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mercredi 14 septembre 2016

Lloyd Bacon

Llyod Bacon a commencé sa carrière comme acteur dans les films de Charlie Chaplin et Gilbert M. Anderson et est apparu dans plus de 40 films dans des rôles secondaires. Pas vraiment à l'aise en tant qu'acteur, il est ensuite devenu réalisateur et a dirigé plus de 100 films entre 1926 et 1955. Son premier film est Private Izzy Murphy réalisé en 1926 avec George Jessel et Patsy Ruth Miller. Le film est le premier d'une longue collaboration avec la société de production Warner Bros., où Bacon est un réalisateur prolifique et peu coûteux. Il est surtout connu pour avoir réalisé les films classiques 42nd Street et Prologues en 1933, de Ever Since Eve en 1937, Un meurtre sans importance avec Edward G. Robinson en 1938, Invisible Stripes en 1939 avec George Raft et Humphrey Bogart, Terreur à l'ouest en 1939 avec James Cagney et Humphrey Bogart, Knute Rockne, All American en 1940 avec Pat O'Brien et Ronald Reagan, Convoi vers la Russie en 1943 et J'avais cinq fils en 1944 avec Anne Baxter et Thomas Mitchell. Après avoir quitté Warner Bros., il rejoint la société de production 20th Century Fox1 pour qui il réalise notamment en 1949 le film Faux Jeu, puis Columbia Pictures avec Le Marchand de bonne humeur et Kill the Umpire en 1950. Les films de Lloyd Bacon sont de différents genres : western, comédie musicale, comédie, film de gangsters, de crime, drame.(Wiki)


                 


Après les énormes succès de 42e Rue et de Chercheuses d’Or, les producteurs hollywoodiens en redemandaient dans ce style backstage musicals, c’est-à-dire de films dont l’intrigue nous plonge en plein montage d’un show musical. Ici, l’histoire est celle d’un metteur en scène qui doit monter de plus en plus de numéros musicaux, des prologues, pour faire face à la concurrence du cinéma parlant et aussi celle d’un concurrent malhonnête. Il faut bien l’avouer, la première heure de Footlight Parade n’est guère remarquable : James Cagney a beau se démener comme un beau diable pour relever cette histoire, l’ensemble paraît assez fade. Mais le morceau de choix de ce genre de films, ce sont les ballets musicaux qui sont regroupés dans la seconde partie. Ils sont ici dirigés par le maître du genre, Busby Berkeley. La critique de l’époque (et même parfois d’aujourd’hui) a surtout retenu et loué le numéro final Shanghai Lil parce qu’il montrait un James Cagney inhabituel (rien d’étonnant toutefois : avant de personnifier les petits truands bagarreurs, l’acteur a débuté sa carrière comme danseur).Mais le plus beau numéro de Footlight Parade, c’est By a Waterfall, un numéro époustouflant, où chaque scène dépasse la précédente en termes de beauté et d’audace, où Busby Berkeley joue avec les mouvements, les formes autour d’une cascade et d’un bassin. Le thème étant une certaine idéalisation de la femme et du mariage par un homme amoureux, on peut remarquer plusieurs allusions assez nette à la fertilité féminine… sans toutefois que cela soit trop évident car nous sommes à une époque où la censure veille! Ce numéro est incontestablement d’un des plus beaux ballets (le plus beau ?) de Busby Berkeley.


           


En ce début d'années 30, le cinéma parlant fait son apparition à Hollywood et se démocratise dans tout le pays. Le monde du show-business est en émoi et notamment les producteurs de spectacles musicaux, pris de vitesse : la parole n'est plus désormais leur privilège. Ni leur principale arme de vente maintenant que le cinéma a cassé les prix. Pour un spectacle quotidien à cinq dollar la place, une salle de cinéma en offre en effet douze à 50 cents la séance... Mais Chester Kent, l'éminent producteur et metteur en scène de shows musicaux d'Hollywood, n'a pas encore dit son dernier mot : si le monopole du son n'est plus, il leur reste en revanche celui de la couleur, de la danse et du chant en direct. Et puisque le public, déjà de moins en moins nombreux à se presser aux guichets des théâtres, déserte de plus en plus les salles de spectacles au profil des salles de cinéma, c'est donc là-bas qu'il ira le conquérir. C'est ainsi qu'avec l'accord de ses deux associés véreux, et des principaux propriétaires de salles de cinéma de Los Angeles, puis du pays tout entier, Chester met au point une série de shows de courte durée, appelés prologues, destinés à divertir le spectateur avant l'extinction des feux et la projection du film.


                 

Ou comment la bande d'annonce fit son apparition dans les salles de cinéma et devint un spectacle à part entière. Comme le chef d'oeuvre de Donen et Kelly qui sortira dix-neuf ans plus tard, Footlight Parade dessine en filigrane la résistance du monde du spectacle face à l'arrivée massive du cinéma parlant. Mais là ou Singin' in the Rain s'entichait des déboires sentimentaux des stars du cinéma muet dans le nouveau monde de la parole, le film de Bacon s’intéresse lui à la réaction immédiate du monde du spectacle musical face à la désertion de ses salles et suit donc le combat acharné d'un producteur et metteur en scène pour la survie de son art, si éphémère et fragile soit-il. Le film a l'intelligence de ne pas verser dans la nostalgie (ce n'était pas vraiment dans l'ère du temps des années 30) et choisi plutôt que l'industrie du cinéma, la compagnie concurrente Gladstone comme adversaire. Un adversaire qui, ayant infiltré les rangs de la compagnie Kent, est au courant dans les moindres détails des dernières trouvailles du génial producteur et force ce dernier à innover et inventer sans cesse des numéros plus virtuoses les uns que les autres afin de glaner le précieux contrat qu'Apolinaris, un propriétaire épicurien de nombreuses salles de cinéma de Los Angeles, propose à la meilleure des deux compagnies. Kent a désormais trois jours et trois nuits pour monter trois prologues et les présenter, à l'issu de ce délai, dans trois salles pleines à craquer...(Sens critique)



               


Un très bon film noir ou l'intrigue ne faiblit pas un instant . Le film démarre d'ailleurs sur les chapeaux de roue avec un Eduardo Ciannelli très méchant qui met tout le monde d'accord dans sa boite de nuit.(ils n'ont d'ailleurs pas le choix) Excellente prestation de Bette Davis et de Bogart alors assez jeune.Film intéressant:2 monstres sacrés en la personne de Bette Davis et d'Humphrey Bogart,du féminisme avec 5 femmes soudées par un destin sordide, qui triomphent à la fin ,pas d'inutile romance qui pourrait affadir le propos."Femmes marquées" est un bon film qui manque malgré tout de scènes fortes (notamment lors des procès) pour prétendre au chef d'oeuvre.Original toutefois et finalement peu démodé.Réalisateur à tout faire de la Warner, Llyod Bacon signe là un film policier mettant en relief l’influence de la pègre : un gangster puissant qui « domine la ville » va être mis en péril par cinq hôtesses de charme qu’il emploie dans l’un de ses tripots mondains. Femmes Marquées met en présence deux grands acteurs, Bette Davis et Humphrey Bogart, mais l’un et l’autre sont à des moments bien différents de leur carrière. Bette Davis a atteint le sommet de son art et montre dans Femmes Marquées une capacité à jouer avec une intensité rare et dans des registres très variés. Pour Bette Davis, cette femme téméraire et décidée est un beau rôle où elle peut vraiment exprimer son talent. De son côté, Humphrey Bogart n’en est qu’à ses débuts et ce rôle de procureur ne lui convient guère. Sa prestation est nettement plus terne et loin d’être remarquable. Un film à voir plus pour Bette Davis, donc.Il s'agit d'un film noir en noir et blanc. Vanning, un caïd, contrôle les boites de nuit de la ville et il utilise des jeunes femmes pour plumer les riches touristes de passage qui viennent se divertir dans ses établissements.


           


Vanning est impitoyable et lorsqu'un homme refuse de payer, cela se termine très mal ! David Graham est un jeune procureur qui essaye de combattre le crime organisé mais les jeunes femmes refusent de témoigner car elles craignent pour leur vie. La sœur de Mary est une jeune femme sérieuse qui fait des études à l'université mais lorsqu'elle vient lui rendre visite elle se laisse entraîner et cela se termine par une mort supplémentaire. Le scénario s'inspire de l'histoire de Lucky Luciano qui avait été dénoncé par des prostituées. Le film montre de façon réaliste le travail des entraîneuses et l'emprise du crime organisé qui exerce une forte pression. Une grande partie du film se déroule entre trois lieux : la boite de nuit, l'appartement ou vivent les jeunes femmes et le bureau du procureur. L'histoire est prenante. L'interprétation est bonne avec le duo Bette Davis, Humphrey Bogart. Bette Davis incarne Mary une jeune femme déterminée et battante. Elle exerce la profession d’entraîneuse mais elle souhaite un autre avenir pour sa sœur. Humphrey Bogart est encore jeune et contrairement à ses rôles précédents il est ici du côté de la justice. Son interprétation est assez sobre.


               

S'inspirant du procès de Lucky Luciano, Robert Rossen et Abem Finkel troussent ce solide scénario qui fait la part belle aux femmes. Unies quand il s'agit de se taire pour couvrir leur boss dont les méthodes d'intimidation sont plutôt radicales, unies pour l'accuser quand le ras-le-bol (doux euphémisme) l'emporte sur la peur, ces prostituées font corps (moui) au moment opportun... Bacon aime à les filmer marchant d'un même pas dans la rue ou assises en rang d'oignon lors d'un procès historique. Entre-temps bien sûr, il y aura la valse des hésitations mais il y a des limites aux assassinats (la chtite soeur de Bette Davis entre autres, petite universitaire voulant jouer dans la cour des grandes) et aux coups (c'est la Bette avec sa grande gueule qui morfle le plus). Pour les défendre, un Humphrey Bogart encore relativement tendre qui va devoir essuyer une première défaite avant d'être capable de remobiliser la gente féminine.(http://shangols.canalblog.com/archives/2013/08/07/27802398.html)

3 commentaires:

  1. https://1fichier.com/?v74ip5eyai
    https://1fichier.com/?m9uld78ld5

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  2. Je ne pense pas connaitre aucun des deux, mais une comédie musicale avec des chorégraphies de Busby Berkeley, et un polar avec Bogart/Davis...
    Merci Corto.

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    1. Welcome back, Radis , merci de ton passage ...

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