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lundi 25 juillet 2016

Trevor Howard

En 1945, acclamé dans les festivals, le film de David Lean Brève Rencontre marque l'apogée du style documentariste anglais. Ses deux interprètes, étonnants de justesse et de charme, servent avec rigueur et précision le propos du réalisateur. Il s'agit de Celia Johnson et de Trevor Howard. Celui-ci fut la parfaite incarnation de l'ambiguïté du « jeu dramatique » anglais : élégance discrète malgré une certaine rudesse d'apparence, voix suave évoquant celles de James Mason ou de Dirk Bogarde, totale courtoisie même si l'acteur fut – parfois – cantonné dans des rôles antipathiques.
Triple cross - L'espionnage au cinéma pendant la Seconde Guerre Mondiale, c'est ma marotte. Et les années 60 ont une grande tradition de cinéma d'espionnage, mêle ou non à la guerre d'ailleurs. Alors en pleine guerre froide, il est vital de rappeler au spectateur que nous autres occidentaux avons les meilleurs agents de terrain. On doit déjà à Terence Young les premières aventures de James Bond contre le docteur No, ainsi que deux de ses suites. Autant dire que le mec a du métier. Ça et bien d'autres films assez sympathiques, Young est un réalisateur qui mériterait, à l'instar de Guy Hamilton par exemple, d'être un peu plus connu. Bref. Comme son titre Français l'indique, l'histoire (vraisemblablement vraie) d'Eddie Chapman est assez fantastique. Eddie Chapman d'ailleurs remarquablement bien interprété par Christopher Plummer, qui dispose d'un flegme allant parfois jusqu'à la non-chalance qui n'est pas sans rappeler un certain Sean Connery dans le rôle de James Bond. La qualité d'écriture est au rendez-vous, exposant plutôt bien le dilemne de l'homme entre l'Allemagne et l'Angleterre. Allemagne qui n'est d'ailleurs pas diabolisé dans la mesure où ses différents officiers ont des positions différentes. Il est d'ailleurs question de l'attentat du 20 juillet.


 

Terence Young suit la tradition des James Bond dans sa mise en scène. A cela, il rajoute dans certaines séquences un éclairage plutôt soigné. Le DVD que j'ai est malheureusement de piètre qualité, du coup d'un plan à l'autre l'étalonnage était parfois foireux, je ne sais pas si c'est à imputer au film ou non. Les explosions bien pyrotechniques des années 60 sont d'ailleurs au rendez-vous, comme on aime. Ben oui, que serait un film d'espionnage sans sabotage ? 
Le cast est classe, vraiment. J'ai déjà évoqué Christopher Plummer. Nous avons aussi la gracieuse Romy Schneider, le douteux Gert Fröbe (que beaucoup d'entre vous connaissent dans le rôle d'Auric Goldfinger) et l'intriguant (comme toujours ou presque) Yul Brynner. C'est fou, ce mec peut interpréter un prince du Siam, un cow-boy, un robot comme un Allemand, y'aura toujours du mysticisme autour de son personnage. Je l'adore.


                                


Enfin Triple Cross est un film vraiment sympa. On pourra toujours lui imputer une réalisation globable qu'on a connu plus osée, ou encore quelques simplicités d'écriture, mais le film reste de bonne qualité dans son registre. J'émets aussi une réserve sur les maquillages (ou était-ce peut-être la lumière ?), qui change le teint de peau des acteurs dans certaines séquences de manière étrange. Enfin y'a des moments, j'avais l'impression de voir un peu le maquillage grotesque de Peter Sellers dans The Party, mais sur un officier Allemand. Ça fait bizarre. Mais je sais pas trop d'où ça vient...


                


Trevor Wallace Howard-Smith est né en 1916 à Cliftonville (Kent). Après une formation théâtrale à la Royal Academy of Dramatic Art, il triomphe dans le West End dans la pièce de Terence Rattigan, French without Tears. Il tourne son premier rôle au cinéma en 1944 dans un film de guerreThe Way to the Stars (Le Chemin des étoiles), énorme succès public de l'après-guerre, avant d'être remarqué par David Lean. Dans les années 1940, le cinéma britannique produit de nombreux mélodrames et adaptations littéraires. Trevor Howard va aborder ainsi les héros romantiques dans les Amants passionnés du même David Lean (1948), les rôles d'aventurier dans La Salamandre d'or (1950), en même temps qu'il confirme son statut international avec Le Troisième Homme de Carol Reed (1949).
Le film qui ressort sur quelques écrans français en au chaud mois d'été 2013, soit cette somptuosité que constitue La Fille de Ryan, pourrait facilement figurer dans la liste des œuvres qui ont valu à leur auteur un discrédit majeur et violent - et bien sûr totalement injustifié au fil du temps - au point que le cinéaste en question choisit de lui-même de se retirer du métier pendant près de quatorze ans. Quand on sait que ce dernier n'est autre que David Lean, cet événement prend un sens déterminant. Car pour se représenter à l'esprit qui était Lean en 1970, il n'est pas exagéré de penser à la position qu'occupe Steven Spielberg dans l'industrie cinématographique contemporaine ; on ne parlera pas ici, évidemment, des liens artistiques qui lient de près les deux réalisateurs - le premier étant comme chacun sait l'un des maîtres du second - mais plutôt de leur points communs en termes d'influence économique et de succès populaire.


           

Alors que la carrière de Cecil B. DeMille s'achève à la fin des années 50, David Lean, jusqu'alors réalisateur de films britanniques dotés de budgets moyens (dont les superbes adaptations de Dickens, le fameux Brève rencontre et l'émouvant et mélancolique Summertime avec Katharine Hepburn), connaît un premier grand succès planétaire avec Le Pont de la rivière Kwaï en 1957. Depuis lors, son patronyme évoquera pour tous les superproductions historiques marquées par une mise en scène d'une ampleur considérable qui entremêle des odyssées intimes et romanesques avec les tourbillons de la grande Histoire. Les deux splendides fresques Lawrence d'Arabie (1962) et Docteur Jivago (1965) consacreront l'aura du cinéaste et feront de lui momentanément le réalisateur le plus puissant de Hollywood. C'est pourquoi la disgrâce stupéfiante dont il fut la victime avec La Fille de Ryan continue de nous interpeller aujourd'hui, lui qui fut l'artiste à qui l'on ne pouvait alors absolument rien refuser...


               

Avant d'être « annexé » par le cinéma hollywoodien comme de nombreux compatriotes, Trevor Howard compose de nobles figures, redonne vie à des personnages historiques ou à des officiers ayant joué leur rôle dans l'histoire du Commonwealth (Odette, agent secret, au côté d'Anna Neagle, Glory at SeaLe Fond du problème, adaptation du roman de Graham Greene). Il fera même une incursion dans le cinéma français : Henri Verneuil lui confie le rôle d'un policier souriant, mais nullement prêt à relâcher sa surveillance dans Les Amants du Tage, avec Françoise Arnoul et Daniel Gélin (1955).
Reconstitution historique à grand spectacle de la vie de celui que l'on surnomma le « Mahatma » (grand sage) et qui permit à l’Inde d’accéder à l’Indépendance. La carrière de Mohandas Karamchand Gandhi (Ben Kingsley) comme avocat débute en Afrique du Sud où il défend les droits de la minorité indienne, ce qui provoque un grand retentissement dans son pays. Plus tard, dans ses luttes contre les Anglais, il prônera toujours la non-violence et usera essentiellement de l'arme de la grève de la faim... Toute sa vie, Gandhi a été hindou, mais il a grandi au sein d’une famille prônant l’ouverture aux autres communautés religieuses. Marié à 13 ans, il perd sa mère quelques années après. Avec ces épreuves, sa piété se renforce. Il rejette le mensonge, part étudier en Angleterre puis travailler en Afrique du Sud. Là-bas, son militantisme débute : il fonde le Natal Indian Congress pour défendre la communauté indienne. A son retour en Inde, il parcourt le pays de village en village avant de s’engager pour l’indépendance de l’Inde. Mais Gandhi déchaîne les passions de ses opposants, qui ne voient en lui qu’un énorme obstacle à leurs objectifs fascistes…


   

 Ce film de Richard Attenborough a reçu trois prestigieux Oscars en 1983 : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur. C’est le film qui a nécessité le plus grand nombre de figurants dans toute l’histoire du cinéma : presque 300 000 personnes ont été recrutées, notamment pour la scène des funérailles de Gandhi. La scène de l’assassinat du pacifiste a d’ailleurs été tournée à l’endroit même où il a été abattu, à New Delhi.
 Howard avait quelque peu la réputation de mener une vie dissolue. Sous l'influence de l'alcool, il pouvait s'embarquer dans des exploits devenus célèbres, dont un qui lui valut une arrestation à Vienne, pour avoir usurpé l'identité d'un officier. En dépit de ce penchant pour la boisson, néanmoins, il resta toujours fiable et professionnel, évitant toujours soigneusement que l'alcool n'affectât son travail.(Wiki)

1 commentaire:

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