norris trouve un bon rôle, plus épais que de coutume. Il a une femme, une fille, il en a certes dans le slip et parfois c’est caricatural mais en soi son personnage est plaisant, et Norris le campe avec une certaine conviction. On est loin du justicier solitaire banal, et cela fait plaisir. Face à lui un méchant bien campé, avec David Carradine qui se montre peut-être un peu trop sobre. On l’aurait aimé plus truculent face à Norris, mais enfin c’est tout de même tout à fait acceptable. En conclusion je dirai qu’Œil pour Œil est peut-être le meilleur film avec Chuck Norris que je vois jusqu’à maintenant. Si Lone Wolf McQuade surprend de prime abord, ce n'est pas par sa subtilité, le film de Steve Carver ne s’embarrasse pas de ce genre d'artifices. Carver tel son premier rôle Chuck Norris, chantre du sidekick dans la gueule, va droit au but. Le métrage suit dès lors un cahier des charges bien précis, celui de la série B efficace, une psychologie réduite à sa plus simple expression et des personnages à la limite de la caricature. Pourtant, force est d'admettre que ces limites n'enrayent nullement la mécanique du film, ce dernier offrant peu de temps mort. Certes, le réalisateur joue les piques-assiettes, et à défaut d'une once de personnalité, Carver emprunte ici ou là des p(l)ans entiers appartenant à ses pairs, on pense en premier lieu au western de Sergio Leone, au Dirty Harry de Don Siegel mais aussi quelques références-hommages plutôt sympathiques comme Falcon version moderne et capitaliste d'un dr Loveless (Les mystères de l'ouest) et d'autres plus étonnantes comme Mad Max.


                

Quant à Chuck Norris me direz-vous, il trouve un rôle à sa mesure, le film et son traitement binaire s'accordant parfaitement avec le jeu limité de notre baroudeur au pied vengeur. Il faut ajouter que contrairement au reste de sa filmographie, l'ex-champion de karaté est plutôt bien entouré, comprendre que l'édifice ne repose pas entièrement sur son personnage et ses talents primaires. De par la présence du bad guy de service, joué par un perfide David Carradine (semble t-il fâché avec la préposée aux costumes), et celle de la petite amie amourachée 5 minutes montre en main (la belle Barbara Carrera), Œil pour œil réussit haut la main à être un des films les plus recommandables de Chuck Norris. Ainsi en acceptant le postulat de départ de regarder une série B des plus basiques, on s'étonnera d'avoir passé globalement un bon moment, se souvenant même de quelques scènes désormais gravées dans la mémoire du préposé à la chronique: Chuck et Barbara s'amusant avec le jet d'eau du tuyau d'arrosage, le trio amoureux Chuck, la bière et Barbara, et enfin le combat final entre Norris et Carradine où ce dernier s'amuse à reprendre quelques gimmicks de Bruce Lee.(http://www.therockyhorrorcriticshow.com/2011/03/lone-wolf-mcquade-il-pour-il-steve.html)

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