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vendredi 5 août 2016

William Keighley

William Keighley (né le à Philadelphie, en Pennsylvanie et mort le (à 94 ans) à New York) est un réalisateur et scénariste américain. Initié à l'art théâtral lors d'un séjour à Paris, William Keighley devient acteur de 1905 à 1923, puis metteur en scène de théâtre. 
A l'avènement du parlant, William Keighley gagne Hollywood, où il débute comme directeur des dialogues et assistant. Sous contrat avec la Warner, il aborde la réalisation en 1933. Réalisateur prolifique durant vingt ans, il signe quelques-uns des plus grands films de gangsters de la firme. Des réalisations nerveuses interprétées notamment par James Cagney, à l'image de G. men (1935) et d'A chaque aube, je meurs (1939). Il signe également des films de guerre comme Le régiment des bagarreurs (1940) et des films d'action comme Les Aventures de Robin des Bois, dont il signe toutes les scènes d'extérieur. Au sortir de la guerre, William Keighley tente une incursion dans la comédie avec Honeymoon (1948) mais revient vite à son genre de prédilection avec La dernière rafale (id.), avec Richard Widmark dans le rôle du gangster, puis La révolte des dieux rouges (1951). En 1953, il délaisse la mise en scène pour voyager à travers l'Europe. De ses voyages en Europe, William Keighley tire une collection de 70 000 photographies, des diapositives léguées au Metropolitain Museum de New York.(http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=8963)



                   


Guerre au crime est inspiré des exploits d’un policier de l’époque, John Broderick, qui d’après Edward G. Robinson était tout comme lui fort mécontent du scénario. En fait, il s’agissait surtout pour la Warner de faire jouer à l’acteur un rôle à biface (policier/truand) et donc de respecter les nouvelles règles du Code Hays qui interdisaient de glorifier les truands. Humphrey Bogart tient le rôle de second couteau, impulsif et borné comme souvent dans ses films des années 30. Sans être vraiment remarquable, Guerre au crime (le titre anglais, Bullets or Ballots, « des balles ou des votes », est soit dit-en passant bien plus représentatif du film) est de bonne facture, bien enlevé par un rythme assez soutenu. Edward G. Robinson est toutefois un peu plus retenu que dans certains de ses autres rôles.
Un classique du ''film noir'' tout y est, y compris l'ambiance de 1936 évidemment puisque ce film est quasiment contemporain de la période post-prohibition. C'est fort bien fait et comme il n'y a aucune surprise a attendre du scénario, on peut admirer à loisir les acteurs superbement habillés et coiffés, on peut écouter les dialogues particulièrement réalistes et s'imaginer facilement vivre à cette époque . Les voitures font toujours autant rêver de même que les innombrables dollars en papier qui circulent mieux que dans les vraies banques. Joan Blondell a trente ans, grande vedette de l'époque n'a qu'un petit rôle qui nous prive de sa présence toujours bienvenue. La mise en scène est aussi sans défauts majeurs avec quelques plans à retenir, notamment ceux de la fin, très originaux. Comme les voyous il nous faut lever notre chapeau devant la performance de E G Robinson car son rôle était fort difficile à tenir, celui de Bogart était plus simple, il l'a fait parfaitement. Little Caesar « takes over ! » Le dernier grand film de cette vague de « gangsters movies » est tournè en 1932, soit quatre ans avant le film de William Keighley! il s'agit bien èvidemment du mythique "Scarface" de Howard Hawks! il en a aussi ètè le chant du cygne, la censure s'indignant de sa violence extrême!


   
           


Cèdant aux pressions des censeurs, les producteurs mettent alors sur le devant de la scène ceux qui combattent les gangsters: les flics incorruptibles, les G-Men et autres agents fèdèraux! James Cagney et Edward G. Robinson changent de camp! Dans "Bullets or Ballots", Robinson est un flic courageux devant lequel « les voyous ôtent le chapeau » . Le manque de prèsence à l'ècran de l'endurci et soupçonneux « Bugs » alias Humphrey Bogart transparait dans ce film de gangsters de bonne facture mais ne manque certainement pas de prestance dont le premier rôle est tenu excellemment par le flic Robinson qui a des relations dans le milieu! Un policier solide de la Warner avec une fin plus ou moins inattendue...Ce film noir est un modèle du genre et un grand classique à ne pas manquer. Aucun temps mort, des dialogues incisifs bien construits et une intrigue solide font de ce film un monument du cinéma américain. Le tout est interprété par deux grands acteurs qui s'affrontent avec virulence : Edward G. Robinson (Johnny Blake) le policier intègre infiltré dans une bande de racketteurs et Humphrey Bogart (Bugs Fenner), le gangster criminel endurci et méfiant. L'histoire est bien montée et le suspense retient l'attention du spectateur. 


                               


Toutefois, la seconde partie du film reste plus classique, une fois que l'on sait que Blake travaille pour la police. Ce film est une réponse d'Edward G. Robinson à ceux qui l'accusaient à l'époque de faire l'apologie du crime dans ses films précédents où il incarnait surtout des rôles de gangster.Un film de gangster traitant de la période d’après prohibition, où les mafias se réorganisent dans le racket, les paris et autres activités illégales. Le film fait suite à des plaintes concernant Edward G. Robinson, en effet on lui reprochait de faire l’apologie de la vie de gangster à travers ses films, en réponse naîtra Guerre Au Crime. Un film tout à fait réussi sans temps mort, réalisé par William Keighley (réalisateur des Aventures de Robin des Bois avec Curtiz) et emmené par l’encore une fois immense Edward G. Robinson ici épaulé par la future star Humphrey Bogart qui brille déjà. Un film moins populaire que Les Fantastiques Années Vingt, L’Ennemi Publique ou L’Enfer Est A Lui mais qui pourtant à autant sa place au rang de classique de film de gangster. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-53664/critiques/spectateurs/



                                 


La Dernière Rafale (The Street with No Name) est un film noir américain réalisé par William Keighley, sorti en 1948. Ce film, une suite de La Maison de la 92e rue (1945), raconte l'histoire d'un agent du FBI, Gene Cordell (Mark Stevens), qui s'infiltre parmi un gang criminel. Le supérieur de Cordell, l'inspecteur George A. Briggs (Lloyd Nolan) apparaît également dans La Maison de la 92e rue.
Le film, tourné dans un style semi-documentaire, se situe dans la ville de fiction "Central City";
Au départ on se croirait dans la “Brigade du suicide” d’Anthony Mann sorti la même année. Même ton semi documentaire et surtout même propagande sur l’efficacité des services secrets américains. La voix off au ton un peu professoral nous fait craindre un bourrage de crâne en règle sur le modèle américain. Il n’en est rien car rapidement on comprend qu’un traître s’est infiltré dans cette formidable mécanique qui fournit les renseignements au chef des gangsters interprété par un Richard Widmark tout en tics et en grimaces destinés à marquer les penchants homosexuels du chef de bande. L’intrigue est rondement menée et l’on se demande sans arrêt quand Widmark va démasquer la supercherie. Comme souvent dans les films noirs le bandit meurt dans un paysage industriel non sans avoir chèrement vendu sa peau. On comprend mal à voir se film pourquoi William Keighley n’a pas fait une carrière plus marquante. Le film permet en outre de découvrir un Richard Widmark au talent protéiforme qui aurait pu gravir un échelon au firmament de étoiles d'Hollywood.


   
       
Tourné en extérieurs avec de vrais agents du F.B.I et une narration solennelle, "The Street with no Name" du metteur en scène venu du théâtre William Keighley n'est ni plu ni moins qu'un brillant docu-noir comme on n'en faisait à une époque bénie du genre! En promoteur de combats de boxe et chef de bande névrosé, poursuivi par un tenace rhume des foins, Richard Widmark (encore un assassin sadique et cruel) donne la pleine mesure de son talent, dans ce qui était seulement son deuxième rôle pour le cinéma après sa composition mémorable dans le fort bon "Kiss of Death" d'Hathaway! Mais Widmark en chef de gang se trouve aussi parfois du côté des victimes ("Night and the City" de Dassin, "Pickup on South Street" de Fuller). Dans une photographie extrêmement bien soignée qui enrichit encore la densité de la mise en scène, voici un film de gangsters, un vrai, qui n'aura pas volé son statut de « classique » . A tout points de vue, un film-pivot de William Keighley dans le film noir, indéniablement son meilleur, avec un noir & blanc de rigueur et des effets de lumière remarquables que l’on savoure dans les scènes nocturnes...


                             

Malgré son coté un peu documentaire sur les méthodes du FBI,ce film est sans doute un des 100 meilleurs de sa catégorie.Aucun états d'âmes comme dans beaucoup de films noirs américains,aucune intrigue comme dans les policiers français,aucune fantaisies mais de l'action pure et dure avec un suspense final haletant(la séquence sans aucune parole dans la cave restant pour moi un morceau d'anthologie du film parlant "muet" .Un scénario parfait,une logique en béton; l'intelligence du spectateur étant respectée.Plusieurs excellents acteurs avec un Widmark enrhumé au sourire diabolique inoubliable.Entre Walsh,Curtiz et Keighley j'ai du mal à discerner les différences de mise en scène mais il doit exister des spécialistes qui sont capables de les reconnaitre. Film vu il y a 15 ans au moins sur france 3 pour cause d'insomnie et redécouvert récemment. Je ne l'avais jamais oublié à vrai dire tant je l'avais apprécié. L'inimitable style semi documentaire et voix off de l'époque, à la croisée entre film noir et film de gangster. Ma découverte aussi de richard Widmark qui est mon acteur favori de l'âge d'or du noir avec O'keefe. Du tout bon ! Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-43426/critiques/spectateurs/

1 commentaire:

  1. http://www.nitroflare.com/view/3EC9812EFBFAFAD/bullets.or.ballots.part1.rar
    http://www.nitroflare.com/view/8D765A245C02C10/bullets.or.ballots.part2.rar
    http://nitroflare.com/view/AF11F04EB2709E3/bullets.or.ballots.part3.rar
    http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/4582333/bullets-or-ballots-fr
    https://archive.org/download/TheStreetWithNoName/The_Street_With_No_Name.mpg
    http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/4582885/the-street-with-no-name-fr

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