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mardi 16 août 2016

Richard Llewellyn

Richard Llewellyn (nom de plume de Richard David Vivian Llewellyn Lloyd), né à Londres le 8 décembre 1906 et décédé le 30 novembre 1983, était un romancier britannique, principalement connu pour son roman Qu'elle était verte ma vallée.Vivian Lloyd naît de parents gallois à Hendon, dans la banlieue nord de Londres, en 1906. Toute sa vie il maintint qu'il était né à St. David, au pays de Galles, et que si on ne trouvait pas son acte de naissance là-bas c'était parce que ses parents ne s'étaient pas déplacés pour la faire établir, par défi contre la religion. Ce n'est qu'après sa mort que l'on découvrit qu'il avait menti sur ses origines et qu'on retrouva le véritable acte de naissance. Il vécut une vie pleine de péripéties, voyageant beaucoup, mais montrant un attachement constant au pays de Galles, cadre de la plupart de ses romans. Le plus célèbre, Qu'elle était verte ma vallée (How Green Was My Valley) de 1939, lui donna une renommée internationale et fut adapté en film de John Ford. Il est l'un des grands classiques de la littérature britannique au XXe siècle. Avant la Seconde Guerre mondiale, Llewellyn eut de nombreux métiers différents, à côté desquels il consacrait du temps à l'écriture. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devint Capitaine dans la Welsh Guard (garde galloise). Après la guerre, il travailla comme journaliste pour le procès de Nuremberg, et écrivit des scénarios pour MGM. Plus tard, il s'installa à Eilat (Israël). Llewellyn s'est marié deux fois: la première fois en 1952 avec Nona Sonstenby dont il divorça en 1968, une deuxième fois en 1974 avec Susan Heimann.(Wiki)


                           

Qu'elle était verte ma vallée (1941) :Initialement prévu pour William Wyler, le scénario de Philip Dunne échoue finalement dans les mains de John Ford, qui abandonne pour une fois sa description de l’Amérique qu’il connaît si bien pour aborder un sujet à connotations sociales qui se déroule de l’autre côté de l’Atlantique. Comment allait-il s’en tirer ? Beaucoup de moyens lui furent alloués par Darryl F. Zanuck pour ce qui devait être un film de prestige de la 20th Century Fox. Il eut la lourde tâche de reconstituer en studio ce village minier et de s’arranger d’une distribution disparate d’acteurs anglais, américains et irlandais. Le résultat sera une reconnaissance mondiale et l’attribution pour la seule fois de sa carrière d’autant d’Oscars : cinq dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Un an après cet autre chef-d’œuvre que fut Les Raisins de la colère, Ford se révèle être une nouvelle fois le champion des classes sociales les plus défavorisées, des petites gens, qu’ils soient paysans ou ouvriers. Philip Dunne a affirmé que si Wyler avait fait le film, il aurait été strictement identique... Quelle preuve de l’aveuglement de certains scénaristes pour tout ce qui touche à la mise en scène car, bien au contraire, chaque scène, chaque plan prouvent le ridicule de cette assertion. Les personnages que nous voyons évoluer sous nos yeux sont typiquement fordiens et la générosité, l’humanisme et la poésie de Ford irradient tous les moments de cette œuvre unique qui aurait pu aisément sombrer dans l’académisme si elle n’avait pas été transfigurée par le génie et la sincérité du cinéaste. Sans le critiquer, il est évident qu’avec Wyler aux commandes, ce film aurait certainement été plus froid, plus sec et moins lyrique, ne ressemblant absolument pas à l’adaptation du roman de Richard Llewellyn telle qu’elle nous a été donnée par John Ford.Datant de la période où le sens aigu de la beauté chez Ford est à son apogée, ce film - à la fois histoire d’un apprentissage, chronique familiale et sociale, et évocation de valeurs éternelles qui tiennent une grande place dans le cœur du cinéaste - possède une ampleur permettant de toucher à l’universalité. On aimerait citer toutes les scènes, de ce prologue idyllique à ce final magique, évoquer tous les gros plans sur ces regards émouvants, tristes ou rieurs.


          


On aimerait que soit enseignée dans les écoles de cinéma, grâce à ce film, la technique du cadrage tellement tous les plans sont admirables et font penser à des tableaux : ces images en plan d’ensemble des travailleurs, de retour de la mine, traversant en chantant la rue principale sont absolument inoubliables. Pour pouvoir faire partager tout le bonheur que ce film nous procure lors de sa vision, il faudrait pouvoir s’étendre longuement sur d’innombrables et magnifiques moments ; sur cette hilarante leçon de boxe dont l’instituteur fait les frais après avoir donné une sévère correction à notre héros, sur cette chaleureuse fête au cours de laquelle Walter Pidgeon et Maureen O’Hara se mettent à chanter tous les deux pour finir sur un éclat de rire, sur cet émouvant et discret départ pour l’Amérique des deux fils alors que leur frère fait répéter sa chorale dans les rues nocturnes, sur ce visage bouleversant de la mère émue aux larmes au retour du printemps qui correspond à celui de ses garçons, sur les premiers pas dans une campagne paradisiaque du jeune Huw après sa maladie, sur les visages levés au ciel des trois femmes, qui ont chacune perdue leur époux et attendent la remontée des corps de la mine après le coup de grisou...


                             

L’interprétation est parfaite, dominée par Donald Crisp dans le rôle du père qui eut d’ailleurs un Oscar pour sa performance. A ses côtés on trouve la belle Maureen O’Hara au visage si photogénique, le jeune Roddy McDowall (plus connu pour son rôle dans La Planète des singes) qui s’en tire très bien en sachant éviter la mièvrerie, Sara Allgood dans le rôle de la mère assez terre à terre, émue pour un rien mais au caractère trempé, et enfin le pasteur joué par Walter Pidgeon à travers lequel John Ford fait passer ses idées démocratiques, humaines, politiques et sociales. La belle partition très présente d'Alfred Newman, au thème récurrent, est entrecoupée de chants gallois interprétés par les Welsh Singers en personne. On reconnaît là la passion que vouait Ford aux chansons traditionnelles, ces chanteurs gallois allant être remplacés dans ses films suivants par le groupe Sons of the Pioneers. La science et le génie de John Ford pour l’imagination de plans tous plus beaux et poétiques les uns que les autres s’exercent sur un décor magnifique de Richard Day et Nathan Juran (le complice futur de Ray Harryhausen, réalisateur du Septième voyage de Sinbad). Et, la même année que Citizen Kane, Ford tourne lui aussi des scènes dans lesquelles le plafond et le plancher sont bien visibles dans le même plan et certaines autres avec une profondeur de champ inédite (des scènes d’intérieur avec porte ouverte sur les paysages de campagne) ; on a peut-être un peu trop tendance à l’oublier en attribuant toutes ces innovations au seul génie d’Orson Welles.(http://www.dvdclassik.com/critique/qu-elle-etait-verte-ma-vallee-ford)


                               


The Silk noose (1948) :Un film noir très original et déroutant qui nous plonge dans le Londres de l'après-guerre. L'identité anglaise du film se fond dans d'autres plus inattendues et offre un mélange des genres détonant tout au long du récit. Cela est essentiellement dû à la présence du réalisateur français Edmond T. Greville fils d'un couple franco-britannique dont la carrière aura justement navigué entre les deux pays. Assistant de René Clair (après avoir été critique) pour Sur les toits de Paris (1930) ou encore sur Napoléon (1927) d'Abel Gance il débutera sa carrière de réalisateur au début des années 30 et signera plusieurs œuvres remarquées comme Menaces (1939). Noose sera l'un de ses films de reprise après un arrêt d'activité durant l'Occupation et démontre largement son style singulier.La trame est assez classique avec une journaliste décidant de dénoncer les méfaits d'un duo de truands semant la terreur dans le quartier de Soho à Londres. Le saut entre les genres suit en fait le côté cosmopolite des protagonistes semblant chacun s'être trompé de film. Linda Medbury (Carole Landis) est ainsi une journaliste américaine émigré à Londres dont le bagout et l'énergie en fait plutôt une héroïne de screwball comedy. Son fiancé vétéran de la Deuxième Guerre Mondiale (et première apparition en uniforme à la clé) évoque lui encore un autre genre dans ses attitudes tandis que le témoin gênant Annie Foss (Ruth Nixon) par sa gouaille toute parisienne et son accent français prononcé semble échappée du réalisme poétique français. Le meilleur reste le duo de malfrats où les attitudes de dandy charmeur de l'anglais Bar Gorman (Nigel Patrick surprenant alors qu'il se spécialisera plus tard dans les rôles de flics) contrastent la brutalité de l'émigrant italien Sugiani (Joseph Calleia). Le premier mise sur la séduction, s'occupera plus du business et de la corruption en tout genre quand le second est en charge des basses œuvres, balançant les témoins gênant dans les profondeurs de la Tamise. C'est précisément la victime de trop qui va leur attirer la curiosité de la journaliste.Les écarts de ton sont ainsi constant avec pareil galerie de personnages.


   


L'atmosphère pesante et l'urbanité inquiétante de la mise en image de Greville contraste ainsi constamment avec la légèreté des personnages dans un équilibre ténu, surtout pour les méchants qui prêteraient presque à rire avant qu'un éclair de violence viennent rapidement nous rappeler leur dangerosité. On pense à ce moment faussement décalé où ils viennent intimider Linda chez elle, la discussion badine prenant un tour plus menaçant face à la résistance de la journaliste.Autre moment glaçant quand Sugiani tuera une jeune femme dans un gymnase, où le montage accentue la férocité de la scène la contre plongée sur la silhouette imposante du truand alterne avec la chute brutale de sa victime puis un plan d'ensemble sur l'ombre de ses acolytes face au corps inanimé. Une pure séquence expressionniste (magnifique photo de Otto Heller) mais Greville sait aussi faire naître la tension par l'ellipse avec le terrifiant personnage du barbier (Hay Petrie au physique évoquant aussi une créature échappée de l'expressionnisme allemand) adepte de la torture et de l'étranglement dont la seule évocation des méfaits jette un voile funèbre.


               

Le film parvient néanmoins à garder une profonde identité anglaise. Il revient plusieurs fois que le mal que les soldats sont parti affronter au front a été retrouvé à leur retour à travers ce grand banditisme. Tout comme le peuple anglais avait su faire front face à la menace nazie, on retrouve à petite échelle cette solidarité lorsque les clubs de boxe s'unissent pour faire tomber minutieusement les affaires de Sugiani et Gorman. Une belle idée mais traitée assez naïvement, d'autant que par son mélange des genres et son accent sur les personnages le film fait un peu trop passer le tout par le dialogue (c'est à l'origine une pièce de théâtre de Richard Llewellyn qui en signe l'adaptation également).Le brio de Greville et les fulgurances visuelles ne compensent pas complètement le côté un peu statique dû au matériau originel notamment le final. Là le gros morceau de bravoure (l'assaut du peuple dans le repère des truands) tombe à plat car penchant trop sur la comédie, les changements de ton qui auront fait le sel du reste du film enlève cette fois toute la tension espérée en dépit de quelques moments amusants (l'actrice perdant ses vêtements au fil des péripéties). A défaut d'être convaincant jusqu'au bout, une tentative très originale et singulière en tout cas.(http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2015/01/noose-edmond-t-greville-1948.html)

1 commentaire:

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