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dimanche 28 août 2016

Georges Géret

Georges Géret (nom parfois orthographié Georges Geret ou George Géret) est un acteur français né à Lyon (Rhône) le 18 octobre 1924 et mort à Paris le 7 avril 1996.Orphelin de père, il est élevé par sa mère ouvrière. Après de courtes études, il devient fonctionnaire tout en jouant dans des troupes de théâtre amateur. À vingt-huit ans, il s'installe à Paris, où il est remarqué par le réalisateur et producteur Léo Joannon. Après avoir rejoint, en 1959, le TNP de Jean Vilar, il est engagé par Luis Buñuel pour Le Journal d'une femme de chambre avec Jeanne Moreau. Son personnage de jardinier maurrassien et assassin lui apporte la consécration et le marque définitivement. Parmi ses autres rôles, on retiendra notamment Roger la Honte ; l’adjudant chargé de la formation des soldats dans le Pistonné et le fanatique de football témoin de l’attentat dans Z. D'autres rôles le marqueront également dans la mémoire collective : le fameux Rouquemoutte avec lequel Ventura doit en découdre sérieux dans La Métamorphose des cloportes ; le voisin de Jean Gabin qui tombe amoureux de sa protégée dans Le Tonnerre de Dieu (1966) ; il est aussi le boulanger qui dans Paris brûle-t-il ? (1966) permet à Pierre Vaneck de passer en zone libre. Georges Géret travailla également à la télévision avec des réalisateurs comme René Lucot, Stellio Lorenzi, Claude Barma ou Marcel Bluwal, pour lequel il fut le Jean Valjean des Misérables (1972), ou encore Maurice Cazeneuve, pour lequel il fut le Vautrin des Splendeurs et misères des courtisanes.(Wiki)


                  

Par un beau matin d'été est un film réalisé par Jacques Deray en 1965.Le jeune Deray continue de se faire les dents dans le polar. Dans une production franco-italienne tournée chez le Caudillo, sous les auspices d'un Michel Audiard dont les dialogues fleuris sentent bon le cinéma de Papa (France) ou Mononcle (Québec). Bizarrement ils ne volent pas toujours très haut. "Arrêtez de juger ma peinture! - Je la juge pas. J'dis juste que c'est de la merde." On a connu Michel Audiard plus inspiré. L'argot fait chanter le langage de ces messieurs mais le double sens est absent. Audiard se contente du service minimum. Le scénario également. Sur une idée de départ mille fois abordée ailleurs (un rapt qui tourne mal), le film ne prend jamais son envol et en reste à des balbutiements peu énervés. Action passive, rythme nonchalant, dialogues peu percutants : les acteurs se trouvent un peu dépourvus d'os à ronger. Avec le peu qu'ils ont, ils se débrouillent pour faire exister leurs personnages, gesticulent un chouïa. Poussif. Heureusement Deray manie bien son cinémascope, lui fait donner de la tension où il n'y en a pas vraiment. Bref, c'est quasiment un beau ratage. Pourtant on ne s'ennuie pas non plus. On attend sagement que le film prenne une autre envergure. Les actrices sont belles (excepté Géraldine Chaplin). Les acteurs ont de la bouille, les cadrages intriguent et maintiennent l'attention du spectateur. Quelques moments un peu tendus agitent le film, réoxygènent le tout. Peu de surprises. Un film qui n'a pas marqué les esprits et qui ne le fera jamais probablement.


            

Quelque part sur la côte d'Azur, Francis et Monique, sa sœur, vivent d'expédients douteux : Monique attire les messieurs dans sa chambre, survient son frère pour les surprendre. L'invité en sera quitte pour payer une réputation sauvé. Las de cette vie, les deux associés acceptent de participer, ainsi qu'un truand voisin, à un audacieux kidnapping en Espagne, complicité qui leur procurera des millions. Sous la conduite de Kramer, il s'agit d'enlever la fille d'un richissime Américain, lequel paiera une forte rançon. L'opération réussit, la fille est séquestrée chez un peintre illustre retiré avec sa femme et son fils sur les montagnes d'Andalousie. Ce sera le peintre qui s'en ira lui-même réclamer rançon. Mais dans la montagne, le drame éclate : un ouvrier venu réparer le téléphone est tué ; une bagarre met aux prises les truands ; Francis tue son complice, mais Monique est blessée à mort. Entre temps, l'adolescente enlevée s'est éprise de son ravisseur. Tout s'achève par l'arrestation de Kramer et la mort de Monique. Le frère restera seul désespéré auprès de sa sœur en attendant sa propre arrestation.(http://www.cinema-francais.fr/les_films/films_d/films_deray_jacques/par_un_beau_matin_d_ete.htm)


                             

Roger la Honte est la quatrième adaptation cinématographique d’un livre de Jules Mary, écrivain surnommé « le roi des feuilletonistes » qui eut beaucoup de succès avec ses romans populaires publiés sous forme de feuilletons à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Roger-la-Honte (1886) est le roman de Mary qui fut le plus souvent porté à l’écran : en 1913 (production Pathé réalisée par Adrien Caillard), en 1933 (film de Gaston Roudès), en 1946 (film de André Cayatte qui signa une suite la même année, La Revanche de Roger la Honte) et enfin en 1966. Roger la Honte est le meilleur titre de la parenthèse française du cinéaste italien Riccardo Freda, qui dans la seconde moitié des années 60 va signer plusieurs films pour le même producteur, Robert de Nesle, pilier du cinéma populaire tricolore, habitué des coproductions avec l’Italie : Les Deux Orphelines, deux aventures sans grand relief de l’agent secret Coplan et enfin Roger la Honte, le plus réussi du lot. Un bourgeois marié et père d’une petite fille ne peut prouver son innocence dans une affaire de meurtre qu’en avouant son infidélité. Condamné au bagne parce qu’il a préféré se taire, il s’échappe, est laissé pour mort puis fait fortune en Amérique. Dix ans plus tard, il rentre en France sous une nouvelle identité dans le but de se faire justice, et d’œuvrer pour sa réhabilitation en se lançant à la recherche du vrai coupable… Cette ténébreuse affaire de vengeance et d’honneur, entre Le Comte de Monte Cristo et Les Misérables permet à Freda d’exprimer son talent de calligraphe de la mise en scène, capable d’apporter dynamisme et sophistication à un film à costumes au budget modeste. Cela se vérifie dès la scène d’ouverture, une reconstitution stylisée de la défaite de Sedan où le soldat Roger Laroque évolue seul au milieu des cadavres, et porte secours à son ami blessé.



          

Freda affectionne les excès du mélodrame qui bafouent la vraisemblance, mais en pratiquant un art paradoxal de la rétention et de l’ellipse, peu propice aux épanchements lacrymaux. Roger la Honte surprend par son austérité, sa froide rigueur, son refus de la grandiloquence. Freda était une manière de dandy cinéaste, un aristocrate hautain du cinéma de quartier qui prêta son talent pour la composition et le mouvement aux genres successifs qui enthousiasmaient le grand public : mélodrame, péplum, fantastique, aventures historiques… Freda de retour en Italie se laissera aller à des commandes de médiocre qualité, symptomatiques du déclin du cinéma bis transalpin. Roger la Honte est sa dernière œuvre ambitieuse. Le destin hors du commun de Laroque lui offre l’opportunité d’évoquer une époque marquée par les scandales financiers, l’argent corrupteur et l’essor du capitalisme triomphant. Roger la Honte bénéficie d’une excellente distribution, inhabituelle pour ce type de productions. On y retrouve Georges Géret dans son seul rôle en tête d’affiche, et le jeune Jean-Pierre Marielle dans sa première interprétation dramatique. Avec aussi Jean Carmet, Jean Topart, Irène Papas, Anne Vernon…


               


Roger la Honte permet de vérifier la supériorité de Freda par rapport aux honnêtes artisans ou faiseurs besogneux qui s’illustrèrent des deux côtés des Alpes dans le mélodrame ou le film d’aventures historiques dans les années 60. Riccardo Freda le petit maitre italien est en fin de carrière quand il met en scène cette troisième adaptation cinématographique du roman éponyme de Jules Mary célèbre feuilletoniste de la fin du XIXème siècle scénarisée par Jean-Louis Bory. Succédané légèrement accommodé du Comte de Monte Cristo, cette production franco-italienne assez empesée doit beaucoup à ses acteurs qui tentent d’apporter un peu vie à une intrigue cousue de fil blanc où les grands sentiments tiennent lieu de credo. Jean-Pierre Marielle qui n’a pas encore percé montre toute l’étendue de son talent dans un rôle assez court derrière lequel on sent poindre Henri Serin l’inénarrable représentant en parapluies de « Galettes de Pont-Aven » (Joël Séria en 1975). Georges Géret excellent second rôle de cette décennie et de la suivante tient avec une réelle assurance la tête d’affiche de ce film impersonnel d’un réalisateur qui n’a plus rien à prouver.(Allociné)

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