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mardi 27 septembre 2016

Alexander Knox

Alexander Knox est un acteur, scénariste et dramaturge canadien, né le 16 janvier 1907 à Strathroy (Ontario, Canada), mort le 25 avril 1995 à Berwick-upon-Tweed (Angleterre, Royaume-Uni).Alexander Knox débute au théâtre vers la fin des années 1920, aux États-Unis. Il poursuit sa carrière théâtrale au Royaume-Uni dans la seconde moitié des années 1930 (aux côtés, entre autres, de Laurence Olivier, Ralph Richardson), où il participe à quelques films à partir de 1936. De retour aux États-Unis dans les années 1940, il joue à Broadway de 1940 à 1949 (entre autres, avec Jessica Tandy et Kirk Douglas) et, jusqu'en 1952, dans des films hollywoodiens. L'un d'eux, Wilson (1944), lui vaut l'année suivante (1945) un Golden Globe Award et une nomination à l'Oscar, tous deux dans la catégorie du meilleur acteur. Victime du maccarthysme et mis sur liste noire, il repart au Royaume-Uni, où il s'établit définitivement, et tourne notamment trois films dirigés par Joseph Losey, "blacklisté" comme lui, ainsi que quelques productions européennes (dont Europe 51 de Roberto Rossellini, sorti en 1952, avec Ingrid Bergman, Giulietta Masina, ou encore La Vingt-cinquième Heure d'Henri Verneuil en 1967, avec Anthony Quinn, Virna Lisi, Serge Reggiani). Il revient toutefois de temps à autre au cinéma américain après la déchéance de McCarthy, et contribue à un dernier film en 1985. Il apparaît aussi à la télévision, d'abord dans un téléfilm britannique en 1938, puis entre 1954 et 1986, dans des séries (notamment Le Saint, un épisode en 1962) et téléfilms.


                


Rossellini parmi les Hommes « Europa 51 » est à la fois une épreuve et un bonheur pour le cœur. Cela se passe à Rome, une femme, bourgeoise, vit à travers ses mondanités et autres réceptions pour lesquelles il est urgent qu’elle se change attendu qu’elle a été retardée sur son trajet par des grèves. Et elle a donc si peu d’oreille et de temps pour écouter son garçon de 11/12 ans, Michel. Le drame survient et la vie d’Irène Girard bascule, passant d’abord par l’effondrement puis se relevant grâce à une révélation. Son entourage se perd alors en conjectures, sans jamais chercher à la comprendre, englués qu’ils sont tous dans leurs habits de certitudes, ceinturés par les habitudes. Sa révélation est douce -jamais assénée par le réalisateur- et elle n’est ni politique, ni religieuse. Ingrid Bergman y apporte sa lumière, elle irradie son personnage, comme souvent à travers bien de ses rôles. C’est là son second film sous la férule de Roberto Rossellini. L’actrice Hollywoodienne de Casablanca « , « Pour qui sonne le glas » ou encore « Les enchaînés » scandalisa la Profession à l’époque en quittant fille et mari, car après avoir vu « Rome ville ouverte » et « Païsa » elle écrivit au réalisateur une lettre où elle disait : « Cher M. Rossellini, J’ai vu vos films Rome, ville ouverte et Païsa, et les ai beaucoup appréciés. Si vous avez besoin d’une actrice suédoise qui parle très bien anglais, qui n’a pas oublié son allemand, qui n’est pas très compréhensible en français, et qui en italien ne sait dire que « ti amo », alors je suis prête à venir faire un film avec vous. » Ingrid Bergman Elle fut donc l’héroïne, le médium de Rossellini. Dans « Europa 51 » hommage est rendu aux humbles et parmi eux un personnage superbe, magnifiquement interprétée par une délicieuse Giuletta Masina (deux ans plus tard le 1er film avec Fellini, et l’amour et le cinéma que l’on sait… Bergman et Rosselini est l’une des plus belles histoires d’amour et de cinéma. 6 films et 3 enfants en découlèrent. Leur histoire est inscrite en chaque cinéphile à travers leurs films, grâce leur en soi rendue.


                

Porté par une Ingrid Bergman de toute splendeur, Europe 51 dresse avec force et sensibilité le portrait d'une femme de bonne famille dans l’Italie de l’immédiate après-guerre, qui, n'ayant pas su comprendre et écouter les souffrances de son jeune fils qui va mettre fin à ses jours, va décider de changer radicalement les priorités de sa vie afin de retrouver un sens à son existence. Poussée par une indescriptible force intérieur, elle va se consacrer à aider les pauvres, les exclus, les prostituées... des banlieues de Rome, allant jusqu'à rompre avec sa famille et ses codes bourgeois. Remarquablement mis en scène par Roberto Rossellini, ce portrait de femme en errance est une superbe réflexion sur la culpabilité, la repentance, l'engagement total et la sainteté. Magnifique.


                

Roberto Rossellini prend un sujet qui aurait parfaitement correspondu à des cinéastes féroces comme Luis Buñuel, Dino Risi ou encore Pietro Germi. Mais là où ses trois derniers aurait chargé à fond le trait dans la critique sociale, Rossellini prend le contre-pied de tout cela en l'épurant au contraire, en imposant une force tranquille en quelque sorte à l'ensemble. Il préfère plutôt se concentrer sur son sujet principal à savoir la rédemption d'une femme et par l'intermédiaire de cela sur la cinégénie exceptionnelle de son actrice principale (et épouse à l'époque !!!) Ingrid Bergman. On ne peut pas vraiment lui en vouloir, en particulier pour le dernier aspect.


                              


La femme de paille (1964) -La trame de fond est aussi bien une critique acerbe des différences de classes, qu’une réflexion sur les rapports de domination entre les sexes. C’est aussi pour Dearden une manière détournée d’interroger les fameuses valeurs traditionnelles britanniques qui reposent sur une hypocrisie sans fin et qui se trouvent gangrenées par les questions d’argent. En même temps c’est une opposition entre le sud de l’Europe pauvre mais jeune, Maria est italienne, et l’Europe du nord, riche mais vieillissante et impotente, Charles est anglais. Evidemment l’objet du film n’est pas de faire un traité politique, heureusement, mais plutôt de se servir de ces oppositions pour révéler les caractères et conduire le récit vers la nécessité du crime. Plusieurs plans montrent le contraste entre le manoir ou le luxueux yacht de Charles et le médiocre logement de Maria, à Londres comme en Espagne. C’est donc l’histoire d’un trio particulier puisque chacun de ses membres est frustré : Charles parce qu’il est infirme, Anthony parce qu’il a été dépossédé de la fortune de son père, et Maria parce qu’elle doit subir le comportement sordide de Charles. L’héroïne est Maria, c’est d’ailleurs la seule qui présente des sentiments humains. Mais c’est aussi la seule qui se laisse manipuler parce qu’elle a donné toute sa confiance à Anthony. Pour autant elle n’est guère plus claire puisqu’elle se lance ouvertement dans une captation d’héritage. Et si elle est condamnée à mort c’est bien aussi parce que dès le départ elle a cédé aux exigences d’Anthony de séduire d’une manière indirecte le vieux Charles pour son argent. Si elle est victime de la machination d’Anthony, elle est aussi coupable. Evidemment dans un tel scénario il y a des invraisemblances assez grossières, comme par exemple cette manière de vouloir faire passer Charles pour vivant aux yeux de la domesticité, ou même le rebondissement final. Mais c’est presque la loi du genre.



            

Ouvertement Dearden lorgne du côté d’Hitchcock, plutôt Rebecca et Suspicion. C’est assez réussi. Les décors sont très bien choisis ce qui donne un accent de vérité à ce drame. La majorité du film se passe dans des tête-à-tête un petit peu bavard, mais l’aspect théâtral du film est assez bien évacué par le déplacement incessant des personnages. La réussite du film repose pour beaucoup sur l’interprétation. Gina Lollobrigida est Maria, avec toute la sensualité nécessaire. Mais au-delà de sa plastique, elle passe facilement de la colère au désespoir, s’adoucissant parfois dès qu’elle se rend compte de la faiblesse véritable de Charles. Mélange de dureté et de sentiment, elle représente tout à fait l’Italienne telle qu’on se l’imaginait dans les années soixante. Sean Connery est impeccable dans le rôle d’Anthony, même si on peut critiquer son maquillage outrancier. Il manifeste assez bien cette sourde colère contre son oncle, que cette séduction qui va emporter la pauvre Maria. Il sortait à cette époque des succès internationaux des premiers James Bond et cherchait à diversifier sa carrière – il n’aimait pas le personnage de Bond qu’il trouvait raciste et trop anglais.


                   

Il donne ici beaucoup de subtilité à son personnage à la fois charmeur et cruel et montre ici qu'il vaut mieux que James Bond. La même année il tournera dans Marnie d’Hitchcock justement, et l’année suivante, après le succès immense de Goldfinger, il entamera une collaboration très fructueuse avec Sidney Lumet avec La colline des hommes perdus. L’odieux Charles est interprété par le très anglais Ralph Richardson. Il est, avec ce personnage, comme une explication du déclin de l’Angleterre qui à cette époque-là est très discuté. Le film est soigné, bien que la réalisation ne soit pas vraiment remarquable, le budget est conséquent. Les scènes de tempête sur le bateau ne sont pas très convaincantes, mais pour le reste la manière de filmer le manoir en utilisant la profondeur du champ pour bien marquer ce qu’il a d’écrasant et de morbide, ou la façon de regarder derrière les jalousies une Espagne endormie au soleil, tout cela passe très bien. Les scènes de repas au château comme sur le yacht ou encore la fête qui est donnée pour le mariage, manifestent cette distance de classe entre Charles et le reste du monde. L’écran large ajoute un peu de majesté à l’histoire et la photo est bonne. Le montage est vif et maintient l’intérêt soutenu du spectateur. Si ce n’est pas un chef d’œuvre, c’est donc un film solide qui se revoit avec plaisir plus de cinquante ans après sa sortie. Il a bien passé le cap des années. Curieusement il est devenu très difficile à trouver en France dans une bonne édition. On remarquera aussi l'importance du fauteuil à roulette, un peu comme dans les vieux Frédéric Dard !(http://alexandreclement.eklablog.com/la-femme-de-paille-woman-of-straw-basil-dearden-1964-a125893170)

1 commentaire:

  1. http://dfiles.eu/files/g98brkiln
    http://dfiles.eu/files/481t4dwhy
    http://www.vostfr.club/films/1954-europa-51.html
    https://1fichier.com/?na2w1fpocf

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