.

.

mercredi 24 août 2016

Phineas Newborn Jr

Phineas Newborn Jr est un pianiste de jazz, né le 14 décembre 1931 à Whiteville (Tennessee) et mort le 26 mai 1989 à Memphis (Tennessee).Dans la lignée d'Art Tatum, Oscar Peterson ou Bud Powell, Newborn est né dans une famille de musiciens. Son frère, (Edwin) Calvin Newborn est guitariste. Il a tout d'abord joué dans une formation Rhythm and blues dirigée par Tuff Green et avec son père qui est batteur et chef d'orchestre. Ses premiers enregistrements reçurent notamment les encouragements de l'harmoniciste de blues Big Walter Horton. Au tout début des années 1950, il joue à Memphis et est le pianiste de l'orchestre de Lionel Hampton. Après une période militaire il abandonne le rhythm and blues, encouragé par Count Basie et part pour New York à partir de 19561. Il enregistre rapidement ses premiers albums en tant que leader (souvent accompagné par son frère guitariste). Il sera partenaire de de Charles Mingus pour enregistrer la musique du film Shadows de John Cassavetes (1958). Sa réputation s'étend, il est invité à jouer à Stockholm en 1958 et à Rome l'année suivante.


                 

De retour aux États-Unis, il s'installe en 1960 à Los Angeles et enregistre quelques albums avec Howard McGhee et Teddy Edwards puis en trio pour le label Contemporary. La critique n'est pas toujours élogieuse, on lui reproche notamment certaines facilités et Newborn développe une fragilité émotionnelle telle qu'il sera admis à l'hôpital psychiatrique de Camarillo pendant quelque temps. Il souffrait également d'une blessure à la main qui handicapait son jeu. Il connut une période difficile, ponctuée de séjours en hôpital, mais effectua un retour dans les années 1970 et 1980. Aujourd'hui, bon nombre de ses albums sont considérés comme des classiques.Le style de Phineas Newborn Jr, très virtuose, est influencé par le bebop, le blues et le swing à la Count Basie, ainsi que par l'étude du piano « classique » : on retrouve dans son jeu du contrepoint à la Bach, et il cite la Sonatine de Ravel dans l'introduction de sa version de Lush Life. Il se distingue par une technique impressionnante de la main gauche (on peut écouter à ce titre Blues Theme For Left Hand Only, 1959), sans doute développée pendant sa pratique du boogie-woogie durant sa jeunesse ; un jeu riche de block chords, de phrases aux deux mains à deux octaves d'intervalle ou en miroir...(Wiki)


                               

Dans la confrérie des pianistes virtuoses du jazz moderne, Phineas Newborn reste sans doute le secret le mieux gardé parmi les amateurs. Musicien pour musiciens, il égale en qualité la fulgurance de Bud Powell, la rapidité d’exécution d’Oscar Peterson et la mise en place d’Erroll Garner. Le géant Art Tatum lui-même ne peut guère éclipser la flamboyance des traits pyrotechniques de Phineas, qui grave ses premières faces importantes l’année de la disparition de son illustre aîné. Originaire de Memphis dans le Tennessee, le jeune pianiste élevé à la sève du rhythm and blues en pleine éclosion se sent vite à l’étroit dans le costume de l’orchestre paternel. Accompagné de son frère Calvin, Phineas fera donc carrière à New York, puis en Californie, tout en venant se ressourcer à l’occasion dans le giron familial.


                 


Pianiste complet, nourri du répertoire classique et de la musique française du début du vingtième siècle, amoureux du jeu en accords et spécialiste du phrasé aux deux mains parallèles ou en miroir, Phineas fait feu de tout le clavier au cours de longues digressions rapsodiques, ou bien en privilégiant des tempos déraisonnablement vifs, lorsqu’il ne s’amuse pas à délaisser sa main droite pour imposer sa seule main gauche ! Improvisateur jamais à court d’imagination, Phineas Newborn se révèle aussi un compositeur inspiré, qui allie ses racines gorgées de blues à la transcendance du piano bop autant qu’à la quintessence du swing hérité de Count Basie. Doté d’une personnalité complexe, ce musicien de génie connut pourtant une vie difficile, ponctuée de séjours dans des établissements spécialisés, ce qui l’empêcha sûrement d’accéder à une plus grande notoriété de son vivant. Une raison de plus pour dessiner son portrait, ce matin, en compagnie de mon invité, le pianiste Vincent Bourgeyx, qui lui voue une admiration teintée d’un certain effroi...(http://www.francemusique.fr/emission/le-matin-des-musiciens-du-mardi/2013-2014/phineas-newborn-avec-vincent-bourgeyx-12-24-2013-00-00)


                 

Certains disait de lui à la fin des années 1950 qu’il était le pianiste le plus talentueux jamais entendu depuis Art Tatum, et pourtant qui connaît encore aujourd’hui Phineas Newborn Jr ? Il fait partie, avec tant d’autres, des étoiles filantes du jazz qui furent aussi éblouissantes qu’éphémères. Qu’importe les raisons de ce relatif oubli dans lequel est tombé le pianiste né en 1931 à Memphis, il convient ici de réparer cet impair et d’extraire de la riche discographie de Phineas Newborn Jr, un disque-prétexte, afin d’évoquer l’œuvre de cet ange déchu. J’ai choisi pour ce faire un disque enregistré en trio (formule idéale pour apprécier l’art du pianiste) pour la firme Contemporary en 1964 : The Newborn Touch. Phineas Newborn y est ici merveilleusement accompagné par deux musiciens eux aussi injustement tombé en désuétude, à savoir « le Philly Joe Jones de la côte ouest » : Frank Butler, et le contrebassiste Leroy Vinnegar, fidèle des formations californiennes. Par ailleurs compositeur de choix, c’est ici à un répertoire composé de standard que s’attaquera le pianiste. Les plumes de Barney Kessel, Benny Carter (A Walkin’ Thing, sommet de l’album), Frank Rosolino ou Ornette Coleman sont ici convoquées.


                 


Rarement le talent de ce musicien hors pair n’aura atteint une telle perfection : un classique du genre !!Le style du pianiste y est exposé dans sa plus pure quintessence. Sa virtuosité, inspirée d’Art Tatum, de Bud Powell ou même d’Eroll Garner, s’exprime avec autant de brio sur les tempos démentiels que sur les balades dont il s’est fait maître. Son jeu de main gauche est tout à fait exceptionnel et immédiatement reconnaissable, son phrasé percussif emprunte à un bebop très bluesy, et son utilisation des blocks chords délivre de véritables catapultes au cours de ses solos inouïs. À tous ceux qui pense avoir fait le tour de Red Garland, Wynton Kelly, Bud Powell, Duke Jordan, Kenny Drew, Barry Harris, et autres pépites de la constellation des pianistes bebop ; voici une formidable raison de se réjouir en allant à la découverte de ce grand monsieur du jazz. Vous pourrez aussi admirer son talent d’accompagnateur dans le disque incroyable, réédité par Fresh Sound, d’Howard McGhee : « Maggie’s back in the town ». La réédition est couplée avec l’excellent « Together again » réunissant Howard McGhee et Teddy Edwards, accompagnés donc par mister Newborn. À découvrir de toute urgence.(http://www.la52eme.fr/blog/ode-a-un-pianiste-oublie-phineas-newborn-jr.html)

1 commentaire:

  1. http://www.mediafire.com/download/m2hl2hjywtn/1956-Here+is+Phineas+Newborn+Jr.rar
    http://www.mediafire.com/download/zunyoyh00az/1956-Phineas%C2%B4+Rainbow.rar
    http://www.mediafire.com/download/jmf0fodtmyd/1958-We+Three.rar
    http://www.mediafire.com/download/mtlmwwuynzd/1961-The+Great+Jazz+Piano+of+Phineas+Newborn+Jr.rar
    http://www.mediafire.com/download/nx4i2kqhadz/1961-A+World+Of+Piano%21.rar

    RépondreSupprimer