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dimanche 18 septembre 2016

Chiens fous

Dans une petite ville américaine, la vie s'écoule paisiblement quand soudain, les chiens se mettent à mordre leur maître. Les choses prennent une telle ampleur que les habitants se retrouvent obligés de se barricader. Daté de 1976, DOGS pourrait être perçu comme la réponse canine aux OISEAUX de Hitchcock ou aux DENTS DE LA MER de Spielberg : ne serait-ce qu'en raison du titre composé d'une seule syllabe (en VO, celui des DENTS DE LA MER, c'est JAWS et celui des OISEAUX, THE BIRDS). Il n'est pas impossible que de nombreux spectateurs de notre l'époque puissent trouver de multiples similitudes entre ce DOGS et le récent PHENOMENES de Shyamalan. Jugez plutôt avec le cadre idyllique qui est ici dépeint : une petite communauté américaine qui semble sortir d'une brochure touristique, sans histoire et où les problèmes se limitent à des troubles de voisin age. Malheureusement, DOGS n'est pas réalisé par un cinéaste mais par le téléaste Burt Brinckerhoff. Cela explique la mise en scène paresseuse. Habitué aux plateaux des séries télévisées, Brinckerhoff aligne une impressionnante filmographie en la matière. En effet, il a assidûment fréquenté les plateaux de MAGNUM, ALF, BEVERLY HILLS ou encore SEPT À LA MAISON. Cette expérience explique la mise en place pénible de l'intrigue, installée par des dialogues filmés en plan d'ensemble, donc plus pesants, et cela malgré un soin particulier apporté à la photographie. Pour s'en convaincre, il suffit de voir la scène du cours donné par un professeur d'université qui livre des informations capitales pour la compréhension des événements ultérieurs : quelque chose au sujet d'hormones qui influencent le comportement des êtres vivants.


           

Il appartient aux spectateurs de rester attentifs car le réalisateur n'a pas cru bon de souligner ces paroles par de quelconques effets de mise en scène ou de montage : pas le moindre gros plan ou insert. D'un autre côté, le métrage bénéficie de la présence de David McCallum, une vedette de la télévision, célèbre pour le rôle du médecin légiste Ducky dans N.C.I.S. et auparavant pour celui de l'agent secret russe Illya Kuryakin dans DES AGENTS TRÈS SPECIAUX (ou en VO. THE MAN FROM U.N.C.L.E.). Habitué au rôle d'intellectuel dépassé par les événements, il semble tout à fait à son aise, si ce n'est cette petite barbe qui dénote d'une belle faute de goût. Dès lors, après une laborieuse première demi-heure, DOGS trouve son rythme de croisière au moment où les chiens passent à l'offensive. A titre d'exemple, le concours de beauté pour animaux s'impose comme la première scène mémorable. En effet, le public et les exposants sont composés d'enfants et de mères de famille. Ils incarnent de potentielles victimes de tout premier choix.(http://www.sueursfroides.fr/critique/dogs-lachez-les-monstres-1618)


                

Des chiens vampires, ça c'est pas banal, on en voit pas ça tous les jours. Heureusement d'ailleurs, car ça reste plutôt limite comme film. Alors oui le chien fout assez les jetons mais certains plans quand il mord les gens bah c'est vraiment mal fait et bien ridicule, une vieille tronche de chien en peluche avec trois goutes de sang qui sortent au bout de ses canines en plastiques, niveau effroi on a vu mieux. Niveau scénario ça pète pas bien haut non plus, un serviteur de Dracula partant a la recherche du dernier survivant de la lignée des Dracula pour en faire son maître, et le vilain moche va se faire aider par son chien répondant au doux nom de Zoltan. Ce dernier va donc trouver des pitits camarades de jeu canin et les transformer en fauve assoiffés de sang, si l'idée de départ n'était pas vraiment mauvaise, faut avouer que le rendu à l'écran est peu concluant. En fait cette histoire aurait surement mérité un traitement plus sérieux et moins nanardesque, avec des dialogues un minimum réfléchis et une intrigue un peu plus "tortueuse", enfin un truc intelligent quoi. Les acteurs ne sont pas mauvais et finalement rattrapent un peu l'ensemble plutôt faiblard et donnent de l'intérêt au film. Ce que l'on pourrait aussi reprocher au réalisateur, c'est d'utiliser trop souvent les mêmes rebondissement, par exemple la nuit dans le camping car avec les attaques de chiens, il nous le ressert au moins trois fois ce truc là, entre autres choses. Finalement ce film n'est pas dénuer d'intérêt mais au jour d'aujourd'hui n'a pas grande valeur et peine à vraiment absorber le spectateur.Ce film est ridiculement gothique. Le réalisateur s'évertue à créer une ambiance, de par le casting déja, il suffit de voir la tronche serviteur du père Dracula, c'est une sorte de Lee Van Cleef des Carpates, quand à son chien, si la bête est réellement impressionante, le réalisateur n'hésite pas à utiliser régulièrement le même plan.


           

En fait, le film entier est assez nanard, mais pas assez pour réellement rentrer dans cette catégorie de film. Non pas que le film soit inintéressant, mais un tas de séquences sont inutiles, et plutôt mal faites, comme les scènes d'actions avec les chiens, on en a vite marre des aboiements.Oh la bonne surprise que voilà: un chien vampire qui va se constituer sa petite armée de sales cabots maléfiques... Mon 8/10 est certainement exagéré, j'ai d'ailleurs hésité entre 6 et 8, car certaines séquences n'ont que peu d'intérêt ou sont un poil nanardesques. Mais mon envie de faire monter la note vient du fait que beaucoup de séquences (particulièrement celles de nuit), sont très belles et envoûtantes, et dégagent un climat ghotique du plus bel effet. Les attaques de chien sont très réalistes et rythmés, et Zoltan est très charismatique (si si, ne riez pas)! Les acteurs sont convaincants, et l'incroyable sale gueule de Reggie Nalder (La marque du diable, Les vampires de Salem) est un plus à ne pas négliger! PS. Je tiens à remercier le très sympathique Dexter, d'avoir eu la gentillesse de m'envoyer ce film que je cherchais depuis longtemps déjà! Merci l'ami, ton âme ira au paradis!!!(http://www.horreur.net/film/zoltan-le-chien-sanglant-de-dracula-3205)


              


Malheureusement, Romain Gary est parti trop tôt pour voir l’adaptation de son livre, Chien blanc, par le grand Samuel Fuller. Décédé en 1980, soit dix ans après la publication du roman et deux ans avant la sortie sur les écrans du film, Romain Gary raconte dans cet ouvrage une histoire vraie. En grande partie autobiographique, Chien blanc revient en effet sur Batka, un Berger Allemand recueilli par Gary et par son épouse, l’actrice Jean Seberg, alors qu’ils vivaient à Hollywood. Un chien qui se révéla être un chien blanc, à savoir un animal dressé spécifiquement pour n’attaquer que les noirs. Un phénomène tragiquement répandu dans les états du sud du pays, où le racisme était clairement affiché et revendiqué dans les années 50/60/70 et plus généralement depuis l’abolition de l’esclavagisme par Lincoln en janvier 1863. Il est aisé de comprendre les motivations de Samuel Fuller, ou du moins peut-on les imaginer. Lui qui a notamment participé aux débarquements de Normandie, de Sicile ou encore D’Afrique du Nord et qui a donc combattu le fascisme, alors que celui-ci s’exprimait au travers de l’une des ses formes les plus abjectes (soit dit en passant, Au-Delà de la Gloire, film réalisé par Fuller avant Dressé pour tuer, relate l’expérience sur le front du réalisateur, quand il faisait partie de la fameuse Big Red One). Cela dit, Dressé pour tuer se centralise véritablement sur le racisme américain, inhérent à des organisations haineuses comme le Ku Klux Klan. Et ce via un angle d’attaque original certes, mais permettant surtout au cinéaste de conférer à son récit une puissance évocatrice rare, doublée d’une réflexion sur la cause animale (bien que concernant ce dernier point, le film s’avère quelque peu maladroit). Le vecteur du racisme est ici un chien.


            

En choisissant de remplacer Romain Gary, dans le rôle du personnage principal (celui qui trouve le chien), par une jeune actrice en herbe, le script de Fuller et de Curtis Hanson, cherche à provoquer un choc encore plus grand en confrontant la naïveté de la jeune comédienne et la superficialité du milieu du cinéma hollywoodien, avec la cruauté et la gravité du racisme (tout en profitant de l’occasion pour égratigner le milieu du cinéma). Lorsque le chien entre dans la vie de Julie, l’actrice en question, sa vie change à jamais. Partenaire idéal occupant la double fonction de compagnon/protecteur, l’animal sauve dans un premier temps Julie d’un viol certain et gagne par cela sa légitimité et sa place dans l’existence de celle qui ne songeait jusque là qu’à retrouver le véritable propriétaire de la bête. Vient alors le choc. Celui du premier meurtre, se déroulant dans le dos de la jeune fille, à qui la vérité ne sera pas cachée bien longtemps. Cette escalade progressive, remarquablement orchestrée et parcourue d’accents de violence sourde, contribue à l’identification au personnage principal.


                

Partant d’une situation simple et banale (on trouve un chien, on s’attache et on décide de la garder), Dressé pour tuer bascule dans l’horreur. Pas celle d’un Cujo, mais bel et bien celle qui règne sur le monde depuis toujours. Élevés dans la crainte des noirs, qui leur étaient désignés comme l’agresseur suprême, ces chiens, d’abord chargés de s’occuper des esclaves en fuite, ont ensuite été utilisés pour mettre à exécution la haine de leur maître envers ceux que l’on avait affranchi. Tragique réminiscence d’une époque que les États-Unis cherchent encore aujourd’hui à oublier, sans cesse ramenés en arrière par des individus à la nostalgie malsaine, le chien blanc est à juste titre décrit dans le récit comme une victime de plus d’un engrenage vicieux. Avec Dressé pour tuer, Samuel Fuller, comme Romain Gary avec son livre, nous met face à face avec la mort et les conséquences de manigances que l’on aimerait oublier. C’est là qu’intervient le personnage de Keys, un dresseur noir, persuadé de pouvoir guérir le canidé de son mal et ainsi contrer à sa façon les attaques de ceux qui continuent à persécuter les gens à la peau noire. (http://www.onrembobine.fr/star-video-club/critique-dresse-pour-tuer/)

1 commentaire:

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