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dimanche 24 juillet 2016

Slaves

Cinquante esclaves noirs sont embarqués sur l'Esperanza, afin d'être vendus, malgré l'abolition de 1820... Ils se révoltent.Tamango est une nouvelle de Prosper Mérimée parue en 1829. Cette œuvre constitue un véritable réquisitoire contre l'esclavage, ce qui n'empêche pas le récit de véhiculer bon nombre des clichés racistes de l'époque (sauvagerie animale des Noirs dans le combats, naïveté des populations…). Mérimée donne à cette page sombre de l'histoire humaine la figure forte et cruelle de Tamango, et le visage plus ordinaire d'un Ledoux, habile et froid.
Tamango est un film franco-italien réalisé par John Berry, sorti en 1958. Ne cherchez pas Mérimée, on l'a laissé à quai, débarqué sur l'archipel des adaptations. Reste la traite des Noirs. Esperanza. C'est le nom du navire négrier avec dans ses cales une cargaison d'esclaves. Reste Tamango au sein de cette cargaison, un autre Tamango que celui de Mérimée. Un Tamango épris de liberté. Reste la mutinerie des esclaves menée par Tamango pour des raisons différentes de celui de Mérimée. Mutinerie seulement pour la liberté. Pas pour la femme. Mérimée est resté au port et il n'y a là rien d'anormal. Reste un film d'aventures en Scope. Un film d'aventures sur la traite des Noirs et la révolte des esclaves contre les négriers. Comment dit-on déjà… Vivre libre ou mourir. Tamango l'a dit : on ne vend pas les morts. Reste à mourir pour vivre libre.De l’intemporel Racines (Roots dans sa version originale) d’Alex Haley au récent Django Unchained de Quentin Tarantino, de nombreux films se sont penchés sur l’histoire de l’esclavage...


            


Des films, les meilleurs comme les pires, qui sont revenus sur cette part sombre de l'histoire. D’abord Sankofa, un film ghanéen d’Haile Gerima, produit en 1995. Ce dernier retrace l’histoire de Mona, un mannequin contemporain. «Elle se retrouve possedée par les esprits qui hantent le château de Cape Coast au Ghana. Elle remonte dans le temps ou, sous l'identité de Shola l'esclave, elle est la victime de son maître », rapporte l’hebdomadaire français Télérama. Ce film a reçu le Grand Prix du Festival du film africain de Milan. Viennent ensuite Autant en emporte le vent, La case de l’oncle Tom, Beloved avec Danny Glover et la célèbre Oprah Winfrey mais aussi Mandingo. Mandingo est un film américain réalisé par Richard Fleischer en 1975.En Louisiane, en 1840, vingt et un ans avant le début de la guerre de Sécession, le vieux Warren Maxwell, perclus de rhumatismes dirige Falconhurst d'une main de fer. Il a perdu sa femme et il aimerait bien que son fils unique, Hammond, qui claudique à la suite d'un accident, soit marié afin d'avoir une descendance qui assurerait la pérennité de la plantation qui périclite. Seulement les goûts de son rejeton ne favorisent pas ce projet car celui-ci est attiré par les jeunes esclaves noires et subjugué par la puissance d'un colosse mandingue qu'il a acheté aux enchères du marché aux esclaves de La Nouvelle-Orléans. Son père l'oblige à épouser sa cousine Blanche Woodford mais la nuit de ses noces il découvre que celle-ci a été déflorée. Atteint dans sa mentalité de propriétaire, il décide de faire chambre à part. C'est aussi un prétexte et un encouragement pour satisfaire son goût pour les jeunes et belles africaines dont Ellen qu'il va féconder et Aphrodite (Dite) qui prendra le relais pendant la grossesse de la précédente. Simultanément, Hammond se consacre à son autre passion: il entraine Ganymède, plus simplement appelé Mede, son « étalon » noir, à combattre à mains nues d'autres esclaves afin de remporter les mises lors de féroces compétitions à l'issue incertaine.


          


Ah, l'Ouest, terre de promesses et de liberté également pour les Noirs! Western dédié aux hommes, aux femmes et aux enfants épris de liberté, "Buck and the Preacher" est le premier long-métrage de l'acteur Sidney Poitier qui passe ici derrière la caméra! Poitier (monolithique et v.f de Burt Reynolds), Harry Belafonte (une dentition à faire peur)...et un groupe d'esclaves, libérés après la guerre de Sécession, partant à la recherche d'une nouvelle vie à l'Ouest! Mais des obstacles les attendent avec des rebondissements, plusieurs coups de révolver et un final, dans les rochers, qui ressemble parfois au final de "Butch Cassidy and the Sundance Kid"...mais sans l’armée bolivienne! Poitier n'est pas Peckinpah (et encore moins Roy Hill) mais sait exploiter une situation jusqu'à la corde! De plus, son western est loin d'être déshonorant! Guimbarde, harmonica ou prétendus tels, les fans de ce genre d'instrument risquent fort d'apprécier la bande son! On aimerait découvrir les autres réalisations de Poitier...Sujet sensible à traiter, les anciens esclaves noirs sont poursuivis et massacrés par une bande de blancs qui veulent les ramener en Louisiane malgré les dispositions légales qui leur ont octroyé la liberté. Sydney Poitier offre un scénario crédible et original, où se mêlent tantôt la violence, tantôt un humour débridé, grâce à la participation de Harry Belafonte. Le film est plutôt bien ficelé et permet de passer un moment agréable.Un blaxploitation au temps du western qui montre la vie après l'esclavage,une fois la guerre de sécession terminée.Les esclaves devenus libres reste pour certains des esclaves,qu'ils voudraient remettre aux champs comme main d’œuvre bon marché.Tout un chemin reste a faire pour avoir une liberté total est définitive.Une histoire prometteuse parlant d'un sujet peu traité au cinéma,mais qui s’essouffle a mi parcours pour rentré dans le classicisme du western.


          


Toujours dans la même veine, le film américain Amistad, du célèbre réalisateur Steven Spielberg. Sorti en salle en 1997, ce film revient sur l’histoire du navire espagnol l’«Amistad», qui transportait des esclaves africains. «Pris dans une violente tempête au large de Cuba, une cinquantaine de prisonniers réussissent à se libérer de leurs chaînes et se retournent contre leurs bourreaux, qu'ils passent par les armes. Cinqué, leur leader, oblige le capitaine à les ramener vers l'Afrique, mais celui-ci, profitant de son ignorance, met le cap sur l'Amerique. Jetés en prison, les mutins vont être défendus par deux fervents abolitionnistes, Theodore Joadson et Lewis Tappan, qui engagent un jeune avocat, Roger Baldwin».Quand il ne fait pas des films à grand spectacle, Steven Spielberg aime s'attaquer à des sujets sensible de l'Histoire. Après l'invasion de la Chine par le Japon dans "L'Empire du soleil" et la déportation des Juifs dans "La liste de Schindler", il prend ici comme sujet l'affaire de l'Amistad où, en 1839, des esclaves se sont mutinés sur un navire espagnol et se sont retrouvés aux États-Unis en procès afin que la justice décide de les déclarer libres ou non. Si le sujet est un peu lourd et que Spielberg le prend énormément à cœur quitte à faire quelques maladresses, il faut avouer qu'il nous plonge dans les procès avec une telle ferveur qu'il est impossible de ne pas le suivre. Mettant à nu les failles d'un pays qui ne veut pas se plonger dans une guerre civile et dont la réélection d'un Président compte plus que la vie d'une quarantaine d'hommes, il brosse un portrait peu reluisant des États-Unis et encore plus de l'Espagne, qui pratiquait la traite des noirs sans vergogne. Comme toujours chez le réalisateur, la reconstitution est brillante et les acteurs sont ici extrêmement convaincants que ce soit Djimon Hounsou qui a dû apprendre le Mendé pour son rôle difficile, Anthony Hopkins qui disparaît sous les traits de son personnage plus âgé que lui ou encore Matthew McConaughey qui compose un avocat improvisé de la cause qu'il défend.(Allociné)



           

Un autre film avec l’infatigable Steven Spielberg aux manettes aborde la difficile thématique de l’esclavage. Il s’attaque dans Lincoln à un monument de l’histoire américaine et raconte par le menu sa lutte pour abolir l’esclavage. Ce film sortira le 31 janvier 2013 en France. «Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.» Et enfin le dernier opus du réalisateur américain Quentin Tarantino, Django Unchained, qui avant même sa sortie le 16 janvier 2013 en France, fait déjà couler beaucoup d’encre. Le film retrace en long, en large et en travers l’itinéraire d’un esclave qui arpente le Sud profond avec un étrange chasseur de primes.Steven Spielberg est de retour un an seulement après Cheval de Guerre. Il nous propose pourtant une œuvre riche, très travaillée. Le film est en effet, long, très documenté, et surtout très bavard. C'est une véritable plongée dans la personnalité de Lincoln. Première surprise, le film n'est pas un biopic à proprement parlé. En effet, l'histoire se concentre sur un chapitre précis de la carrière politique de Lincoln, et non des moindre : l'abolition de l'esclavage. On a donc droit à un magnifique cours magistral de démocratie et de politique du XIXè siècle. Un récit absolument passionant pour les férus d'histoire et surtout d'histoire des Etats-Unis. Malheuresement le tout s'avère un peu complexe, et rebutera un bon nombre de spectateurs. Mais Spielberg, qui ne fait rien comme les autres, assume ses choix et emmène le spectateur dans un beau suspens aboutissant à un vote final émouvant au congrès de Washington. La mise en scène, les décors et la photogrpahie sont comme toujours irréprochables. Quant à Daniel Day-Lewis, exceptionnel, il est habité par son personnage ; on sent le travail énorme qu'il a apporté aux moindres détails de la personnalité de ce grand homme qu'est Abraham Lincoln.


          


Les attaques se sont notamment concentrées sur l’incroyable violence d’un drôle de long métrage à la limite du gore, mais aussi sur l’utilisation pour le moins récurrente du terme «nigger», qui intervient en rafales durant deux heures et trente minutes, comme les coups de feu de Django (Jamie Foxx), l’esclave devenu chasseur de primes. En anglais, «nigger» (qui correspondrait à «négro» en français) est l’insulte suprême et raciste pour la communauté afro-américaine, même s’il est employé par les rappeurs blacks dans toutes leurs chansons sous forme d’autodérision. Spike Lee, déjà, avait reproché à Tarantino d’avoir recours trop souvent à «nigger» dans Reservoir dogs ou Jackie Brown. Cette fois, certains se sont indignés du fait que Django lui même répète l’injure jusqu’à la nausée. Tarantino s’est défendu vivement, en évoquant des «critiques ridicules» et en soulignant que le mot était lié à l’époque. «Evidemment que si vous prenez un téléspectateur du 21ème siècle et que vous le transposez en ce temps-là, il va entendre des choses horribles», a-t-il assuré lors d’un entretien avec l’une des autorités américaines sur la question noire, le professeur de Harvard University, Henry Louis Gates Jr. La querelle a encore pris une autre dimension quand plusieurs voix s’en sont pris à Tarantino en regrettant que Django Unchained fasse de la vengeance aveugle la seule réponse possible à l’esclavage. Avec un Jamie Foxx déchainé, qui tire sur tout ce qui bouge et qui a cette réplique définitive quand le Dr Schultz (Christoph Waltz) lui propose d’être chasseur de primes: «Tuer des blancs et être payé? Qu’est-ce qu’il y a de mal à cela?». «La souffrance du peuple noir ne peut pas être réductible à ce sentiment de vengeance», s’est indigné Tavis Smiley, animateur de télévision et auteur, «les Noirs ont appris à aimer l’Amérique en dépit de l’esclavage». Dans un article assez remarquable, le brillant critique du New York Times, A.O. Scott, relevait pour sa part que Tarantino avait brisé un tabou. «A de rares exceptions, le thème de la vengeance dans le cinéma américain est réservé à l’homme blanc», souligne -t-il, avant de rappeler toute la mythologie autour de la figure de la femme blanche enlevée par les «méchants indiens». Au final, c’est Hollywood qui s’est retrouvé en procès pour sa représentation de l’esclavage. «Je suis troublé que les studios n’aient aucune réelle intention de faire un film plus sérieux sur le sujet et se contentent d’une parodie, comme si l’esclavage était plus facile à avaler en rigolant», a encore ajouté l’animateur Tavis Smiley. Et Tarantino de remettre un peu plus d’huile sur le feu en ironisant sur la série télévisée culte Roots filmée dans les années 70 et jugée irréprochable par les historiens. «Pour moi, il n’y a rien d’authentique et rien ne sonne vrai dans cette histoire» a t-il lancé au site The Daily Beast.

1 commentaire:

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