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dimanche 21 août 2016

Louis Jordan

Louis Jordan, né le 8 juillet 1908 à Brinkley (Arkansas) et mort le 4 février 1975 à Los Angeles (Californie), est un musicien de jazz, blues et rhythm and blues américain. Il a reçu le sobriquet de « roi du juke-box » du fait de sa grande popularité, qui a duré des années 1930 jusque vers les années 1950. Il a été un des premiers musiciens noirs à obtenir un grand succès auprès du public blanc des États-Unis. Ses disques les plus connus sont probablement Caldonia (aussi émis sous le titre Caldonia Boogie) et Is You Is or Is You Ain't My Baby ? Il a influencé Chuck Berry, Little Richard, et Bill Haley, entre autres.Louis Jordan est né le 8 juillet à Brinkley, dans l'Arkansas. Son père, Jim Jordan, est musicien et joue dans le Tennessee. À partir de l'année 1918, Louis joue de temps en temps de la clarinette et du saxophone chez les Rabbit Foot Minstrels, parfois avec son père. Il est d'abord scolarisé au collège local, puis, vers 1925, entre à l'Arkansas Baptist College à Little Rock, avec les options musique et sport. Il pratique plusieurs instruments à anche, avec comme préférence le saxophone alto. Il arrête le collège en 1928. La même année, il est engagé chez les Imperial Serenaders, dirigé par Jimmy Pryor.


                 


Lors de sa première vraie tournée à New York en 1929, il rencontre Chick Webb, et enregistre avec lui. Il rencontre aussi Hilton Jefferson ; puis il retourne à Little Rock. Il est engagé par Charlie Gaines à Philadelphie (où il s'installe) en 1932. C'est pour Louis Jordan le début de la notoriété. En décembre 1932, avec Charlie Gaines, il rencontre et accompagne Louis Armstrong dans le New Jersey, précisément à Camden. Deux années plus tard, il enregistre I Can't Dance, I Got Ants In My Pants avec Clarence Williams. En 1935, Louis Jordan rentre chez Leroy Smith et son orchestre. La musique qu'il joue alors est un peu différente de celle qu'il a l'habitude de jouer ; elle est plus « douce ». En 1936, date importante, Louis Jordan obtient la carte du syndicat des musiciens new-yorkais. Grâce à cette carte, des perspectives musicales s'ouvrent à lui. Il rejoue avec Chick Webb, devenu entre-temps très populaire.Louis Jordan rencontre Ella Fitzgerald (ayant joué avec Chick Webb au Savoy d'Harlem) à cette époque. Chick Webb, lui et elle se produisent à New York au Elks1. Louis Jordan quitte l'orchestre de Chick Webb en 1938 et crée son propre groupe. Ce dernier est d'abord appelé Louis Jordan's Elks Rendez-vous Band, en référence à la salle où il jouait avant.


                

Puis il renomme son groupe Louis Jordan and His Tympany Five. Sa maison de disques est Decca où il signe en 1938. Peu à peu, au cours des années suivantes, il devient lui et son orchestre, très célèbre. De 1942 à 1950, il est une star et enregistre de nombreux tubes à succès. Il est surnommé « King of the Jukebox ». La raison de sa gloire provient de son style de musique : il mélange le blues, le jazz, le boogie-woogie, l'humour entre autres pour former un « bouillonnant » rhythm and blues. Parmi ses plus grands morceaux de l'époque, on retient essentiellement Caldonia (aussi connu sous le titre Caldonia Boogie), Is You Is or Is You Ain't My Baby ?, Let The Good Times Roll, Early In The Morning par exemple. Il a influencé un grand nombre de musiciens, et il est considéré comme le « grand-père du rock 'n' roll ». Il joue parfois accompagné par Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Bing Crosby, etc… Son succès est tel qu'en novembre 1946, il occupe simultanément les quatre premières places du classement R&B avec Choo Choo Ch'boogie, Ain't That Just Like A Woman, Stone Cold Dead In The Market et That Chick's Too Young To Fry.


                 

Durant ses années, il est l'un des seuls musiciens noirs (avec Nat King Cole) à percer dans les hit-parades blancs. Il apparaît aussi dans de nombreux films musicaux. À partir des années 1950, commence pour lui une période de déclin.Au début des années 1950, Louis Jordan est sur une pente descendante, à la suite de problèmes personnels et de santé, auxquels s’ajoutent les changements de goût du public au profit du rock 'n' roll. Louis Jordan s'essaye au big band, ses principaux morceaux sont alors : Baby, It's Cold Outside, I'll Never Be Free, etc. En 1954, son contrat avec Decca expire et n'est pas renouvelé. Au cours des années suivantes, malgré des concerts un peu partout dans le monde (Angleterre, France, Extrême-Orient), il ne rencontre plus le succès d'antan. Il continue à enregistrer sporadiquement des disques pour divers labels jusqu'en 1974. Après un premier infarctus en septembre 1974, il meurt à Los Angeles le 4 février 1975 d'une crise cardiaque.


                               

Il est classé, avec Ray Charles, James Brown, Aretha Franklin, les Temptations, parmi les « cinq plus grands musiciens noirs du rhythm and Blues ». Il entre au Rock and Roll Hall of Fame en 1987 dans la catégorie Early Influence. En 1999, le bluesman B. B. King consacre un album hommage à l'idole de sa jeunesse, Let The Good Times Roll, The Music Of Louis Jordan.(Wiki).“Tout au long de ses 67 ans, il n’eut de cesse d’animer la fête musicale, faisant sonner son alto comme un ténor rageur qui fit l’admiration de Sonny Rollins et d’Ornette Coleman, cédant volontiers à son penchant pour les îles en compagnie des Calypsos Boys, mais chauffant le plus souvent les parquets aux rythmes de Boogies endiablés. Préparez la poudre à danser !” Julien DELLI FIORI, JAZZ MAN.Au début des années 40, le saxophoniste (et chanteur) Louis Jordan cessa de jouer dans les big bands pour former ses Timpany Five, un groupe de « jump blues » s’appuyant sur le rythme shuffle emprunté au boogie-woogie, qui incitait fortement à la danse. En 1946, son Choo Choo Ch’Boogie devint l’un des plus grands tubes du genre.


                              

A l’époque où Parker et Gillepsie s’évertuaient à étendre les bases harmoniques et rythmiques du jazz au cours de longs solos souvent sur des tempos rapides, Jordan chercha à développer des rythmes plus entraînants. Ce qui advint, c’est que les danseurs rejoignirent les groupes de jump blue, puis de rhythm and blues (s’appuyant, lui, sur l’after beat) alors que le jazz rallia le bebop et ses développements ultérieurs, basés davantage sur l’imagination et l’originalité des musiciens. GR-JAZZ MAGAZINE.Swing, Groove, inventivité, humour – ses paroles sont à hurler de rire, et on se passerait bien en boucle ses « Caldonnaooou ! Caldoniaouuu ! »-, Louis Jordan est une figure majeure de la grande musique afro-américaine populaire. Dans son récent ouvrage Les racines du rock, Florent Mazzoleni lui consacre quatre pages entières : c’est très bien. Caldonia Boogie est considérée comme l’un des premiers morceaux rock’n’roll, et l’on jurerait effectivement qu’il a été enregistré dix ans plus tard. Eh oui, comme l’écrit Jean Buzelin, Louis Jordan « était porteur d’avenir sans l’avoir recherché ». C’est un peu ça le génie, non ? MUZIQ (SELECTION : L’AFRO-AMERIQUE EN 100 MORCEAUX).

1 commentaire:

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