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samedi 20 août 2016

Charles Vanel

Charles Vanel envisage une carrière dans la marine, mais il doit y renoncer en raison d'une vue insuffisante. Il commence à partir de 1908 une carrière sur les planches. Son premier rôle au cinéma, il le trouve en 1912 dans un film de Robert Péguy, Jim Crow. Il fréquente les Russes émigrés de la troupe d'Ermolieff et de Kamenka, nourris de l'enseignement de Stanislavski. Il participe à de nombreuses tournées théâtrales, notamment pendant la guerre avec Lucien Guitry. Il entre par la suite chez Firmin Grenier au théâtre Antoine avant de se consacrer exclusivement au cinéma.
Charles Vanel détient le record de longévité du cinéma français. A peu près tous ceux qui comptent dans le cinéma muet français (Robert Boudrioz, Louis Mercanton, Jacques de Baroncelli, Charles Burguet, René Hervil, Henri Andréani, René Clair...) le dirigent jusqu'en 1929. Le cinéma parlant l'emmène en France, en Italie et en Allemagne, et il participe même à un film d'Alfred Hitchcock La main au collet (1954). Au total, il joue dans plus de cent soixante films qui font de lui l'un des acteurs les plus populaires du cinéma français. Certains grands films devenus classiques sont marqués du sceau de sa personnalité : Le ciel est à vous (Jean Grémillon, 1943) et Le salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot, 1952). La sobriété et la justesse de ton caractérisent son jeu. D'apparence monolithique, son impassibilité est démentie par son oeil, où se concentre la vie intense de son personnage. Il est le plus souvent l'homme de devoir, qu'il soit fonctionnaire, militaire, aventurier ou truand. Il n'est presque jamais un séducteur. A un âge avancé, son visage creusé de rides s'anime encore d'un regard plein de panache dans Si le soleil ne revenait pas (Claude Goretta, 1987). Se considérant tel un artisan plutôt qu'une vedette, Charles Vanel n'en est pas moins une mémoire du cinéma français. Charles Vanel a réalisé deux films remarqués par la critique : Dans la nuit(1929) et Affaire classée(1935).



                                 
                         
Un riche industriel, Roger de Vétheuil, marié, père d'un charmant garçonnet, se croit assuré de vieillir dans la quiétude. Surgit alors un maître chanteur qui l'accuse de n'être qu'un usurpateur, de s'appeler en réalité Jean Pelletier, truand bien connu des services de police, et de s'être emparé de l'identité de Roger de Vétheuil, mort au front durant la Grande Guerre. Vétheuil, se jugeant calomnié, refuse d'écouter son bourreau et le livre à la police. L'homme parle. Le scandale est bientôt public... 
 Le cinéaste allemand Kurt Bernhardt, en exil depuis l'avènement de Hitler, réalisa ce film en France avant de gagner les Etats-Unis, en 1940. Film noir dont Léo Malet s'inspira pour écrire 120, rue de la Gare (la première enquête du détective Nestor Burma), Carrefour est injustement ignoré dans la plupart des histoires du cinéma. Pourtant, le scénario, bien construit, puise son originalité dans une intelligente description de la prise de conscience de Roger de Vétheuil, soutenu par sa femme et sa maîtresse. L'interprétation est superbe : Charles Vanel, miné par le remords, et Jules Berry, inquiétant et antipathique, portent ce film sans faille, passionnant jusqu'au bout.
Un avertissement au début du film nous indique qu’il s’agit d’une histoire basée sur des cas réels similaires. Carrefour est un film dramatique, et aussi judiciaire puisque qu’une bonne partie se déroule pendant un procès. Bien mis en place, il nous fait accompagner cet homme dans ses doutes qui balayent peu à peu toutes les certitudes acquises au cours des ans. Il nous offre aussi de beaux moments d’émotion. Assez court mais bien fait, le film Carrefour aurait influencé l’écrivain Léo Malet et a eu plusieurs remakes, déclarés comme tels ou pas.Gérard Camy


   


Les Diaboliques est un film français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti en 1955Christina mène une existence malheureuse auprès de son mari, le tyrannique Michel Delasalle, directeur du pensionnat pour garçons dont elle est propriétaire. Elle sait qu'une des institutrices, Nicole Horner, est sa maîtresse, mais cela n'a pas empêché les deux femmes de se rapprocher l'une de l'autre. Christina voit en effet en Nicole une compagne d'infortune, partageant avec elle sa haine envers Michel. Lorsque Nicole demande à Christina de l'aider à tuer Michel, celle-ci accepte.
Parmi les élèves du pensionnat se trouvent deux figurants célèbres : Georges Poujouly et Johnny Hallyday.
Le roman de Boileau-Narcejac a fait l'objet, en 1996, d'une nouvelle adaptation réalisée par Jeremiah S. Chechik, sous le titre Diabolique, interprétée par Sharon Stone (la maîtresse), Isabelle Adjani (la femme) et Chazz Palminteri (le mari). La fin en est toutefois très différente.
Avant ce remake de 1996, une première adaptation américaine en avait été donnée en 1974, pour la chaîne télévisée ABC, intitulée Reflections of Murder, avec Tuesday Weld, Joan Hackett, et Sam Waterston.




   

                
Alfred Hitchcock, après le succès du film, demanda à Boileau-Narcejac de lui écrire un scénario dans la même veine que celui des Diaboliques : ce fut Sueurs froides.
À noter, l'apparition de Jean Lefebvre en soldat ivre et celle de Michel Serrault, qui débutait au cinéma.
Clouzot place une partie de l'action à Niort dont il était originaire.
La scène du transport de la malle hors de la maison de Nicole a été tournée à Montfort-L'Amaury, petite rue près du centre-ville (cf office du tourisme). Henri-Georges Clouzot résidait, à cette époque, dans cette petite ville des Yvelines où d'ailleurs les extérieurs du film Le Corbeau ont été filmés. Le pensionnat Delasalle est le château de L'Étang-La-Ville (Yvelines), à l'époque laissé à l'abandon, après son utilisation comme casernement par un régiment allemand pendant l'occupation ; Henri-Georges Clouzot avait fait creuser dans la cour une piscine sommaire sans arrivée ni évacuation d'eau, mais profonde.
Clouzot était un maniaque du réalisme : les scènes de nuit étaient réellement tournées la nuit avec tous ses inconvénients.


                                          


La scène d'immersion du cadavre dans la piscine a été tournée avec un vrai corps, celui bien vivant du garde-barrière tout proche. Cette scène nocturne a donné lieu à 3 ou 4 prises, perturbée par des aboiements, des claquements de portière, l'indiscipline des gens du village venus assister à « l'exploit », au grand dam du garde-barrière frigorifié. Tout cela pour qu'à l'écran le corps chutant ne soit pas visible.Véra Clouzot était martyrisée par son mari qui voulait à tout prix en faire une grande actrice. Il pouvait la secouer physiquement, lui crier dessus, la pousser à bout jusqu'à lui faire refaire 18 prises d'une scène de quelques secondes.
Après y avoir tourné quelques scènes d'intérieur (grand escalier), Clouzot songea à transformer le château en studio de cinéma puis y renonça devant l'ampleur des travaux. Quinze années plus tard, la commune racheta puis restaura le château pour en faire sa mairie. Johnny Hallyday, très reconnaissable comme jeune figurant, vécut avec Nathalie Baye à L'Étang-La-Ville, au début des années 1980. Le commissaire Fichet joué par Charles Vanel a souvent été mentionné comme probable inspiration pour le personnage de Columbo, créé pour la télévision et le théâtre au début des années 1960, puis définitivement incarné par Peter Falk au tournant des années 1970.


                
                    
Ce n'est pas pour rien que le long-métrage de Clouzot fasse partie des incontournables auprès du grand Hitchcock! En réalité, Les Diaboliques possède énormément d'éléments qui font penser à la manière de faire de ce maître du thriller horrifique. Parait-il, même, que ce dernier aurait passé très près de remaker ce film. Ça ne me surprend même pas. La réalisation est probablement l'élément le plus remarquable de Les DiaboliquesClouzot nous suggère d'excellents plans de caméra tous aussi bien réfléchis les uns que les autres. De plus, on a droit à des jeux d'ombrage parfaitement utilisés qui ne peuvent aucunement nous faire douter du génie de la réalisation. Comme si ce n'était pas suffisant, Henri-Georges Clouzot réussit à garder un bon rythme et une tension incroyable avec un scénario dans lequel il ne se passe pas nécessairement un paquet de choses. Bien que le film soit extraordinaire, c'est dans sa scène finale que l'on remarque toute la splendeur du film. Par contre, mon demi-point est retiré, entre autres, pour le twist ending beaucoup trop prévisible. J'avais prévu la fin de Les Diaboliques longtemps avant qu'elle arrive.

                                

En faite, j'ai été plus surpris de réaliser que durant absolument tout le film, il n'y avait de la musique qu'au générique du début que surpris du twist. De plus, je ne le trouve pas aussi original que certains, bien que je comprend qu'à l'époque c'était plus impressionnant qu'aujourd'hui. Cependant, j'admets que côté réalisation et jeu d'éclairage, c'est numéro un!
En conclusion, Les Diaboliques
 est un film important dans l'histoire des thriller horrifique, aussi bien que les Hitchcock. Des personnages très bien exploités, joués par des acteurs plus que performants; un scénario brillant et une réalisation plus impressionnante qu'on pourrait le croire: tout y est! Dommage que le twist ending soit si attendu, puisque c'est vraiment dans sa finale que Les Diaboliques prend tout son sens et son génie! Source : http://lescritiquesducritique.blogspot.fr/2012/01/les-diaboliques-1955-henri-georges.html

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?3tmgo9pb8i(Lien Francomac)
    https://lhpyc2b0z1.1fichier.com/

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