.

.

jeudi 4 août 2016

Gabrielle Fontan

Minuscule, voûtée, perclue de rhumatismes et noueuse comme un cep de vigne, Gabrielle Fontan fut un des personnages les plus extraordinaires du cinéma français. Souvent lorsque l’on a besoin d’une très vieille dame dans un film, la qualité essentielle pour obtenir le rôle n’est plus forcément le talent ou la présence mais le fait d’être encore vivante! Or, Gabrielle Fontan était une actrice si affûtée que je soupçonne nombre de ses metteurs en scène d’avoir ajouté dans leurs films une ou deux scènes à son intention. Elle savait tout faire, tout jouer et être à chaque fois plus que juste, plus que parfaite, elle était saisissante. Gabrielle Fontan, toute rabougrie sur l’écran donnait l’impression d’avoir assisté au sacre de Napoléon tant elle était sans âge. C’était faux bien entendu, mais lorsque les frères Lumière organisèrent pour la première fois de l’humanité une séance de cinéma à Marseille, Gabrielle n’était déjà plus une jeune perdrix de l’année! Loin s’en faut!Cette bordelaise était née le 16 Avril 1873 sous le patronyme de Gabrielle Marie Joséphine Pené-Castel. Elle vient au monde juste après la disparition de Livingstone et juste avant la première grande dépression qui frappe les pays industrialisés. Car non, la crise ce n’est pas nouveau, celle de 1873 durera jusqu’en 1889. Petite fille, Gabrielle verra dans les rues, des dames qui s’accrochent encore envers et contre tout à leurs crinolines, dédaignant la mode des tournures et des « faux-culs »!  Source : http://cinevedette4.unblog.fr/611-gabrielle-fontan/



                              

Lorsque l’on revoit Gabrielle au cinéma, il est difficile de croire qu’elle fut une jeune comédienne plus que ravissante, fraîche jeune première, objet de toutes les attentions de toutes les convoitises! En 1900 elle a 27 ans et le nouveau siècle lui semble porteur de bien des promesses! C’est le siècle des inventions, Elle voit pousser la tour Eiffel, elle voit naître le cinéma et bientôt il faudra traverser les rues avec prudences car les voilà pleines d’automobiles!
Après avoir vu les ultimes crinolines elle verra les poilus de 1914 partir à la guerre en taxi avant les garçonnes aux cheveux courts danser le charleston sur les tables en montrant leurs genoux! Dans ces folles années vingt, sa réputation est telle qu’elle a ouvert son propre cours d’art dramatique et l’on s’y presse en grand nombre. Moitié parce que l’excellence de son enseignement est réputée dans tout Paris, moitié parce que les plus pauvres ne paieront pas. Gabrielle est comme ça.La comédienne n’avait jamais songé un seul instant à faire du cinéma, mais en 1927, Charles Dullin son grand ami de toujours lui demande de dépanner Jean Grémillon. Oh, pas grand chose, une petite panne, même pas une journée de travail sur le film qu’il tourne: « Maldonne ». Gabrielle accepte, si ça peut rendre service! Elle ne se fera même pas payer puisque ce n’est pas « son métier » Gabrielle est comme ça. Et puis, elle a 54 ans, a t’on jamais vu quelqu’un commencer un nouveau métier à 54 ans?


                               


Le Duel est un film français réalisé par Pierre Fresnay, sorti en 1941, unique film réalisé par le comédien. « Le Duel (réalisé en 1939), unique tentative de Fresnay comme réalisateur, se substitua à un scénario promis par Jean Anouilh qui ne tint pas parole. Il fallut avoir recours à Clouzot pour dépoussiérer l'œuvre de Lavedan choisie comme pis-aller. Conscient de son emphase [...], Pierre Fresnay distribua les rôles soigneusement à Yvonne [Printemps], à Raymond Rouleau, à Raimu. Lui-même assumant, machoires crispées, les affres de l'abbé Daniel. La guerre étant là, ce faux pas fut vite oublié. » Olivier Barrot et Raymond Chirat.
Écrite en 1905, la pièce en trois actes d’Henri Lavedan “Le Duel” fut créée à la Comédie-Française par Le Bargy (l’abbé Morey), Paul Mounet (le père Bolène) et Mme Bartet. C’est un drame académique et bien-pensant dont on peut se demander pourquoi Pierre Fresnay, pour ce qui restera son unique film en tant que réalisateur (aidé au scénario par Henri-Georges Clouzot), eut l’idée de l’exhumer. Il semble que Fresnay, catholique pratiquant, rêvait depuis longtemps de jouer un rôle de prêtre à l’écran (il confirmera plus tard cette disposition dans MONSIEUR VINCENT et BARRY). On dit aussi que l’acteur avait alors pour projet de filmer une histoire originale de Jean Anouilh, écrite pour lui et son épouse Yvonne Printemps, mais l’affaire capota au dernier moment, et il dut se rabattre sur “Le Duel”. Commencé en 1939, LE DUEL sortit seulement sous l’Occupation, en juillet 1941, et obtint un certain succès. Le poète Jacques Audiberti, dans sa critique de “Comoedia”, juge le dialogue du film « excellent », et Pierre Fresnay « admirable » en curé plus proche de Bernanos que de Lavedan, mais l’argument désuet. La dernière séquence du film ne figure plus dans les copies actuellement en circulation. Thérèse Jaillon est malheureuse en ménage : son mari, un as de l’aviation civile, ne pense qu’à battre des records aéronautiques et délaisse son foyer. La nuit de Noël, il s’envole du Bourget, en présence d’une foule considérable. Thérèse souhaiterait presque qu’il ait un accident… 


   

Et c’est ce qui arrive : l’avion s’écrase peu après le décollage, le pilote en réchappe par miracle. Prise de remords, l’épouse court confesser sa faute à un prêtre, l’abbé Daniel Morey, qui la réconforte et la prend en amitié. Ce dernier a un frère médecin, le docteur Henri Morey, celui-là même qui soigne Jaillon à l’hôpital. Ils deviennent amis, et le praticien, bel homme célibataire, s’éprend de Thérèse, qui n’est pas insensible à ses avances. Ils s’avouent leur passion réciproque en haut de la Tour Eiffel. Mais la fidélité commande… jusqu’au jour où un nouvel accident de vol coûte, cette fois, la vie à Jaillon. Veuve, Thérèse est sur le point de refaire sa vie avec l’homme qu’elle aime. Mais l’abbé Morey, poussé peut-être par un sentiment qu’il n’ose s’avouer, l’en dissuade ; il suggère même à sa paroissienne d’entrer au couvent. Entre les deux frères, le religieux austère et le médecin agnostique, c’est l’affrontement inévitable. Le drame sera dénoué par l’intervention du père Bolène, un missionnaire revenu des colonies qui exhorte le jeune abbé, un de ses anciens disciples, à une attitude généreuse : non seulement il fera taire son inclination coupable, mais il bénira l’union de son frère avec Thérèse. Le père Bolène, ayant ainsi mis, comme il dit, « la maison en ordre », repartira pour l’Extrême-Orient.(http://sassard.free.fr/raimu/duel.html)


                               

Un seul amour est un film français de Pierre Blanchar, sorti en 1943, adapté de La Grande Bretèche d'Honoré de Balzac. En 1814, un riche propriétaire, Gérard de Clergue, rencontre une danseuse, Clara Biondi. Il est aussitôt subjugué par sa beauté. Il l'aime et se fait aimer d'elle. Il l'emmène ainsi vivre dans son manoir vendômois. Mais il ne sait pas que la jeune femme a un lourd et mystérieux passé. Ainsi, un jour, un homme étrange et inquiétant du nom de James de Poulay, avec qui Clara a eu une aventure autrefois, ressurgit dans sa vie. Il la menace d'un odieux chantage et se rend chez son nouvel amant pour également tenter de le faire chanter. Les choses prennent une tournure désastreuse pour le couple...(http://www.telerama.fr/cinema/films/un-seul-amour,46741.php)



                           

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?s0nzz7kmhg
    http://youtubeinmp4.com/redirect.php?video=mR1Fbt4-oUo&r=gR3Dff4cbsRqI9i8iA1OB5%2BSPleVrGOzRQZRQ6%2B7pn4%3D

    RépondreSupprimer