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jeudi 21 juillet 2016

Rip Torn

Le visage de Rip Torn est plus connu que son nom. Depuis des décennies, il enchaîne des rôles secondaires, incarnations d'une Amérique rustique, peu sophistiquée, un peu "plouc". C'est le "redneck" par moments touchant qu'il incarne le plus souvent, parfois jusqu'à la caricature burlesque, comme le chef désabusé des Men in Black, qu'il a interprété dans les deux épisodes de la série à succès. C'est logique, Rip Torn est né à Temple au Texas en 1931, et ce tropisme se retrouve dans sa carrière théâtrale, puisqu'il a souvent interprété Tennessee Williams, jusque sur l'écran. (Baby Doll, mais aussi Doux oiseau de jeunesse, d'abord pour le théâtre en 1958 puis au cinéma dans la version de Richard Brooks en 1962 et dans celle de Nicolas Roeg en 1989, où il a incarné le père du personnage qu'il jouait en 1962, La Chatte sur un toit brûlant, réalisé pour la télévision en 1985). Mais Rip Torn est aussi une figure du cinéma indépendant américain, et ce depuis longtemps. Il ne dédaigne pas se livrer aux expérimentations underground en apparaissant dans Beyond the Law (1968) et Maidstone (1970), de Norman Mailer, Coming apart, de Milton Moses Ginsberg, et One A. M./ An American Movie (1971), de Jean-Luc Godard et D. A. Pennebaker, où il joue son propre rôle. Rip Torn a réalisé un film en 1988, The Telephone, avec Whoopi Goldberg dans le rôle principal. C'est visiblement dans un registre très différent du sien qu'il apparaîtra dans le Marie-Antoinette de Sofia Coppola puisqu'il y incarne Louis XV.(http://www.lemonde.fr/cinema/article/2005/12/06/rip-torn-chef-des-men-in-black-et-acteur-audacieux_718069_3476.html)


                                 


Parmi les acteurs hollywoodiens qui ont fait leur preuve derrière la camèra, on peut citer Cornel Wilde qui signe avec "Beach Red" un sixième long-mètrage injustement oubliè! Pour un film de guerre datant de 1967, Wilde nous stupèfie dans un remarquable èpisode de la Guerre du Pacifique . Oeuvre très intèressante sur le dèbarquement des marines dans une île occupèe par les Japonais, avec les qualitès (l'extraordinaire violence qui s'en dègage) et les dèfauts (les trop nombreux flashbacks) de cet auteur! Le cinèma de guerre amèricain avait dèjà pris une place importante dans la production mondiale au cours de la Première Guerre Mondiale! Avec la Seconde, il prend la première place et devient le plus fascinant par sa production, tant quantitative que qualitative! Ce sont les ricains qui ont le plus et le mieux inscrit l'histoire de leur pays dans leur cinèma de guerre! D'où cet excellent "Beach Red", un "Saving Private Ryan" avant l'heure qui montre une violence rarement montrèe à l'èpoque! A quand une rèhabilitation de Cornel Wilde rèalisateur ?Un film de guerre qui en figure bien d'autres de par son traitement, son refus du manichéisme et une certaine propension à montrer la violence de manière assez frontale. C. Wilde est un réalisateur assez rare mais ses films sont régulièrement intéressant et même si son sens du rythme est ici un peu moins prégnant, ça reste un excellent film du genre, qui propose un regard assez neuf, pour l'époque, sur la guerre. On découvre ainsi via certains flash-backs la vie des hommes avant le front, aussi bien du coté japonais que US, et les sentiments des soldats sont bien restitués.


            


Le hic par contre, c'est que Wilde compose un personnage relativement effacé, qu'il joue de manière trop monolithique et que le manque de moyens du film se fait parfois cruellement ressentir, l'acteur-réalisateur n'étant pas à même de sublimer ou de le faire oublier comme certains grands artisans de la série B. Un film intéressant donc, qui a grandement influencé d'autres films du genre dans une époque plus récente. Si Le Sable était rouge (échec à son sortie) a inspiré par mal de réalisateur pour son approche réaliste et cru de la guerre ce film de guerre fut sans doute trop en avance pour son époque. Le Sable était rouge garde une certaine efficacité mais il a malheureusement vieilli, on a fait mieux depuis mais Cornel Wilde a réalisé un film honorable et humain (il joue lui-même dans son film pour un capitaine qui n'est pas sans rappeler Tom Hanks dans Le Soldat Ryan), la scène du débarquement (sur une île du Pacifique) fait moins d'effet de nos jours, c'est surtout la partie dans la jungle qui reste le meilleur moment du film. Les voix-offs et les flash-back en photo sont parfois efficaces pour rendre le ressenti des soldats et leurs pensées parfois aussi un peu inutiles.


                  

Un film oublié à découvrir.Une rareté d'un réalisateur très rare, l'acteur Cornel Wilde, qui est intéressante d'un côté pour un aspect vieillot et de l'autre pour un aspect, paradoxalement opposé, "en avance sur son époque". Les flashbacks photographiques paraissent datés, voir même pour certains un peu kitschs, mais permet de connaître un peu mieux chaque personnage ; cela sert le propos d'ensemble de manière bénéfique quand par ce procédé on en apprend sur le passé de protagonistes japonais ce qui donne une vision globale du conflit qui évite tout manichéisme. La scène du débarquement est loin d'être impressionnante, surtout quand on a vu celle de "Il faut sauver le soldat Ryan", mais le reste, dans la jungle, vaut par son intensité non dénuée d'humanisme. Le film a le mérite aussi d'éviter toute glorification de la guerre. En regardant "La Sable était rouge", on pense au Spielberg bien évidemment mais aussi à "Platoon" et à "Lettres d'Iwo Jima".(Allociné)


            


Les parents de Slaughter (Jim Brown) meurent dans l'exploision de leur voiture ; l'ancien Green Beret tente de retrouver la piste des assassins. Une amie de son père est la deuxième victime ; elle a le temps, avant de succomber, d'avertir Slaughter d'un rendez-vous dans un aéroport.Suite à la mort de ses parents dans un attentat à la bombe, un vétéran du Vietnam, Slaughter, jure de se venger en tuant le meurtrier. Il obtient par la force une information sur son identité et fonce tête baissée pour le descendre à l'aéroport. Les agissements de Slaughter provoquent la colère des agents fédéraux car il a foutu en l'air une opération de saisie de fausses devises... Slaughter s'y rend, tue le meurtrier, en blesse un autre, tandis que le troisième s'enfuit. Mais le Trésor enquêtait sur le macchabée, et l'ancien héros de guerre a court-circuité leur enquête.Voilà un grand classique du cinéma soul produit -bien entendu- par Samuel Z. Arkoff, Don Williams (par ailleurs co-scénariste) et Monroe Sachson. C'est un film d'action tout ce qu'il y a de plus musclé signé Jack Starett (qui nous offre une autre héroïne incontournable l'année suivante avec Cleopatra Jones).Ah Slaughter ! Jim Brown ! Et ce bon vieux Jack Starrett, réalisateur ô combien sous-estimé... sa Race with the Devil est un petit bijou à voir. Ici Jim Brown joue les gros bras avec son charisme habituel. C'est en dessous de Shaft ou du Mack mais ça reste bien bon à regarder.J'avais vu Slaughter's Big Rip-Off réalisé par l'inégal mai tjrs intéressant Gordon Douglas, mais je n'ai jamais vu celui-là avec la mignonne Stella Stevens (la copine de Jerry Lewis ds Dr Jerry & Mr Love). Elle a un peu foiré sa carrière et se retrouver vedette blanche ds un blaxploitation devait pas contribuer à la faire redémarrer.(http://cineseance.blogspot.fr/2014/05/slaughter-1972-vost.html)

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