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jeudi 18 août 2016

Ken Clark

Kenneth Donovan "Ken" Clark était un acteur américain. Il est apparu dans des films en Amérique et en Europe, y compris l' agent secret 077 (trilogie).
Né en 1927 ,il serait mort à Rome d'une crise cardiaque, en juin 2009...

Avant de passer derrière la caméra, le peu connu Robert D. Webb fut un réalisateur de seconde équipe réputé, notamment sur les films de Henry King avec Tyrone Power comme Capitaine de Castille ou Echec à Borgia (Prince of Foxes). En tant que cinéaste, sans génie dans ses mises en scène, il fit néanmoins du bon travail d’artisan consciencieux et sa technique fut quasiment irréprochable (même s’il fut parfois capable du pire avec par exemple le pénible et laborieux film d'aventure Tempête sous la mer - Beneath the 12-Mile Reef) ! White Feather (La Plume blanche) était un honnête western pro-Indien avec déjà Jeffrey Hunter ; mais à la vue de ce plaisant film, nous étions loin d'imaginer que le réalisateur serait ensuite capable de nous offrir un aussi bon western que celui qui nous concerne ici. Il est d'ailleurs fort dommage que The Proud Ones soit aussi inconnu au bataillon (même si sa réputation est plutôt flatteuse dans l'ensemble) d'autant qu'il préfigure peut-être le plus grand classique du genre (sans trop avoir à rougir de la comparaison), à savoir non moins donc que Rio Bravo de Howard Hawks avec lequel il partage d'innombrables points communs. Le titre français trouvé par Claude Chabrol (bravo à lui) a beau nous sembler trop "simplissime", il s'avère en fait totalement justifié. En effet nous n'avions jamais eu encore l'occasion à cette date de tomber sur un western portant une aussi grande attention à ce métier et à la vie quotidienne de ces hommes de loi ; de multiples détails font que ce western pourrait être le plus intéressant d'un point de vue documentaire à ce propos. Le Shérif n'aurait bénéficié que de ce seul point positif que, pour cette unique raison, il n'aurait pas fallu faire l'impasse dessus. Mais la question ne se pose pas puisque le film s'avère excellent.

 

            


Une ville tranquille sur le point d'exploser démographiquement et économiquement suite au passage d'une piste pour le bétail à proximité ; la violence dans le sillage des convoyeurs de troupeaux, les cow-boys étant prêts à tout saccager pour prendre du bon temps suite à un périple mouvementé ; les notables et les commerçants qui se frottent les mains, préférant perdre leur tranquillité au profit d'une nouvelle manne financière ; ces mêmes personnes qui du coup aimeraient que leur shérif soit  moins consciencieux, au point de trouver la première excuse pour lui proposer de démissionner ; une femme poussant son fiancé à quitter les villes qu'il protège dès qu'un danger se précise pour pouvoir l'épargner ; la rivalité entre l'homme de loi et l'escroc qui cherche à dominer la ville ; l'envie de vengeance d'un cow-boy envers le shérif qu'il accuse d'avoir tué son père alors que ce dernier semblait ne pas être armé ; un shérif à la réputation de fou de la gâchette...  Rien de bien nouveau sous le soleil, on a déjà vu ces éléments d'intrigue à maintes reprises. 


   

On pense notamment à High Noon (Le Train sifflera trois fois) de Fred Zinnemann ainsi qu'à Un Jeu risqué (Wichita) de Jacques Tourneur, pour ne citer que les westerns les plus célèbres reprenant quelques unes de ces situations et surtout celle qui voit un homme de loi seul contre tous, y compris ses concitoyens. Mais on pense aussi surtout et a posteriori à Rio Bravo, qui ne sera tourné que trois ans plus tard et qui reprendra d'encore plus nombreuses situations de The Proud Ones ainsi qu'un Stumpy tout droit sorti du film de Robert D. Webb : non seulement le personnage est ici et là un vieux gardien de prison (cependant moins loquace et moins grognon dans Le Shérif) mais son interprète est également le même, l'inoubliable Walter Brennan. Dans les deux films, l'homme de loi devra faire son travail avec une blessure très affaiblissante ; dans les deux films, on verra le shérif et son adjoint arpenter les rues de la ville à la nuit tombée ; dans les deux films, un jeune homme au sang chaud viendra se mêler à la bataille ; dans les deux films, les protagonistes passeront une bonne partie de leur temps dans la prison où ils doivent surveiller deux des tueurs à gages du bad guy ; dans les deux films, le violent règlement de comptes final aura lieu dans une étable ou une grange... Arrêtons nous-en là des comparaisons car elles sont encore très nombreuses. Il fallait juste rendre justice au film de Webb, les situations que nous adorons dans le chef-d'oeuvre de Hawks (certes toujours difficilement surpassable) ayant déjà presque toutes été en place dans ce très bon The Proud Ones.



   
    

Un film qui débute dans les plaines, le shérif venant rendre visite aux cow-boys avant qu'ils ne viennent prendre du bon temps dans sa ville, leur faisant un speech bien carré et déterminé afin de ne pas avoir à prendre les armes par la suite (« Just a minute, boys. I know you're anxious to get into town and cut loose ; well, the people in town are waitin' for you. You're the first trail crew to come in here and I don't want any trouble, so let's keep everything nice and peaceful. Anybody draws a gun, I got to go to work... I don't like hard work. My goal is to be the oldest living marshal west of Kansas City. »; ce sera l'une des seules séquences du film se déroulant à l'extérieur de la ville avec aussi celle de l'entraînement au tir. Amateurs de grands espaces, soyez donc prévenus afin de ne pas être déçus : il s'agit d'un western urbain (l'un des tous meilleurs) tourné entièrement à Burban tout près de Hollywood.


   



Si les amateurs d'action risquent aussi d'être en manque, le cinéaste ne les aura pas oubliés, puisqu'il leur a concocté un long règlement de comptes final d'une dizaine de minutes à l'intérieur d'une étable, une séquence superbement montée et mise en scène, qui ne manque ni de suspense ni d'images violentes puisque c'est l'une des premières fois que l'on verra de forts impacts de balles. Avant d'en arriver là, les auteurs nous auront servi une intrigue intelligente et constamment captivante, rehaussée par des personnages formidablement bien écrits. Il faut dire qu'ils n'ont pas lésiné sur les situations de départ à forte teneur dramatique, le tout habilement mixé, parfaitement rythmé, subtilement mis en place. Essayons d'en faire de même ! Cass est un shérif honnête et droit qui semble se faire respecter. Il a pour second un homme timide qui ne va pas tarder à avoir un enfant, et pour gardien de prison un vieil édenté peu loquace passant sa journée à surveiller les prisonniers en lisant son journal. Leur petit train-train quotidien va prendre fin le jour où un convoi de bétails arrive pour la première fois aux alentours de la ville. (http://www.dvdclassik.com/critique/le-sherif-webb)
  

                 


Deux ans après L’attaque des crabes géants réalisé par Roger Corman himself, le pape du bis produit avec son frère Gene L’attaque des sangsues géantes, variation originale de la thématique de l’épisode de 1957. Craignos monsters patentés, les sangsues incombent au jeune réalisateur Bernard L. Kowalski qui s’attèlera ensuite à des séries télévisuelles populaires telles que Columbo (Peter Falk et son cigare), Chips (les deux flics au paprika) ou encore K2000 (ah, Hasselhoff et sa splendide bagnole qui parle).
Un braconnier narre ses aventures à sa bande de potes alcolos : il vient de dégommer une bête immense qui tentait de l’approcher. Les copains, plus poivrots que le narrateur, l’accusent d’avoir abusé de la gnôle. Pourtant, au fur et à mesure, les disparitions se multiplient sur les abords du marécage. Le ranger Steve Benton, fervent défenseur de la nature, doit faire face à un danger de plus en plus présent tout en tenant compte des rumeurs qui se répandent…
Bien entendu, comme dans tout bon Craignos monster, les apparitions des monstres en tête d’affiche restent l’attrait principal du film. Après les crustacés mécanisés du sieur Corman, place aux suceurs… de sang anthropomorphes. Du plus bel acabit (d’énormes sacs à cadavres gigoteurs), les dits monstres hantent les marais à la recherche de sang frais à sucer. Du coup, les créatures font le plein d’humains (de la même manière que nous chez Esso, enfin, avant la flambée du prix du baril), les attirent au fond du marais pour les emmener bien tranquillement dans une grotte dérobée. Dans leur repaire, elles n’hésitent pas à faire à leurs victimes des mamours à coups de lèches très affectueuses et de suçons chaleureux.


    
(Activer les sous-titres pour voir le film en vostfr)


Le sceptique ranger Benton a bien du souci à se faire. D’abord parce qu’il doit faire face à ces disparitions interminables. Ensuite, parce que malgré les dizaines de preuves et explications qu’on lui met sous le nez, le bougre n’est toujours pas capable d’accepter que oui, effectivement, y a des trucs pas très nets qui se trament dans les marais qu’il est censé protéger. Les multiples enlèvements, les traces de succion d’une des victimes, les dires du braconnier, l’extinction des crocodiles, les explications pseudo-scientifiques du docteur Greyson auront finalement le dessus sur l’attitude dubitative du ranger. Du coup, après 45 minutes de métrage (qui n’en fait que 62), les choses s’accélèrent enfin et, deux ou trois bâtons de dynamite plus tard, les soupçons trouvent une explication logique.


                                 

Comme toute bonne œuvre science-fictionnelle qui se respecte, L’attaque des sangsues géantes ne manque pas de fournir une théorie pragmatique pour expliquer la mutation de ces sympathiques petites créatures hématophiles, une théorie qui s’enracine dans les essais nucléaires de la base de lancement de Cap Canaveral (encore ces trous du cul de la NASA !).
Œuvre lacunaire aux personnages archétypaux et à l’intrigue débilissime, L’attaque des sangsues géantes offre juste un dépaysement naïf sur un thème en pleine ascension à l’époque : les monstres atomiquement modifiés qui se vengent des méchants humains destructeurs de la nature. Seule compensation : les maris adultères y trouveront une excuse lambda supplémentaire pour légitimer les traces laissées dans leur cou par les tigresses en chef qu’ils viennent de vénérer dans une chambre d’hôtel payée à l’heure (la chambre !).
Source : http://www.cinemafantastique.net/Attaque-des-sangsues-geantes-L.html

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