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mardi 2 août 2016

Roland Toutain

Roland Toutain est le fils d'un normand, éleveur de chevaux, et d’une artiste corse, réputée intrépide. Alors qu'il n'a que deux ans, son père ne trouve rien de mieux que de le jeter dans le lac du Vésinet, pensant qu'il va se mettre à nager naturellement. En pension à l'école des Pères de Notre-Dame, à Boulogne-Billancourt, il en sort plus souvent en sautant le mur que par la porte. Son père meurt lorsqu'il a douze ans. Voué dès son plus jeune âge aux acrobaties et cabrioles, l'adolescent se distingue en escaladant la Tour Eiffel, en faisant le funambule dans les carrières d’Argenteuil, en grimpant sur le toit des voitures et des trains. Il passe une bonne partie de sa jeunesse sur les terrains d'aviation. En 1925, sa notoriété de cascadeur aérien n'est plus à faire. Le cinéma l'attire : Roland Toutain, qui admire l'acteur Douglas Fairbanks, rencontre Marcel L'Herbier, qui lui fait faire des figurations dans quelques films sans grand intérêt pour lui. En 1930, après une audition très disputée, Roland Toutain emporte le rôle qui va le rendre célèbre, celui de Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune, et sa suite Le Parfum de la dame en noir, adaptation des romans de Gaston Leroux réalisée par Marcel L'Herbier. Le succès est au rendez-vous : il reprendra à plusieurs reprises le rôle du célèbre journaliste, s'inscrivant durablement dans les mémoires. Il est alors l'ami d'écrivains et d'aventuriers tels que Joseph Kessel et Jean Mermoz. Juste retour des choses, il campe l'aviateur André Jurieux dans La Règle du jeu, de Jean Renoir (1939). Il incarne ensuite Scapin dans Le capitaine Fracasse, d'Abel Gance (1942). En 1943, il tient le rôle d'un garagiste dans le succès de l'année, L'Éternel Retour, de Jean Delannoy, puis celui de Cabrion, dans Les Mystères de Paris de Jacques de Baroncelli. Séducteur, sportif, charmeur, Roland Toutain joue ses rôles avec un certain dilettantisme, ce qui le rend encore plus attachant. On le voit pourtant sauter d'un train en marche dans une rivière, exécuter des exercices périlleux au trapèze sous un avion. Il initie également Jean Marais à la cascade.(Wiki)


                             


Selon son propre témoignage, Fritz Lang refusa poliment d'être à la tête du département cinéma du ministère de Goebbels et peu de temps après "Le testament du Docteur Mabuse", il fuit l'Allemagne nazi pour la France. Il fuit un parti qui lui a déjà "pris" sa femme mais aussi son cinéma en le modifiant ("Die Nibelungen") ou en l'interdisant ("Le testament du docteur Mabuse", entre autres). À l'image de Billy Wilder il fait escale en France pour réalisateur un film avant de s'exiler à Hollywood rejoindre d'autres de ses compatriotes (Lubitsch, Von Sternberg...). Ce film c'est "Liliom", qui est à la base un livre de Ferenc Molnar sorti au début du siècle et déjà adapté au cinéma par Frank Borzage en 1930. On y suit Liliom, un jeune homme un peu feignant, grande gueule, forte tête et qui rencontre un succès auprès de ses dames. Il va peu à peu rencontrer une jeune bonne un peu naïve dont il va tomber sous le charme... Assez vite, on a l'étrange sensation de se retrouver devant un film de Fritz Lang très et trop léger avec l'impression d'une ambition revue à la baisse, surtout en comparaison à ses précédents films. Puis, peu à peu, cette impression se confirme avec un film plutôt sympathique mais qui paraît très loin de ce que le réalisateur allemand est capable de faire. Il met en scène un scénario abordant des thèmes intéressants mais peu développés comme les oppositions de classe sociale (contrairement au thème de la culpabilité sur lequel le film est (trop) axé) et surtout des personnages qui sont trop caricaturaux, ce qui devient assez gênant pour certains d'entre eux et surtout pour la patronne de Liliom dont l’interprète est complètement dans le surjeu. 


           

Lang décide d'enlever une partie de la magie de son film et de plus l'accentuer sur l'humour que la partie fantastique et là aussi, le réalisateur allemand ne convainc qu'à moitié. S'il trouve des situations franchement excellentes, c'est assez inégal tant d'autres sont vaines et sans saveur. Finalement la partie "fantastique" n'intervient que dans la dernière partie du film. Si c'est dommage qu'elle traîne un peu en longueur sur la fin, elle est néanmoins bien faite et apporte une petite touche poétique non négligeable. L'ensemble est plutôt bien rythmé et excepté une fin trop longue, on ne s'ennuie pas, Lang gère bien les péripéties. Dans le rôle de Liliom, Charles Boyer est excellent en cruel séducteur dans un sur-jeu qui est ici la bienvenue tant il ne tombe pas dans le ridicule et qu'au contraire il est assez charismatique. Les effets et trucages sont aussi assez charmants, surtout dans la représentation du monde des morts. Bref, on ressent assez vite que c'est un film de passage, une étape entre l'Allemagne et les USA et si c'est clairement un Lang oubliable et peu marquant, il est néanmoins sympathique et assez charmant et se laisse gentiment regarder.(Allociné) 


                           

Après avoir été assistant-réalisateur pendant plusieurs années, Marcel Carné tourne son premier long métrage, Jenny, grâce à la promesse de Françoise Rosay de jouer gratuitement. Le film marque aussi le début de sa belle collaboration avec Jacques Prévert qui a écrit les dialogues. L'histoire, tirée d'un roman de Pierre Rocher, est assez conventionnelle et même sans grand intérêt mais c'est le traitement qui est ici le plus remarquable. Le film marque une étape majeure dans ce style nommé « réalisme poétique » avec des seconds rôles très particuliers et définis avec soin, le meilleur exemple étant ce bossu surnommé Dromadaire tenu par Jean-Louis Barrault. L'ensemble est agrémenté d'une petite note d'humour assez permanente qui contribue au climat si particulier du film. Pendant les dix années qui suivent la sortie de Jenny, le tandem Carné / Prévert donnera au cinéma français une petite dizaine de ses plus grands films. Le cinéma français de l'immédiat avant-guerre est tout entier marqué par la forte personnalité de Marcel Carné, mais aussi par Jacques Prévert, sans lequel le réalisme poétique français ne serait certainement pas ce qu'il est aux yeux de tous les cinéphiles du monde entier! C'est en 1936 qu'il tourna son premier grand film, "Jenny", avec l'excellente Françoise Rosay (sûrement l'une de ses plus belles compositions), Albert Préjean, mais aussi Charles Vanel et Jean-Louis Barrault! Enthousiasmé par les dialogues du "Crime de monsieur Lange", Carné demande à Prévert de collaborer avec lui dans cette histoire sur fond d’amours impossibles où l'action se situe dans les milieux louches des boîtes de nuit! La poésie des décors et l'interprétation inoubliable de Rosay font de ce mélo une réussite totale du cinéma français des années 30...


           

Ce film intéresse surtout par la mise en place de ce qui sera son cinéma. Les thèmes de l'amour, l'exotisme, la culture populaire. Nous pouvons retrouver le Londres de "Drôle de drame", le personnage maléfique, tenu par Jean-Louis Barrault, que nous retrouverons dans "Quai des brumes", par Michel Simon, et dans "Les enfants du paradis", par Pierre Renoir... Nous pouvons nous amuser à faire d'autres comparaisons de ce type avec les autres films du duo Carné-Prévert. Bref, ce film ressemble à une synthèse de ce qui sera le cinéma de Carné.La pellicule a un peu vieillie mais le charme opère toujours. Françoise Rosay est une actrice éternelle, comme quoi sans physique mais avec un grand talent ça passe ! Carné en est encore à ses débuts et ça se voit... On a l'impression que le cinéaste n'était pas sur de lui pour ses cadrages dans une mise en scène trop académique. Mais l'histoire est bien dans la vaine du réalisme poétique, un drame qui sommeille qui vient gâcher un bonheur qui n'était qu'en fait qu'éphémère. Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-36326/critiques/spectateurs/

1 commentaire:

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